‹ Annales archéologiquesChapitre 108 sur 184 · Gènes., xxx · texte numérisé non relu

Gènes., xxx

puisque nous en parlons par accident, les voici résumés en une formule plutôt qu'en un vers forgé par les scolastiques : orans, tinctus, edens, confessus, dans, benedicens. La prière, selon la formule consacrée, et dans les édifices religieux ; l'eau bénite; le pain bénit ou les eulogies; la confession qui se fait à la messe ; l'aumône avec toutes les œuvres de miséricorde; la bénédiction du Saint-Sacrement, du Pape, de Tévêque, du prêtre à l'autel, tous les objets bénits avec les prières de l'Église. Voilà les sacramentaux, annexes des sacrements qui contiennent quelque chose de la surabondance des grâces divines écoulées de la source vive de la sanctification. Eh bien, l'art aussi participe à cette effusion, non-seulement dans ses œuvres, lorsqu'elles ont reçu la bénédiction de l'Église, mais encore dans ses conceptions, dans ses idées et ses inspirations. Le Verbe fait chair a voulu revêtir, autant pour nous honorer que pour glorifier son père, la variété des ornements que le génie humain, dont il est la lumière et l'inspiration, veut bien lui consacrer. Et de sa tête sacrée, nouvel Aaron, descend l'huile parfumée, la grâce qui coule comme une effusion de lumière et d'amour jusqu'au bord de son vêtement. « Sicut unguentum in capite quod descendit in barbam, barbam Âaron : quod descendit in oram vestimenti ejus ». Ainsi l'art qui est le vêtement extérieur de la vérité, le manteau de splendeur qui recouvre la personne du Verbe incarné, l'art est puissant et glorieux, l'art est pieux et béni par ces effusions de la grâce qui descendent jusqu'aux bords ouvragés des vêtements du Pontife éternel.

L'Abbé J. SAGETTE.

{La suite à tme lipraUcn prochaine.)

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