tr Ann. Ârcb. », t. III, p
it « Ann. Arch. »i l. V, p. 328.
dont les ont accompagnés MM. Deschamps de Pas, Darcel, Barbier de Montault et Didron lui-même, sont de nature à faciliter considérablement la lâche qu'il avait résolu d'entreprendre.
Jugeant néanmoins, sans doute, que le temps, qui jusque-là lui avait manqué, était pour lui destiné à s'enfuir plus vite que jamais, M. Didron, dans le cours de Tannée 1860, nous proposa de poursuivre le projet qu'il ne croyait plus pouvoir accomplir par lui-même, et, à peine assuré de notre bonne volonté, il annonça au mois de décembre de celte môme année *, parmi les publications qu'il destinait à ses abonnés pour les années suivantes, une monographie du crucifix qui devait venir de nous, bien qu'à peine alors nous y eussions mis la première main.
Dans un voyage de Rome que nous avions renouvelé sur ces entrefaites, nous recueillions quelques documents ; nous faisions notamment une excursion à Velletri, tout exprès pour observer la croix précieuse que le pape Alexandre IV avait donnée à la cathédrale de cette ville; nous faisions photographier ou dessiner quelques monuments ; nous nous procurions la croix processionnelle du xiv* siècle à laquelle les « Annales » ont emprunté la figure de saint Pierre couronné de la tiare, publiée dans le premier cahier de leur XXV* volume, le dernier qui l'ait été sous la direction de leur fondateur ; mais précisément l'iconographie de saint Pierre et de saint Paul, que cette figure a servi à illustrer, ayant pris le pas dans nos études comme dans les publications des « Annales » sur celle du crucifix, et d'autres empêchements étant survenus encore, celle-ci avait paru comme abandonnée, si bien que M. Didron avait utilisé autrement la photographie d'un sarcophage du musée de Latran % que nous avions mise à sa disposition après Tavoir destinée primitivement à éclairer nos origines du crucifix, et nous^même depuis, nous avons fait paraître dans la « Revue de l'Art chrétien », avec un article explicatif, une croix reliquaire et pectorale du musée chrétien au Vatican, que nous avions jugée propre à confirmer les interprétations données à la croix de Velletri.
Les choses en étaient là^ lorsque M. Edouard Didron, dans un moment où, décidé à continuer l'œuvre de son oncle, il méritait les plus grands encouragements, a bien voulu nous mettre en demeure de réaliser une pensée venue originairement de celui-ci et qui, à vrai dire, n'avait fait que longtemps sommeiller. On dit que le sommeil, à la suite d'une journée de travail, prépare et mûrit l'œuvre du lendemain ; nous n'oserions nous promettre d'avoir