u Ann. Arch. », t. XXII, p
amené notre œuvre à sa véritable maturité ; nous sentons surtout que nous ne pouvons la donner comme un travail défmitif. Ce n'est pas Tabondance des matériaux qui nous manque : sur les questions d'origine nous avons entre les mains les publications de M. le chevalier de Rossi % du R. P. Cahier ', de M. l'abbé Martigny % etc., etc. Avec leur secours nous avons pu contrôler, étendre, rectifier les données toujours importantes recueillies par les auteurs des siècles précédents , parmi lesquels nous citerons principalement le P. Grétzer, de la Compagnie de Jésus *, le cardinal Etienne Borgia % le P. Corneille Curli, augustin % etc. Nous avons déjà parlé des voies qui nous avaient été frayées dans les « Annales » mêmes, relativement aux différentes périodes du Moyen-Age, et nous devons ajouter que lady Eastlake, dans la continuation qu'elle donne à 1' « Histoire iconographique de Notre-Seigneur' » par M"* Jameson, nous a été d'un grand secours pour toutes les périodes de Part chrétien ; mais n'est-ce pas aussi naviguer au milieu des écueils que d'avoir à juger ce qu'il faut savoir emprunter à tant de recherches qu'on ne nous pardonnerait pas d'ignorer, à tant d'exposés qu'on trouverait fastidieux d'entendre redire ? Pour offrir à nos lecteurs le résumé clair, méthodique, substantiel qui répondrait le mieux à la situation, beaucoup de données ne nous sont-elles pas encore trop imparfaitement parvenues? N'en est-il pas un trop grand nombre que nous entrevoyons seulement sans être en mesure de leséclaircir suffisamment? Nous sentons surtout que pour tirer une conclusion sans appel de beaucoup de monuments dont nous parlons d'après des livres et des gravures, il faudrait les voir, et qu'il nous serait utile même de revoir ceux qui nous sont passés sous les yeux toutes les fois que nous sommes amenés à les envisager sous un point de vue ou dans certains détails auxquels nous ne pouvions songer, avant d'avoir avancé par l'étude et la réflexion dans la connaissance du sujet.
On se plaint justement de la manière d'à-peu-près avec laquelle ont été dessinées la plupart des planches dans beaucoup des plus importantes publications archéologiques des siècles derniers; or, il n'arrive pas toujours que les
4. De Rossi, « de Titulis Garlliaginiensibus »; Spicile. Solemnense; Bulletin d'Archéologie chrétienne; Roma sotteranea. »
2. Cahier et Martin, a Vitraux de Bourges »; « Mélanges d'archéologie. »