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PRO.IET D’UNE HISTOIRE D'ASTRONOMIE DU XVIP SIÈCLE

L’Aslronomio est aussi ancienne que le Monde. A peine ITnivers sort de sou bercean, nous voyons celle science en honneur chez les Egyptiens, les Chaldéens, les Chinois penlèlre, et sans doute clicz |)lnsienrs antres ])enj)les, dont les eonnoissances aslronoiniqnes ont été ensevelies dans les ténèbres de l’oubli. Cultivée de|)uis par les nations les plus éclairées, enrichie sur-tout de|)uis deux siècles de mille découvertes également curieuses et intéressantes, ne semhleroit-il pas qu’elle devroil avoir atteint le comble de la perfec-

{ ' ) Alexaiidrc-Giiy I’ixgiié naquit à Paris le ii septembre 1711. Il fit scs études chez les Génovefains de Senlis, et il entra dans leur congrégation à l’àgc de ifi ans.

Longtenijis il se livra surtout à l'étude de la tliéologie ; mêlé aux querelles du jansénisme, il fut relégué d’abord dans d’obscurs collèges de province, et il se trouvait à Rouen rpiand le chirurgien Lccat fonda l’Académie de cette ville. Comme il n'y a\ait [loint d’astronome, Pingré, alors âgé de 38 ans, accepta d'en renqilir la place : son coup d'essai fut le calcul de l'éclipse de Lune du 23 décembre 171;), calcul dans lequel il releva une erreur de 1 minutes commise par Lacaille. En i7Ô3, l'Académie des Sciences le nomma Correspondant de Le Monnier, et, peu a[)rès, sa congrégalion l’appela à Paris, oii il devint bibliothécaire de Sainte-Geneviève et chancelier de l’Université : son titre de Correspondant de l'Académie fut changé peu après en celui t\' Associé libre, le seul que pussent obtenir ceux (pii tenaient à une congrégation religieuse. (Nommé Associé libre surnmnérairc le 3o mars 17 >G, il devint Associé libre lors de la réorganisation de l'Académie du 23 avril 178).)

L’éloge de Pingré, par Prony, se trouve dans le Tome I des ISlémoircs de l'Institut (Sciences mathématiques et plnsiques); Lalande dans son Histoire de l’Astronomie |)Oiir i79() (p. 773-778), Ventenat dans le Magasin Encyclopédique (2“ année, t. I, p. 3/|2-3j6). Delainbrc dans son Histoire de l’Astronomie au xvuU siècle (p. 661-687) hii ont consacré des notices étendues. Récemment M. V. Ad vielle a |uiblié quelques notes sur sa famille ( Curiosité universelle, du 20 novembre 1 8p3 et des 8 janvier et 23 avril iSgj). Un buste de Pingré, par Cafficri, se trouve au musée de Versailles; on en trouve des reproductions à la Bibliothèque Sainte-Geneviève et à l'Observatoire. Son portrait se trouve dans les Allgemeine Geograpliisc/te Ephemeriden du liaron de Zach, t. IV, p. 537.

Lié avec Le Monnier, il adopta ses idées, et même peut-être certaines préventions : au dire de Lalande, ce fut Le (Monnier qui lui inspira le projet des Annales célestes.

(-) Déjà depuis assez longtemps, .1. -N. Delislc avait formé le projet d'un <( Traité complet d' Astronomie, exposée histori(piement et démontrée par les observations » ; ce projet, trop vaste, n’a jamais été publié, ni môme achevé; mais les manuscrits de Delisle furent à la disposition de Pingré.

INTRODUCTION

lion? Il est vrai que la iniiltilucle des connoissances nouvellement acquises nous offre un sujet légitime d’admiration : Mais j’ose ajouter que le nombre de celles qui nous restent à acquérir doit encore plus nous étonner.

Placés dans le vaste abîme de l’étendue, pour babiter un point que j’appellerois volontiers un infiniment jielit; nous connoissons à jieine les moiivemens de ce point. Ils sont sujets à des variations, dont on n’entrevoit que depuis fort peu de temps la véritable cause.

Nous supjiosons que le Soleil est fixe, et que le fieu qu’il occuiie est un foyer commun à toutes les ellipses que les planètes décrivent autour de lui. Mais ces jilanètes mêmes, auxquelles il communiipie le mouvement, la cbaleur et la lumière, ne lui commuuiipientelles pas quelque partie de leur mobilité? ou du moins, en altérant le mouvement de la Terre, n’occasionnent-elles pas fiuelque dérangement apparent dans la stabilité du Soleil ?

La Lune, cet astre le plus jietit de ceux (pic nous observons, mais qui surpasse souvent le Soleil même en grandeur apparente ; régulier sans doute dans ses irrégularités, mais dont les irrégularités sont telles, (pie les loix qni les produisent semblent se refuser à nos recbei'cbes; la Lune, dis-je, par la rapidité de sou mouvement apparent, nous offre les secours les [ilus naturels et les iffus certains pour la perfection de la (îéograpbie et de la Navigation. Elle est assez voisine de la Terre, pour qu’on puisse se llatler de mesurer avec quebpie précision sa distance, sa grandeur, la bauteur de ses montagnes, la profondeur, l’étendue de ses vallées. La Théorie de ses mouvemens est cependant encore imparfaite. Les meilleures Tables ne nous garantissent son véritable lieu qu’à 4 ou 5 minutes près, f.a Période Plinienue peut, il est vrai, nous aider à rectifier les erreurs. Mais souvent on ebereberoit en vain des observations correspondantes. Elles n’existent point; ou, si elles existent, ce n’est ipie dans des ouvrages manuscrits, dans des collections inconnues, dans des livres que nous ne pouvons pas facilement nous procurer.

Je ne parle imint des Planètes. Leur Théorie n’est pas [ilus parfaitement déterminée. Les Tables de Halley, à la dernière Opimsition de Saturne au Soleil, donuoient le lieu de Saturne vingt minutes et deux tiei's moins avancé ([u’il ne l’étoit réellement. La connoissance exacte des mouvemens de toutes les Comètes sera probablement l’ouvrage de plusieurs siècles.

Le vrai système de la Nature étoit inconnu aux Anciens. Nous en devons la connoissancc à la profondeur du génie de l'immortel Képler, à l’assiduité des recherches du grand Newton. Cet avantage que nous avons sur les Anciens est sans doute bien considérable. Ils imaginoient des by|)otbèses ; nous posons des princi|)es certains. Pour expliquer les nouveaux Phénomènes, ils étoient contraints de bazarder de tiouvelles supiiosilions, (|ui détruisoient souvent les premières : ]»ar rapiiort à nous, ces Phénomènes ne sont que des conséquences naturelles des principes avoués. En nn mot, ils devinoient; et nous connoissons. Alais ce système, quelque grand, quebpie certain (jii’il soit, se suffit-il à lui-même, pour nous conduire en Astronomie à une précision satisfaisante? Non. I.es Observations doivent venir à son a|quii, et le iierfectionner même, s’il est {lossible. Ce n’est qn’en comparant un grand nombie d’Observations les jilus exactes, qu’on peut se flatter de connoître les exceptions que la Nature a posées aux ])riuci|)es généraux.

Je dis Exceptions : Mais ce terme est impropre. Ce qui nous paroît exception, ne l’est sans doute pas. Le système est si vaste, que nous ne pouvons d’un coup d’œil en appercevoir tous les rapports. Le Phénomène qui nous arrête, sans contredire le corps du sys-

INTRODUCTION

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lènie, semble cependant ne se pas facilement concilier avec ce que nous on connoissons : mais éleudons, perfectionnons le système; et nous découvrirons avec admiration le rapport, qui nous étoit auparavant voilé. La comparaison fréquente et réitérée des Observations les plus estimées ne peut être que d’un très-puissant secours [tour arriver à ce

but.

Telles sont les réllexions qui m’ont fait naître depuis plus de deux ans l’idée de l’Ouvrage que j’annonce, et auquel je compte m’appliquer incessamment. .le connois les sources où je dois puiser : c’est, je pense, une avance considérable pour un ouvrage de cette espèce.

.le ne crains pas d'assurer qu’une telle entreprise est d’une extrême importance. L’utilité d’un recueil com|)let des meilleures Observations Astronomiijues ne sera certainement point révociuée en doute. Mais ces Observations sont éparses dans des volumes immenses, dont plusieurs ne sont encore (jue manuscrits : d’autres conlinés dans les recoins obscurs de (pielques Ilibliotbèques, échaïqient souvent au zèle des Astronomes les plus attentifs.

Chargé du soin d’une des plus nombreuses Libliotlièques de l’aris, j’ai cru (pie mon jircmier soin devoit être d’écarter la fausse idée (pi’il sembloit que le l*ublic avoit conçue, (]ue nos trésors étoienl inaccessibles. Notre lîildiotlièque est maintenant ouverte aux sçavans. Outre les utilités qu’elle peut directement me fournir, et que je partagerai volontiers avec mes Confrères en Astronomie, je me llattc (jiie, par un juste retour, ils daigneront me fournir les secours nécessaires à la perfection de mon ouvrage. Outre les imprimés, j’ai déjà ([uelques manuscrits. Le zèle de M. de Tiiluy [lour rAstronomie m* me permet pas de douter qu’il no daigne me communiquer les Oljservations d’un ayeul immortel, dont il peiqiétue la mémoire, la science et les vertus. On sçait avec ([uelle attention M. de Lisle s’est fait une loi de rassembler toutes les Observations qui sont parvenues à sa connoissance. .J’ai lieu de croire (pi’il me sera permis de puiser dans cet immense trésor. D’autres amis m’ont fait espérer des secours assez puissans, pour que j’ose me llatter de fournir avec bonueur la carrière que je me propose d’ouvrir.

Je suivrai dans cet Ouvrage l’ordre le plus naturel. Il sera divisé en ciu(| Chapitres, ou Parties principales. Dans la [u'emiére, je rapporterai les Observations faites sur le Soleil, c’est-à-dire toutes celles qui peuvent être de quebpie ulilité pour constater le vrai mouvement de la 'ferre et l’inclinaison de son axe sur le plan de l’LcIiptiipie. La seconde contiendra les Observations de la Lune. On trouvera dans les trois dernières celles ([ui peuvent servir à perfectionner la 'fbéorie des autres Planètes, des Satellites et des Comètes.

Il ne suffit pas d’observer. On peut tirer de cluuiue observation des conséquences immédiates qui faciliteroient la recberebe des 'fliéories générales. Le plus grand nombre des Observateurs du dix-sc|)tième siècle ont négligé ces conséquences, ou les ont déduites de principes assez é(iuivoques. Je veux dire, (pi’ils nous ont ap|)ris que la I.une, par exemple, avoit éclipsé telle Etoile à un tel instant ; mais ils n’ont point conclu fpiclle étoit |)Our lors l’Ascension droite et la Déclinaison, ou encore mieux la Longitude et la Latitude de la Lune. Je compte remédier à ce défaut. Je calculerai les Observations dont je rendrai compte, mais seulement lorsqu’elles seront de nature à donner qiiebiue résultat certain sur le lieu ou sur le mouvement de la IManète observée.

Je n’entreprens d’écrire l’Histoire planétaire que du dix-septième siècle. Il faudroit un trop grand nombre d’années pour en donner une (jui renfermât la durée de tous les siècles.

INTRODUCTION

.le choisis cette époque comme la plus intéressante de rAslronomie, C’est vers le commencement de ce siècle que Galilée snhstitna à l’usage imparfait des pinnnies celui des Innettes nonvellement inventées. Onels progrès l'Astronomie n’a-t-elle jias faits depuis? De nouveaux astres ont été connus dans les Cieux : Ceux cpii ne l'étoient qu’impavfaitement se sont olferts avec un nouvel éclat ; On a estimé, mesuré même des distances inaccessibles à l’œil. Tout a semblé se reiiouveller.

.le suis cependant fort éloigné de prétendre que le recueil des Observations jirécédentes soit moins imjiortant ipie celui epu' j’aunonce. Les Observations de Tjebo-Drabé sont maripiées au coin d'une exactitude assez scruiuileuse. Idiisieurs autres Astronomes du seizième siècle n’oiit |ias employé moins d’intelligence ipie de zèle dans les opérations Astronomifpies (pi’ils nous ont transmises. Eu remontant plus haut, nous trouvons les Almamouu, les Olugbeg, et mille autres, ipii font relleurir eu Orient une science qu’il semble (pie l’Occident se fasse alors une gloire d'ignorer. Eiitin sans parb'r des Dtolomée, des Ilypparcpie, je ne puis m’empècber de regretter la perte des Observations des Dabyloiiiens, s’il est vrai ipi’elles remontassent jiisipi’à l'année igoS avant la prise de Dabylone jiar Ab'xandre. Ces Observations anciennes, (piebpi’imparfaites qu’on les suppose, peuvent donner des résultats certains par la couqiaraison rpii en seroit faite avec celles des siècles postérieurs. Leur erreur est sensible, grossière même, si l’on veut. Mais elle disiiaroit prcsipie, si ou la distribue dans le grand nombre des révolutions d’une même Planète écoulées eiitri' les deux termes de comparaison. LTlistoire universelle de l’Astronomie seroit donc d’une extrême utilité. iMais elle est telle, qu’on peut, et par conséquent qu’on doit la Iraitcu' par parties, la vie d’un seul bomme ne pouvant peut-être suffire à la traiter eu entier, .l’ai choisi la partie dans laipielle j’ai cru pouvoir plus facilement réussir. Si l’Académie juge à projios d’approuver mon Projet, je ferai mes elTorls pour l’exécuter avec choix, précision et promptitude. Animé par une telle Approbation, je ne pourrai manquer de réussir.

Ce Projet (le Pingré, ({iie nous venons .de reproduire en entier, fut soumis à rAcodémie et approuvé en ces termes :

Exlrnit des Registres de V Académie Royale des Sciences,

Du i.j Février 17.56.

^li'.ssiiii'us DE Tiury et Le Moxxieiî, (pii avoienl été nommés pour examiner le Projet d’ane Histoire Astronomique du dix-septième siècle, proposé [lar M. I’i.xgré, Chanoine Hégulier de la Congrégation de France, Dibliotbécaire de l’Abbaye Uoyale d(‘ Sainte Géneviève, et ci-devant Coriespondaut de l’Académie, eu ayant fait leur rap|»ort, l’Académie a jugé (pi'un Ouvrage aussi important par lui-mème que l’est l’IListoire Astronomi(pie proposée, devenoit encore plus iuléressaiit dans un siècle oi'i FAstronomie a été portée aussi loin (pi’elle l’est à présent, et (pi’on ne pouvoit tro|) exhorter l’Auteur à en accélérer la publication. En foi de (|uoi, j’ai signé le présent Certificat. A Paris, ce i5 Février 1756.

Gr.vm)-.Ie.ix' de Forciiv.

Interrompu par d’autres travaux, Pingré ne mit ce projet à exécution (fu’à

INTRODUCTION

partir de 178G; mais sans doute il ne le perdit jamais de vue et il dut mettre à profit cet intervalle de 3o ans pour réunir les documents les plus rares. Ce qui est certain, d’après Lalande ('), c’est qu’il eut « beaucoup de pièces détachées, que personne peut-être n’eût été en état de réunir ».

Quand l’Ouvrage fut terminé, Pingré le soumit à l’Académie où il fut l’objet du Rapport suivant :

« Nous avons examiné par ordre de l’Académie, M. Le Moniiier el moi, un manuscrit de ^Ionsieur Pingré intitulé Annales célestes du 17® siècle, ('.et ouvrage, que M. Pingré avoit annoncé dès 1706 par un prospectus imprimé, approuvé avec éloge de l’Académie, éloil attendu avec impatience par les astronomes. Il contient le recueil de toutes les observations importantes faites dans le dernier siècle par Tycbo-Hrahé (-), Képler, Lansberge, Horteusius, llévélius, Iloroccius, Cassini, lûcard, La Ilire, Halley, Flamsteed, Auzout, Hiccioli, Rouillau, Gassendi, Longomontan, Scbickard, Hodierna, Agarrat, Péroncé, Vendelin, Mut, Kircb, Sedileau, Wurzelbau, Margralf, Eimmart, Zimmermann, Malvasia, Elie de Lewen, etc.

Ces observations sont extraites d’un grand nombre d’ouvrages, de brochures, de journaux, de feuilles volantes qu’il seroit impossible de rassendder, et de divers manuscrits précieux, tels que celui de Rouillau, que possède M. Le Monnier, ceux de l’Observatoire royal que M. (Cassini a communiqués à M. iûngré, les manuscrits de La Ilire, Kircb, Sedileau, Margralf, de plusieurs autres que Joseph de l’Isle a rassemblés et qui sont au Dépôt de la marine. On y trouve des calculs exacts et des résultats pour les principales observations, des corrections importantes pour les livres où elles sont imprimées, par exemple pour Tycbo; dans une introduction M. Pingré rapporte les observations omises dans llistoria cœlestis Tychonica et donne les corrections les plus essentielles îles fautes sans nombre qui déparent ce recueil des observations de Tycho-Rrahé (^).

L’histoire de l’Astronomie se retrouve dans cet ouvrage [lar le moyen de celle des jihénomènes qu’on y rapporte, des ouvrages d’où ils sont tirés et des auteurs de ces ouvrages; et cette histoire a un genre de mérite el d’intérêt cpii la rendra précieuse, même après celles de Weidler el de M. Railly.

On jugera de l’étendue de ce travail par celle du manuscrit qui contient près de 5oo grandes pages in-folio; on jugera de son importance par les progrès de l’Astronomie dans le dernier siècle qui vil éclore des instruments nouveaux, des découvertes nouvelles, des lois inconnues jusqu’alors, qui vit construire des observatoires partout, établir des académies et donner une nouvelle face à l’Astronomie. L’ouvrage de M. Pingré rassemble toutes les données dont les astronomes ont besoin pour leurs recherches, pour leurs tables, pour leurs calculs des révolutions planétaires. Ce sera un dépôt auquel ils devront sans cesse avoir recours et ils s’étonneront du courage de M. Pingré dans un si long et si [»é-

(') Histoire abrégée de l’ Astronomie, depuis 1781 jus(pi’a 1802 A la suite de la Bibliographie astronomique, p. 777.

(2) Nous doimons ce rapport d'après la ndnutc de Lalande avec dos rectifications de la main de Pingré; il y a des surcliarges qui ont entraîné dos déplacements de noms, do sorte que l'ordre de ces noms n’est pas toujours clairement indique.

(®) Ces observations de Tycho, qui devaient former l’introduction, ne sont pas reproduites dans la présente publication.

INTRODUCTION

niblc iravail. Mais pour rexécuter l)ien il falloit toute la sagacité, l’étonnante facilité de calcul et l’érudition de M. Pingré. Aussi nous pensons ([ue cet ouvrage très-important est très-digne d’ètre approuvé par l’.Vcadémie et imprimé sous son privilège. Fait.à Paris dans l’assemblée de l’Académie royale des Sciences le 9 février 1791.

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