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ÉTOILES ET SATELLITES

On vit, (l(M-eclu!f o de la Baleine le 23 septeinhre. Ilevel. Merc. in Sole, p. \02.

— Oassendi à Paris observa souvent les positions respectives des satellites de Jupiter, les ciiKj derniers mois de cette année, et quelquefois aussi les années suivantes. Voyez /. IV, passim.

FAITS

Gassendi à Paris, et Hévéliiis à Dantzick, avoient observé les satellites de Jupiter le 2() décembre, et n’en avoient vu (jne (|uatre. iMais le P. de Rbeita, (jui employoit un télescope à oculaire convexe, dont il se disoit l’inventeur, prétendit (fuc le même jour 2() décembre, et le 4 janvier suivant, il avoit découvert autour de Ju[)iter ciiuj nouveaux satellites, plus gros que les (|uatre déjà connus. Cette prétendue découverte lit du bruit, Gassendi soutint (|ue ces prétendus satellites étoient des étoiles télescopi(|ues, ou même des étoiles déjà connues de relfusion de l’eau du Verseau. Gasscudi fut critiqué. Jean Caramucl de Lobkowitz soutint la réalité de la découverte du P. de Hheita. Cette découverte ne devoit pas être rejetée légèrement, disoit le P. Kircber. Gassendi écrivit le ii juin iG44 k J^obkowitz, /. VI, /). if)o. « Ces ciiKj nouveaux satellites, dit-il, accompagnent-ils encore » Jupiter? S’il est certain qu’on ne les voit plus autour de cette planète, j’ai eu » raison de les regarder comme des étoiles fixes dont Jupitei* s’est séparé. » Voyez Gass. l. IV, p. 3\\ el seq.; — /. VI, Kp. ad Ileereb, p. 187, et Ep. ad Ilevel. p. 1 82, etc.

I.a censure de Gassendi ne déplut pas au P. de Rbeita; i/iam gratam hahnii, dit Gassendi, Ep. ad Wendel. t. VI, p. iGG. Ce Père, cependant, dans son Oca/as Enoch et Eliœ, publié en iG.jo, soutient l’existence de ses satellites; il assure même qu’avec son télescope il en a découvert d’autres autour de Saturne et de Mars. François Fontana croyoit aussi avoir observé plusieurs nouveaux satellites autour de Jupiter, Eonlan. übseiv. p. 1 10 et seq. Le P. Zujius en comptoit jus(|u’à

douze, y compris les quatre anciens. Ricc. Almag. p. 489. Le P. Malebranchc donne un satellite à Mars et six à .lupiteic Recherche de la Ver., L G, ch. [\.

Galilée mourut cette année à Arcetri, lieu de son exil. Il étoit né en i564 à Floi'ence, suivant Marins, Mund. joc. p. 9, et Weidler; à Pise, selon M. Pailly, T7iod. p. 79. On ne peut disconvenir (ju’il n’ait rendu des services importants à ÈxAstronomie, et sur-tout à la physicfue. Il est certainement le premier qui nous ait procuré la connoissance de l’isoclironisme des vibrations du pendule, de la chute paraboliijuc des corps descendant obliquement à l’horizon, de l’accélération de la chute des corps, de la direction constante du mouvement rectiligne, etc. On pourroit peut-être lui reprocher d’avoir été un pou trop aleiTe à s’approprier toutes les découvertes laites de son temps, et de n’avoir pas soutenu ses prétentions avec assez de modération.

On trouve dans l’Astronomie lélbrmée de Riccioli, p. 2G, un grand nombre de hauteurs méridiennes du Soleil observées à Bologne [>ar le P. Grirnaldi.

Margi-all', à l’isle d’^Antoino Yaaz, contrarié par les nuages, ne put observer- airtre chose, sinon que la Lune n’ayant plus (jtte quatre degrés de hauteur, l’éclipse, à la vue simple, paroissoit être de trois doigts.

A Üantzick, Hévélius se r-égla sur une horloge à secondes, (|ue des hauteur-s d’étoiles prises |)endant la durée de l’éclipse, orrt pr-ouvé ne s’écarter du temps vrai que de quelques secondes au plus.

G'’3G'3o". . . commencement.

8 59 20 ... fin. Gr-andeur, six doigts et demi.

7 r4 • • • conjonction appar-ente des centres de Saturne et de la

Lune, Saturrre plus austral de 45' ou environ. Voyez uir plus ample détail dans Mach. cœl. l. 2; (lass. t. IV, p. 448 et t. VI, p. 4G4.

— A Bresnitz, en Bohême, latitude oo^^rS', le P. Mor-et.

8''34' — fin, la Lune haute de 2d‘‘32', et l’Aigle de 45'' iG'. Gi-andeur, à peine G doigts. Ricc. Almag. p. 384, etc.

— A xVnvers, Wendelin, Gutiscovius et Gevart.

G''52' ... rrrilieu de l’éclipse et opposition.

8 5 3o" . . . fin. Ricc. ibid. p. 383. Voyez aussi Gass. t . VI, p. 459, 4G0.

Ony tr-oirve quelques var-iarrtes, rrtais la version de Riccioli est sans doute celle à laquelle W'endelitr s’en est firralernent tenu.

ANNALliS CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1643.

— A Louvain.

8'‘8' lin. Mul. obseiv.p. 5.

— A Londi'es, Fostei'.

7''2'3' li“üis doigts.

7 ÜD. Obscrv. Fost. p. G.

- A Paris, Bonlliau.

7''ii'j2" 4 doigts, Ai'ctnrns liant de 20'’ .A3'.

7 if) 12 Arctimis liant de distance de Saturne an liord

le pins voisin de la Lnne, 4 A; le bord inférieur de la Lune de iG' pins liant que Saturne.

7'’o9'3G" lin de l’éclipse, a de la Couronne haut de 3o‘^54C FulL

ms. Voyez nn jilns long délait dans G'a.vv. t. IV, /;.44G. La phase de :> doigts y est marquée à 7'’ii'22"; c’est une faute d’impression.

— Gassendi, à Snssi, a 4 lieues on à 10 mille italiijnes environ de Paris, vers l’orient d’hiver.

8'’i'3o" — lin, d’Andromède, liant do 38^’ 25' donnant 8''i', et a du Bélier liant

de 2i‘'5', ainsi (jue y du Pégase liant de 33' 5", donnant 8'’2'. Gass. ibid. p. 447-

— A Baray (2 lieues an nord-est de Senlis), Agarrat; latitude 4f/'i8'.

8''2' tin, a du Bélier liant de 2i‘' 10'. Gass. ibid. p. 44^. y d’Andromède étoit à

la même heure liant de 34'' 55'. Bull. ms.

— Man fier on Manrerins, près du IMans; latitude 43''4 5-peu-près.

7''53' — lin, a d’Andromède étant hante de 42''34'. Bail. ms. Bonlliau croit (|u’il s’agit ici de la tin de la pénombre; autrement, dit-il, cette observation rapprocheroit trop le IMans de Paris. La Géographie, même celle de la Franco, n’étoit pas alors hieii parfaite. La latitude du Mans est de 4d‘'o'3o". Bétahlissaiil ainsi cet élément, la tin aura en lien 2' environ pins tôt que suivant la détermination de BouHian, on vei'S 7'’5i'; Bonlliau l’a observée à 7'’59'3G"; la différence est de 8'3G"; et telle est, ;i nue seconde près, la ditférence dos méiddiens de Paris et du Mans.

— A Vmiise, .Instiniani.

8‘“4'i' tin. Bicc. Almag.p. 383.

— A Pise Beinieri.

8'“33'44" — li'i» l’Aigle liante de 5o''4o'. Ibid. L’heure est extraite de Geogr. rcform. l. 8, c. 17. iMais il y a certainement une faute d’impression; il faut lire 8''37'4V'- Mnt./n 5, négligeant à son ordinaire les secondes, marque la tin à 8'*38'.

— A Bologne, Biccioli.

G'‘ i8'i5" commencement.

8 43 3o tin. Grandeur, G doigts bien précis ou G doigts {, dans la

partie boréale de la Lune, de l’aven unanime de tons les observateurs. Bicc. Almag. parle I, p. 218, 383.

ANx\ALES CÉLESTES DU DIX-SEETIÈ.ME SIÈCLE. - 1643.

IGo

Le (lemi-cliamètre de romhrc étoit de 4^'-

Au milieu de récli[)se, ou à 7'’3o'52", le Soleil éloiL en 34", donc la

Lune en 6*4‘^^9'34"; lo nœud étoit en iG'28"; donc, conclut lliccioli, l’incli-

naison de l’orLite de la Lune sur réclipti(jue étoit de 5''o'3", Ihid. p. 218. Dans ce calcul, Riccioli suppose l’éclipse de doigts seulement.

— Streete conclut qu’à 7'‘3i4 méridien de Bologne, ou à 6’’4G' t. m. mérid. de Londres, le Soleil étoit en G®4‘' 2o'2o", donc la Lune en o®4’*2o'2o". Astr. CaroL p. 2.5; et p. 100, que la Lune à la même heure, étoit en o*4‘*i3'2o" de son orhite.

Suivant Boulliau, à G'’52' (il faut 7'’52'), t. m. mérid. d’Uranibourg, la Lune étoit en o®4"* 1 7' iG". Phil.p.

— A Naples, le P. Zuppus (ou Zuppi).

()'’5'4o" — fin, suivant Riccioli, Almag. p. 383; — Astr. p. io3. IMais dans Geogr. ref. l. 8, c. J 7, la fin est marquée à 8‘'59'4o", ce qui s’accorde mieux avec les autres observations d’Italie.

— Mut, à Majorque. Nuages au commencement. Dans un intervalle des nuages, Mut trouva que iG' du diamètre étoicnt hors de l’ombre; il en conclut que l’éclipse étoit de G doigts et demi (c’est trop).

8''4' — fin, l’Aigle étant haute (le 5G‘^3GG Mut, p. 5. De la meme hauteur, Hiccioli, conclut la fin à 8'’5' i4"- A’/cc. loc. citât.

Autres observations de la Lune.

Le 5 janvier, à Bologne, le centre de la Lune médie 27'45" après Procyon, avec GP*i2' de hauteur méridienne. liicc. Astr. ref. p. iGo.

Le 3 février, à 12'' bien précises, hauteur méridienne du centre de la Lune, 57‘'2o'3ü", il médie 2', à très-peu-près, avant a de l’Hydre. Ihid.

Le 5 mars, à i2'‘2i'34", hauteur méi'idiennc du centre, 42*^'2'4o". Ihid.

Le G août, le Soleil haut de 12^*32' à l’est, le centre de la Lune est au méridien haut de 58^'5G'. Riccioli conclut qu’à i8‘'i4'34", t. m. méridien de Bologne, le vrai lieu de la Lune étoit en i'*2o‘’io'. Ihid. p. iGt, 1G7.

On trouve de plus, ihid. p. iGo, iGi, beaucoup d’autres observations faites à Bologne par les PP. Riccioli et Grimaldi, en 1G42, iG43 et iG44-

— Le 3 octobre, a de Pégase haut de 2G‘^’42', Boulliau observa à Paris y des Gémeaux en conjonction avec le centre de la Lune, vu qu’il étoit dans la ligne des cornes. La corne australe étoit plus boréale que l’étoile d’une lune et plus. De la bauteur de l’étoile de Pégase, Boulliau conclut qu’il étoit alors i4''2G' t. a[>p. à Paris, ou i5‘'G'35", t. m. mérid. d’Uranihourg. Le licui apparent de 1a Lune étoit, ainsi que celui de l’étoile, en 3Vp‘G'4o"; parallaxe de longitude, 32'5["; donc lieu vrai 3®3‘'33'4()". Bull. ms. — Astron. Philol.p. 45o et p. 12 t. Tahular.

Streete conclut qu’à i4''2o' t. m. mérid. de Londres, le lieu de la Lune en son orbite étoit 3NPL37'. Astr. Carol. p. io3.

L’étoile étoit alors, suivant Bradley, en 3®4’^7'38"; tel étoit donc aussi le lieu apparent de la Lune; et si la parallaxe de longitude étoit de 32'5i", le lieu vrai de la Lune réduit à l’écliptique étoit 3®3‘^34'47".

— Cette année et les suivantes, Boiilliaii à Paris, Ilévélinsà Dantzick, observent avec assidni té la libration des taches de la Lune. Voyez Jlévélius, Epist. ad RiccioL, etRiccioli, Asir-on. ref. 1. 3, c. t2, ei seq. On trouve aussi dans ce dernier ouvrage des observations laites à Bologne par le P. Crimaldi; mais celles-ci ne commencent qu’en 1G49.

PLANÈTES

Le 27 juin à Bologne, Riccioli prit la distance de Saturne à y d’Andromède, et la trouva de 4^‘'-34'; et 4' après, la distance de cette planète à a du Bélier étoit de 28‘'i'3o" bien exactement, ii' avant la première observation, l’Aigle étoit haute, de 4G''2' à l’ouest. Aslv. ref. p. 287. De là, Riccioli conclut qu’à 17'’, Saturne étoit en o*7‘'3o". Ibid. p. 298.

Le 29 juillet, Riccioli trouve a du Bélier haut de 58*'27' à l’est; l\ après, distance de Saturne ;i cette étoile, 27'^'5o'; 10' après, sa distance à Aldébaran est de ‘)7‘‘2'. Donc à J 7'', Saturne est en o*7‘‘4o'. Jbid.

Le 3o août, parmi semblable jirocédé, Riccioli trouve que Saturne, à iG'‘, est en o®()‘'22', mais à-peu-])rès seulement. Ibid.

Le 23 scptemliro à ]Uajor(|ue, hauteur méridienne de Saturne 53‘‘38'; cette planète étoit en ligne droite avec [3 de Persée et du Bélier. Mat, p. 3g. — Ricc. Astr. ref, p. 285.

— Le idîioùt, (ou le i5 au matin) .lupiter, dans le méridien de Bologne, étoit haut de 53‘'5o'5o"; iG' après, sa distance à a du Bélier étoit de i3‘‘43' etc. Ricc. ibid.p. 3ro.

Le 12 oclobi'e, vers 12'', Aldébaran étant haut de 42''G' à l’est, Jupiter passa au méridien, à la hauteur de 5i''55'. Ibid.

— Le 5 janviei', 5Iars passa au méridien de Bologne, 34'3G" après a du Bélier, avec G()‘‘58'3o" de hauteur méridienne. Ibid. p. 824.

Le 24 janvier, la distance de Mars à £ du Bélier égaloit celle de jMérope à Maïa. A I i''3o', plus bas (jue l’étoile, il avoit le même azimut qu’elle.

Le 2G à II'', Mars avoit dépassé l’étoile; il en étoit distant de 28' ou au moins de 27'; sou azimut étoit de 17' plus oriental que l’étoile. L’observation est faite à Paris. Rull. 7ns.

— Le 12 mars à G''3o', méridien de Bologne, Mercure étoit en o®9‘'o2', et dans sa |)lus grande élongation. Rico. xU/nag. p. ogo; consé(|uence tii'ée, sans doute, de ce (jue la hauteur occidentale d’Aldébaran étant de 52‘'2i', Mercui'e, haut lui-même (le 9''32', avoit été observé à 27‘'5i'3o" de distance de [i d’x\ndromède ; et lorsque la hauteur d’Aldébaiaui ne fut plus que de 5i^'344 la distance de .Mercure à y d’Andromède fut trouvée de 37^33'. xislro/i. ref. p. 349.

— On peut voir encore dans Riccioli, pour cette année et les suivantes, un assez grand nombre de distances des planètes aux étoiles, et quelques-unes dans Gassendi.

— Dans la Sélénograpbie d’IIévélius, /n 52G el seq. on trouve beaucoup d’observations des situations respectives des satellites de Jupiter, faites en iGj^, iG43,

Observations de la Lune.

Le i3 mars, Boiilliaii observa à Paris une appiilse de la Lune à Aldébaran. La corne boréale de la Lune étant liante de Ç)''53', et l’étoile de fl'bSy', l’nne et l’antia' étoieiil dans le même azimut. La dillerence des hauteurs étoit égale à la largeur de la Caspienne {Mar'e crisiiim) on de 3'. La corne boréale étant haute de et l’étoile de9''i', l’étoile étoit dans la ligne des cornes, ou cette ligne avoit de trèspeu, comme ({ui diroit de 3o', dépassé l’étoile. Le limbe de la Lune étoit de i'3o" au plus, distant de l’étoile. Kn faisant usage d’une plus foible lunette, l’étoile paroissoit pres(jue toucher la Lune; en employant une plus forte, la distance paroissoit égaler la moitié do la largeur de la Caspienne. Bull. /ns.

— Le 12 juin, à Bologne, le Soleil ayant de hauteur, le centre de la

Lune médie, sa hauteur s’étant trouvée de 47‘' ' i' f>voc un quart-de-cercle, et de 47^' 12' avec un autre. Donc à (V' 24^20", temps moyen, lieu vrai de la Lune 5**27‘'3o'. Bicc. As/r. rcf. p. 161, 1G7.

Le 27 juin, le Soleil haut de 23*' i43 la Lune médie, à la hauteur de 49'' i3'. Donc à )8''44'2G" t. m., lieu vrai de la Lune o® 18*' 53'. Ilnd.

Le i4 novomhi-e, Hévélius observa à Dantzick l’occultation d’Aldéharan.

A i5'’5', l'immersion vers le 96*^ degré du limbe oriental, le 70® degré étant alors vertical.

A i()''5'3o", émersion vers le 817® degré du limbe occidental, le 78® degré étant pour lors vertical, Ilevel. Sele/iogr., p. 472. — Mach. cœl. l. 2. Je ne sais sur (|uel fondement le P. ^\e\c\\\ov Scient. Eclips. part. IV, p. 187, marque l’émer-

sion il i(3'' 10'.

Des distances de Saturne à des étoiles fixes, observées à Bologne, donnent à Hiccioli les résultats suivans.

Asli’on. ref. l. 5, c. i i.

Ou trouve ces distances et beaucoup d’autres, tant de Saturne que des autres planètes aux étoiles, dans les chapitres 8 des liv. 5, G, 7, 8, et au cbap. G du liv. 9 de ce même ouvrage.

Il paroît (]ue c’est d’après l’observation de Riccioli, du 8 octobre, que J. Cassini, Elém. d' Asii'on. p. 35G, détermine l’opposition de Saturne le 9 octobre, à i9''i2', en O® 17*' 38' o".

Le 3o septembre. Mut, à Majorque, observa que Saturne, en longitude, étoit de

PLANÈTES

Le 5 juin ii i5'', lieu de Saturne Le 8 juin à iG'C son lieu étoit . .

Le 8 octobre à 8*'3o, il étoit. . .

j' plus occidental que p. des Poissons, et qu’il éloit de 3o' plus boréal que celte étoile. Mu/, Ohseiv. p. 3q. L’étoile éloit alors, suivant lîradley, en o* i8‘'c)'24", avec nne latitude de Loue Saturne éloit en avec une latitude

de 2‘'34'A. environ.

I.e 17 noveinlire à Bologne, vers 12'*, .Tupiter inédii; 37 8" avant x\ldébaran ; ban- Iriir rnérid. de .lupiter, G3''52'; d’Aldébaiain, liiec. Astr. ref. p. 3i 1.

— Le 5 août, <à i3'', à Paris, distance de .lupiter à Mars, égale à celle de IMérope à Alcvoue, ou environ 20'; .Tu[)iter plus haut (jue Mars de 7'; sou a/dniutplus oriental (pie celui de IMars; dillercnce de longitude, environ iG", Bull. ms.

Le G août, ;i LnHenbain, Wing observa à 1 4'‘ la conjonction de .Tnpiter et (le IMars; .lupiter éloit plus boréal queMars d’euviron 3 doigts, ou 7'3q". Aslnm. Brit.p. 298. Cette observation ne s’accorde pas bien parfaitement avec les deux suivantes.

Suivant Streete, qui observa aussi cette conjonction à Soutb-Wales, à i4'' IMars |)i-écédoit Jupiter de 5', et étoit plus austral de 10'. Aslroji. Car. p. i i j.

A Majotapie, à i5'’. Mut jugea pareillement Mars de 5' plus occidental, mais il le trouva de i5' [ilus austral que Jupiter. Observ. p. 3q.

— Le 19 septembre, à Paris, Boulliau, à ii'', vit Jupiter précédant de G de ses diami'Ires, ou de 3 à 4' ddp étoile que Boulliau crut être la suivante des deux qui sont dans le cou du Taureau (aco) ; mais l’observation suivante, dit-il, le détrompa. Bull. ms.

Le 24 sejitembre, à 12'', Boulliau compara Jupiter à une autre étoile, qu’il crut être véritablement 2co du Taureau. Jupiter étoit de 2(T plus bas que l’étoile; et vu la position du Zodiaque, Boulliau jugea Jupiter de 7' plus oriental que l’étoile, et plus austral de i83 Donc, dit-il, l’étoile étant, suivant Tycbo, en 2®C'8', latitude ()‘‘4G'A., Jupiter aura été observé en 2®i‘*i5', latitude i‘'4'A. Bull. ms. L’étoile, suivant Flamsteed et iMayer étoit en 2*i‘'G', et sa latitude, suivant Mayer, étoit de ()'È'iG'dG"A. Jupiter auroit doue été en 2'i‘'i3', latitude i‘*4'îA.

— Le 2.4 septembre à i C', à Paris, la distance de IMars à Propus étoit d’environ 2()'; Mars étoit de 12' environ plus haut (jue l’étoile, au-dessus de laquelle il paroissoit devoir passer. Propus étoit en 2®2G‘' i'3o"; lat. (C’ i3'A.; Mars en 2’"25‘^'3G'. (Propus étoit, suivant Bradley, en 2^25^5c)'/4", latitude 1 i'45"A.)

Le 2G il 12'', Mars avoit dépassé Propus; la bauteur des deux astres étoit la même, leur distance G'; Mars étoit plus boréal de 4'24", et en longitude plus 01‘ienlal de 4'C)". Donc Mars étoit en 2*2G'*5'3G"; lat, o''8'3G"A. Bull. ms. Suivant la position de Propus, d’après Bradley, le lieu de Mars seroit en 2*2G‘*3'io", lat. 7' 21" A. Boulliau, dans As/ron. Philol. p. place Propus eu 2®25‘'5(9'9", et IMars en 2*2G‘‘3'; cela étoit [ilus exact. Je ne sais pour(|uoi Bonlliau a substitué dans son manuscidt d’autres nombres à ceux-ci. Dans la réalité, le lieu de Propus ('toit alors, suivant Tycbo, tel qu’il est marqué dans l’Astronomie Pbilolaique.

— Le 20 novcmlire, à 18'', à Luffenham, Wing observa Mars moins boréal d’environ 4 doigts que £ des Gémeaux, et plus occidental d’un doigt. Asir. Brit. p. 2(98, Ces doigts sont sans doute des douzièmes du diamètre de la Lune; cependant Streete transforme les 4 doigts de dilférence en latitude, en 4 diamètres de Mars, (!t le doigt de dilbércnce en longitude, en 2 diamètres de Mai's. 11 établit le lieu de

l’étoile en 2'' 12'-^, la longitude comptée depuis y du Bélier. Aslroi}.

Carol. p. Il 5.

— Mut avoit observé cette appulse à Majorque, à 8'‘3o'; ÎMars étoit de 3' plus

austral et de 2' plus oriental; il étoit donc eu lat. 2''8'B. Mut, p. 3().

L’étoile étoit alors, suivant Bradley, eu 3^4‘‘38V(5"; lat. 2‘’2'28". Donc la longitude de Mars étoit, à i5" près, telle qu’elle a été déterminée par Mut; mais sa latitude n’étoit que de U'jq'^B.

Le G décembre à 19'“, Wing observa .Mars presijue au plein nord de u. dc‘s (lémeaux; sa distance à cette étoile étoit de 3‘*3G'; il la |)récédoit de 3 de ses diauù'tres. Carol. p. ii ).

— Le iG mai, à 9'', à Majorque, Vénus avoit à-peu-près la même latitude (jue g. des Gémeaux; elle étoit d’environ un demi-diamètre de la Lune jilus orientale (|ue cette étoile. Mut, p. 39.

Le 28 mai, à 9''4^' Paris, Vénus étoit en ligne droite avec [îl et /. des Gémiciux; sa distance à x étoit de .'j(/ vers le Sud. Hull. tus.

Le I juillet à 9'' 10', à Paris, Vénus avoit dépassé Béguins en longitude, sa distance à l’étoile étoit de 07', c’est-à-dire égale à celle de ^ à 20J du Scoi'pion. L’azimut de Vénus étoit de 9' plus oriental que celui de Béguins; d’oii Boulliau conclut qu’elle étoit en longitude de 82' plus oi'ientale, et en latitude de 48' environ plus lioréale que l’étoile. Béguins étoit en 4’’^4'' ^4'î 2G'3o"B. Donc Vénus,

en 4*20'^' 2G'; lat. i‘'i4'B. liu/l. ms. — P/ul. p. 489. Béguins étoit alors, suivant Bradley, en 4*24''52'45"; lat. o''27'27"B. — Boulliau, dans le manuscrit, dit l’observation faite à 9''3o'.

A Bologne, Biccioli a déterminé, b' 28 juin à 9''o' l’élongation de Vénus au Soleil de 43'' ■")()', Vénus étant en 4®D’>‘'37'.

Le U) juillet à 8''2V, la jilus grande élongation 4"V 1 1'; A'énus en ,')"2V' 1 ">'•

Le 28 novembi'e à 18'’, plus grande élongation, 4G‘'4o'; ^ énus en G’ao'* Go', /{ica. A /ma g. p. 09 G.

— Le 29 novembre à 18'' 20', à Bologne, Biccioli détermina la plus gi'ande élongation de Mercure de 2o'' jo', cette planète étant en 7*17'' '17'. Ihid.

ÉTOILES

Dans une lettre de Bernard Fullenius à (diristian Hotteiais, publiée parHéveliiis, de Mercur. In Sole, p. 1^8, il est dit que la cbangeante de la Baleine, en iG ja et 1G43, n’avoit pas paru avant le 28 septembi-e, et qu'à la date de la lettre, jo sc[)tend)re iG/|4. elle ne paroissoit pas encore; que le plus souvent elle atteignait la 3^ grandeur, etc.

FAITS

L’année précédente, Godefroi Wendelin avoit fait imprimer à Anvei’s son Arcana rerum cœlestiwn lampas. C(^\\q-c\, il publia un recueil d’éclipses de Lune, observées, soit par lui, soit par d’autres, ilepuis l’an 1578, jus(ju’en iG43. Sur ces éclipses il avoit construit des Tables, (ju’il promettoit de pulilier sous le nom de Tables AtlantKjues, parce que le méridien sur lequel ces tables étoient construites.

ti'avorsoit toute la nici* Atlanlujiie jusqu’à l’Islaiule. Il donne même une idée de ees tables, mais il ne j)ai‘oit pas (ju’il les ait publiées. Etitre autres paradoxes, comme on l’a dit dans le temps, ou j)lutôt entre autres ei'reurs (|u’il avance, tant dans son Arcana lampas ()ue dans ses Eclipses lunares, il soutient que tous les jours naturels sont égaux, et bannit en conséquence toute é(|uation du temps. Une telle (M-reur ne donneroit pas sans doute une liante idée de ses connoissauces. Il n’étoit cependant pas sans mérite; Gassendi, Houlliau, Uiccioli, llévélius en ont toujours jiarlé avec éloge. 11 passe pour avoir le premier ajipliqué la seconde loi de Képlei' aux satellites de.lupiter. Par des observations assez délicates pour le temps au- (|uel il vivoit, il avoit réduit à 2iS" la parallaxe du Soleil, etc. Sorbières, dans la vie de Gassendi, Valère-Audré Dessellius dans sa Bibliotbè(|ue Belgi(|ue, imprimée en iG/|3, et un grand nombre d’autres écrivains, font à Wendelin riionneur de lui donner Gassendi pour disciple, au moins (|uaiit aux premières bumanités. Mais (Gassendi, éci'ivant à Wendelin en date du 21 mai 1G29, lui dit expressément ([u’il lui est inconnu de nom et tle visage : Hæc ego scriho, tiomine tibi ignotiis et vidlu. Tom. \ l, P . I 5.

Wendelin étoit né le 3 juin i58o, dans les Pays-Bas; après avoir enseigné les Belles-lettres à Digne, avoir passé (juebjue temps à Forcabjuier, avoir fait sou droit à Paris et y avoir été reçu avocat, il devint curé à ilerck, petite ville du pays de Liège, qu’il appelle souvent sa patrie; il étoit en même temps chanoine de Coudé. Enfin révé(|ue de ïouriiay se l’attacha, l’attira près de lui, et lui [irocura un canonicat de sa cathédrale. Il mourut en cette ville en iGtio.

.V Dautzick, llévélius régla son horloge sur une excellente méridienne; et d’ailleurs les résultats de plusieurs hauteurs du Soleil, prises au commencement, vers la tin, et après la tin de l’éclipse, s’accordèrent, à quelques secondes près, avec les tcm|)S marijués par l’horloge.

le 20, commencement, le 21, G doigts.

7 doigts y, plus grande jibase.

G doigts.

tin. Voyez un [ilus ample détail dans Mach. cœl. l. 2; — Selenogr. p. 107, 1 08 et G'rt.v.y. /. VI, p.

— A Stetin, Eiidisladius.

23*' 8 le 20, commencement.

23 55 G doigts.

O iG 7 doigts plus gi-ande obscurité.

0 35 G doigts.

1 2j tin. Voyez Gass. t. VI, p. dqi-

— A Konigsberg, Linnemann. I.ps heures furent marquées sur une horloge qui, suivant un très-grand nombre de hauteurs du Soleil, avançoit d’une minute sur le temps apparent, .l’ai retranché cette minute des temps marqués par Linnemann.

O ^[Cj . . .

un doigt et demi .

six doigts.

8 doigts, plus grande phase.

I de doigt.

Les nuages ont empêché d’observer la fin. Ibid. p. on y trouve un très-

ample détail de cette observation.

— A Alderspach sur le Danube, 4 lieues à l’ouest de Passau, Caramuel Lohkowitz.

23'’ o' 9". . . commencement.

I 20 18 . . . fin. Gass. f. IV, p. 455 ; t. VI, p. 4<)l>-

Cette observation peut être fort bonne; mais ce que Caramuel ajoute sur la grandeur de l’éclipse n’est pas trop bien pensé. L’éclipse, occasionnée, suivant lui, par le feu lunaire, fut de 5 doigts 45'; occasiouuée par l’air lunaire, de 5 doigts 20'; occasionnée par la terre lunaire, de 5 doigts 5', dans la partie boréale dn Soleil. Eu effet, selon lui, il faut distinguer, dans toute éclipse de Soleil, trois ombres dilférentes; l’une, très-noire, est causée par la terre ou le corps solide de la Lune; la seconde, de couleur de sang, est produite par l’air qui environne la Lune; enfin, la troisième, de couleur de safran, a pour cause le feu qui environne cet air.

Le commencement de l’éclipse ne put être observé dans aucun lieu des Pays-Bas, les nuages y mirent obstacle.

— Wendelin, à TIerck.

o''37'3o". ... fin. Gass. ihid.

— Gutiscof ius, à Anvers.

o'’33'2" fin. Ibid.

— A Londres, Twisden et Foster.

2i'’53' commencement, à 25’' du zénit, en descendant vers l’ouest .

22 49 5 doigts. L’éclipse fut ensuite de 5 doigts |. Brii.

/U 349; Aslr. Carol.p. 10 1.

— Palmer, à Ecton, à 52’' 1 5' de latitude, 3' de temps à l’ouest de Londres. o'’2'3o" fin razimut du Soleil étant de o‘'55' du siul à l’ouest.

Palmer. Cathol. Planisph. p. 209.

— A Paris, Gassendi.

22''4' commencement à 3o’' du zénit, lorsque .Tean Picard, Angevin très-studieux et ti'ès-instruit, nommoit 4G''<)' pour bailleur du Soleil. C’est ici la premièrt! mention que je trouve du célèbre abbé Picard, qui depuis a si bien confirmé le jugement qu’en avoit porté Gassendi.

Vers le milieu de l’éclipse, le Soleil parut entre les nuages, éclipsé de /j doigts la Lune couvroit de son limbe. Gass. t. IV, />. /| >4-

— Agarrat, à Haray.

22'' K)' deux doigts environ.

22 5^1 4 doigts l, nuages. Gass. ihid. p. 44.“).

— A Reims, le IL .lacques de Rilly.

22'' 7' commencement, observation exacte.

23 2 Milieu estimé. Ricc. Alma^. p. 7'j5-

— A Digne, des amis de Gassendi.

22''3V commencement, le Soleil liant de .43‘'(S'. Plus grande

phase, 3 doigts.

O [\o lin, le Soleil liant de ;iG‘'34'.'. Gass. i. VI, p.

— A Avignon, Tondutde St-Léger.

22''27' commencement, le Soleil ayant ’)2‘'2.V de liauteur.

O 37 tin, le Soleil liant de >7'' 10'. Hall. ms.

Gassendi, t. IV, ji. 444. rapporte cette même observation, comme lui ayant été (uivoyée [lar le prince Louis de Valois : il ne nomme pas l’observateur, et couebe

ainsi l’observation.

22''24' .... commencement, le Soleil liant de. .. . 52*'24'

^ ‘ ■ I tin, le Soleil liant de i 4^

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