‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 24 sur 120 · O I I .... 1 I JO JO · texte numérisé non relu

O I I .... 1 I JO JO

— A Rome, l’éclipse fut obsei-vée, et dans le palais du cardinal Spada, et dans I (‘ couvent des Minimes franyois sur le mont Pincio. Les temps ont été réglés sur sur deux bons cadrans solaires. Les observateurs de part et d’autre se sont accordés sui' b's phases suivantes.

23'' I (’)'3o". . . . commencement, le Soleil étant d’ailleui's haut de 58''3o' et dans le G9® vertical (sans doute de l’est au sud ).

12) .... tin, le Soleil haut de 54'‘3o', et dans le 43® vertical (de

l’ouest au sud ).

Grandeur du diamètre du Soleil, ou 3 doigts Gass. ihid.

— A Bologne, Riccioli.

1 1 '■ 1 4' 10". . . . commencement.

1 47 10 ... . tin. Les temps sont réglés sur le passage du Soleil parle

méridien, et sur les oscillations d’un pendule simple.

ANNALES CÉLESTES DU DIN-SEPTIÈ.ME SIÈCLE. — 1645. 17:î

Tous les observateurs se sont accordés sur le moment de la fin, mais moins unanimement sur celui du commencement. Rico. Ahnag. part. I, p. 384.

Malgré le concert unanime des observateurs sur Tinstant de la fin, nous croyons (|u’elle est mai’quéc beaucoup trop tard; on se sera sans doute trompé dans la numération des oscillations du pendule, continuée pendant un si long espace de temps.

— Reinieri, à Lucques, jugea l’éclipse de 3 doigts |, le Soleil étant liant de 57^'3o'; de 4 doigts, à la hauteur de 58‘'; d’un doigt 3o' à celle de 55‘'4<^3 b‘ Soleil haut de 54'’3o'. Ricc. ibid.

En supposant la hauteur du pôle à Luc(|ues de 43‘'5o', on aura i'‘ i3'5" fin de l’éclipse.

— Mut, à Majorque.

22'’43' commencement, le Soleil haut de 07^'38' vers l’est.

O 12 fin, le Soleil haut de G2‘'2o' vers l’ouest.

Mut convient de l’incertitude de cette dernière heure, vu la trop grande proximité du Soleil au méridien. Mal., p. 22.

.l’ai calculé les hauteurs observées par Mut, supposant la latitude de Major(|ue de 39‘'35'; et prenant la déclinaison du Soleil dans les Tables de Mayer, et j’ai trouvé les résultats suivans.

22*’47'43". . • commencement.

O I 2G . . . fin.

On conçoit combien cette heure de la fin, conclue d’une hauteur du Soleil presque dans le méridien, doit être incertaine.

— Jean-Baptiste Hodierna, à Palme, ville de Sicile, à 12 milles d’Alicata et à i4 de Gergenti, par 37‘'7' de latitude.

23'' 2o' commencement.

I 38 fin.

Grandeur, trois doigts 4 presque. Ilodiern. Ephem. Medic. part . III, pag. 53.

— Le P. Léonard Duliris, récollet, au cap de Gaspé, près rembouchure du tleuve Saint-Laurent, vit le Soleil sortir de deirière les montagnes, haut de ()*', et encore éclipsé de trois doigts.

Lorsque le Soleil fut parvenu à la hauteur de iT'4G', fin de l’éclipse, (hass. t. /L,/u455.

Le P. Duliris prenoit les bauteuis avec un instrument dont le rayon n’étoit (jue d’un pied, et dont le limbe ne comprenoit que 3o degrés. Il avoit déterminé la latitude du cap Gaspé de 43'*4o ou 4j'; elle est de 43‘'47'4- La dernière hauteur donne i8''34'49” pour l’heure de la fin de l’éclipse.

A Prague, [3 des Gémeaux haut de , commeiieemeut, douteux à cause

des nuages.

Régulus, haut de 27‘‘55', fin. Ihill. ms. — De l’Isle, ms.

— A Francfort-sur-le-^Iein, Carauuiel.

G'‘o'o". Au coup de G'', commencement, a et rj de la grande Ourse étant dans le même vertical. (Mut, p. 7, met ce commencement à ()''i'.)

Ou commencement à la fin, on a compté par les oscillations d’un pendule; 3'' 3' i3". Donc ;

()''3' 1 3" fin.

(îrandeur de l’éclipse : dix doigts i.V. Gass. t. IV, p. '(3 l — Alma g. p. iS'i.

— Wendelin, dans une lettre à Gassendi, /. VI, p. .foi et seq. tourne et retourne cette observation, et conclut, sans preuves suftisantes, (|u’il faut retrancher 3' des temps mai’qués parCaramuel. Il est vrai que, moyennant ce retranchement, l’ohservation de Caramuel cadrera mieux avec celle de Wendelin; mais elle s’écartera davantage de celle de Gassendi.

— A Anvers, Gutiscovius.

8''45' au plus tard, tin. Cependant,

8 49 fin» selon d’autres ohservateuis. Gass. ibid, et/. VI, p. dqf.

(ies derniers observateurs dilfèrent moins de Gassendi, mais s’écartent davantage de Wendelin.

— A Liège, Linus.

V'48' ou [leut-être, dit Wendelin, h commencement. Ibid.

— A llerck, W’endelin, qui n’avoit, dit-il, observé aucune éclipse avec autant de soin que celle-ci. Voici ses princi[)ales phases; voyez un bien plus ample détail.

ibid.

3''47' commencement.

() 29 six doigts.

718 9 doigts t; cornes parallides à la route de la Iaiuo; donc

milieu de l’éclipse.

8 8 un peu moins de 6 doigts.

8 49 fin, Sirius médie une minute après.

Les temps sont déterminés d’après une liorloge parfaitement réglée, d’après un cadran <l’un pied et demi, d’après trois clepsydres, etc.

- A Londres, Foster.

7'’58'3o"... 3 doigts.

8 25 48 ... fin. Fost. Obseiv.p. 7.

— A Paris, le P. Pressai!.

5''34' commencement.

■ 8 4o fin. Rico. Cleogr. ref. l. 8, c. 17.

A Paris, le P. Bourdin.

J '■ 3 4 commencement.

8 37 fin. Ihid.

— A Paris, Gassendi, in wdihus Canipinii la maison de M. de Champigny,

apparemment). Son observation est détaillée t. IV, j). :\'yoetse(j. Voici les principales phases. Gassendi étoit aidé d’Agarrat.

.5‘'34' commencement, Procyon haut de 22‘'53'.

() Il 3o" G doigts, Piocyon haut de 28''3(/, et [îl des Gémeaux

de 4o‘' 1 2'.

7 II 3o plus grande phase, 9 doigts et demi, Procyon haut de

3G‘‘57', donnant 7'' 12', et y du Lion, haut de 23''5.5', donnant 7'' i i'.

7 57 3o six doigts, Y du Lion, haut de 3i*'4G', donnant 7''57',

et Bégulus, haut de 28‘*3', 7'*58'.

8 4o lin,YduIdon haut de 28‘*32', et Béguins de 34‘‘3 V.

1/éclipse commença en lias à gauche, ou remontant [lar l’est vers le nord, plus près du diamètre horizontal que du vertical. Elle finit vers le haut du disque, déclinant insensiblement vers le sud, et très-peu au nord de la Caspienne (Mare Crisium). Une ligue tirée du point du commencement à celui de la fin, soutendoit un arc de i25'* dans la partie boréale du disque de la Lune.

Streete conclut qu’à 7''o', t. m. méridien de Londres, le lieu de la Lune en son orbite étoit 4®22‘’33' 59". Astron. CaroL p. 100.

— Boulliau à Paris.

5''32' (Boulliau ajoute, je ne sais trop pourquoi, ou plutôt ;i

5''3o') commencement, le bord supérieur de la Lune haut de 5‘'5G'.

5 4f! - doigts, le même bord haut de 8^*10'.

Plus grande obscurité de dix doigts; cette phase fut d’assez longue durée.

G doigts, Y du Lion ayant 32''4^' de hauteur vers l’est. 8 4<^ fui, Bégulus haut 34''4U, à l’est.

L’ombre entra au milieu de la tache qui forme l’œil oriental de la Lune (est-ce (irimaldus?) Le point de la fin étoit presque verticalement placé au-dessus du centre de la Lune, et un peu au-dessus de la Caspienne. Bidl. ms.

— A La Flèche, le P. Deovivea.

•5'’2o' commencement.

8 35 tin. Bull. ms. — Ricc. Geogr. ref. l. 8, c. 17.

ANNAT.es Cia.ESTES DU I)!X-Si:PTIÉME SIP:CI.E. — 1645.

— A Aix, Malhiirim de Neviré, dans la maison de Peiresc.

.G'“5o'. . . comincncement à la Innette, Sirins liant de : :i l’œil

nn, l’éclipse avoit paru commencer 8' |)liis tôt.

() 32 . . . () doigts exactement, Sirins haut de 22*' 28'.

7 i3. . . 10 doigts, la même étoile liante de 2()‘'3o'. Voyez le reste de

l’observation dans Gass. t. VI, p. /i88.

A Lyon, Bellns.

8''.') 2'. . . lin. Bull. ms.

Heinierns, à Pise.

()'' 3'... commencement, Procyon liant de2()‘'3()'à l’est.

() i3... lin, Aldébaran liant de db‘'io' à l’onest. Rico. d///?. /;. 38'|.

— Gcopr. i(\f. l. 8, c. 17.

AXapl es, le P. Znpiis.

\ -i' . . . tin (de la pénombre apparem ment), Sirins liant de 3 1‘‘ 20'. Ihid.

— 31 lit, à 3Iajor(]iie.

7'' 12' les nuages dissipés, Procyon liant de 42'' 2()', grandeur de l’éclip'^e près de () doigts et demi. 3Iiit juge, d’après les phases précédentes et suivantes, que l’éclipse étoit alors en son milieu.

8'' A3', Procyon étant alors liant de ,)3‘'/| V, tin de l’éclipse. Mut, p. (i, 7. Hiccioli, retenant la même liantenr, .ô3''VV, marque la tin de l’éclipse, à 3Iajorque à 8'* )8'/|()". Ricr. uJ>i suprà.

Autres observations de la Lune.

Le 8 janvier, à immersion d’Aldébaran sons la partie boréale de la Lune,

observée par Wing à LuITenbam. Il étoit à Londres 9'' uS'22" t. m. Asir. Rrii. p. 279.

— Le \ février, à 3Iajorqne, la Lune approcboit de 0 du Tanrean, ayant environ i3‘' de liautenr. Sa liantenr n’étant pins que de 9*' ou à i2''5o', la distance de l’étoile an limbe obscur étoit de 2 minutes. La |)lus boréale des deux 0 paroissoit ilevoir entrer sous la partie australe, au tiers environ du limbe obscur, en comptant de la corne australe; mais, avant l'immersion, la Lune disparut derrière une montagne. Mm, p. \o.

— I.e 2 avril, à Bologne, le centre de la Lune, au méridien, est liien exactement 2.V'35'3o" du zénit, le Soleil étant à 9''28' de liantenr. Donc à 5''28'5o" t. m. mérid. de Bologne, le vrai lieu de la Lune, réduit à récliptiijue, est 3Nj‘'2V- Ricc. Astr. rcf. p. i(')i, 1G7.

~ Le G mai, à xMajoi(|ue, y de la Merge ayant 3i''3.V de hauteur, ou à i2'’25', le bord oriental et éclairé de la Lune avoit la même longitude que l’étoile, vu que la tangente à ce bord, tirée de l’étoile, étoit parallèle à la ligne des cornes. La distance de l’étoile au bord supérieur de la Lune étoit de 9' ou ro'. Ainsi la longitude

apparente du bord ou du terme de la lumière à l’orient étoit, ainsi que celle de l’étoile, de 0*5^* 12'. Ce bord ou terme de lumière étoit de 8' 10" plus oriental que le centre; donc longitude apparente du centre, G*5‘'3'5(/. La latitude de l’étoile étoit de 2‘*5o'; donc celle de la Lune environ. Parallaxe horizontale 56',

en longitude i3'io", en latitude 10" ('). Donc lieu vrai de la Lune, 6*5‘'i7'o"; latitude vraie 3‘‘i5'B. Mut, p. [\i. L’étoile étoit alors, suivant Bradley, en 6®5‘'i3'i9"; latitude 2''48'57"B.

— Le 10 mai, à Bologne, à ii**53'52", t. app. le centre de la Lune apogée étant presque dans le méridien, sa distance au zénit, purgée de réfraction, fut trouvée de 58‘'53'4o". Biccioli fait usage de cette observation, pour déterminer la distance de la Lune apogée à la Terre. 11 conclut de ses Tables que la distance vraie de la Lune au zénit devoit être de 58‘*7'25"; l’apparente étoit de 58‘'53'4<T'; donc parallaxe 4b' i5"; donc distance de la Lune apogée à la Terre, 63^ demidiamètres terrestres. Astron. ref.p. i5o. Il restei'oit à décider si la distance de la Lune au zénit, conclue des tables de ce temps-Ià, étoit bien exacte.-

Strcete fait un autre usage de l’observation de Biccioli, et, prenant dans ses Tailles le lieu de la Lune et sa parallaxe, il conclut la plus, grande latitude de la Lune en opposition 4‘*59'53". Astr. Carol.p. 35. On pourroit pareillement demander si les élémens tirés des Tables de Streete sont d’une précision suffisante.

— Le 8 octobre, à Dantzick, Jupiter haut de 3G‘'25' (les étoiles fixes étant cachées sous les nuages), ou à i3''27', distance d’Aldébaran au bord éclairé de la Lune i5'.

Immersion sous ce même bord, Jupiter haut de 38^*48', ou à i3''42', vers le 1 18‘‘ du limbe, vis-à-vis le mont Aadus {Galilæus).

Émersion, vers le 292*^ degré, a d’Orion, haut de 38^Lf5' à l’est ou à i4'‘57'.

L’occultation fut presque centrale, l’étoile n’ayant passé qu’à l'au sud du centre de la Lune. Sélénogr. p. 478. — Mach. cœl. l. 2. Dans Hévélius, cette occultation est datée du 8 au matin; c’est une faute d’inattention.

— Agarrat observa aussi cette occultation à Baray, le 9 octobre au matin. Immersion, le bord inférieur de la Lune ôtant haut de 4o"A5', et a d’Orion de2D‘43'.

Emersion, le même bord ayant 49'*2o', a d’Orion 82'* 1 5', et Procyon 15*^30' de hauteur. Gass. t. IV, p. 455.

Je ne sais encore pourquoi le P. Briga rapporte l’émersion, observée par Ilévélius, à i4'’48G Scient. Eclips. part. IV, p. 187. On pourroit penser qu’il a voulu réduire ici le temps apparent en temps moyen; mais c’est ce qui ne peut se dire par rapport à l’émersion d’iVldébaran du i4 novembre de l’année précédente.

— Le 2 décembre, à Majorque, immersion d’Aldébaran, haut de 45^’3o'; donc à 8''45', sous le limbe austral de la Lune.

Emersion vers le milieu du limbe occidental, à la hauteur de 49**28'; donc à 9'' 7'. Mut, p. 43.

{‘) Ces deux parallaxes de longitude et de latitude ne supposent que 46' de parallaxe absolue, et telle étoit en effet la parallaxe de hauteur.

ANNALES CÉLESTES DU DIX-SErTIÈME SIÈCLE. - 1645.

PLANÈTES

Le 7 avril, à 8'', à Majoiajiie, Jupiter est à 12' de distance de 2co du Taureau, cl de 5' plus occidental que l’étoile. Il ctoit donc en 2“i‘'o'; lal. o''3a'A. Mui,p. 4r. Il paroit par cette conclusion, que Jupiter étoit au nord de l’étoile, (|ui étoit aloi's, suivant IMayer, en 2M‘'G'2i"; latitude o‘'4G'3G"A.

— Le i3 février, à 8’’, à IMojoiapie, Mai“S étoit de 3' plus occidental, cl d’environ 33' plus boréal que la seconde étoile précédente entre les informes du (iocher (la 120® du Taureau dans le Catalogue l)ritanni(jue). Mal, p. 4o. L’étoile- étoit alors, selon JMayer, en 2"2o‘'28'58"; lal. 2‘*3o'32"lî.

Le 28, une heure après le coucher du Soleil, ÎMars dilTéi'oit d’une minute en longitude de l’étoile ([ui est au-dessous et à l’orient des informes du Cocher ( la i3çf du Taureau), cl il étoit à-peu-près de 20' plus boréal que l’étoile. Ihid. p. !\\ . C.ette

étoile étoit alors, suivant IMayer, en 2*2V'3j'3i"; latit. 2'*29'3".

— Le 2G mars, à 8'', la distance de IMarsà £ des Gémeaux égaloil celle d’Alcyone àiMéropc; la diiférence des azimuts égaloit, surpassoit môme les trois quarts de celte distance; celui de 3Iars étoit le plus occidental, et la différence de hauteur égaloil le tiei's de la distance, JMars étant plus haut que l’étoile. L’observation est laite à Paris par Ifoulliau. Ihill. ms.

Gassendi observa la môme appulse pareillement à Paris. A 9'’, iMars étoit au nord de l’étoile, à uiu! distance qui excédait celle de g à '( de la grande Ourse; mais l’excès n’alloit pas à un ciiujuième de celte distance. iMars étoit sensiblement plus oriental (ju’une ligne droite tirée de Procyon à la Chèvre, et ])assant presque par £ des Gémeaux. Une autre ligne droite, menée d’£ des Gémeaux à [3 du Cocher, laissait, mais pi'esque insensiblement. Mars à l’orient. Gassendi conclut (jue Mars n’avoit ]>as encoi'c atteint la longitude de l’étoile. Gass. l. IV, p. 454-

— Le 4 mai, Mut à î\laiorque, observa à 8'', IMars en même longitude, à très- ])cu-près, (|ue2o. de l’Ecrevisse, et plus boréal d’environ 24'. Ricc. Asir. ref. p. 323. L'étoile étoit, suivant IMayer, en 3’*24‘'3i' 18"; lat. t‘'i9'48"B.

Le i5 mai, à 8'', à Majorque, Mars étoit distant de 2' en longitude, et de 5' plus boréal que •/] de l’Ecrevisse : son lieu apparent étoit donc en 4'’o^'24', latit. p'37' B. Mut, p. 3i . Cette détermination du lieu de Mars suppose que Mars précédait l’étoile, (jui était alors, selon Tycbo, au moins en 4”<>''2G'; mais, suivant IMayer, en 4"o'^' 27'22"; lat. i‘'33'4"]f.

Le 27 juin, i'‘3o' après le coucher du Soleil, à Plaisance, dans le palais du duc de l’arme, Boulliau observa (|ue Mars étoit plus élevé que Régulus d’environ un diamètre et un tiers de la Lune, et que son azimut étoit un peu plus occidental que celui de l’étoile, dont il avait déjà dépassé la longitude. Rull. ins.

FAITS

Boulliau voyant (jue toutes les bypollièses des astronomes qui l’avoient précédé, (]ue toutes les Tables de la Lune et des planètes, sans en excepter même les Rudolphines, étoient contredites par les observations, crut devoir se frayer une nouvelle

route. Il combina plusieurs observations; il imagina de nouvelles bypotbèses, aux({uelles ces observations lui paroissoient s’allier facilement; il construisit de nouvelles tables d’après ces bypotbèses. Enfin il publia cette année le résultat d(> son travail, sous le titre à' Astronomia philolaïca etc. Parisüs, iG45, in-foL Les principes y sont clairement posés, et les conséquences méthodiquement démontrées. Le tout cependant n’étoit fondé que sur des bypotbèses, ingénieuses il est vrai, mais arbitraires, et non sur des lois invariables d’une saine physique. Aussi Boulliau, suivant Riccioli, Ahnag. Prœfal. , p. iG, eut-il dès cette année même, le déplaisir de voir que les observations de l’éclipse du Soleil du 2t août ne s’accordoient point avec le résultat du calcul de ses tables.

— llévélius grava cette année les deux planches qui représentent les taches de la Lune en son plein, et (ju’il inséra aux pages 222 et 2G2 de sa Sèlè no graphie. Le P. Chérubin d’Orléans copia ces deux planches, et les inséra aux pages 29G et 298 de sa Dioplriqae oculaire, comme construites par lui-même sur ses propres observations. Hévélius dénonce ce plagiat, p. 181 ÿ,on Annus climacterieus .

Riccioli, par plus de 4o observations, avoit déterminé la hauteur du pôle à son observatoire de Bologne, de 44^'29'3o". Le 20 juin de cette année, avec un trèsgrand quart-dc-cercle, la hauteur du Soleil fut trouvée de G8‘'59'4a" ; le 21, de G9‘'o' précisément; le 22, de G8‘*59'45". La hauteur solsticiale est donc G9‘'o'; d’où Riccioli, supposant la réfraction nulle, et la parallaxe de 3o", conclut (jue l’inclinaison de l’éclipse étoit alors de 23^'3o'. Almag.p. i32. Mais les suppositions de Riccioli ne sont pas exactes; il ne falloit ajouter à la hauteur observée que 3" de parallaxe, et en retrancher 22" pour la réfraction, et l’inclinaison de l’écliptique aui’oit été réduite à 23^*29' 1 1".

llévélius, à Dantziclv.

— A Copenhague.

commencement vers le 1 18® degré du limbe, ou vers le mont Audus {Galikvus) . Les nuages font douter si cette phase n’est pas maiapiée une minute trop tard, quatre doigts.

onze doigts. Puis nuages. Voyez un plus ample détail dans Mach. cœl. l. 2, et dans Gass. t. 17, p. 5o3, 5o4-

commencement, le bord supérieur de la Lune étant haut de 22‘'ii', d’où Boulliau a conclu qu’il étoit i7‘*3'5i".

L’épi (le la Vierge étant haut de 23^*4^)', cinq doigts environ.

La même étoile hante de 23‘'3o', six doigts environ.

Régulns haut de 23‘* lo', environ sept doigts.

Hégnlus haut do i5‘‘o', immersion. Cette ohsei'vation se trouve dans le manuscrit de lîoiilliaii, mais éciâte d’une main étrangère; et Bonlliau ajoute de la sienne, (|u’à l’immersion la hauteur de Régulus devoit être, non de i >*', mais de 19'*, ou tout au moinsde i8''et qu’en la supposantde 19*', l’immersion sera arrivée à 17'“ ,08'. La même main (jui a écrit cette observation y en a ajouté plusieurs autres, faites à Leyde les années suivantes.

— A Paris, Gassendi, aidé de Picard et de Claude Luillier, observa sur une des tours de Notre-Dame.

iG'' i5'3o" commencement, ^ des Gémeaux haut de 23‘Ao'.

iG 43 six doigts, Régulus haut do 3i''25'.

17 II 45 ou i7'’i2'. . . Régulus haut de 2G‘*5o', immersion, peu au-

dessous de la Caspienne {Mare crisium). Une ligne tirée du point du commencement à celui de l’immersion soutendoit au nord iSoet au sud 210 degrés du limbe de la Lune.

18 j.^ le bord supérieur de la Lune étant haut d’en-

viron 4’*» elle paroît entre les nuages avoir i-ecouvré un demi-doigt de lumière.

Voyez un très-ample détail de cette observation, dans Gass. t. IV, p. 45G et seq. Gassendi y commence sa relation par dire, qu’à un été très sec avoit succédé un hiver extrêmement froid, do manière que la Seine fut prise d’une glace très-épaisse depuis le jour de Noèl jns(ju’an 27 janvier.

— Le P. Bourdin, à Paris.

iG'‘ 1 5'3o" commencement.

17 12 45 immersion. Rico. Geo g, ref. l. S, c. 17.

— A Pise, Reinieri vit lo commencement, le centre de la Lune ayant 24^' do hauteur. Les nuages ne permirent l’observation d’aucune autre phase. Ricc. Astr. ref. p. io3.

— Le P. Bressan, à Sainte-Marie, au pays des Durons, par 44‘‘2o' de latitude, et par estime, io‘' à l’ouest de Kéhec.

io''4V commencement.

Il 12 environ G doigts.

Il 44 immersion, puis nuages. Gass., tom. IV, j>. 458.

Riccioli, Almag. p. 384 et Astr. ref. p. io3, marque le commencement à io''44', et l’immersion à ii'V|i'; mais dans Geog. ref. l. 8, c. 17, il rapporte le commencement à io''45' et l’immersion à i i''45C

A Smyrne, Jean Fal)er ou le Fëvre, de IMarseille.

8'’3o' fin. Ihdl. ms. — Rico. Abnag.p. 384.

Telle est l’unique observation que nous ayons de eette éclipse, invisible dans presque toute l’Europe. Wendelin essaya d’en observer la fin, mais inutilement; il crut voir seulement un reste de pénombre jusqu’à 7'*55. Abnag. p. Cette

vision supposeroit que la pénombre auroit duré plus d’une heure.

Autres observations de la Lune.

Le 23 mars, à Boulogne, le centre de la Lune médie à 5‘‘3o'3G"; sa distance au zénith est de 24‘^’5G'3o". Ricc. Alm. p. 225.

Le 27 mars. Béguins étant précisément au méridien, donc à 9'' 23', le bord inférieur de la Lune éloit plus boréal que l’étoile de 18' au moins, de 19' au plus, et une ligne tirée de y à a coupoit le bord occidental de la Lune. Parallaxe de latitude 25'4o"; latitude de Béguins o‘^2G' B. (o‘'27'27", suivant Mayer et Bradley); demi-diamètre de la Lune iG'29"; donc latitude vraie de la Lune i‘’2G'9"B. (ou, au moins, C*27'3G"). L’observation est faite à Majorque. Mat, p. 45.

Le 8 mai, au matin, le centre de la Lune médie, à Bologne, à Gi‘*2o' de distance du zénit G' 10" après, distance du centre du Soleil au zénith, 7i'*32'3o"; donc le 7 mai, à i8‘‘22'3o", t. m. mérid. de Bologne, lieu vrai de la Lune, 1 0*20'' i5'3o". Ricc. Aslr. ref. p. 1G2, 1G7.

Le 19 juin, à Bologne, la Lune médie à 38‘*29'3o" de distance du zénith; 5'4i" après, hauteur du centre du Soleil, 17**28'; donc à 5*’45'52" t. m. lieu vrai de la Lune, 5®22**2G'o". Ibid.

Le 27 juin, à 1 1*'53'47'4 t. app. ou à 1 1*’55'35" t. m. le centre de la Lune médie; sa distance au zénit est GG**24', et, purgée de l’effet de la réfraction, GG'*2G'4o'. 7'22" après, la hauteur d’a de l’aigle étoit de 39**2o'3o"à l’est. Ibid. p. i5o, 1G2. Le même jour, la hauteur méridienne de la Lune, à Majorque, fut de 28**27'. Mal,

Le iG octobre, toujours à Bologne, à G'* i5'48", le centre de la Lune est au méridien : hauteur méridienne 23**34'. Abnag.p. 225.

— Le 24 décembre, à Dantzick, les nuages ne permirent pas à Hévélius d’observer l’immersion de .lupiter sous le disque de la Lune. Commencement de l’émersion à 8*'39'3o" près de Pelra-Sogdiana ( Wendelinas). Voyez un plus grand détail Selenogr. p. 477» 47<8, et Mach. cœl. l. 2.

— A Konigsberg, Linnemann observa l’immersion à 7*’53'3". Hévélius, combinant cette observation avec la sienne, croit que la conjonction a été presque centrale, et que Jupiter a passé I\o" au sud du centre. Mach. cœl. /. 2.

— A Varsovie, immersion, Jupiter et le bord inférieur de la I^une étant haut de 1 1**434 et [Ü des Gémeaux de 3o**i', ou à 8*’o'4o".

Emersion, Jupiter haut de t9**52', et [3 des Gémeaux de 39**38', ou à 9'‘43 (i<iss. tom. IV, p. 4G2.

PLANÈTES

Le 12 février, à iMajorqiie, IMiit observa .Iiipiter à l’orienl de Propos, et le i3 i» son occidenl. Le 19, absolument stationnaire, il étoit de 5' plus occidental, et de 9 ou 10' plus boréal que l’étoile. Le 20, il avoit repassé l’étoile, et étoit d’une minute à-peu-près plus avancé qu’elle en longitude. i\Iut conclut que le 19 à 7'', Jupiter étoit on 2*25‘'5G'; latitude o‘'3'A. Mut, p. 44* 45. Propus étoit alors, suivant Hi'adley, en 2"" 26^' o' 1 4" ; lat. o‘*ii'45"A. Donc l’observation de IMut mettroit Jupiter par 2®25‘*55'4; latitude, o‘'2'A.

— I.e 7 juillet, à i5''2o', Vénus étoit, suivant Riccioli, en 2*o‘'i8', et dans sa plus grande élongation, (jui étoit de 44‘'32'. Almag.p. 5c)j.

I.e 9 juillet, à i.5''4o', à Majorque, distance de Vénus à £ du Taureau, 82' à-peuprès; elle est presque tout entière en latitude. Mut. p. 45.

Le 20, à iG'‘, Vénus étoit plus méridionale que la plus australe de la corne australe du Taureau. Ibid. p. 45, 4G.

Le 10 mai, à Leyde, l’épi de la Vierge étant au méridien, la distance de Mei‘cLire à Procyon étoit de 42‘^5o' ; à la Chèvre, de 2o‘'33' ; à a des Gémeaux, de 3 V* • ;

à ^ des Gémeaux de 3G^'5o'; à Jupiter de 23‘' 18'.

I^e II, le Corbeau étant au méridien, distance de Mercure à Procyon, 4i‘'52'; à la Chèvre 2o‘'33'. Pour vérifier l’instrument, on a pris la distance de la Chèvre à Procyon; on Ta trouvée de 5o‘'57'. Anonyme in Bu//, ms. C’est celui qui a observé à Copenhague l’éclipse du 3o janvier.

llévéliiis observa cette éclipse à Dantzick dans le plus grand détail; voici scs principales phases.

9''i9'i2". .. commencement, vers le 170*' du limbe, à 5*' du nadir, Jupiter étant haut de 42‘'4^' vers l’est.

10 29 5 . . . plus grande phase, 5 doigts; Jupiter haut de 5o‘‘ i4'.

1 1 27 44 • • • fin à 45'^' du nadir à droite, Régulus haut de 42‘‘5' à l’est.

Mach. cœ/. /. 2.

Streete conclut qu’à 9'' 19' t. m. mérid. de I^ondres, le vrai lieu de la Lune en son orbite étoit 4®o‘'49'4". Astron. Caro/.p. 100.

— J’omets une observation de Varsovie, que Roulliau et Gassendi regardent avec raison comme insoutenable. Voyez Gass. tom. IV, p. 4G2.

— A Londres, an collège de Gresham, Foster.

8‘’ o' commencement. Plus grande phase, 4 doigts 4-

lo 20 fin. Fosi. Ohs. p. 8. — Àslr. Brit. p. SaG. 11 faudroit peut-

être lire lo’’ lo' au lieu de io''2o'.

— A Paris, Gassendi, Picard et Agarrat.

8’’ 8' commencement au nadir même de la Lune, ou bien peu

vers la droite, Procyon étant haut de 32‘’4o'- Une ligne, tirée par le point de l’entrée et par le centre de la Lune, passoit très peu au-dessous de Grimaldus.

La plus grande phase fut jugée, entre les nuages, de 4 doigts et demi ou de .’) doigts au plus.

1 o’’ I G'3o". . . fin, Régulus haut de 3j‘^5o' à l’est, donnant io'aG , et Y du Lyon haut de 4o''2j', donnant io'Ay'.

Du point du commencement à celui de la fin, 78“' du limbe de la Lune, à trèspeu-près. Gass. loin. IV, p. 4Go, 4G1.

— A Palma, en Sicile, llodierna.

Commencement lorsque Bellatrix (y d’Orion) étoit au méridien, avec le 7G‘*/|3 de l’équateur; observation très exacte.

Fin, lorsqu’un degré de l’éijuateur eut traversé le méridien après 1e passage d(' Procyon. llodierna, Ephem. Medic.part. 111, p. 54-

D’après notre calcul, le commencement de l’éclipse auroit eu lieu à 8''54'o2", et la fin à ii‘'i2'4j". Cette dernière phase paroît observée un peu trop tard; c’étoit peut-être la lin de la pénombre.

— Mut, à Majorque.

8'' iG' commencement, Procyon haut à l’est de 3()^ 10'.

10 3i fin, la Chèvre haute à l’ouest de G8^'28'.

Au milieu, 20' à très-peu-près du diamètre de la Lune étoient dans l’omhrc; donc grandeur de l’éclipse, 5 doigts. (Est-ce que le diamètre de la Lune étoit de '18^'? 11 y a ici quelque faute d’impression.) Mut.p. i3.

— A Smyrne, Roulliau et Faber.

9'’j4'4o'3 • • commencement, la hauteur ajiparente de Régulus étant de 35*^* 10'. Grandeur de l’éclipse, 5 doigts et plus.

12 7 20 . . . lin, Régulus étant haut de • Bull. ms.

Ces hauteurs sont sans doute bien observées, mais on n’est pas d’accord sur les heures qu’il faut en conclure. Celles que l’on vient de donner sont calculées sur le londement que la hauteur du pôle à Smyrne étoit de 37*^45'; Boulliau avoit cru la trouver telle, le 21 juin de cette année. Mais un assez grand nombre d’oliservations de Faber ayant poi'té cette latitude à 38‘*22', Roulliau crut, je ne sais trop sur

lcS.4 ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. - 1647.

(|uel ibndenient, qu’il falloit corriger les hauteurs observées, et les heures qu’il eu avoit déduites. Il les corrigea ainsi :

9'’53' . . . commencement, la hauteur corrigée de Régulus étant de

12 7 o"... fin, la même hauteur étant de 58*' 1 1'. Ibid.

(lassendi, torn. IV, p. 462, et tom. VI, p. 277, part d’après les hauteurs observées 35'' 10' et 58‘'4o', et donne le i-ésultat suivant.

9''55' commencement.

12 7' ou 9' fin.

Riccioli, par inattention sans doute, donne Astr. ref. p. 104, pour les heures du commencement et de la tin, des nombres insoutenables.

Supposant la latitude de Smyrne de 38*'28'27", telle (ju’elle est dans la Contioissauce des Temps, et ealeulant soigneusement le résultat des deux hauteurs apparentes, 35'' 10' et 58''/|o', observées par Roulliau, prenant le lieu du Soleil dans les Tailles de IMayer, et celui de Régulus dans le catalogue de Rradley, nous avons trouvé le résultat suivant.

9'' 54' 3G" commencement.

12 10 23 tin.

Roulliau et Faher ont observé de plus un grand nombre de phases pendant toute la durée de l’éclipse. Nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire de les détailler.

Autres observations de la Lune.

I.e 20 janvier, après l’éclipse de Lune, il y eut une occultation de .Jupiter par la Imne. Hévélius n’eut pas la satisfaction de jouir de ce spectacle. Après avoir pris jilusieurs distances de la Lune à Jupiter, cette distance n’étant plus que de 7', et même moindre, les deux astres furent couverts par les nuages. Voyez Selenog. p. 479» et Mach. cœl. l. 2.

— A Pai'is, le bord austral de Jupiter atteignit le bord boréal de la Lune, Arctimis étant à 4o''io' de hauteur, ou à i4‘' 17'- H fut totalement caché, Arcturus étant haut de 4o''i7', ou à i4'‘i7':t.

A l’émersion, on vit une légère tumeur sur le limbe de la Lune, Arcturus étant haut dc4G'^55', à i5''o'4. L’arc du limbe de la Lune, entre les points de l’immersion et de l’émersion, fut de 72 degrés. Gass. loin. I, p. G9G et tom. IV, p. 4G1.

— A iMajorque, immersion vers le tiers de la partie boréale de la Lune, Procyon ayant 33'' 5G' de hauteur vers l’ouest, ou à i4''29'.

Émersion, Régulus haut vers l’ouest de 53'' 43', ou à i5''32'. Mut, p. 4G.

— A Smyrne, la hauteur de Procyon, 9'' 45' à l’ouest, donna à Rouillau iG''37' jiour l’instant auquel Jupiter atteignit le bord supérieur de la Lune; cette planète et le centre de la Lune étoient dans un môme azimut.

La Chèvre haute de 5‘'5o', ou à \ .lupiter sortit, nnll. ms.

Mut, p. mot l’immersiou, à Smyrne, à , et, eu couséijueucc, le milieu

(lu passage à iG'VjS'; d’où il conclut la ditTérencc des méridiens entre Smyruc et Majoiaiue, de i’’38', détermination qui paroit exacte, à quel(jues secondes près.

— Le 8 avril, à Majorque, le talon droit du Cocher (y du Cocher ou [3 du Tau-

reau) étant à la hauteur de 35^' i4' a l’ouest, donc à 8'' 19' immersion de 10 du Taureau vers la partie troisième et septoutrionale du limhe obscur (ajtparemmcnt à de la corne boréale). L’étoile, dit Mut, étoit en 2® avec une latitude de

/p'2'A. ( en 2®i'*5G'i7", lat. 3‘‘59'4G"A, suivant Bradley). Parallaxe horizontale de la Lune, G2'45"; parallaxe de longitude, 54'G"; de latitude, 2G' 10". Donc, conclut Mut, lieu vrai de la Lune, 2®2^‘34A latitude vraie, 3''25CV. Mut finit par dire que cette estime peut n’être juste qu’à deux minutes près. Mui,p. 47-

Biccioli, Asir. ref. p. i58, rapporte cette observation d’après une lettre de Mut à lui adressée; il en conclut, p. 1G7, que le vrai lieu delà Lune étoit alors en 2®4‘'2o'54". Mais c’est parce qu’il a supposé que l’étoile éclipsée étoit e du Taureau ; et en ell’et les expressions de Mut paroissoient désigner cette étoile; mais la longitude et la latitude que Mut attrihuoit à l’étoile, ne pouvoit convenir qu’à 1 0. £ étoit alors, suivant Bradley, en 2®3''3C52", lat. 2^^35 37'^^..

— Le 12 avril, il y eut une seconde occultation de Ju[)iter par la Lune; elle n’eut pas lieu à Dantzick, il n’y eut (ju’une appulse. Voyez dans Hévélius, Sele/iogr. p. 54G, — Mach. cœl. l. 2, les distances de Jupiter à la Lune, et ses alignemens avec les taches, observés par cet astronome. La conjonction apparente de la planète avec le centre de la Lune eut lieu à 1 1'* i4'5o", Arcturus ayant 53‘‘ 10' de hauteur. La distance à la corne boréale étoit de G'; le demi-diamètre supposé, de iG'21".

— A Paris, il y eut contact; Jupiter fut éclipsé à moitié : c’étoit, dit Gassendi, un spectacle fort amusant, de voir Jupiter comme à cheval sur la Lune, et voyageant sur son limhe supérieur. Il joignit le limhe à 10'' 44 Arctui'us ayant 49*' tle hauteur. Émersion totale, Arcturus haut de 49‘*5o4 ou à io''()'3o". Gass. lom. I, p. G97, et tom. IV, p. 4G3.

— Agarrat, aussi à Paris, détermina le premier attouchement, Procyon haut de 23‘‘o', ou io'’3'4, et la soiTie totale, Procyon haut de 22^' 10', ou à io''94 Ibid.

— Petit lit aussi la même observation à Paris. Vers 9*' 55', Jupiter lui parut commencer à entrer sous le limhe obscur. Il fut entièrement éclipsé pendant 3 ou 4 minutes. Sonie totale vers 10'' 10'. De l'Isle, mss.

— A Majoiajue, immeision sous la partie boréale de la Lune, Kégulus étant

haut de 57^^17', ou à 9'*5G'; émersion. Béguins haut de ou à io''484 Mut

ajoute que la paiaillaxe de la I^une en longitude étoit alors à Paids, do 4i'35"; à iAIajorque de 43'4o"; et celle en latitude de 4^45" à Paris, de 34'i7" à Majorque. Mat, p. kl-

— Le 25 mai, à Bologne, le centre de la Lune médio à Go*^* 12' du zénit; 3' 20" après, hauteur du Soleil, iG‘'i'. Donc à i7''58'io" t. m. mérid. de Bologne, lieu de la Lune, ii®o‘*8'o'4 Rico. Astr. ref. p. 1G2, 1G7.

— Le G juin, à Dantzick, Jupiter est dans la ligne des cornes, la Lyre haute de

o3‘*36', OU h io''io'3o". Distance à la corne australe 8'. Ilev. Mach. cœl. l. 2, — Sele/iogr. Ta b. R H IL

PLANÈTES ET ÉTOILES

Le 2 février, à 3'' suivant le coinput italique (3'';|- après le coucher du Soleil), à Bologne, distance de Saturne à a du Bélier, très-préciséineiiL; 7' après,

distance à Aldéliaran, 23‘*27'3o". Donc à 8'’, lieu de Saturne Rico. Asir.

ref. p. 288, 298.

Le 20 novembre, vers la heure italique, distance de Saturne à la Chèvre, 3i''7'; à du Taureau, 20'' .u)': à la fin de l’observation, Saturne étoit haut de 4o‘'4o', et Aldéharan de34‘'45'. Donc à 9''3o', lieu de Saturne i®28‘‘24'.

De cette dernière observation faite à Bologne, Jacques Gassini conclut que l’opposition de Saturne a eu lieu le 20 novembre <à en 1*28'' 24' 25". Elèm.

(V Aslr. p. 356.

— Le 9 mai, à 9'', Bonllian vit, à Ahydos sur l’Ilellespont (château d’Asie des Dardanelles), Jupiter ])rès de la crèche du Cancer; sa distance à e étoit égale au demi-diamètre de la Lune; il fut estimé de 4 h 5' plus austral que l’étoile. RuU. ms.

— Le 17 mai, à Smyrnc, Jupiter étoit distant de 20' des étoiles les plus occidentales de la C.rèche; il étoit voisin de l’Ane austral.

Le 22 mai, à 9'’, il étoit plus occidental (ju’une ligne droite tirée par les deux Anes; sa distance à cette ligne étoit tout au plus de trois de ses diamètres, et sa distance à l’Ane austral étoit d’un diamètre de la Lune.

Le 24, il avoit dépassé d’environ G' la longitude de l’Ane austral. Ibid.

J.c G septembre au matin, dans le port de Malte, Jupiter étoit à 26' de distance au nord de Béguins; il n’avoit pas encore atteint la longitude de cette étoile; la distance n’étoit donc pas toute en latitude. Ibid.

— Le iG décembre, à Majorque, IMut observa Jupiter, à 19' au moins, ou à près de 20' de distance de y dn Lion.

Le 22, à 1 1'', Jupiter étoit de 5' plus occidental, et de 9' à 10' plus austral (jue l’étoile.

J.e 2), à ij'', sou mouvement étoit encore direct.

Le 25, à i4'', il rétrogradoit, mais presque insensiblement; il étoit de 3' plus occidental que l’étoile. Il étoit donc en 5*9^33', lat. i‘* 1 l'B. Mut. p. 49- '/, du Lion étoit suivant Bradley, en 5®9‘*3G'4G"; lat. i‘*2o'53"B.

— Le 25 août, une heure après le coucher du Soleil, dans le port de iMaltc, l'épi de la Vierge, Vénus et Mars étoient dans un mémo alignement; Vénus étoit à-peuprès à égale distance de Mars et de l’étoile. Ru/I. ms.

Le 2r juillet, à 8''3o', à Smyrnc, 5Iars étoit, à très-peu-près, de 21' plus oriental (jue [5 de la Vierge; la veille il étoit de la même (juantité plus occidental que l’étoile. Ibid.

Le 3 août, à 8'', à Smyrne, distance de Vénus à [3 de la Vierge, ro': son a/Jmut étoit de 4 il 5' plus occidental que celui de l’étoile. Ibid.

Le 27 août, une heure après le coucher du Soleil, et toujours à Smyrne, Vénus paroissoit avoir la même longitude que Tépi de la Vierge; elle étoit plus boréale

que l’épi, et sa distance à cette étoile étoit égale à celle de o et - du Sagittaire. Ibid. La distance des deux étoiles est de environ.

— Joachim Jungius vit, le 28 février et les deux jours suivans, la variable de la Baleine de 3® grandeur. Hevel. Mercur. in Sole, p. i4<J, >32.

FAITS

Cette année fut la dernière de Christian Séverini, dit Longomontan, du nom d’un village de Danemark où il étoit né en i5G2. Son père étoit un pauvre laboureur, hors d’état de lui procurer une éducation honnête. Son zèle lui fit surmonter les obstacles que l’indigence opposoit à ses progrès dans l’étude des lettres, et surtout dans celle des sciences mathématiques, pour lesquelles la nature lui avoit inspiré un goût irrésistible. Recommandé à ïycho, il aida ce grand homme dans ses observations; il fut même directeur de son observatoire durant 8 ans. Muni des plus flatteuses attestations de Tycho, il retourna dans sa patrie, et fut nommé, en i6o5, professeur de mathématiques à Copenhague. Il remplit cette place avec honneur jusqu’à l’année de sa mort. Dès l’année 1G22, il avoit publié son Asironomia Danica, à Amsterdam, in-4”. H en donna en 1G40, pareillement à Amsterdam, in-fol. une 2® édition fort augmentée. 11 y admet le mouvement diurne de la terre; mais sur tout le reste il suit Tycho. 11 joignit à sa théorie des Tables des mouvements célestes, qui s’accordèrent quelque temps avec le ciel, et qui furent d’abord estimées, mais qui furent bientôt eiïacées par les Tables Rudolphines. La th éorie de Longomontan étoit trop compliquée pour représenter fidèlement l’ouvrage de la nature.

— Hévélius publia cette année sa Sélénograpbie. Il y traite principalement des phases de la Lune, des taches qu’on y observe, des diverses apparences de ces taches dans les diverses phases de la Lune, de sa libration, etc. 11 donne une nomenclature des taches de la Lune. Langren avoit publié en iG44> Dn ouvrage dans lequel il prétendoit qu’on pouvoit déterminer les longitudes sur terre et sur mer par les taches de la Lune. Sa méthode n’étoit ni d’un usage facile, ni même à l’abri de toute erreur. Pour en faciliter la pratique, Langren avoit gravé lui-même, et avoit publié en iG43, sous le titre de Selenographia Lan greniana seu Lunxina Ausiriaca Philippica, des Planches qui représentoient les taches de la Lune dans ses différentes phases; et il avoit donné à ces taches des noms de princes, de savans, de quelques-uns de ses amis : il avoit même déjà fait imprimer quelques feuilles relatives à ces planches; mais, dit Riccioli, n’ayant point de Mécène, et chargé du soin d’une nombreuse famille, il ne se pressoit point, de sorte qu’il se laissa prévenir par Hévélius. Celui-ci ne jugea pas à-propos de donner aux hommes des possessions dans la Lune; il aima mieux y transporter la terre entière, en donnant aux taches de la Lune les noms des montagnes, des îles, des lacs,, etc. de la terre. Quatre ans après, Riccioli publia son Almageste. Comme il n’y avoit aucune analogie entre les montagnes et lacs terrestres et les parties de la Lune auxquelles Hévélius avoit donné les mêmes noms, Riccioli revint à l’idée de Langren, et distingua les taches de la Lune par des noms d’hommes. H ne crut cependant pas que les princes et les amis de Langren dussent figurer dans cette nomenclature céleste; il n’y admit que des astronomes et des philosojihes cosmographes, ou du moins dont les écrits avoient pu être de quelque utilité à l’Astronomie ou à la

Cosmograpliie. La nornonclatui-e d’IIévélius fut d’aLord admise en Allemagne, en Angleterre, en France, etc.; Jean-Domini(jne Cassini nous apporta en 1G71 Fusage de celle de Riccioli. Cet usage s'est insensiblement répandu en Allemagne, en Russie, en Angletei're, de manière qu’on peut dire(|uela nomenclature de Riccioli est rnainteuant généralement admise. Il faut convenir d’ailleiii'S qu’elle aide plus à la mémoire ([ue celle d’Hévélius; on l'ctient plus facilement les noms de Snellins, Cusatus, FaJmcius, etc., que ceux de Mo?is Paropamisus, Mons Techisanda, Mous Coïbacaranus, etc.

.\ Cbàlons-sur-lMai‘ne, le P. Jac([ues de Rilly vit le commencement de cette éclipse à 17'' \5'; le ciel se couvrit ensuite. Fournier, Ilydr. 1. 12, c. 10. Il y a probablement ici une faute d’impression; il faut lire 17'' i5' pour i7'‘4o'.

— Gassendi étoit alors h ïarascon, en Provence; il n’avoit à la main qu’un (|uart-de-cercle d’un pied de l’ayon : il fit ce (|u’il put, dit-il, et non ce qu’il auroit fallu faire pour oliténir une bonne observation. Il observa dans la tour du Collège des PP. de la Docti iue chrétienne.

Aldébaran haut de i5''3o', ou à r 7'' rq', l’éclipse venoit de commencer. (H y a ici dans l’im|)rimé an moins une ligne d’omise. ) Il est clair, par ce qui suit, (jue Gassendi avoit pris au commencement les hauteurs de deux étoiles, d’Aldébaran et d’uue épaule d’Orion, probablement d’a. Une de ces deux hauteurs, et c’étoit sans doute a d’Orion, donnoit 17'’ iç)'; l’autre donnoit une heure plus avancée. J’ai calculé en elfet, la hauteur d’Ablébaran, i.5‘‘3o'; elle donne i7''2 l'oF'- Gassendi ri'jette sur le vice de l’instrument ce défaut d’accord entre les résultats des deux hauteurs. A la phase de G doigts, iG'^'o' hauteur de l’épaule d’Orion, et 3o‘'3o' hauteur de Procyon, s’accordèrent à donner i8''G'. La plus grande phase fut de 9 doigts. Gass. l. IV, p. 4G3.

— A Aix, Honoré Gautier et Galiriel Roverius observèrent le commencement, avec de très-bons instrumens, Sirius étant à 1 5'* 1 (/ de hauteur à l’ouest, ou à i7''i9C Cette observation donne à Gassendi un nouveau sujet de douter de l’exactitude de la sienne, vu qu’au commencement de l’éclipse, on auroit dû compter à Tarascon 3 à 4' moins (|u’à Aix. Ibid.

Autres observations de la Lune.

Le 8 mars, à Rologne, à i i'’.j8'3 j" t. app. ou à i l'LoG' t. m., le centre de la Lune étoit au méridien, à 33^’55'3o" de distance du zénit. Rico. Astr. ref. p. i jq. — Almag. p. 22 J.

Le 12 juin, à Rologne, à 18'’ iG'8", t. app., le centre de la Lune médie, ii 02'' jo' de distance apparente du zénit. Ricc. Al/n. Ibid.

On peut voir dans Riccioli les consé(juences très-équivo(jues qu’il tire de ces (leux observations, pour déterminer la [)arallaxc horizontale de la Lune et sa distance à la Terre.

PLANÈTES ET ÉTOILES

Le 2G février, h Bologne, vers l’heure italique 2 Saturne étoit à d’Aldé-

barau, et à 32‘‘5G' de Rigel. Rico. Aslr. ref. p. 289. Uiccioli conclut, Ibid.p. 298, (]u’à 8'', Saturne étoit en i®2G‘' 10'.

Le 5 janvier, à 9", Hévélius jugea la variable de la Baleine de la 2'’ grandeur, plus grande que y do la même constellation, moindre cependant qu’a, flcve! de Mercur. etc. p. 1/19, I02.

(ilette éclipse n’étoit visible que dans les parties les plus au nord-ouest de rb]uropc, etau nord de rAméri(jue. Je n’en trouve d’autre observation que celle qui fut faite à Cambridge en Angleterre, au collège de St-Jean, par Robert Billingslei, ([ui à 18'' observa que le Soleil étoit éclipsé de deux tiers de doigt dans sa partie boréale. Astron. Rrit. p. 35o.

SECONDE ÉCLIPSE DE SOLEIL LE 4 NOVEMBRE. Hévélius, à Dantzick, ne put observer le commencement.

2'‘28' ou environ. commencement conjecturé; il a ilù arriver vers

l’oucsl, à Gü‘* environ du zénit.

3 i4 3o" cimj doigts |, plus grande phase.

4 I O fin à j.ÿ' du zénit. Mach. cœl. l. 2. — Ep. ad Eichslad.

una è IV Epist.

— A Kostidetz, en Bohême, sous le parallèle de Prague, et à i5 milles à l’est de cette ville, le P. jMorct.

.j'‘i5' fin. Ricc. Aslr. ref. p. 1 jG. (A le Soleil étoit

couché à Kosteletz.)

— A Londres, au collège de Gresbam, Foster.

o''4i'3o" commencement exact.

O 53 un doigt.

Plus grande phase : 5 doigts et demi.

2 29 3o un doigt.

2 3G 3o fin précise. Fost. Obseiv. — Aslr. Rrit.p. 3)0.

— Wiberd, à Londres.

2''3G'49" fin. Ai'/r. Brit. p. 35 r.

Palmer, à Ecton.

o''4C5G" un huitième de doigt.

O 48 /|9 un doigt.

T 33 32 (juatre doigts 20',

2 22 4o un doigt,

2 3i 4 fiD- Ibid, et Palm. Calhol. Plan. p. 210.

— A Leyde, un anonyme.

Le Soleil haut de 2o‘‘ 17', i doigt.

Le Soleil haut de 19 i3 , 3 doigts.

Le Soleil haut de 18 33 , 4 doigts.

J.es nuages ne permirent pas d’autre observation. Bull. ms.

— A 41eslay-le-Vidamc en Beauce, Boulliau ne put observer que la fin, le Soleil ayant iG‘*3o' de hauteur, donc à 2'‘42' (ou plutôt à 2''45')- La plus grande phase lut de 3 doigts. Bull. ms. — Gass. lom. IV, p. 4G().

— A Aix, Gautier et Boverius manquèrent le commencement, à cause des nuages.

i'‘38' deux doigts, le soleil haut de 2(j‘*4G'.

2 10 3 doigts le Soleil haut de 23‘‘5o', plus grande

phase.

2 55 2 doigts, le Soleil haut de 19'^ 10'.

3 12 fin, le Soleil haut de iG‘*2o'. Gass. ibid. Voyez-y plus

de détail.

— IMut, à 5lajor(jue, suj)posa le diamètre du Soleil divisé en 4.000 parties, et mar(|ua combien il y avoit de ces 4.000 parties éclipsées. Nous avons réduit ces parties en doigts.

Hauteurs

du

Soleil.

Il f (1 /

I 23 3i 22 commencement.

1 4' 29 56 i)arties éclipsées. .. . 83o, ou 2 doigts 29'.

2 3 27 47 plus grande phase. i,i63, on 3 doigts 29 .

2 4o 23 23 parties éclipsées.... 83o, on 2 doigts 29.

3 2 20 21 fin. Mut. p. 17.

On trouve cette observation de Mut, dans Ricc. Astr. ref. p. i4G, avec (juelques variantes. Nous avons cru devoir nous en tenir à ce que Mut lui-même en a publié.

A Leyde, un anonyme, dont l’observation manuscrite se trouve parmi les manuscrits de Boulliau. Les heures sont celles d’une horloge martjuant les secondes.

j3''ii' la Lune entre dans un nuage, l’éclipse non encore

commencée.

i3 22 Arcturus haut de 38^ iG', la Lune sort du nuage un

peu entamée.

Arcturus haut de 87^4'. deux doigts.

13 47 Arcturus haut de 34‘*5', G doigts.

1 4 1 5 la tête d’Hercule haute de 5G‘G3', immersion.

Il y a ici nécessairement quelque faute de copiste; la tête d’IIercule ne peut montera 5G‘*G' sur l’horizon de Leyde. J’ai tenté, mais inutilement de découvrir

OÙ pouvoit être rerrcur. J’ai calculé la première hauteur d’Arcturus, 38‘A(y; elle m’a donné i3''24'i7": l’horloge ne maiajuoit que i3‘'22'; elle retardoit donc de 2' 17". Si ce retard s’est soutenu, l’immersion sera arrivée vers r4'' ha deuxièiiK' hauteur d’Arcturus donne i3'‘32'2i" pour la phase de 2 doigts.

— Foster, à Londres.

i3'‘i5' deux doigts.

13 33 six doigts.

14 2 immersion. Fost. Observ. p. 7.

— Palmer, à Keton.

i3'' 8' ... commencement l’azimut d’y] d’Ophiuchus étant de 7*' 42'

du sud h l’ouest.

i3^'3.3'44"* • . immersion, l’azimut de l’étoile étant de 2o‘‘o'. FaltJi. Cath. Plan. p. 210. — Aslr. Bril.p. 32(3.

— A Majorque, Mut.

i3'’ 8' pénombre très-épaisse, à l’œil nu.

i3 i() Arcturus haut de 4^‘‘ commencement. Mut. p. i(3.

-- A Smyrne, Faher.

i4‘‘3o'37". . . commencement, Arcturus haut de 23*’ jo'.

I 3 2G i4 . . . moitié de la Lune éclipsée, Arcturus haut de i7‘'o'.

1.5 48 47 • • • immersion, Arctuims haut de i2‘‘43L HuU. ms. — (lass.

tom. IV, p. 4136.

Faher, en envoyant cette observation à Boulliau, y avoit joint les heures i“ésultantes, suivant son calcul, des hauteurs observées d’Arcturus. Mais il avoit supposé une fausse latitude de Smyrne. Boulliau avoit soumis la première hauteur à un nouveau calcul; mais il n’avoit supposé la latitude de Smynie que de 38‘'22', et elle est de 38*^28'. Les heures des observations, telles (|ue nous les avons marquées, sont les résultats du calcul que nous avons fait des trois hauteui's. Ifheure que Faher joint à la seconde hauteur me paroît supposer (jue cette hauteur étoit 17^*50', et non 17**0'; l’heure correspondante seroit i3‘’22'.

— Aux Trois-Bivières en Canada, le P. Bressan.

7'*48' eommencement.

10 43 fin. Rico. Aslr. p. to4- Cette durée est trop courte pour

une éclipse totale.

L’anonyme de Leyde trouva que l’éclipse étoit commencée lors(|ue la hauteur occidentale de Procyon étoit do 4o*' i3'.

Immersion, l’étoile rougeâtre d’ürion ( apparemment a) ayant 20**47' de hauteur à l’ouest.

1>>2 ANNALES CÉLESTES DU DlX-SEPTlEME SIÈCLE. — 1649.

— A Paris, Jean et Fi’ançois Bocliart de Sai'on, et de Neuré, sur les tours de Notre-Dame.

Aldéharan liant de 27‘A)', commencement.

Sirins liant de 1 i‘^*2o'

Aldédniran liant de iG‘'o'

immersion.

(tdss. tom. IV, P . /|GG.

— Au couvent de Saint-Vincent, près Digne, Gassendi.

Aldeliaran haut de 2.V'ji

n , r,. , .1/1 . commencement,

p du laureau haut de 4' Ai2 )

Aldéharan haut de 19*' 3' j

[i du l’aureau, haut 3j‘‘43' i ^

Aldéharan haut de i3''2G', et [ü de 29‘'544 immersion Gass. ihid. p. 4G5.

\ Aix, Gautier et Bovérius.

commencement, Jupiter haut de G‘‘3o'.

G doigts, Sirius haut de i7'*45' à l’ouest, immersion, Jupiter haut de iG"'4o'. Ibid.

Ces trois observations, de Paris, de Digne et d’Aix, sont bien pins amplement détaillées dans Gass. tom. IV.

— A Bologne, Riccioli.

i8'‘4j'5o". . . Procyon étant à 55^'35' du zénit, immersion. Ricc. Alrn. p. 74G.

— A Majorcjne, iMut.

1 7'' lo' la Cbèvre haute de 4G^'53' à l’ouest, commencement, puis

nuages. Mut, p. 18.

— Le P. Bressan, à Kébec.

12'' 12' commencement.

i3 3o immersion. (C’est bien tard; n’auroit-on pas écrit i3 3o

pour i3 20?)

iG 2j fin (c’est encore bien tard). Ane. Mém. tom. VII, p. 710.

— A Panama, en Amérique, le P. François Ruggi, habile matbématicien, nous dil-on.

11'' o' commencement; l’éclipse dura 4 heures. Ibid.

Autres observations de la Lune.

Le 21 avril, Procyon étant élevé de 47‘‘3j' sur l’horizon de Majorque, donc à 7'’ 17', •/] du Lion, étoit au-dessus de la tache Caspienne {Mare Crisium)', il en étoit

distant de G' ; le vertical de l’étoile laissoit à l’ouest le quart du disque de la Lune. Mat, p. .JO.

PLANÈTES

Le 8 avril, à 8'’3o', Saturne avoit dépassé la longitude de l’étoile boréale qui est dans la corne australe du Taureau, et qui étoit pour lors en 2®i i''4o', avec de latitude australe; il en étoit distant de 22', et il étoit de 1 1' plus haut que l’étoile. Hall. ms. Je ne doute pas que cette étoile ne soit i du Taureau, sur la position de la(|uelle il sera échappé à Tycho une erreur de calcul, qui aura été suivie par Képler, Iloulliau, Riccioli, et corrigée par Hévélius, Flainsteed, bradley. Lacaille et Mayer. 1,’étoile étoit alors, suivant ce dernier, eu 2^^ 1 i‘'53'G"; lat. i'* i3'3r)"A.

— Le 2G juillet, à i5'’, à Bologne, Saturne, haut de 23‘‘, étoit à 25‘'24'3o" de distance de la Chèvre, et à 2o‘*5G'3o" d’Aldéharan ; d’où Riccioli conclut qu’il étoit en 2*'2.j‘'38'. ref.p. 288, 298.

— Le 1 1 octohi’e, à 1 1’’, à Paris, Saturne est à de p. des Gémeaux, plus lias que l’étoile de 10', et dans un azimut plus occidental de 10'. L’étoile est en 3®o*'2.5'24"; lat. o‘*53'A. De la distance et de la situation respective des deux astres, il suit que Saturne étoit d’une minute plus occidental que l’étoile, et de \t\' plus austral; donc Saturne étoit en 3*o'*24'54’3 lat. 1**7' A. à très-peu près. Bull. ms. L’étoile étoit alors, selon Rradley, en 3*ü^'24’24"; lat. o‘'5o'34"A.; donc Saturne en 3®o‘'23'24"; lat. i‘‘4'4A.

— Le 1 1 mai, à io'’,5.3', probablement à Pitschen en Silésie, Marie Cunitz, ou son mari Elie de Loewen, observa que Jupiter, voisin du nonagésime, étoit de i' plus occidental que 7] de la Vierge, et de 8' plus boréal. L’étoile étoit alors, suivant Tycho, en 0*29^*57'. Uran. prop. p. 92. — Rico. Astron. p. 309. — Slreete, Aslr. Carol. p. I T 3.

— I^e même jour. Mut, à Majorque, jugea Jupiter de 2' ou de i'3o" plus oriental (|ue la même étoile. Sa distance à l’étoile étoit un peu moindre que celle des deux contigües de la 2*" des Hyades (probablement des deux 0, et cette distance est d’environ 8':!^. Ricc.ibid. L’étoile étoit alors, suivant Rradley, en 5"29‘'5G' i3"; lat. V* 22' 24" B.

Le I juin, à 9'', à Majorque, Jupiter rétrograde est à ]G' de la même étoile, laquelle étoit, suivant Tycho, en 0*29*^' 5G4 lat. ^'20' B. Donc Jupiter étoit en G®o^‘ 12’; lat. i''2j'B. (ou mieux en G®ü‘A2'iG", lat. u'22'24"B.)

Le 2, distance, i3'.

Le 5, distance, 6'.

I.ie 9, à 10'', Jupiter étoit d’un de ses diamètres, très-précisément, exaclissime, plus occidendal que l’étoile, et l’étoile étoit distante de la ligne; des satellites, de très-peu plus que le demi-diamètre de la planète. Jupiter étoit donc en 5®29‘'5G', lat. u'2G'B.

Le 10, à lo*’, Jupiter étoit déjà direct et plus oriental; la distance de son bord à l’étoile cxcédoit de bien peu sou diamètre. 11 avoit doue, en 24'', parcouru 3 fois son diamèti'e, (jui étoit aloi's de 43"-

Le II, à lü'', distance, environ 2 minutes.

Le IJ, distance 9'; le 16, 11'. Il étoit donc, le iG, en G®o‘*7'. Mut. p. jo, 5i.

— Le 9 juin, en Silésie, vers 1 1'“, .Inpiter n’avoit pas encore atteint la longitude (le la distance des centres étoit moindre (|ne 2'; elle excédoit 1':,. Jupiter étoit |)lns lioréal que l’étoile.

Le K), vers la même heure, Jupiter avoit dépassé l’étoile; la distance des centres étoit de i'. Donc Jupiter, vers midi, avoit touché l’étoile de son hord austral, sa latitude étant alors tl’une demi-minute plus boréale que celle de l’étoile. Uran. propii.p. 92,

— Hiccioli et Grimaldi observèrent cette même appulse à Bologne, I.e 9 juin, une heure après le coucher du Soleil, l’étoile étoit plus orientale et plus australe que Jupiter; sa distance au hord le plus voisin étoit de 3 demi-diamètres et demi de Jupiter.

I.c 10, à la même henre, l’étoile étoit plus occidentale et plus australe que la jilanète; sa distance au hord le pins voisin étoit précisément de 3 demi-diamètres. Hiccioli conclut, avec raison, (jne la conjonction a eu lieu le 9 à 21'’, Jnpiter étant si'iilement de |dns boréal que l’étoile, la(juclle étoit, selon Hiccioli, d’après Tvcho, en 5®2()‘'.j()'2,V' ; latitude, i‘'2,VB, (et suivant nous, d’après Bradley, en 3"29'‘.)G' 1 7"; lat. ]‘'22'2 V B.) Rico. Almag. p. 710, 71 1. — Astron. 3i/j, 3.jG. Hiccioli conclut de plus que le diamètre de Jupiter étoit de 49".

~ IGifin cette appulse n’a point échappé à Boulliau, Voici la suite de ses observations, extraite de son ms. Il ohservoit à Paris.

Le 7 mai, à |)'’4)', Jn|)iler est distant de l’étoile de 18', et plus haut qu’elle

Le T2, Jupiter au méridien étoit au-dessus de l’étoile, presque dans le même azimut, plus oriental (ju’elle en azimut de 2' au plus; la distance étoit d’environ 10'.

I.e I j, l’azimut de Jupiter étoit plus occidental, et la distance à l’étoile étoit plus grande de 2 on 3' (|iie le 12'; la distance étoit donc de 12' a i3'.

Le I .J, Jupiter avoit encore rétrogradé vers l’occident.

Le 3i mai, Jnpiter étoi t de i4'on 1.0' plus occidental que l’étoile.

Le G juin à 10'', la hauteur des deux astres est la même; leur distance égale à la moitié de celle des deux w du Scorpion, donc de 7'3o".

Le 8 à 1 1'', les hauteurs sont égales; Tazimut de Jupiter est plus occidental (]iie celui de l’étoile de 5 diamètres de la planète. J^e 9 à 10'’ 3o', la distance de l’étoile au hord de Jupiter est égale au diamètre de cette planète. I^e centre de Jupiter est pareillement d’un diamètre plus haut (jue l’étoile. I3azimut de Jupiter est d’un diamètre un tiers [)lns occidental que celui de l’étoile. Ainsi peu s’en faut que les deux astres ne soient en conjonction.

Le II <à II'’, Jupiter est de G diamètres, on très-peu plus, plus oriental (jue l’étoile; sa hauteur excède de 2 diamètres, ou un peu plus, celle de l’étoile.

Le iG, à II'', distance iG', hauteurs égales.

Le 20, à 8'’ /(()', distance 33' au moins.

— I^e 2.3 juin, à Majorijue, à 9'’, la distance de Mars à [6 de la Vierge étoit de i4'- 3Iars étoit jilus austral, et d’environ i3' plus occidental que l’étoile. Il étoit donc en 5®2i‘'.^9'; lat. o’'37'H.

Le 2'i, à 9'’, Mars étoit plus oriental (|ue l’étoile de 18'. Mal, p. 5o.

— Faher observa cette appiilse à Smyrne. Le 23, à 9'', Mars étoit au sud-ouest, et le 24 à pareille heure, au sud-est de l’étoile, autant oriental le 24, à l’égard de l’étoile, qu’il avoit été occidental le 23. Sa distance à l’étoile étoit, l’un et l’autre jours, à-peu-près égale au demi-diamètre de la Lune. Bull. ms. Vu la dilférencc des méridiens, cette observation s’accorde assez précisément avec celle de Mut. ^ de la Vierge étoit alors, suivant Bradley, en 0*22^^ i2'54"; lat. o‘'4L35".

— Le 23 mars, à 7'’, à Majorque, Vénus étoit de 3' à-peu-près plus occidentale que 0 du Bélier, et de ()' plus australe. Elle étoit donc en i®i5‘'57'; lat. i‘'3G'B. Mal, p. 5o. L’étoile étoit, suivant Bradley, en i5''5G'38"; lat. i‘‘4^'7' ^.

A Bologne, le 29 juillet, à iG''io', Riccioli observa Vénus en 3®7"*i53 Alrnag. p. 5q5.

FAIT

Galilée, après avoir découvert l’isocbronisme du pendule simple, avoit eu l’idée d’appliquer ce pendule aux horloges; mais il ne l’exécuta pas. Son fils, Vincent Galilée, fut le premier qui mit cette belle découverte à exécution; il en fit l’essai cette année à Venise. Mais il étoit réservé au célèbre Huygens de réaliser avec un plein succès les espérances qu’on avoit fondées sur la découverte de Galilée.

L’anonyme de Leyde observa la fin, l’Epi de la Vierge étant au méridien, et la Lyre étant haute de 35‘‘45'. Bull. ms.

— Wing, à lAilfenbam, 2^24" de temps à l’ouest de Londres.

9'' 18'.... fin de l’éclipse. Aslr. Brii. p. 827.

— Robert Billingslei, à Morcott, près LulTenbam.

9'' 19' — fin. Jbul.

— Mut, à Majorque.

9''32'24", Régulus étant haut de 4o‘'29', fin.

Au plus fort de l’éclipse, 10' du diamètre de la Lune restèrent éclairés. Mut, p. 19. — Bicc. Altnag. p. 74G. — Ane. Mém. de l’Ac. t. 1, p. 487. L’éclipse fut donc d’environ 8 doigts .G

i4''22'.... fin, àGoa. Ane. Mém. i. I, p. 43G.

A Panama, le P. Nicolas Mascardus en observa le commencement à 12'' 1 3'. Bicc. Astr. ref. p. lo j.

Autres observations de la Lune.

Le 1/4 avril, Boiilliaii ol)serva à Paris une oecultalion de y de la Vier«:e. des Ciémeaiix avant 22‘'3:5' de hauteur à l’ouest, donc à i i''/49/2o", ininiersion de l’étoile vis-à-vis le milieu de Palus Manvotis (^Grinuddus), sous h; l degré llévélien du limbe de la Lune. Le point de l’immersion étoit de \l\ pins liant (|ue le bord inférieur.

Kégulus étant à la hauteur de 23'’32', ou à 1 2'‘.).)'2o", l’étoile étoit sortie un peu au-dessus de la moitié du Palus Mæolis {Mare Cn'siam), de dessous le 3io'‘ degré, un peu au-dessus de Tmcus mi/ior. La distance de l’étoile au limbe étoit alors de 2'. I,e demi-diamètre de la Imnc étoit de i()'37".

I.’étoile Y de la Vierge étoit aloi's eu x'j'-ïY; lat. 2‘'jo'1L (suivant Bradley, en GxV i7'2(S"; lat. 2‘'48'57" B.). Doncau moment de l’immersion, lieu apparent de la Lune Gvy'o'dG", lieu vrai GVV' )o'2j". Lat. apparente 2‘'oi', lat. vraie 3‘'33'3cS"B.

A l’instant oîi l’on a pris la hauteur de Béguins après l’émersion, l’observation donne pourlimi apjiarent de la Lune G* j‘'34'37", pour lieu vrai GvV33'37"; lat. uu peu moindi'e (|u’à l’entrée. Parallaxe en lat., 47 -53". Bull. ms.

Le 7 juillet, à i o''45', à Majoiajue, la Lune étoit plus australe que .lupiter; la distance étoit ;t-pcu-près de 3o'; la ligne des cornes tendoit à Jupitei'. Ma/, p. 02.

Le 28 septeml)re, à j'Ljj', à IMajonjue, Vénus et le bord occidental de la I.uik' étoient précisément dans le même vertical. Vénus plus haute, et à 9' de distance d(‘ ce bord. Ihid.

Los observations suivantes sont deIMut,à IMajoiajiio; elles sont toutes faites vers I.,a |u‘emièrc distance est marquée, dans Biccioli, iè'r3'; c’est une faute d’impressiou. Dans la 3’able suivante, 'q, \x et 11 sont des étoiles appartenantc's ;i la constellation des Gémeaux. iMut a supposé y] en 2*^28'' 3 5', avec une latitude de o*^ 58'. ((jOtte étoile étoit, suivant Bradley, au commencement de iG.ào, en 2** 28'* 33' 10"; et le 12 mai, elle étoit plus avancée de 18"; lat. 55'4''A- p- étoit le 2 mai en 3®o‘*2V52"; lat. 5o'34"A.; et Propus ou II étoit le 18 avril en 2'^2G'^3'3()"; lat. ii'45"A).

Distances Latitude

Date.s.

de Saturne Etoiles. aux étoiles.

Longitude do Saturne.

australe de Saturne.

.Janvier G -n 3

Février 12

Avril 3

Mai 2

. . ij.

Ces observations sont rapportées par Uiceioli, Asiron. ref. p. 285, d’après des lettres de Mut. Mut lui-mèmc, dans le recueil de ses observations, p. 52, ne détaille que celle du 12 mai. A 8''3o', dit-il, Saturne étoit, en longitude, de 5' plus occidental que ■/], et en lat., plus boi'éal de 12'; la distatice absolue étoit de i3', ou pres([ue de i4'- Donc Satunie étoit en 2^28‘'3o'; lat. o‘'4D'A. Cette observation, dit Mut, est contirméc par celles qui furent faites les jours précédons et les jours su i vans.

— Le i3 avril, à 10'’, à Paris, Saturne, au-dessous de Propus, en étoit distant de 33' ou 3V; son azimut étoit de 8' plus oriental (|ue celui de l’étoile. Propus étoit alors eu 2®2()‘'3'; lat. o'*i3'A. : donc Saturne étoit en 2*2(>^3'; lat. o‘‘4D'A. envii'on. Poulliau ajoute que, d’après ceci, il faut corriger les nombres qu’il a envoyés à llévélius.

Le î4, à I 1'', la distance de Saturne à Propus étoit d’environ 3G', et son azimut étoit plus oriental (jue celui de l’étoile. Bull. ?jis.

— Le 3o novembre, à 8'‘45', à Majoiajue, distance de Saturne à 0 des Gémeaux, If)'. Mut, p. 53.

Le 18 avril, h io'\ à Majorque, Mut avec un instrument particulier et très-grand, pecaliari et pra’grandi instrumenta, trouva la distance de Jupiter ;i \ de la Vierge de 3‘'2()'. De cette distance, et de la latitude de Jupiter observée, il conclut que cette planète était en 7^*5*' 2'.

Le 2F, de la latitude de Jupiter, et de sa distance, 5‘‘i8', à a de la Balance, 5Iut conclut le lieu de Jupiter en 7®5''o'4o".

Le 2 mai, distance de Jupiter à a de la Balance, à x de la Vierge, 4‘'2o';

donc Jupiter en 7'^3‘'37'.

Le iG, la longitude de Jupiter étoit à ti'ès-peu-près la même que celle de \ de la Viei'ge, et sa distance à l’étoile est de 53'; donc latitude de Ju|)iter, i‘'24'B. (Cet article n’est jias dans Mut. L’étoile étoit aloi's, suivant Bradley, en 7^2‘‘4A4"; lat. o‘'3o'3f)"B. I.a latitude de Jupiter aiiroit donc été tie i'‘23'3()"B., ce qui s’accorde assezavec la détennination de Mut.)

Le 24, à 8''), une ligne tirée de A ;i x de la Vierge rasoit le bord précédent de Jui)iter : ensuite la distance de Jupiter à x fut trouvée de 2‘'i5'. Donc Jupiter en 7*i‘^*i2'; lat. i^’33'3o"B. Ricc. Astr. p. 3o(). — Mut, p. 52.

Le 5 août, distance de Jupiter à X de la Vierge, 35' à-peu-près.

Le 25 septembre, à 7'', distance de Jupiter à a de la Balance, 32' à-peu-près. Mut, ihid.

— Le 17 décembre, à G'’3o', Vénus, plus austral que t du Capricorne, étoit à 21' de distance de cette étoile, et cette distance étoit pres([ue toute en latitude. Mut, p. 53. La latitude de l’étoile étoit, suivant Bradley, de i‘'2o'53"i\.

FAITS

Cette année et les suivantes, Riccioli etGrimaldi s’appliquèrent à déterminer les lieux des étoiles. Iis les rapportent tous à a du Bélier, qui, suivant eux, étoit à la tin de iGGo, en i®2'‘54'42", avec 9^5G'3o"de latitude boréale. Que leurs opérations

lUcS ANNALES CÉLESTES DU D1X-SEPTIË;\1E SIÈCLE. — 1651.

aient été dans toute la précision possil)le, ils auront placé les étoiles 43" trop ;i l’occident, et i' trop au sud, au moins, si l’on s’en rapporte à Bradley, suivant IcHjuel a du Bélier étoit alors eu latitude ()'* j7'3o".

— Marie Cunitz, Icmme d’Elie de Loewen, publia à Oelss eu Silésie, son Urania propitia, in-fol. (ie sont des Tables astronomiques, d’uu usage plus facile (jue toutes celles qui avoient j)aru jusqu’alors, mais (jui mallicureusemeut ne se sont point accordées avec le ciel. L’Astronomie l'aisoit les délices de cette femme célèbre; mais elle ne s’étoit pas bornée à cette science. Elle parloit se[)t langues; elle étoit vei’sée dans l’Iiistoire; la miisi(jueet la peintui'e étoient ses délassemens : fille d’un médecin, elle avoit accjuis des connaissances dans la médecine. Elle mourut veuve, (Ml 1GG4, à Pitsclieu, eu Silésie, oii probablement elle étoit née.

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