‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 25 sur 120 · PASSAGE DE MERCURE SUR LE DISQUE DU SOLEIL, LE 2 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

PASSAGE DE MERCURE SUR LE DISQUE DU SOLEIL, LE 2 NOVEMBRE

Ce passage devant être invisible en Europe, Jérémie Sliakeley se transporta à Surate pour l’observer. A i8'“4o', il vit Mercure sur le disque, entre l’orient et le sud, il 10' de distance du centre du Soleil. Ou a conclu de l’observation que iMcrcure avoit été en conjonction le 2, à i3‘‘i8'8", méridien de Londres. Aslron. Brit. p. 3 12. (ieux qui ont tiré cette conclusion avoient sans doute un plus ample détail de cette observation.

Autres observations des Planètes.

Le premier janvier, à 9'', à IMajoique, Saturne acroniqiie étoit à 2*^36' de 0 des Gémeaux. Mut, p. 53. L’obsei vation est faite avec le rayon.

Le 5 juin, à 8‘‘, Mut jugea que Saturne avoit la même latitude (]ue 0 des Gémeaux, et (ju’il étoit de 7' [)lus oriental (|ue l’étoile. Celle-ci étoit, suivant Tycbo, en lat. o‘*ii'A. (Suivant Bradley, en 3a3'*38'24"; lat. o^i2'if)"A.) La conjonction des deux astres avoit donc eu lieu le l\. Mut, ibid.

— Le 10 février, :i Bologne, Biccioli observa Vénus à la bauteur de 4‘^'3o' dans un azimut m. — 7V10" après, la bauteur de Sirius fut trouvée de i4‘*49'. Lorsque a du Bélier fut observé bien juécisément dans razimut m, sa bauteur fut de 4'-i'’5'. Doue razimut étoit de du sud à l’ouest; doue longitude de Vénus, à

5'’ 34', io*28^'4'; lat. 8‘'4'1C Hicc. Astr.p. 33().

FAIT

Biccioli publie cette année, à Bologne, le premier tome ou la |)i‘emière partie de son Noiu'd Alnuigcsle, en 2 gros volumes in-fol. 11 avoit annoncé trois tomes, il n’a donne (|U(! le premier; mais les (jueslions les plus essentielles, (ju’il promettoit d’éclaircir dans les deux autres tomes, se trouvent amplement traitées dans son Astronomie et sa (jéograj)bie réformée. Gassendi, dans la vie de Copernic, t. \ , p. 5i5, loue l’Almageste de Biccioli, comme un trésor et un arsenal d’Astronomie.

A Upsal.

23'’ 7'44" commoncemcnt.

0 i3 30 9 doigts 32', [)liis grande phase.

1 19 28 tin. Bull. ms.

— Hévéliiis, à Dantzick.

23'' 3'2i" commencement, a 77’' du nadir.

0 10 35 9 doigts f , on 9 doigts 23', plus grande phase.

1 19 2 tin, à environ 2j'‘ dn zénith.

Le diamètre du Soleil étoit à celui de la Lune, comme i.ooo à i.o33. Mach. cœl. l. 2. — Epist. ad Gass. et Bull, iina è IV Epistolis.

— Eichstadius, aussi à Dantzick.

23'' 3' commencement.

011 10 doigts presque, plus grande phase.

I 19 tin. Hevel. Ep. ad Gass. et Bull.

— ,Iean Hecker, cousin d’Hévélins, encore à Dantzick.

23'' 4' — commencement. Ibid. Ces trois observations sont pins détaillées dans llévélius; elles sont faites toutes les trois dans la ville même de Dantzick, mais dans des quartiers séparés. Ibid.

— A Varsovie, Desnoyers, secrétaire de la reine de Pologne.

23'' 10' lO", le Soleil étant liant de 'i4‘*93 ou» corrigeant rclfct de la [larallaxi' et de la réfraction, 44''* *'i commencement.

Plus grande obscurité, 8 doigts ~ environ.

i''29'48", le Soleil haut de 4*‘'4' ^o", ou, (îorrection faite, de 4*‘*43'38", tin. Bull. nis.

— Linnemann, à Konigsberg.

22''59'o4" commencement.

I 21 38 tin. Bull. ms.

— A Leyde, un anonyme, dont l’observation, détaillée et gravée, se trouve jointe au Bull. ms.

2i''47'2o", le Soleil haut de 37''5o', commencement.

Plus grande phase, ii doigts 4- On vit Vénus, Mercure, et quelques-unes d(‘s principales étoiles.

o''G'o", heure déterminée par une clepsydre d’une minute, tin.

m) ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1652.

Le (liainètfe du Soleil ctoit à celui de la Lune coniine io3 à 107. La partie australe du Soleil l'esta toujours brillante.

— ^Vendelin, à ïournay.

21 ''34' coniniencemenl.

23 5() titi. liicc. Asfr. rcf.p. l 'pi.

— A Bruxelles, Laugren.

2i'’4('/, le Soleil ayant 4i‘‘3o' (razimut vers l’orient, étant par consé(|uent <à 33‘'3o' de distance du méridien, coinmencement à 91'' ou 92'' du zénith.

22'' jG', azimut du Soleil 2i‘‘5o'; donc distance au méridien i5''2G', les cornes sont horizontales, (l.a distance i;y*2G'au méridien donnei'oit 22''o8'et non 22**56'; c’est peut-être une laute de copiste). L’éclipse étoit alors de 10 doigts 5', décroissante.

23**53', azimut du Soleil, 2**38' à l’est; donc distance au méridien i*‘453 du ît ')G‘*du zénith. 5Ia lille,qui ohservoit aussi, dit Langren, trouvoit 38**^, avec (|uelques demoiselles.

I.a plus grande |)hase a été de 10 doigts lo'. Lettre de Van Langren, dans Bull. ms.

— A Imndres, Foster, nuages au commencement.

21**46' quatre doigts 4.

22 38 onze doigts juste, plus grande obscurité.

23 4d tin précise.

Le diamètre du Soleil est à celui de la Lune comme 1.200 à 1.224. Fost. Obs. ]). 12. — Astr. Brit. p. 353.

— (luillanme Leyhourn, aussi à Londres.

23**43'.... tin. Grandeur, environ onze doigts. Astr. Brit. ibid.

— Palmer, à Eclon, 4 milles à l’est de Northam[)ton.

21 *'21' 12" trois minutes de doigt.

23 32 4 Il doigts 22'4, plus grande phase.

23 4^ 3o tin. Palm. Cath. Plan. p. 210

— .lean Twysden, à Eston, non loin d’Ecton.

21**19' commencement.

22 3i plus grande obscurité, 11 doigts i5'.

23 4^24" tin. Fort. Obs. p. 12.

— Toutes ces observations angloises sont détaillées dans Astron. Brit. p. 353, 354 : on y en joint une autre, p. 355, qu’on vante comme extrêmement curieuse. L]lle est d’un médecin nommé Jean Wiherd, laite à Knocktéi'gus en lidande. Un cadran, tracé quel(|ues jours auparavant sur une pierre molle, donnoit les heures; et une main, ou même toutes les deux mains, pliées en forme de tube, tenoient lieu de lunette. Avec ce bel ap[)areil, le docteur obsei'va le commencement I d’heure avant 21*'.

L’éclipse futcentrale, mais non totale d’heure avant 22''; une couronne, large d’un demi ou d’un tiers de doigt, débordoit de tous les côtés; les étoiles paroissoient, les oiseaux clierchoient leurs nids, etc. Mais ce qu’il y eut de plus plaisant, c’est le docteur qui parle, c’est que la Lune rouloit sur le Soleil, comme une meule roule sur une autre meule.

L’éclipse finit à 23’’ précises.

De ces visions de Wiberd je pense qu’on peut tirer une conclusion utile; c’est que l’éclipse a été totale ou presque totale à Knockfergus. Tous les bons observateurs ont jugé le diamètre apparent de la Lune plus grand (jiie celui du Soleil, et le calcul confirme l’exactitude de l’observation. L’éclipse n’a donc été nulle part annulaire. Mais Wiberd, éliloui par le spectacle du Soleil à l’œil nu, a cru voir autour de la Lune une couronne de feu qui n’existoit pas, et en dedans de cette couronne un mouvement qui n’existoit que dans ses yeux, éblouis par la vive lumière qu’il avoit trop long-temps fixée. Quant à l’apparition des étoiles, aux oiseaux cbercbant leurs nids, etc., Wiberd ne dit pas qu’il ait vu tout cela luimême; il ne le rapporte probablement que d’après le témoignage de ceux qui étoieut présents, et qui avoient les yeux moins mal alïectés que les siens; et ces circonstances semblent prouver que l’éclipse fut totale, ou du moins pi’esque totale à Knockfergus.

— Je trouve sept observations faites à Paris.

— i” Celle de Boulliau, imprimée sur une feuille volante in-fol. conjointement avec celle de l’éclipse de Lune du 24 mars, et le calcul des deux éclipses, sur les Tables Philolaiques.

21 '“32', le Soleil haut de 38‘‘2o', l’éclipse étoit commencée. On peut fixer le commencement à 2i'“3o'. Elle a commencé à 88‘* du zénith. L’angle de l’azimut du Soleil et de l’écliptique étoit de 8i‘*4^'- Donc le point du commencement étoit, sur la circonférence du Soleil, G‘' i4' au-dessous de l’écliptique; donc latitude de ce point, iV(o"; et celle du centre de la Lune 3'2o"A. Parallaxe de longitude, G'k)"; de lat., 45'2i". Lieu vrai de la J^une à 2i'“3o', o®i8‘*34'4o"; lat. vraie, 42'L'B.

23'“48', le Soleil haut de 4^''4f>3 à 44“* à-peu-près du zénith. Le Soleil étoit trop près du méridien, pour que l’on puisse se fier à l’heure conclue de sa hauteur : d’autres phases, observées par Boulliau, conduiroient à différer la fin juseju’à 23'“5o'. J^a latitude du point où l’éclipse a fini étoit de 8' 8'" B., et celle du centre de la Lune de iG'28"B. Parallaxe de longitude, i3'i5"; de latitude, 34'8".

Plus grande phase : 10 doigts 26'; le diamètre de la Lune a constamment été plus grand que celui du Soleil. Petit nous apprend que Boulliau observa cette éclipse dans l’hôtel du président de Tbou.

— Les quatre observations suivantes sont extraites d’un ouvrage de Pierre Petit, intitulé Obseivaliones aliquol eclipsium, imprimé à la fin de l’Astronomie physique de Duhamel.

— 2° Pierre Petit, intendant des fortifications, Jacques-Alexandre le Tenneur, Adrien Auzout et Jacques Buot, en présence du cardinal de Retz et d’une foule de curieux, dans l’hôtel de Petit.

2i'“29'32". . . commencement, presque par le diamètre horizontal.

23 5o 3q . . . fin, 4o“* à 45“‘ au-dessus de ce diamètre.

:>(J“2 ANXALKS CÉLESTHS DU mX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1652.

Grandeur, dix doigts 20' ou 2V. Un inii'oir paral)oli(jue de i5 ponces, (jui, avant l'éclipse, niettoit pi'onipteinent une Italie de plomlt en fusion, poiivoit à peint*, an milieu de l’éclipse, tirer un peu de fumée d’un Itois sec et léger.

J.e diamètre du Soleil étoit à celui de la Lune comme 100 à 102.

- 3‘* Gilles Personne de Roherval et Claude Milou, dans le jardin de l’altlté

Hrusiart.

2x'’ 2<y commencement.

23 5i tin. Grandeur, 10 doigts | environ.

Le diamètre de la Lune plus grand que celui du Soleil.

— 4" Jean Bécliet, Picard et d’autres, au collège de Navarre.

2 J 2()'3o".". . commencement.

Plus grande phase, 10 doigts 28'.

— .V* Au collège de Clermont, le P. Boimlin et François Gaynot, amateur, en présence du roi d’Angleterre, du duc d’Yorck, de l’archevêque de Bheims, etc.

2i''29'42". . . commencement.

23 5 1 22 . . . tin.

— ()" D’autres Jésuites, à Paris.

plus grande phase, 10 doigts 20'.

23 ,)i tin. Rico. Astr. ref. p. 146.

— 7^^ Kntin, J. -B. INforin, plus versé dans la géométrie élémentaire et dans les rêveries astrologiques que dans les observations astronomiques, et Agarrat, hou observateur d’ailleurs (' ), mais qui se trouvoit alors comme sous la férule de Morin, tirent imprimer leur observation, faite au Palais d’Orléans, par le commandement, disent-ils, de son altesse royale.

2 1 ''3o' commencement.

22 38 plus grande phase, 10 doigts 18'.

2 j O tin, le Soleil ayant 4^’'4V fie hauteur, donc à midi.

Petit n’a [>as voulu rapporter cette observation, parce (jue, dit-il, les observateurs n’avoieut |)as de bons instruments. En elTet, leur dernière hauteur, 41^‘'443 est de 3' j)lus forte que ue devoit être la hauteur méridienne. Les autres hauteurs n’ont aucune proportion avec l’accroissement et le décroissement des phases de l’écli|)se.

— La critixjne de Petit n’étoit pas insultante. Morin cependant se fâcha; il lit imprimer au mois de juin suivant, en très bon latin, trois grandes pages in-fol. d’invectives contre Petit, qu’il traite de menteur, d’imposteur, d’ignorant, d’im-

(>) Il est le premier ejui ail applique les lunettes à un instrument.

pudent, d’avoir osé s’attaquer à un professeur royal émérite, et restaurateur de la véritable Astronomie, etc. Il ne ménage pas plus Gassendi et Boulliau.

— A Digne, Gassendi, Voici ses principales observations.

2i'’43' le Soleil liant de commeuccmeiU à 75^' du zénith.

22 5i plus grande phase, 9 doigts 24'.

23 3 hauteur du Soleil, 61*^22', 8 doigts^, cornes horizontales.

23 58 le Soleil haut de 53'‘27', tin à 43*^' du zénith.

Gassendi avertit que, suivant le cadran solaire, l’éclipse auroit commencé 2' plus tôt, et auroit fini 2' ou 3' plus tard. Quant à rhcurc du commencement, il ne lialance pas à préférer le résultat de la hauteur du Soleil à l’autoi'ité du cadran. Pour l’heure de la fin, il est un peu plus indécis, de manière cependant (|u’il paroit s’en tenir encore au résultat de la hauteur. Eu admettant ce résultat, l’intervalle de temps entre le commencement et la phase de G doigts de l'éclipse croissante est égal à l’intervalle entre la même phase de l’éclipse décroissante et la fin; il est de part et d’autre de 353

Le diamètre du Soleil étoità celui de la Lune, comme i 000 à 1028. Gass. IV, p. 4G9 et seq.

Au commencement de l’éclipse, observée à Digne, le Soleil étoit en (V i9‘‘i2'5i"; la Lune précédait le Soleil de 33'; donc lieu apparent de la Lune, o® i8‘‘39'5 1"; parallaxe en longitude 8'3i"; donc lieu vrai, o'* i8^'3i'2o'3 Bull. r?is.

— A Avignon, Saint-Léger.

2 (''33' commencement, le Soleil haut de

23 53 fin. Gass. t. IV, p. 471. — Bull. ms.

— Gautier, h Aix.

2G'42'2G". . . le Soleil haut de 4d‘*9', commencement.

22 4i 58 . . . plus grande phase, 9 doigts et un peu plus.

O t8 ... Hauteur du Soleil à l’ouest, 53‘*5o', tin. (C’est beaucoup

trop tard.) Bull. ms.

— A Rome (Antoine-François Payen, je pense).

22’’i7' le Soleil liant de. . . 48^*42' (mmmencement.

22 4> ” 5i 20 2 doigts 1^.

22 55 » 52 4o 4 doigts.

Plus grande oliscurité, 7 doigts [.

O 3i » 54*^' 5o' tin. Bull. ms. — de

ris le m.ss.

— Richard d’Albert, Anglais, à Rome.

22*' 18' commencement.

O 32 tin. Bicc. Astr. ref. p. 14G.

— Riccioli et Grirnaldi, à Bologne.

22*' 9' commencement.

O 29 tin.

Grandeur, 8 doigts 433 Ihid.

'iM

— Mut, à Madritl.

2o''5o' hauteur du Soleil, 3()‘*27', commencement.

a3 12 le Soleil haut de 54*' 543 du-

rirandeur : 9 doigts 10'. Mut, p. 23.

Uiccioli, .l.s7r. ref. p. i4(j, rapporte cette observation de Mut, et la dit faite à Majorque; il marque de plus 9 doigts 47' pour la grandeur de réclipsc, qui a dû être heaucoup moins grande à Major(|ue. Les hauteurs, 3G‘*32', suivant Uiccioli, et 54*' 543 détermiueroicnt le commencement, à Majorque, à 2o''48'i7", et la tin à 22''5G' iG'3 CO qui est l)eaucoup trop tôt.

A Estou, Twisdeu et Palmej-.

I V'5o3 la claire de l’Aigle étant à 79**4^' du méridien vers l’est (en azimut, je pense), un doigt.

i5’’()3 l’Epi de la Vierge à 3G‘*42' ili' méridien vers l’ouest, prés de G doigts. L’éclipse s’accrut jusqu’à 10 doigts. Les nuages ne permirent aucune autre ohs(‘rvation. Fort. obs. p. 8. — Faim. Cath. Phuiisph. p. 210. — Astr. Brit.p. 827.

— Uoulliau, à Paris.

Ilautoui-

Heures .

du bord sup.

de la Lune.

Réfraction

soustract.

Parallaxe

additivo.

Hauteur vraie du centre.

Doigts.

/ tt

of.

JV.

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