‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 28 sur 120 · I.e 12 octobre, à io''37', immersion du · texte numérisé non relu

I.e 12 octobre, à io''37', immersion du

Le ij octobre, à lo'C)', conjonction (inférieure) du 4®-

Le 19 octobre, y de l’Eridan et X du Taureau étant au méridien, ou à i4''j', le 3® se voyoit encore; il disparut à i4'‘2o' (apparemment dendère le disque de Jupiter); Sirius culminant, ou à iG'‘53', ilreparoît. llod. Ephern. Medic. pari. III, p. 8, (), 10, i4, 10, iG, G3, G4, G5.

FAITS

Chrétien Iluygens découvrit, le 2.5 mars de cette année, un satellite de Saturne; c’est celui qui est compté maintenant pour le 4®- Galilée, étudiant le ciel avec son nouveau télescope, avoit facilement reconnu la figure singulière de Saturne. Il s’étoit imaginé d’abord que cette planète étoit composée de trois corps distincts; et il se persuada que les anses de l’anneau étoient deux satellites, qui différoient de ceux de Jupiter, en ce que ceux-ci tournoient autour de leur planète principale, au lieu (jne les deux de Saturne étoient dépoui’vus de tout mouvement propre. Ces deux prétendus satellites avoient paru ronds à Galilée; des astronomes [lostérieurs les observèrent en forme d’anses; (juel(|ues-uns même, comme Ilévélius et Gassendi, virent Saturne absolument rond, sans apparence aucune d’anses ou de satellites. Galilée même avoit observé ce phénomène. Ces variétés excitèrent le zèle iriiévélius; il rassembla toutes les observations dont il eut connaissance, il les combina, et dans son ouvrage. De Jiatim Saiurni fade, (ju’il publia en iG5G, il entreprit de déterminer les phénomènes du mouvement de ces prétendus satellites. Mais quelle étoit leur nature et leur figure? c’est ce (|u’il ne put raisonnablement expliquer. Iluygens cependant, s’étant muni d’excellentes lunettes, suivoit les

mêmes phénomènes. Dès iG55, il découvrit, comme nous l’avons dit, le 4® satellite de Saturne. Les anses de cette planète se rétrécissoient alors de plus en plus : elles ne tardèrent pas à disparoître; mais en disparoissant, elles laissèrent dans leur direction un trait obscur qui traversoit le milieu du disque de la planète. Les anses reparurent; et à mesure qu’elles s’élargissoient, le trait obscur quittoit le milieu du disque, et s’approcboit de la partie inférieure. De ces phénomènes Huygens conclut que Saturne est, à quelque distance de sa surface, environné d’un anneau, dont l’épaisseur n’est pas sensible, et qui est incliné d’environ 3o‘‘ sur le plan de l’orbite de Saturne; que cet anneau devient invisible lorsque le Soleil ou la Terre est dans son plan, ce qui a lieu lorsque Saturne est vers les deux tiers de la Vierge ou des Poissons; (jue cet anneau, au contraire, paroît le plus évasé, lorsque Saturne est à 90'' de ces mêmes points. Huygens fit part au public de ses découvertes dans son Syslema Salarnicarn, imprimé à la Haye en iG5(). Quant aux autres satellites de Saturne, Huygens ne les chercha même pas, persuadé qu’ils ne pouvoient exister. Il ne croyoit pas, dit iM. Caritat de Condorcet, dans son éloge, que le nombre des satellites pût excéder celui des planètes principales : or on ne connoissoit alors que six planètes principales; il ne pouvoit donc exister que six planètes secondaires, la Lune, les quatre satellites de .lupiter, et un seul et unique satellite de Saturne.

— Ignatius Dantes, de l’ordre de S. Dominique, avoit élevé, en 157G, dans l’église de S. Pétrone, à Bologne, un gnomon à l’aide diKjuel on pouvoit facilement observer sur une ligne méridienne l’anticipation des véritables équinoxes sur ceux du calendrier Julien, à la réformation duquel le pape Grégoire XIII faisoit travailler. Ce gnomon pouvoit avoir d’autres utilités. Il fut détruit ou dérangé en iG53, lorsque les magistrats de Bologne firent réparer et amplifier l’église S. Pétrone. Jean-Dominique Cassini avoit été nommé en iG5o, à l’âge de 20 ans, professeur de mathématiques dans le principal collège de Bologne: il demanda et obtint la permission de rétablir le gnomon. Il lui donna 84 pieds de hauteur, et commença en iG55 à y obsei'ver les hauteurs méridiennes du Soleil. Il entreprit de déterminer l’équinoxe d’automne de cette même année. Le 22 septembre, la distance du bord inférieur du Soleil au zénith fut trouvée de 44‘*27'3G", et celle du bord supérieur de 4^‘'5G'o". Le 23, les mêmes distances furent de 44‘'5i’5", et Cassini supposant la latitude du lieu de 44‘*3o’2o", et la parallaxe du Soleil nulle, ou du moins insensible à la hauteur de l’équateur, 43''2()Vio", détermina l’équinoxe au 22 septembre à i8''55’25". Voyez Specirnen ohservationum Bononiensiurn etc. Bononiœ, iG5G, in-fol.

Riccioli, partant des mêmes données, et négligeant la réfraction, trouve que l’équinoxe a dû arriver à i8''43’; mais ajoute-t-il modestement, il n’ose contredire la détermination de Cassini. Astr. ref. p. i3. De cette observation de Cassini, comparée avec une d’Hipparque, fiiite 18 12 ans auparavant, Riccioli conclut que l’année tropique solaire est de 3G5 jours 5''48'48".

Admettant les suppositions de Cassini, et négligeant parallaxe et réfraction, nous trouvons l’équinoxe à i8''5G'28", ce qui ne diffère que d’une minute de la détermination de Cassini. Mais si nous supposons — 1° la latitude de S. Petrone de 44‘^29'3G" telle qu’elle a été déterminée depuis, 2“ parallaxe G", 3" réfraction 5G" l’équinoxe aura eu lieu à 17'' 20' 24*'. Suivant les Tables de Mayer, il devoit

arriver à 1 7'Vi7' 1 7" t. app. ou à i7’’39'38" t. m. Cette ditrérence de 2(753" dans riieure de l’6(|uinoxe, en suppose une de 2G" dans les hauteurs méridiennes. De ])Ius, il suivroit des observations, (|ue le diamètre du Soleil n’auroit alors été (|ue de 3i'3()", et il étoitde 32' 2". Voilà encore une erreur de 2G"qui ne peut être rejetée que sur les ol)servations. C’est que, comme l’a très liien remai-qué 51. Le Pionnier, lesl)ords de l’image du Soleil, transmise par ces gnomons, ne peuvent être bien terminés, que lorsqu’on y adapte un bon verre objectif qui peigne à son foyer cette image, ainsi qu’il l’a pratiqué lui-même en l’église de S. Sulpice.

— L’astronomie et la physique perdirent celte année Pierre Gassendi, chanoine et prévôt de l’église de Digne, et professeur l'oyal à Paris. Né à Cbamptercier, au diocèse et à une lieue de Digne, le 22 janvier 1092, de parens pauvres mais honnêtes, il lit à Digne, avec le succès le plus grand et le plus rapide, sou cours d’humanités. De là il fut envoyé à Aix pour y apprendre la philosophie, son père n’y consentant que sous la condition expresse, qu’au bout de deux ans, il reviendroit dans son village, s’occuper de travaux domestiques et ruraux, l)ien plus essentiels, suivant lui, que tout ce qu’on pouvoit apprendre dans les universités. La IG'ovidence en disposa autrement. Le jeune Gassendi, son cours de philosophie terminé, retourna à Cham|)tercier, mais il y i-esta peu : il fut bientôt rappelé à Digne, n’ayant encoi’e que seize ans, pour y enseigner la rhétorique. Trois ans après, il fut nommé piofesscur de philosophie à Aix. Il avoit l’esprit trop juste poui- goûter toutes les extravagances dont les disciples d’Aristote avoient surchargé la philosophie; il démontra la vanité, le ridicule de presque toutes les idées péripatéticiennes. La philosoj)hie d’Epicure lui parut plus conforme à la raison que celle d’Aristote; il l’embrassa, et vengea Epicure de l’insulte (]u’on lui avoit faite, ('U lui attribuant les égaremens de (|uelques pseudosophistes, qui s’étoient faussement an*ogé le titre de ses disciples. Peiresc et Gautier, prieur de la 5'allète, ayant vu scs premiers essais, devinrent ses protecteurs. Gassendi commença à observer le ciel en 1G18, et ne discontinua pas d’en suivre les principaux phénomènes jusiju’à sa dernière maladie. Il étoit en coi’respondance avec tous les astronomes, et presijue avec tous les savans de son temps, qui l’estimoient, et le regardoient avec raison comme le j)remier astronome de son siècle. Son ingénuité, sa modestie, l’amabilité de son caractère, éclatent de toutes parts dans ses ouvrages, et surtout dans sou commei'ce épistolaire. Attacjué souvent personnellement, il ne i‘épondit jamais, il laissa à d’autres le soin de le défendre. En iG/p, le cardinal du Plessis, frère du cardinal de Richelieu, le fit nommer, malgré lui, ;i une place de professeur de matliémati(|ue au collège royal. L’air de Paris lui fut moins favorable que celui de Provence. D’ailleuis les instructions (ju’il donnoit au collège royal tatiguèrent sa poitrine : des rhumes accompagnés de lièvre, interrompirent souvent ses observations. Une inflammation de poitrine termina sa vie à Paris, le 25 octobre iG55. Samuel de Sorhières recueillit ses ouvrages, et les fit imprimer il Lvon, en iG85, en G volumes in-folio. Eu tête du U'’ volume est une vie de Gassendi, de laquelle nous avons extrait les circonstances ipie nous venons de rapjiorter. Pierre Borel, Ohsetv. P]iysico-medicarum, centiir. 3, ohs. i t, attribue la mort de Gassendi à i4 saignées, auxquelles il fut condamné, dit-il, par les plus babilcs médecins de ce temps-là.

Hévéliiis aidé par Eichstadius, à Dantzick.

2". . . commencement, lieauconp plus tôt qu’on ne s’y attendoit, vers I i4‘*du zénith.

3 G ... Vers ce temps la plus grande obscurité fut de 7 doigts.

3 20 21 ... Dernière phase observée, 6 doigts |. Le Soleil se cacha

ensuite derrière les toits, et ne tarda pas à se coucher.

Le diamètre du Soleil étoit à celui de la Lune comme 1000 à 884^. Mach. cœl. l. 2, Voyez-y un bien [)lus ample détail.

— Petit, à Paris, étoit muni d’une bonne lunette, d’un sextant, d’un quartde-cercle, d’horloges à roues dentées, et d’un bon cadran solaire de 7 pieds.

o‘’i8'26", heure conclue de la hauteur du Soleil, 22*^* 17', commencement. Mais, comme l’observe judicieusement Petit, le Soleil étoit trop près du méridien, pour qu’on puisse se ber sur le résultat de sa hauteur observée; il faut s’en rapporter plutôt au résultat suivant.

o'’2o' o". . . heure donnée par les horloges et le cadran, commencement à loo'^' du zénith.

3 .5 20 . . . le Soleil haut de 9‘'53', fin, à io‘‘ du zénith, à l’est.

Les horloges donnoient, à très-peu près, la même heure. (Mais je pense que sur cette même heure il s’est glissé une faute, ou de copiste, ou d’impression, et que l’heure de la fin doit être, suivant Petit, 3'’ i5'2o". J’ai calculé la hauteur observée 9‘'53'; elle donne 3'’ i4'58'3)

Grandeur de l’éclipse, 7 doigts 55'. Petit, ad calcem Astron. Phys.

— Boulliau, aussi à Paris.

le Soleil ayant 22'*2o' de hauteur, commencement, à io5'' du zénith.

hauteur du Soleil 20^*25', 6 doigts.

plus grande phase, 7 doigts |, ou plutôt, près de 8 doigts, le Soleil haut de i5''39', ^ doigts.

le Soleil haut de io‘*44 hn, vers 7'* à l’est du zénith. Bull. /ns.

— L’observation suivante fut faite à Blois, en présence de Gaston, duc d’Orléans, par Antoine Marchais, professeur de mathématique; je l’ai trouvée imprimée dans le ms. de Boulliau.

ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIJiCLE. — 1656.

le Soleil haut de 28^' 'jo', commencement, à 10?' du zénith, à droite.

le Soleil à la hauteur de 2i‘G)G', () doiffts.

plus grande phase, 7 doigts |.

le Soleil haut de G doi^ls.

hauteui' du Soleil i i''3o', fin, à .3‘' du zénith, à gauche.

L’heure du commencement, déterminée par Boulliau et par Marchais, sur des hauteurs prises trop près du méridien, ue peut être <jue fort incertaine. Aussi voyons-nous que l’intervalle entre le commencement et la j)hase de G doigts de l’éclipse croissante excède de hcaucoup trop l’intervalle entre la phase de G doigts de l’éclipse décroissante et la tin.

— A Langres, le P. de Hilly et d’autres ol)servateurs. o''3()' commcncemeut.

Grandeur, 8 doigts. liilly, Opits Astron. p. 3o3.

— A Gênes, François Vincent, prêtre Français, de la mission.

i''2'33", hauteur du Soleil, 2.V 10', commencement à i io‘' du zénith. Le point de contact étoit, sur le limhe solaire, élevé de i2‘*,54'33" au-tlcssus de réclipti([ue. Donc latitude apparente du centre de la Lune, 7'2 4"1L longitude apparente I ()"j‘'57'2 V'; parallaxe de longitude, 23'23"; de latitude, 4É)'22".

i'‘32'32", hauteur du Soleil, 23''2o', 3 doigts; la corne supérieure àGi‘'; l’inférieure à i4F‘ du zénith; donc 8o‘^ éclipsés; donc le demi-diamètre du Soleil est :i celui de la lAine, comme iG'3o"està i5'o".

2'’i7'3", le Soleil haut de 19^^30', G doigts et uu peu plus. L’éclipse est parvenue à () doigts J, et alors la corne supérieure étoit à 1 1‘‘, rintérieure à 127'' du zénitli; donc, arc intercepté, iiG^'; donc les demi-diamètres comme i(i'32" à [ ,y o".

3'‘ iG'53", le Soleil haut de i2‘‘3G', 3 doigts; corne supérieure à 22'*, inférieure il 38‘* du zénith, l’une vers l’est, l’autre vers l’ouest; donc arc intercepté, 8o‘‘; donc les demi-diamètres comme iG'3o"à i5'o".

3'‘4i'24", hauteur du Soleil, 9*’ 18', tin, à io‘' du zénith, vers l’ouest. Le point di' contact étoit 52‘‘i2'3o" au-dessus de l’écliptique; donc latitude apparente du centre delà Lune, 2G'8"B. Longitude apparente io*G‘‘54'43"; jiarallaxe de longitude, 43 26"; de latitude 35'38".

Dans ces calculs du lieu de la Lune, au commencement et à la fin de l’éclipse, Vincent suppose qu’à 2*‘29'35", t. app. mérid. de Gênes, le vrai lieu du Soleil étoit io*6^'3i'35". Lettre de Vincent à Boulliau, dans Bull. ms.

Les observations suivantes sont rapportées par Riccioli, Astron. p. 147-

— Payen, Avignon.

o''37' commencement.

2 5 plus grande phase, 5 doigts 5o'.

3 19 tin.

ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1656. — A Lyon, sur le rapport de Payen.

o'‘45' commencement.

3 35 tin.

Grandeur, G doigts 3o'.

— A Rome, le P. Urbain Davis, .lésuite.

i''43' commencement.

2 42 plus grande phase, 5 doigts.

3 58 tin.

— A Bologne, Riccioli et Grimaldi.

i''55'52". . . commencement.

3 5o 1 5 . . . tin .

Grandeur, 5 doigts 3G3

— A Bologne, Gassini.

i‘‘53' 8". . . commencement.

3 4d 4o . . . tin.

Grandeur, 5 doigts 20'.

— A Ferrare, François Zéno. Riccioli ne donne que les hauteurs du Soleil; nous avons scrupuleusement calculé les temps donnés par ces hauteurs.

i''43'i6". . . le Soleil haut de 22*' 18', commencement.

3 4d 44 • • • hauteur du Soleil, 8‘‘3', tin.

Grandeur, 5 doigts 18'.

Telles sont donc les observations italiennes, au moins telles (ju’elles nous ont été transmises par Riccioli. Je n’ai rien à olqecter contre celle de Gênes; ce qu’en dit Riccioli est entièrement conforme à ce que nous en avons ra|)porté d’après la lettre de Vincent. Mais à Bologne, l’éc lip se, (]ui étoit encore de 5 doigts 4 a-t-elle pu ne commencer que près d’une heure et demie plus tard qu’à Paris? a-t-elle pu durer moins de deux heures? Voici une autre édition des observations de Bologne et de Rome, (jui me paroît plus exacte (|ue celle de Riccioli.

— Vincent, avec son observation, envoie aussi à Boulliau celle de Riccioli, ainsi qu’il suit.

i'‘ i5'52" . . . commencement.

3 5o 1 1 ... fin.

Parties éclipsées du diamètre du Soleil : ~ (donc 5 doigts 3G').

Diamètre du Soleil à celui de la Lune, comme 17 à i5. La Lune étoit apogée.

Vincent dit dans sa lettre, que l’observation de Riccioli lui paroît assez conforme

à la sienne. Cela est vrai, si l’éclipse à Bologne a commencé à i'' mais très-

éloigné de la vérité, si elle a commencé plus (ard.

Quant à l’observation de Cassini, je la trouve ainsi couchée dans les mss. de de l’Jsie.

i'’ i3' jj" ... le Soleil haut de , commeucement.

3 5i <) . . . hauteur du Soleil 8^*2o', fin.

Crandeur, 5 doigts et demi.

Iv’ohservatiou de Ifomc est rapjiortée dans les mêmes mss. de de ilsle, telle (ju’elle est dans Riccioli, et l’on ajoute : Mais les hauteurs observées du Soleil déterminent les heures des observations comme il suit.

i''28'5()". . . le Soleil haut de 25‘^j3', commencement.

3 oo 33 ... le Soleil haut de 9^*20', fin.

Craudeur, 5 doigts.

Mut, à ÎMajorijue.

2 ij.

le Soleil ayant 1 1 7' d’azimut, commencement,

azimut du Soleil 35‘*o', plus grande phase, de 5 doigts 3o , mesurée sur l’image du Soleil reçue au travers d’un télescope.

azimut du Soleil fin. Mut, p. 28.

On trouve dans /tull. ms. une observation faite à Leyde; les heures n’y sont pas

calculées.

a d’Orion, haut de 34'* i C à l’est commencement.

Procyon haut de 2o‘'d2' à l’ouest fin.

— Palmer, à Ecton.

— N'incent à Gènes.

Palmer juge que la véritable omlire touche le limbe, environ 10 doigts. (Le milieu est passé). Des nuages avoient couvert la Lune.

Palmer juge la fin. Cette observation est un peu dideremment rapportée dans Astron. Brù. p. 328; nous croyons devoir nous en tenir à ce que Palmer eu a publié lui-même dans CathoL Planisph. p. 212.

7''29'39" . . . commencement, le bord supérieur de la Lune ayant 3i‘'2o' de hauteur apparente, son centre 3i'*57' de hauteur vraie.

10 3o 37 . . . lin, Procyon étant haut de 4d"'o'. Lettre à DouUiau.

— Mut, il Majorque.

7'' 7' commencement, Higel ayant 42‘'33' trazimut à l’est.

10 14 tin, le même azimut n’étant plus que de i4‘* 'io'.

Au milieu de l’éclipse, la partie éclairée du diamètre de la Lune n’étoit plus qui' de 4'o". IVIut suppose le demi-diamètre de la Lune, alors presque périgée, de iti' .o 1 : cela posé, l’éclipse aura été de 10 doigts 35'. Mut, p. 27.

PLANÈTES

Les oliservations suivantes de Saturne sont faites à Bologne par Riccioli.

Le 8 janvier, h 12''^ depuis le coucher du Soleil, distance de Saturne à Béguins, 27‘*44'45"; à Y du Lion, 28'^'33'48". Donc le 8 janvier, à 17'’, Saturne étoit en 5*22^*27'.

Le 3 mars, vers 4'' de nuit, distance de Saturne à Béguins, 24‘^'4o ^ h o'- <le l’Hydre, 3G‘*26'io". Donc le 3 mars, à 10'', Saturne étoit on 5*i9‘‘47'; latitude 2‘'8'B.

Le 1 1 mars, à 2'’ de nuit, distance de Saturne à Béguins, 24*' 12'; à a de l’Hydre, 35‘'57'io". Donc à 8*', lieu de Saturne, 5*19'' lo'.

(Admettant ces deux dernières déterminations, nous trouvons que Saturne a été en opposition le 8 mars à i8'‘34'4, en 5® i9'*2i'5o").

Le i3 juillet, une demi-heure après le vrai coucher du Soleil, distance de Saturne à l’Epi (ie la Vierge, 3o‘'48'5o"; à 0 du Lion, i7‘'4'5". Donc Saturne en 5®i8‘‘38'. Hicc. Asti', ref. p. 288, 289, 299.

Voyez au chapitre 8 des livres 5, (3, 7 et 8 du même ouvrage, beaucoup d’autres observations de hauteurs, d’azimuts des planètes et de leurs distances aux fixes.

— Le 19 février, à Paris, à 8'*, Mars n’avoit pas encore atteint Jupiter; Boulliau conclut, de sa situation à l’égard de Jupiter, et de celle du zodiaque, qu’il précédoit Jupiter de 5' au plus; il étoit d’ailleurs beaucoup plus boréal que Jupiter. Ihdl. ?7is.

Huygens découvre le nuage qui environne 0 d’(3rion. Hugen. Oper. p. 54o.

— A Bologne, Cassini, chez le comte Malvasia, et Riccioli avec Grimaldi dans l’église de Sainte-Luce, observent, avec des gnomons très-élevés, la plus grande et la plus petite hauteur méridienne de l’étoile polaire, et par conséquent la distance de cette étoile au pôle; et sans se concerter en aucune manière, ils trouvent l’un et l’autre cette distance, réduction faite au même jour, au commencement de janvier, de 2^*32' 28". Astron. ref. p. 2o5, 245, 24G. Mais dans tout son calcul, Riccioli ne tient compte ni des réfractions, ni de la nutation, ni de l’aberration, qui n’étoient pas même connues de son temps.

— Cassini détermina aussi cette année l’obliquité de l’écliptique de 23"‘29'2". Elérn. d’ Astron. p. 1 12.

FAITS

Seth Word publie cette année à Londres, in-8", son Astronomie géométrique. 11 y propose, entre antres, une méthode de trouver l’anomalie vraie d’une planète, son anomalie moyenne étant donnée. 11 place le Soleil à un foyer de l’ellipse (jnc la [)lanète parcourt, et il fait de l’antre foyer le centre d’un mouvement angnlairement uniforme. On a facilement démontré que cette hypothèse ne donne (jn’nne approximation, d’autant moins exacte, que l’excentricité de l’ellipse est pins grande. Honllian avoit un peu perfectionné la méthode de Ward, dans un ouvrage qu’il publia en 16^7, sons le titre, Astronornioi Philolaïcœ f undamenta clariiis explicala et (isserta etc. Paris, in-'i". llalley en proposa une meilleure en 167G. On n’a point encore ti'onvé de solution directe de ce problème; mais on en a d’indirectes, qui snlfisent dans la pratifjue. Voyez Institutions astronomiques de M. Le IMonniei’, p. 5o6, 009. — Gregori Astr. Phys. l. 3,prop. 5, — Astronomie de M. de la Lande, 1. VI.

— C’est en cette année (]ue Ilnygens commença à appliquer le pendule aux horloges; Ilugen. Op. 1. 1, p. 5. Il ne publia cependant son secret que l’année suivante; le privilège des états-généraux est daté du iG juin iG5y. Cette découverte est certainement une des plus utiles qu’on pût faire pour le progrès de l’Astronomie. Suivant les principes d’iluygens, la lentille, appliquée au pendule, devoit décrire des arcs de cycloïde ; il étoit démontré qu’alors les oscillations du pendule, grandes ou petites, scroient isochrones; mais cela ne pouvoit s’exécuter que par une mécanique un peu compliquée. Des Anglois imaginèrent de substituer une roue verticale à une roue horizontale employée par Huygens, et de faire soutenir la verge du pendule par une lame élastique reçue dans une fourchette. Par ce moyen la lentille ne décrit (pie de très-petits arcs de cercle; et un petit arc de cercle ne dilfèi'e pas scnsililement d’un arc de cycloide.

llévélius, Mach. cœl. t. I,p. 3Go, dit que, persuadé qu’aucune horloge, telle (pi’on les avoit construites jusqu’alors, ne pouvoit être isochrone, et considérant (pi’il étoit très pénible de compter long-temps de suite les oscillations d’un pendule simple, il avoit pensé, dès le commencement de iG5o, à la construction d’une machine qui pût indiquer par elle-même le nombre de ces oscillations; (|u’il y avoit réussi, (le manière cependant qu’il falloit de temps en temps, ranimer avec la main le mouvement du pendule. Il tâcha de remédier à cet inconvénient, et il ne dêsespéroit pas du suecès, lorsque le très-habile horloger qui le servoit vint à mourir. Ce ne fut (ju’avec une peine extrême qu’il persuada à un autre horloger de mettre la main à l’œuvre. Déjà deux horloges se construisoient, sans ressort, sans fusée, sans corde ou sans chaînette roulée autour de cette fusée : un pendule, un poids, un petit nombre de roues dentées, composoient tout le mécanisme. Ces liorloges étoient encore chez l’ouvrier, et n’étoient pas entièrement achevées, dit llévélius, lorsqu’IIuygens imagina très-heureusement de semblables horloges on i(’).^7, et en publia le mécanisme en iG58.

— Jean-Baptiste Ilodierna, archi-prêtre de Palme, en Sicile, lait imprimer à Païenne, in-4‘h son Menologiœ Joçis compendium, seu Ephemendes medicœorum. Il y expose ce qui avoit été fait jusqu’alors pour établir une théorie exacte des mou-

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