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veniens des satellites de Jupiter. Il remaiajiie que dans la controverse entre Marins et Galilée, touchant l’inclinaison de l’orbite des satellites sur réclipti([ue de Jupiter, ces deux savans étoient également dans l'erreur; Marins, en avançant que les satellites avoient toujours une latitude australe dans leur demi-orbite supérieure, boréale dans l’interieure; Galilée, en rejetant toute inclinaison, et en attribuani à une espèce de parallaxe l’espace que l’on observe souvent entre deux satellites en conjonction. Hodierua regrette la perte du manuscrit de Vincent Ueincrius, (|ui, tl’après des observations soutenues durant dix ans, préparait l’édition d’une théorie complète de ces satellites, lors({u’une mort jiréma tarée l’enleva aux sciences en 1G47. Quant à Ilodierna, il u’avoit suivi les satellites que peudaut j à 'y ans; ce n’était point assez. Sa théorie approche plus de la vérité (jue celles qu’on avoil publiées jusqu’alors, mais elle n’y atteint pas. Il est le premier (jui m’ait fourni des éclipses des satellites de Jupiter; Reincrius en avoit sans doute oliservé avant lui. A la dernière page des Kpbémérides, il donne les titres de 17 ouvi'ages (ju’il avoit composés sur la physique et l’astronomie, mais qu’il u’avoit pas encoi'c publiés. Un de ces ouvrages est intitulé : lierum cœlesiùim pecuUares ohsenationes. Hodierua, né à Raguse eu Sicile, le 1 5 avril 1097, mourut à Palme le G avril iGGo. Voyez sou éloge, et la liste de ses nombreuses productions astronomiques, astrologiques, pbysi(|ues, anatomiques, etc. dans Biblioteca sicula auclore Antonino Mon gi tore, t. I, p. 33o.
— I.a tour astronomique de Copenhague fut achevée cette année. Frédéric II, roi de Danemark, avoit été le protecteur zélé do ïycbo. Des envieux persuadèrent à Christian IV, successeur de Fi'édéric, que les pensions accordées à ’rycbo pouvoient être mieux employées ; elles furent supprimées ; Tycbo fut obligé de chercher ailleurs un asile; Uranibourg fut détrait, il n’y resta bientôt plus pierre sur pierre. Christian, dans un âge plus mûr, voulut réparer le tort que ses courtisans l’avoient engagé de foire dans sa jeunesse à l’Astronomie. Il ci'ut cependant que le siège de cette science seroit mieux placé dans la capitale de son empire (|ue dans l’ih! déserte de Hwen. 11 fit donc construire à Copenhague, avec une magnificence vraiment royale, une tour ronde, de ii5 pieds 3 pouces du Rhin de hauteur, et de 48 pieds 4 pouces de diamètre. J^e diamètre de la plate-forme, qui termine et déborde la tour, est même de 02 pieds. Sous la plate-forme et à sou centre, sont des appartemeus commodes pour serrer tes iustrumeus et pour en faire usage. Le tout est porté sur des voûtes solides. La pi'cmière pierre de cet édifice fut posée le 7 juillet iG32, mais il ne fut achevé qu’en iG5G, sous Frédéric III. Cet observatoire fut enrichi de toute espèce d’iustrumeus astronomiques. Ou y admiroit sur-tout ce fameux globe céleste de cuivre, dont ïycbo donne la description dans sou Aslronomiœ insiawatœ mechanica. Son diamètre étoit précisément de 4 pieds 7 pouces I ligne de Paris, suivant le témoignage de l’abbé Picard. Un incendie funeste, qui consuma la plus grande jiartie de Copenhague, le 20 octobre 1728, n’épargna pas la tour astronomique ; le globe de Tycbo et tous les iustrumeus furent en fusion. On a depuis réparé le dommage; on a acquis de nouveaux iustrumeus, plus parfaits, peut-être, que ceux que la flamme avoit dévorés, mais on n’a pu recouvrer le globe de Tycbo; et une perte plus réelle, et bien plus irréparable, est celle des observations manuscrites de Rœmer et de plusieurs autres astronomes, qu’on avoit trop différé de publier.
Ilévélius, à Danlzick, ne vit la Lune hors des nuages, qn’api'ës son émersion.
i()''.‘)()'3o" . . . six doigts.
Il 25 3() ... fin. Mac/l. cœl. /. 2.
— Palmer, à Ecton.
I o'' I G' tin. CathoL Plan isph . p. 2 1 3 .
— A LnUënliam, Wing.
<S'' 8' immersion.
émersion à près de 9''. Astr. Prit. p. 329.
— A Paris, Petit. Nuages jusqu’après l’émersion.
io'‘ I 7'3o" . . . Arcturus haut de 5o^'45' à l’ouest, 4 doigts.
10 40 10 ... l’Epi de la Vierge haut de iG‘*4o' à l’ouest, tin.
Petit n’a pas grande confiance en ces observations, dont l’heure est déterminée par la hauteur de quelque étoile; mais il n’a pu taire mieux. Petit ad cale. Astr. pliys. Il paroît en effet que son observation ne s’accorde point avec celle des autres observateurs de cette éclipse.
- Agarrat <à Paris. Nuages.
10'' 2o' a de la Vierge haut de i5‘‘ i5', tin. De l’Isle, rnss.
— A Lyon, le P. François de la Chaise.
8'‘37' immersion.
9 Tl émersion.
10 4o tin. Mais, vu la proximité de l’horizon, et la dilticullé de
distinguer l’ombre vraie de la pénomhi'e, le P. de la Chaise et les observateurs suivans conviennent (jue leurs observations (sur-tout celles de l’immersion et de l’émersion V no sont pas hors de tout soupçon d’incertitude. Ricc. Astron. p. 104. — Geogr. l. 8, c. 17.
~ A Turin, .Iules Turrinus.
8*'4t'22". . . immersion. Ihid.
— A Rome, Cassini.
Il I ...
emersion.
tin. Ibid.
A Rome, le P. Paul (]asati
,ii
Il G ...
A Rome, Plains.
Il'' 8'
immersion, émersion, fin. Ibid.
fin. Ibid.
De ces trois observations faites à Rome, la première seule s’accorde assez bien avec la suivante.
— A Boloone, Riccioli et Grimaldi.
im mersion.
émersion, fin. Ibid.
— A xModène, le P. Bressan.
io''5o'43". . . fin. Ibid.
— Mnt, à Majorque, fnt traversé par les nuages.
9'’ G' Rigel ayant io'*27' d’azimnt, onze doigts^, puis nuages.
Mut, 28.
Celte phase de ii doigts 4, dit Mut, dura presque une demi-beure, et tontes les Tables annonçoient une éclipse totale avec demeure dans l’ombre. Ibid. p. 29. A 9''G4 à Majorque, la Lune devoit être sortie depuis peu de temps de l’ombre, et l’éclipse devoit être d’environ ii doigts^. La Lune pouvoit avoir été couverte de nuages pendant sa demeure dans l’omlire, et cette demeure devoit être assez courte, l’éclipse excédant peu 12 doigts. Mut peut aussi avoir jugé que l’éclipse n’étoit pas totale, quoiqu’elle le fût réellement. Voyez ce que nous avons dit sur celle du 2G août iGiG.
Hévélius, à Dantzick.
7*' 18' commencement, conclu de phases suivantes.
8 18 plus grande phase, 3 doigts Ç
9 18 fin, conclue de phases précédentes.
Les lieni'os du comincnceinent et de la lin, ([uoi(|ue non direcleinent ol)sei‘vées, sont assez précises. Voyez Mac/t. cœl —
— Palmer, ii Ecton. Un hrouillard épais ne permettoit de voir que Jupiter et la Lune. Catliol. Planisph. p. 21 3.
Fin, la Lune ayant 3 V' de hauteur apparente.
(Irandeur, \ doigts au plus.
— ruri'iiius, à Turin.
()'' )2'. . . eoinmenceinenl. Rico. Geogr. rej. l. 8, c. 17.
— A lîouiogne, Riccioli et Grimaldi.
()'' 'iSh • • commencement. ’
8 '|o . . . tin.
(irandeur, 3 doigts à lheil nu, 3 .7 au téh'scope. Rica. Astr. j). loU
Autres observations de la Lune
l.e 18 mars, à Rologue, la Lune traverse un azimut, à .VV 1 i '3o"de distance du zénit. 2V api'ès, Aldéharan est à 'iu'd' Jo" du zénith vers l’ouest, et, parvenu à raziimit 011 la lAine avoit été observée, il étoit à .V8'' 17' du zénith. Riccioli conclut (pi’à ()'' 1 (')' p)", t. m. h; vrai lieu de la Lune étoit r‘'f)‘'8'. Astr. ref. p. iG3, ith).
L(' 12 novembre, ;» Rologne, la Lune médic (Voo" avant £ de Pégase, avec 33'' '|()'2o" de haut(‘ur méridienne. Il>id.p. i()3.
Le 18 janvier, à 18'’, Saturne avoit dépassé d’environ 27' la longitude de y \ ierge. L’étoih' étoit en (P V 22' 1 8" ; donc Saturne en (jNy‘4<)' ou 5o'. Observation de iug, sans doute à Luirenham. Asiron. Rrii. p. 285. Suivant Rradley, l’étoile étoit en (P5‘'23'7".
Le 22 mars, à Rologne, distance de Saturne à Régulus, 37‘' V45"; à Arcturus, >2*' '|33 Riccioli a souvent observé la distan(“e de ces deux étoiles et l'a trouvée de ‘)(è'49'- La latitude boréale de Régulus est de2()'2o"B. (27327", Rradley); cidle d’Arcturus est 3 1 o' ![o" B. (3o‘'54' i o" Br ) La longitude d’Arcturus est (P 1 9*' 27' 3o", ((P 1 9'' 2()'59") et la distance moyenne des deux étoiles est de .)9‘^41>'3o", Rradley. De toutes ces suppositions, Riccioli conclut (|ue Saturne étoit en G''2'' U4 ovec une latitude boréale de 2‘'4UB. As/ron. ref.p. 293. Cette longitude, G''2‘‘ 4' '1 V', ('st deux fois uniformément ré[)étéc dans cette même page, et elle est en elfet le vrai résultat des calculs de Riccioli. Cependant, six i)ages après, ou pag. 299, Riccioli écrit et suppose réellement que le 22 mars, ;» 1 i'v3o', Saturne étoit en (p2*' 1 5'.
Que Riccioli et Rradley dilfèrent sur la latitude d’Arcturus, cela doit être, puis(|uc cette latitude n’est pas constante. Mais il semble (jue la dilférence lu* de-
vroit pas aller à G'3o", la latitude d’Arctiirus ne diminuant que de V io"par siècle. Institut. Astr.p. 3f)S.
J. Cassini, Elém. p. 35G, marque ro[)position de Saturne le 21 mars, ;i 23'' eu G* 2^' 18', d’après l’observation de Muta Majoiajuc. Je n’ai pas vu cette observation; mais cette détermination de Cassini s’accorde avec, celle de la page 2f)()de Kiccioli.
Le 22 octobre matin, à Bologne, hauteur de Saturne, 9'' 3o'. lo'oo" après, hauteur d’a de l’Hydre, 34“' i3'. Le soir, ^ de Pégase, parvenu ;i razimut oii Satuine étoit le matin, avoit 5o‘'.j8' de hauteur. Riccioli conclut que le 21 octobre ;» i8''C3o", t. m. Satuime étoit en (Pro‘'2'2G"; lat. i‘'.)C32"B. Riccioli, cependant, considérant que pendant le long espace de temps, écoulé entre les passages de Saturne et de [i de Pégase par le même vei'tical, le til triangulaire, déterminatil' (b* ce vertical, auroit ]hi subir quelque altération, ne donne pas ce l'ésultat pour exempt de toute Incertitude. Astron. p. 291, 292.
Le i4 décembre, <à Bologne, Saturne médie, à ^|8'' 47'8" de distance du zénith, jo" avant a de la Vierge. 11 étoit donc en G*i7‘'o'8"; latitude 2‘'25'4‘2"R. Ihid. p. 290.
— Le 10 février, à Bologne, Jupiter médie, à 2,V32'jo" de distance du zénith, 33' I o" avant Aldébaran. Ricc. Astr.p. 3 12.
Le 2G décembre, Jupiter médie à Bologne G'4o" avant Sirius; sa hauteur méridienne est de G8‘'4‘3' 27"; et le 27, il médie précisément 7' avant Sirius, à la hauteur de G8''49' 1 7". Donc, dit Riccioli, la déclinaison de Jupiter étoit, le 2G, de 23^*i8'37", et le 27, de 23‘'i9'27". Ibid.
Les mêmes jours, Hévélius prit des distances de Ju|)iter à plusieurs étoiles, avertissant cependant que les distances prises le 2G sont moins ceiJaines, le ciel étant nébuleux.
Des observations d’Hévélius, J. Cassini conclut l’opposition de Jupiter, le 2G, à i3'‘4o', en 3*j‘‘j4'37"; lat. o‘'9'3o"A.
C’est peut-être d’après les mêmes observations (|u’IIalley détermine l’opposition le 2G, à 1 1''2', t. m. mérid. de Londres, en 3^)''47'3". Il est suivi par l’auteur des tables de Berlin, tom. II, p. 2G1.
J’ai calculé cette 0[)position d’après les observations de Riccioli.
26 deceuibi-e.
27 décembre
Hauteur inéridienne de Jupitci'