‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 34 sur 120 · I.es nuages ne permirent pas à Hévélins de rol)seivei · texte numérisé non relu

I.es nuages ne permirent pas à Hévélins de rol)seivei

— Rartiiolin, à Copenliagne.

1 commencement, dans la partie de rAfri(|ne, limitroplie

à Mans PenladactYlus {Seleiif^iis).

1 5'' i'35"... rombre passe par Mons J^orphyritcs {Aristarrhus), par la commune limite de Mons Ilyperhoreus, de Paludcs orientales et de Mare Eoa/n (sinas roris, lillas ec/ipticam, Oeeanas procellarani), etde pins, antantau-dessns de Miris ( Ricciolas), (jue Miris est an dessus de Marœotis ( Grinialdas').

I/anrore ne permit pas de continuer l’observation. Lettre d’ Hèoé lias à Bonilian, <lans Bail. ms.

— A .Montmartre, près Paris, r.Vcadémie (c’est-à-dire Picard, .Vn/.ont, et cimj autres .\cadémiciens).

1 V' f2'47". . . commencement, près M Aristarchus.

L’éclipse augmenta jns(|u’à lo doigts, et atteignit Tycho. On la jugea même de K) doigts et ilemi ; mais la Lune étoit si voisine de l’borizon, que sa partie inlcrienre et éclaii'ée étoit nécessairement plus rétrécie à pi'oportion, par l’eUét de la réCraction, (jue la partie supérieure et obscure.

IjC diami'tre de la Lune, exactement mesuré avant l’éclipse, fut trouvé d(^ 33'28". Hall. ms. (i’est sans doute par une erreur tvpograpliique dans llist. Acad., p. /|2, (|ue ce diamètre est restreint à 33'8". L’ablié Picard contirme, par cette éclipse, ce (pi’il avoit déjà avancé, contre le sentiment général des autres .Astronomes, (|u’à bauteurs égales, le diatnèlre apparent de la Lune n’est jamais si gi'and, (pie quand cet astre est périgée dans une de ses syzygies. llist. Acad. p. ]-2.

On trouve l’observation de cette éclipse très détaillée dans Ane. Miàn. t. X, p. jdi. — Joarn. des Sac. i6G8, p. itip, — Giorn. de Letter.p. i3o.

-- Boulliau, à Issy, chez 3’bévenot.

Arcturus haut de 3o‘'.j8', commencement vis-à-vis Mons Germanicianus ( Marias).

un demi-doigt.

hauteur d’.Vrcturus, 28‘L')o', 2 doigts, hauteur d’.Arcturus, 2G'' I ^(4 4 doigts. L’ombre passe par Ætna ( Copern icas ) .

Arcturus haut de 2 V'7', 5 doigts. L’ombre n’a pas atteint 3Ions Sinaï {Tyc/io), donc l’éclipse n’a pas été de 10 doigts. La Lune étant haute, au plus, de 3'', il resloit encore jilus de 2 doigts hors de l’ombre. Hall. ms.

— Cassini, à Rome.

i.V’53' la Lune entrant dans un nuage, Cassini ne juge pas l’éclipse

com mencée.

î/i'’o7' la Lune sortant du nuage, l’éclipse est commencée. I.e

point d’attouchement de l’omhre et du dis(|ue est en li"nc droite avec Aristarchus et le centre de la Lune.

Voyez un peu plus de détails dans Giorn. de Leit. i(’)(')8, />. 71.

A Dantzick, Hévélius.

(àjmmencement sous l’horizon.

4‘'iG' i 5". . . l’éclipse étoit d’environ G doigts.

5 38 5o . . . lin. Les heures sont celles de l’horloge réglée sur des

hauteurs du Soleil, prises avant, et des hauteurs d’étoiles prises après l’éclipse. Mac/t. cæl. /. 2. Pour plus de précision, on pourroit ajouter G" ou tout au plus 8" aux heures maiajuées.

PLANÈTES

Opposition de Saturne, le i août, à 7'' 53', t. m. mérid. de Londres, en 10' 1 o^'3'5G". Hall. Tah.

— Le 17 août, à Pai-is, à ii'’45', 62' après le passage de Saturne au méridi(‘n, l’axe de son anneau étoit parallèle à l'horizon; donc il étoit incliné de8i‘'2i'aii méi'idien. Le glohe de la planète excédoit manitestement l’anneau, tant au nord ({u’au midi. Ilist. cél. p. 2G. De cette observation, et de (juel(]ues autres analogues, lluygens conclut que l’anneau est incliné à l’écliptique, uon de 23*' 3o', mais d’environ 3i''. Phil. Trans. 1GG8, n. 45, p. 900.

— Opposition de .lupiter, le 27 novembre, G''5G', t. m. mérid. de Londres, en 2®G‘'2V4<3"- Hall. Tah.

— Opposition de Mars, le 2G avril, à 19'', t. m. méiid. de Londres, en 7® 7'' 39' 62". Ibid.

— Vénus étant voisine de sa plus grande élongation occidentale. Picard l’observa, ainsi qu’il suit, dans le Jardin de la Bibliothèque du Roi. La hauteur apj)arente du pôle y avoit été déterminée de 43‘'53'. Les déclinaisons du Soleil sont conclues directement des observations.

Passage de 2

Hauteur

Déclinaison

Déclinaison

Différence

Jours.

au mérid.

mérid. de 2 •

de 9 .

de 0.

d'asc, droite.

Distance.

Il 1 //

il f //

Nov. 19..

3 i4 oA.

.9 54 4oA.

il / //

Déc. 2...

m) ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1668.

On avertit que la pendule retardant par jour de 2^' sur le Soleil, on avoit soin d(> retrancher 3' de l’intervalle trouvé par les pendules, pour avoir le véritable angle horaire entre le Soleil et Vénus. Ilisi. cél. p. 3i , 32.

ÉTOILES

I.es 2, 8 et 9 janvier, h peine pouvoit-on distinguer, à la vue simple, la nébuleuse d’Andromède: au télescope, sa lumière étoit fbihie, son cor[)S petit, elle ii’étoit environnée d’aucun nuage. Le 14, elle étoit extrêmement petite. Le 1 1 février, elle étoit évanouie ; on la voyait, au télescope, comme une étoile au-dessous de la 8‘^gi‘andeur. Le 2 mars, on n’en voit plus (ju’un tri's-léger veslig<\ Le 9 et le 10 août, on la voit claironumt ; elle est égale à a de la même constellation, et, avec la lueur (|ui l’environne, elle est plus grande (|ue [i. Le 26 décembre, elle paroit très-clairement, elle est assez grande; mais sa lumÜM'c est plus fbihie. Ba!l. ms.

— Le 2 janvier, la variable de la Baleine étoit de la 'i*" grandeur; le 8 et les jours suivans, de la 3*^; le i], moindre que a du Bélier et a de la Baleine, excédant cep('ndant la 3* grandeur; le 2^ et jours suivans jusqu’au 8 février, elle égaloit pres(|ue a de la Baleine; le 11 février, elle étoit très-claire, mais un peu moindre que a. Ihul.

Lassini l’observa aussi à Bologne depuis le 5 janvier jiis(ju’au 10 mars, qu’elle etoit devenue pres(jue invisible. Cassini, Spina cdestc.

Le 2() octobre, llevélius revit cette étoile extrêmement petite, visible cependant, nonobstant le idair de Lune; le ^ et le iti de novembre, elle égaloit prcscpie y de la BaleiiK'. Mach. cœl. l. 2. — Ann. Climact. p. 91.

BouHiau, b' 28 octobre', revit aussi l’étoile; il la jugea de la t)*^ grandeur ; le 10 novembre! e't jours suivans, elle étoit preseiue ele la 5®; le 27, elle a])procboit ele la b' 2 ) et le elécembre', elle aieprocboit de la 3‘‘; le 26, elle étoit encoi'c plus edaire : mais en toute, ce'tte apparitieen, elle n’atteignit point a ele la baleine. Uull. ms.

(a'penelant, le 2.') ne)vembi‘eî. Picard avoit jugé e|ue cette étoile étoit à-peu-près ele la 3^ graneleur ; mais, ajoute-t-il, elle elevint ensuite si petite, eju’elle disparut entiii te)talemeiit. Ifist. cél. p. 33. Le sens pourroit être, e)ue Picard elecouvrit l’étoile le! 2.3 novembre, et (|ue (plusieurs jeeurs après) on la jugea à-peu-près de la 3*^ graneleur, etc.

— Cassini découvre une étoile ele /p gi’andeur entre l'Erielan et le Lièvre, eleux près élu Lièvre' ele: 3*^ grandeur, eleux élans la petite Ourse, e't plusieurs autres, ou toutes ne)uvelles, eni élu moins ejui n’avoient encore été insérées dans aucun catalogue. Il remarejue eju'au ce)utraii'e e|uebjues-unes ele celles epii étoient mentionnées dans les ancie'iis catalogues ave)ient elisparu. Giorn. (h LeUerali, 16G8, p. 122 e- seg.

SATELLITES

Le I I janviei’, le 2'' satellite sort ele elerrière le elise|ue ele Jiqeitcr, se)us lee|ucl il ave)it été caclié 2''4e)' : 4 après, ou à 8'’8', il enti'e élans l’eunbre ele .lupiter; émersion à io'’4()b Cassini, à Bologne. Tahulœ mot. I Salellilcs, etc., p. io3.

— Le 20 janvier, à Paris, à i3'’ uj, immersion du 2*^^ satellite de Jupiter. Mém. de r Acad. I ^29, p. 393.

— Les observations suivantes sont toutes faites par Picard, à Paris, dans le jardin de la Bil)liolbè(jiie du Roi.

Le 7 octobre, à io''32', le satellite entre sui‘ le disejue de.Iupitei\

l.e 8, à io''i8', il sort de derrière le disque.

Le (), à io‘'.04', le sort de dessus le disque.

Le i(), à k)’'4'. il enti'e sur le disque.

Le 22, à io''4i'33", immersion du l'^' dans roml)re.

Le 23, à 8'’32', le i*-'’' entre sur le disque.

Page 1