‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 35 sur 120 · I.e 12 novemlu’e, à io'‘4o', immersion du 3^" dans roml)re · texte numérisé non relu

I.e 12 novemlu’e, à io'‘4o', immersion du 3^" dans roml)re

Le H), à i4'’38'3o", immersion du 3*^.

(^es observations ont été faites avec une lunette de i4 pieds. Nous les avons tidèlement transcrites d’après llisi. cél. p. 27 ; mais nous trouvons ailleurs quelques variantes.

1" Ces obsei’vations se retrouvent dans Ane. Mém. t. X, p. 4<^7; tout y est conforme à la leçon de l’Histoire céleste, sauf une seule variante. Il y est dit (pie le 8 octobre, ce fut le 2*^ satellite (pii sortit à 8’’ 18' de derrière le disque. Il y a ici au moins une erreur; il n’est pas possible que le -X satellite soit sorti, le 8, à 8'' 18', de dessous le disque, et qu’il soit sorti de dessus le disque le lendemain, à 10'' .id'.

2" Dans Phil. Trans. n. 44* P- du dans Trans. ahridg. t. /, p. 407, 4d8, on trouve trois ditférences. Le 8 octobre, c’est pareillement le 2° satellite qui soi't à 8'’ II'; le 9, on fait sortir le 2*^ de dessus le disque, à 8‘'54'. Enfin, au 12 novembre, c’est le 2*^ et non le 3*^ satellite qu’on fait entrer dans l’ombre; ce qui est certainement une erreur.

3" Enfin, une difficulté qui paroit plus sérieuse au premier coup d’œil, (fesi que’Dnhamel, Ilisl. Acad. p. 43, dit que les observations du i*^‘' satellite ont été faites les 7 et 8 septembre et les 22 et 23 octobre; celles du 2*^, etc.; ce dont il avertit, dit-il, pour réparer deux erreurs qui s’étoient glissées dans cette édition, in eâ edilione, apparemment dans la première édition de son Histoire; car il n’en a nommé aucune. Quelles étoient ces deux erreurs? Je n’en sais rien; mais ce dont je ne doute pas, c’est qu’il s’en est glissé deux autres dans la deuxième édition, et que les dates des deux premières observations sont exactes dans Vllistoirc céleste: je m’en suis assuré par le calcul.

L’observation du 22 octobre est la première de toutes celles qui ont été faites des éclipses du i*^'' satellite de Jupiter, dit Cassini, Tabulæ rnotuihn I Sat. p. 100. Il paroit que les observations d’Hodierna n’étoient point parvenues à sa eonnoissance, ou qu’il ne parloit que de celles de Paris.

COMÈTE

Une comète parut cette année au mois de mars; on n’en vit que la queue dans les parties méridionales de l’Europe. I^a tête fut vue, mais non siiftisamment observée, au Brésil, dans l’Inde; etc. Voyez Cométogr. t. II, p. 22.

FAITS

La Cométograpbie d’Hévélius est publiée cette année à Dantzick, in-fol. Nous nous sommes assez étendus ailleurs {Cornet, part. I, ch. 8.) sur le mérite de cet

ouvrage, que nous ne croyons pas être le meilleur de ceux qui sont sortis de la plume d’ilévélius.

— Les Liphémérides llolonoises des Astres de Médicis (des satellites de Jupiter), calculées d’après les Tables et les hypothèses de Cassini, paroissent aussi cette auné(' à Bologne, Aux Tables des mouvements de ces petites planètes, suc-

c(“de l’annonce de leur entrée d(‘vant ou derrière le dis(jue de Ju[)iter, de leur sortie du même dis(|ue, de l’entrée et de la sortie de leur ombre, de leurs immersions dans roml)re de Jupiter, de leui’s émersions, (T de leui'S plus grandes élongations, pour toute l’année i()G8. Bicaril ayant reçu c('s Kpbémérides, et observé plusieurs éclipses et autres phases (]ui y sont annoncées, l’ut étonné de l’accord des calculs avec les observations, accord qui surpassoit môme les espérances et les proiiK'Sses de Cassini. Ifist. Acad. p. h'L

Cassini vouloit donner aux (juatre satellites les noms de Pallas, Junon, d'iiéinis et (’éri's.

Observations de la Lune.

Le i8 février, à Paris, Ablébaran étant haut de lo'' 19' à l’ouest, immersion dey de la A’i('rge sous le disciue de la Lune, vers le loi^’ degré du limbe, piM'sque en droit(' ligne avec (iermanicianus (^Marias') et Cosyra (Casa/nis, je pense). — 7. d’Oiion ayant i l'CJV île hauteur à l’occident, l’étoile étoit sortie; sa distance au limbe étoit d’une minute : elle étoit presque en ligue droite avec Mons Sanmuirus ( l'Aicle/non), Carpalhcs (.-1/r/nVrtv, à ce que je crois), et Hysanliam (^Menelaiis), ligue (|ui passe presque par le 2o‘’ degré du limbe; de manière que l’émersion doit s’éti-e faite vers le 28® ou 2)® degré, dull. ms.

PLANÈTES

0[)position de Saturne, le i3 août, à 19'' i3', t. m. mérid. de Jmndres, en i(P2C'48'3G". llali. Tah.

— f.e 28 février, ;i Paris, Jupiter médie i''ii'd9"4 avant du Taureau, avec ()i^‘3i'o" de bauteur méridienne. Ilist. cél. p. in. Observation de Picard près la })oi'tc ÎMontmartre.

Le 27 novembre, à 1 l'C à Paris, distance de Jiqiitcr à 0 des Gémeaux, i3' au plus; Jupiter plus oi’icntal que l’étoile, et plus bas de 10' au plus.

I.e 28, à 10'', distance : 19' au plus; Jupiter plus bas ijue l’étoile d’environ 7'.

[,e 29, à 8'’3G', distance : i5'; Jiqiiter plus bas que l’etoile.

Le 3o, à 10'’ 3o', distance : 1 2' ou i3' environ; Jupiter plus bas de 2 à 3 fois sou diamètre.

Le 3 décembre, à 9'’3o', distance : i C ou 12' au plus; Jupilei* plus occidental (|ue l’étoile en longitude de 3', eu azimut, de G', et plus haut qu’elle de loC L’étoile étoit eu 3o3‘'5)3o"; lat. i3'3o"A. (eu 3*i3‘* ud'-tG" ; lat. i2'i9"A. Bradley). Donc Jupiter étoit en 3’ i3‘'5 i'3o"; lat. i'3o"A. environ.

Le 5, à lo'', (lisfîince : 17'^ ou iH'; Jupiter et l’étoile en même azimut. Bail. ms.

Le 3() (léceml)i'O, Oj)position de Jupiter, h 23'’ i.?, t. m. mérid. de Londi'os, eu d” I (T'sS'.j". liait. Tah.

— J.e octobre, à Paris, hauteur méridienne de Vénus, 28‘'4G'; difiTérence d’ascension di-oite entre elle et le Soleil, i'’3i'i2' de temps moyen. Ilisl. cél. p.?>2.

— Le 3o décembre, à 5''3oG à Paris, distance de Vénus à Saturne, 24' au plus; Saturne plus haut de 5' à G'; razimut de Vénus de 23' plus oriental que Saturne. Bull. /ns.

Le 1®“' et le 3 février, la nébuleuse de la ceinture d’Andromède rendoit une (bible lumière, une plus (bible encore le 18 du même mois, ainsi que le 3o août; le 10 décembre, elle étoit encore diminuée. Bull. /ris.

— La variable de la Baleine étoit, du 2 au iG janvier, de la 3® grandeur; le 2\, elle excédoit la 4*’; le premier février, elle étoit de la 5®; le 18, au-dessous de la G®. Ibid. I.e 28 janvier, elle étoit moindre que y de la Baleine, dit Hévélius, Mack. cœl. l. 2. Cette expression paroit désigner que cet Astronome jugeoit l’étoile encore supérieure à la l\^ grandeur.

Hévélius revit l’étoile le 2G septembre ; elle n’étoit que de G® grandeur : le iG octobre, il la jugea plus grande que y, et le 24 du même mois, presque égale à a de la Baleine. Pour Boulliau, qui ne la revit (jue le 20 octobre, il fut surpris de la voii‘ reparoître tout-d’un-coup dans son plus grand éclat. Klle étoit, dit-il, égale à a, ou bien peu moindre; elle ne diminua pas durant tout le reste du mois. Du 12 au 20 novembre, elle étoit très-brillante et de 3® grandeur; du 21 au 27, elle égaloit presque a; le 28, elle étoit un peu moindre. Sur ce mois de novembre, Hévélius ne dit auti'e chose, sinon (|ue le 19, l’étoile étoit plus grande (juc y, mais moindre (|ue a. Le 10 décembre, suivant Boulliau, elle étoit au-dessous de la 3® grandeur; elle n’étoit, le i5, que de la , vers le 28, de la 5®; entin, le 20 janvier 1G70, elle étoit de deux degrés au-dessous de la G®. Bull. //is. — Mach. cœl. l. 2. — A/in. Ctii/i. p. 91.

SATELLITES

Immersion du 1®® satellite de Jupiter, le 2G novembre, à io''2G'4o", observée à Paris, près la porte Montmartre, par Picard. Ilisi. cét. p. 27.

FAITS

Picard, dans le jardin de la Bibliothèque du Boi, observoit fréquemment les hauteurs méridiennes du Soleil et des fixes, pour parvenir à faire des Tables du Soleil plus exactes que celles (ju’on avoit publiées jusqu’alors. Le 3 mai, à 7'' 5', i3' environ avant le coucher du Soleil, il vit Béguins au méridien; et le 23 juillet, il y observa pareillement Arcturus, quoique le Soleil eût encore iG‘'59'35" de hauteur; observations inouïes, dit-on, jusqu’alors; on ne s’étoit pas encore imaginé qu’on pût observer les étoiles on plein jour. A/ic. Mcm. t. I, p. 109. Voyez

aussi Ilist. cœl. p. S.”). 38, /(o. — Ilist. AccuLp. 54- C’est (jue Picard, Duhamel, ('te. n’avüient pas lu la Science des /onpi/udes de Morin. Voyez ci-dessus l’aii iGd'i.

— Picard commença celte année et termina l’année snivant(', la mesure d’un degré du méridien entre Paris et Amiens, et le détermina de 07 oGo toises.

— La réputation de Jean-Domini(|ue Cassini, et sur-tout l’exactitude de ses nouvelles ïahles et de ses Éphémérides des satellites de Juj)iter, avoit l'ait naître dans l’esprit de Louis XIV le désir de l’attirer en France, et de l’associer à sa nouvelle Académie des Sciences. Assuré du consentement de (üassini, f.onis s’adressa au pape (dément IX et au sénat de Pologne, pour obtenir leur agrément. Les permissions nécessaires furent expédiées, mais j)Our six années seulement. Cassini arriva à Paris vers le commencement de cette année.

Le commencement de cette éclipse devoit être visible à Paris, suivant les calculs de Poulliaii; mais les nuages ne permirent pas de l’observer, /iud. /ns.

u'auroit donc duré (|ue i ''38'. (du ajoute cependant (ju’à un pendule, exactement rectifié sur le mouvement du Soleil, on avoit trouvé sa durée de i''4o'. On jugea la grandeur d’environ 5 doigts. Mss. de de l'isle, d’après Relation des Missions, arm. i()G(), i()7o,/;. 10 1.

L’éclipse fut observée à Kebec; elle commença à et tiuit à 3''23'; elle

Ilévélius, à Dantziciv. Voici ses ju'incipales observations.

commencement de la pénombre.

commencement de l’éclipse dans la partie supérieure de la Lune, vers Sinus hyperhoreus {Sinus roris). On distingue difficilement l’ombre de la pénombre.

imuK'rsion d’nne petite étoile, vers Lacas niger major ( R lato ) .

plus grande phase, de 9 doigts, l’ombre s’étendant à Insula Leloa {Campa nus) et Mo ns Abarirn (^Sassei-ides), et couvrant en entier Mons Lihanus ( Regiomontanus, Rurbac/dus ) .

La plus grande phase a à peine excédé 9 doigts, un doigt

fin, \evi Montes Ripliæi {Messahala, Geminas, Cleomedes).

fin de la pénombre. Mac h. cœl. l. 2.

Près de \ '[ écoulées, entre la phase d’un doigt et un (|uart et la tin de l'éclipse.

ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈ.ME SIÈCLE. — 1670. ^28, 'i

('I 2'3j" seiiltMDcnt, entre la fin de l’éclipse et celle de la pénombre, poiirroienl laire soupçonner que la fin a été marquée plusieurs minutes trop tard.

— A Kome, Auzout régla sur des hauteurs d’étoiles uue montre à minutes; un pendille simple donnoit les secondes : il étoit secondé par ([uelques amateurs. Il ne répond pas d’une extrême précision de ses observations, faute d’un instrumeut plus parfait.

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