‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 46 sur 120 · II. f//S · texte numérisé non relu

II. f//S

— Opposition de Jupiter, le 5 février, à 5''i3' t. m. mérid. de Londres, en ^

I/a/Iey Tab.; — ou, d’api’ès les observations de Flamsteed, à4''3o' mérid. de Paris, eu i7''()'23", lat. i‘*o'5o"B. Cass. Elém, p. \i-]; — ou enfin, d’après les observations faites à l’Observatoire de Paris, à5''o"en si ip^io'o". Ibid.^. .'|i8; — ii .V’22' t. m., mérid. de Paris, en si i7‘‘io'3". Jeanrat.

— Le 4 juin, à Paris, passage de Jupiter à 4'‘“7'37" temps vrai. Ilist. cèl.; — à 4''^7'43":', t. vrai. La IL ms. I^a cause de la dilférence est que dans V Ilist. cél. il s’agit du passage par le mural, et dans le ms. du passage par le méridien vrai.

Le 21 juin, bauteur méridienne de Jupiter : 57**2' 3o". La IL ms.

— Opposition de Mars, le 10 avril, à 23'‘3i', t. m. mérid. de Londres, en ‘düe 2 1 3()' 18". Tab. Hall.; — ou le 1 i avril, à o'* 10' mérid. de Paris, en ■^2i*’4L3o". Cass. Elém. p. 4G5.

— l.e 3 mai, Hévélius, h Dantzick. A 9'' 12', conjonction de Mars et de 0 de la N ierge. IMars étoit f\o' plus austral que l’étoile. Ann. Clim. p. 149.

— Le G juillet. Mars au mural de l’Observatoire de Paris, àG*'3o'37"; au vrai méridien, à (i'’ i9'5o" t. vrai. La U. ms. — Haut. app. : 3i*'29'o".

— I.e I janvier, à G''3'3o", Hévélius observa Vénus à 20*9" d’une étoile du (kqiricorne. A/m. Clim. p. i38.

— I^e 5 février, Halley, à Islington, prit à la distance de Vénus au bord

occidental du Soleil, et la trouva de8*'25'3o". A i'‘5G'o" elle étoit de 8*'2G'i5". Une telle observation est extrêmement rare, dit Halley, et c’est la première fois (ju’on a observé Vénus pres([ue dans sa conjonction inférieure. 11 ajoute que, par un calcul assez exact, il en a conclu l’inclinaison de Vénus de 3'’23'. Appenl. ad Astron. Carol. p. i j.

S’il y a (|uelque mérite dans cette observation, Halley doit au moins le partager avec La Hire, (jui, le 3 et le 5 du même mois, a fait plusieurs observations de Vénus dans l’intention arrêtée de déterminer le temps précis de la conjonction inférieure de cette planète. Voyez Ilist. cél. de M. Le M. p. 273.

— Mars i3, à G‘‘37' dist. de ? à Aldébaran . . . 59*'25' La IL ms.

— Déc. i3, à 19 2G 10" )) à a nj[) 44 3o"

)) 0193410 » ))...-. 4 4 2G I O Ibid.

— Déc. 22, à 19 2G 20 » » 57 i5 O

» à 19 32 10 » )) 07 iG 4o

)) à 19 48 O » » 57 18 4o Ibid.

ÉTOILES

Hévélius vit pour la première fois, le i août, la variable de la Baleine; elle n’étoit pas encore égale à 0. Dès le 18 du môme mois elle ne paroissoit plus. Ann. Clim. p. 109.

SATELLITES

Le 5 janvier, immersion dn 3^ sat. de Jupiter à 8*’4o'3o". Halley à Islington. App. ad Car. p. i2.

— Le i8 mars, à 9'’D2'^, le i®"' satellite est à moitié caché par le disque de Jupiter. A i3''i3' émersion de l’omljre, un peu douteuse. Ciel nébuleux. La Hirc à Paris. La IL ms.

— Mars 20, à 7''4o'3i", à Paris, ém. du même; excellenteobservation. //>n/.

» 20, à i5 8 3() , émersion du même. Ibid.

)) 27, à 9 37 20 , émersion du même. Ibid.

Avril 19, à 9 58 28 , émersion du même. Ibid.

)) 22, à 8 09 54 , ém. du 2C Ibid.-, ou à 8'’59'45'3 Tables de Jeaural .

Mai 5, à 819 42 , émersion du La II. ms.

— Le 7 mai, à Greenwich, à 8'*i9'5V3 le 3® sat. étoit sorti. Ilis/. cœl. Brit. t. I, p. 35G.

— Le i4 niai, à 8'' 44^23", immersion du 3*^; émersion 3'’ j après. La II. ms. — A Greenwich immersion à 8''45'2G"; émersion à (2''i5'io". T. de Jeaural .

Le 19 mai, à 8'’3o' le i®' sat. entre sur le disque. La II. ms.

Le 4 juin, à io'’27'5", ém. du i®*’; Jupiter est bas et dans de la brume. Ibid.

— Novembre i, à i8‘'35'5o", Flamsteed croit le i‘‘*' sat. disparu; il l’étoit cer-

tainement à i8''3G'o"? IlisL cœl. Brit.

w 2G, à iG G 3o , immersion du 3®. Ibid.

» 28,4 i4 4920, immersion du 2®. Il avoit certainement dispaiai

à i4'’49'4u'3 Ibid.

Décembre 10, à iG 47 55 , imm. du i®*'. Ibid. 11 faisoit grand vent.

» à iG 48 l\o , » Halley, à Islington. App. ad Astr .

Carol. p. 54.

» 29, à 18 52 O , le 3® sat. étoit sorti de l’ombre. Ibid.

» 3o, à i4 9 5o , à Greenwich, imm. du 2® sat. T. de Jeaural.

Le 18 mars, Cassini découvre pour la première fois la lumière zodiacale. Il avertit cependant que Cbildrey, Anglois, l’avoit découvcide avant iGiq, puisqu’il en fait mention à la fin de son Histoire naturelle d’Angleterre. Ane. Mérn.t. I,p- 879; t. VIII, p. 27G. Mais ce phénomène avoit alors été négligé.

Kn 1G84, le P. Noël, naviguant dans la mer des Indes, voit cette même lumièi'c et lui donne le nom de second crépuscule; et les années suivantes, à Goa et dans d’autres lieux, il lui trouve une étendue de 70 degrés. (A l’ile Rodrigue, au mois d’aoùt 17G1, nous l’avons vu s’étendre presque jusqu’au zénith.)

En iG85, Kirch l’observe le soir à Leipsick, du 27 février au G mai. Elle reparoit

:j8i ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1684.

au malin !e 7 septembre el le 28 noveml)re. Il ne sait d’abord ce que peut être ce pbénomène. Il le revoit le i'3 février 168G et reconnoît la lumière zodiacale, découverte, dit-il, par Cassini. Kirch ms.

Dans uu ouvrage intitulé Uranies Noricæ Strena sacrœ, in-fol., daté du i janvier 1G94, George-Christophe Eimmarl s’expiâme ainsi : « La seizième année s’écoule, depuis que ceux (jui célèbrent les sacrés mystères de TUranie de Nuremberg observent un pbénomène céleste digne d’admiration etc. » Ce phénomène n’est autre (}ue l'auiore boréale ('), (jui paroît tous les ans depuis le i janvier v. st. durant 3 mois, et quelquefois plus longtemps. Si cela est, Eimmart aura découvert l’aulore boréale dès le mois de janvier 1G79: mais il ne falloit pas attendre jusqu’en 1G93 pour faire part de cette découverte au public, (jui peut se défier de la mémoire d’Eim mart.

— Louis XIV ordonna celte année de prolonger jusqu’aux extrémités du Uoyaume la méridienne de l’Observatoire, ouvrage que Picard avoit déjà commencé en 1GG9 et 1G70. (iet ordre avoit été donné en conséquence d’un Mémoire jirésenté par Cassini à Colbert, (iassini, Sedileau, (diazelles, Varin, Deshayes et Pernim, furent chargés de la partie du Midi, et poussèrent leurs opérations depuis Paris jusqu’à S' Sauvier jirès de Montluçou eu Hourbounois, dans une étendue de 1 joooo toises. Celles de La Hire, Potbenot et Le Fèvre, envoyés au Nord, s’étendirent depuis Sourdon en Picardie et Monldidier jusqu’à Cassel en Flandres. Didiani. f/ist. Acad. p. 228 el saw. Mais Colbert étant mort le G septembre de cette année, l’ouvrage fut interrompu. Il a été repris depuis et heureusement terminé jiar les Cassini.

— La mort de Colhert ne fut pas la seule perte que l’Académie des Sciences fit cette année. Le 12 octobre, elle perdit en la personne de l’ablié Picard un astronome et un physicien savant, zélé et laborieux. Il étoit né à La Flèche. Il mourut, ainsi que Tyclio, d’une rétention d’urine. Nous avons parlé de ses principales opérations. La plupart de ses ouvrages se trouvent rassemblés dans le recueil des Anciens Mémoires de l’Académie.

— Picard et Rœmer avoient souvent proposé de déterminer les ascensions droites des astres par leurs passages à un grand quart de cercle mural placé dans le plan du méridien. Ce projet, autant de fois abandonné que jiroposé, fut entiu efl'ectué au mois d’avril iG83 par les soins de La Hire. Quelques années après Flamsteed fit exécuter un arc de cercle à peu près semlilable, dont il conimeji,çade sc servir en 1G89.

Hévélius, à Dantzich, observa le commencement à 3''47'3", à 28*^ environ du zénith vers l’ouest. — Fin à .5'‘35'55", à 83''3o' du zénith, vers l’est. — Grandeur: V'55' à l\i' ’6o" . Ann. Clirn. p. 182 et suie.

(') C’est évidemment lumière zodiacale qu’il faut lire (G. B.).

ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCIÆ. - 1684. 38.'i

— Breslau en Silésie : commencement à o‘'36'o()'4- J'^irch ms.

— A Leipsick, Kirch fit les ohservations suivantes extraites de ses mss :

Temps Hauteurs Iliiires

suivant l'iiorloge.

du .Soleil.

corrigées.

Phases de l'éeliiise.

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