OBSERVATIONS DU SOLEIL
Le 2[ juin, Adiden Métius, avec un grand instrument, prit la hauteur méridienne
du Soleil, et la trouva de Go^' iç)' o"
Ajoutez, dit-il, pour la parallaxe i 3o
Hauteur vraie (io 20 3o
Otez la hauteur de l’équateur 3G 4<) o
11 reste l’obliquité de l’éclipti(|ue 23 3i 3o
Metius de usa ulr. globi, pag. i 2 i .
Métius suppose la parallaxe horizontale du Soleil de 3'; il suivoit en cela Hi|»parque, Ptolémée, Albategnius, Tycbo, etc. Cette détermination ne paroît appuyée sur aucune ol)servation. Képler, combinant toutes les observations de Mars par Tycbo, conclut que cette planète acronique, ou dans son périgée, n’avoit presque point de parallaxe sensible. Or celle du Soleil doit être moindre que celle de Mars acronicjue. Cependant Képler, apparemment pour ne pas trop s’écarter de la doctrine de son maître, a laissé an Soleil C de parallaxe. Longomontan, Iaiusberg, Gassendi, Boulliau, ont circonscrit la [)arallaxe du Soleil entre 3' et 2^28". Horroxe, combinant ses observations avec celles des astronomes qui l’avoieut précédé, décide ({ue cette parallaxe ne peut excéder i5"; en conséquence, négligeant la parallaxe et la réfraction à la bauteur de G(/' 19', il conclut de cette observation de ^létius, que l’obliquité de l’écliptique est 23^*3o3 ïlurrox. p. 77; et cette obliquité peut se confirmer par les meilleures observations de Tycbo. Si la hauteur observée par Métius étoit bien exacte, nous lui ajouterions 4" pour la parallaxe, et nous en retrancherions 33" pour la réfraction, et nous trouverions 23"'29'3i" pour obli(juité de l’écliptique; et cette obliquité seroit probablement encore un l>eu trop forte.
Métius a aussi voulu déterminer l’équinoxe du |)rintemps de cette année. Le
20 mars, il prit avec un grand instrument la hauteur méridienne du Soleil : il la
trouva de
Otez pour corriger l’ell'et de la réfraction o 3o
Et pour détruire celui de la parallaxe, ajoutez 2 3o
La hauteur vraie sera 36 5i o
Otez-en la hauteur de ré([uateur 36 4o o
Il restera la déclinaison boréale du Soleil o 20
Ce qui, en supposant avec Métius l’obliquité de l’écliptique de 23‘’3'3o", mettroit le Soleil en et l’équinoxe seroit arrivé deux heures et plus avant
midi; an lieu qu’en ajoutant seulement 7" pour la parallaxe, et retranchant C20"
pour la réfraction, la hauteur vraie sera 36‘*47'47"
Otez-la de la hauteur de l’équateur 36 49 o
Déclinaison australe du Soleil o i i3
Donc lieu du Soleil 29 57 12 X
Donc équinoxe le 20 mars à i*' 7 53
J’ai supposé l’obliquité de l’écliptique de 23^*29'3o"; mais deux ou trois minutes de plus ou de moins dans cet élément ne peuvent ici produire une différence sensible dans le résultat.
Longomontan en observa la tin à Copenhague, et il conclut de son observation que l’opposition vraie de la Lune étoit arrivée à 3''d7', méridien d’Uranilmurg. 9.Ÿ//-. Dan. p. 192. Suivant Boulliau, opposition à 3'’ 444 temps moyen, méridien d’Uranihonrg, en i®5‘'i3'57". Ast?\ Philol. page 149.
— Des Anglois, à Firando au Japon, virent le commencement de l’éclipse vei's 9''; elle fut totale. C’est tout ce (|u’en dit Purchass, t. 1, l. 4, chap. 3, § 3.
Opposition de Jupiter, observée à Copenhague par Longomontan, le 1 1 mars, à 22'’ en 5'2i‘*45'. Astr. Dan. p. 334- Boulliau, Astr. Philol. p. 468, et J. Cassini, Elèrn. (V Astr. p. 4 16, admettent cette détermination. Mais Streete, Astr. Carol. pag. 1 1 1, rapporte cette observation au même jour à temps moyen, méridien de
Londres, prétendant (jue dans Dan. il huit lire 12’" au lieu de 22'’; autre-
ment, dit-il, le Soleil, suivant le calcul de Longomontan, seroit trop éloigné du point du Ciel opposé à Jupiter. J’ai calculé le lieu du Soleil sur les Tables de iMayer, et négligeant les petites équations, je l’ai trouvé pour 12'’ en i C2i‘'3o'^, et pour 22'', I i*2i‘'55'. Ainsi l’heure marquée par Longomotan n’est pas exacte; celle de Streete l’est encore moins; celle que M. Jeaurat détermine dans ses Tables de Jupiter, i6‘'48', temps moyen, méridien de Paris, approche beaucoup plus du résultat de nos calculs.
Le 3 avril à 8'', méridien de Copenhague, Mars précédoit de 10' de degré l’étoile du genou supérieur et boréal des Gémeaux (s).
Le 4 à pai'eille lieure, IMars suivoit l’étoile de 20'.
Donc conjonction le 3 à i6'‘, en 3®4‘’3i'2o". Astr. Dan. pag. 349.
A Lintz, Kepler observa la fin à i'' 47'. Epis/. 38.
— A ÏLibingen, Mestlin manqua le commencement, parce (jue les tables l’aiinonçoient beaucoup plus tard (jii’il n’est arrivé.
Vers le milieu de l’éclipse, ou trouva (|ue le demi-diamètre du Soleil étoit à celui de la Lune, comme iG~ à i5i|.
La fin lut observée très-exactement à i''2(3', ou plus précisément à i''25'4G", le Soleil étant élevé de 34‘*|. L’angle du vertical avec la ligne des cornes étoit alors de 48'* 4- De là et de la somme connue des demi-diamètres, Mestlin tire les résultats
suivans :
Lieu du Soleil supposé, à la fin do l’éclipse G* 9^*45' o"
Lieu de la Lune, conclu de l’observation G 10 ii 10
Latitude australe o 18 33
^Moindre distance des centres o 9 24