Partie de l’écliptique parcourue par le Soleil o
Donc le Soleil, au commencement de l’éclipse, en. . G® 9‘'3()'d2'
Kt la Lune en (> 9 7 4'^
Latitude boi'éalc o o 44
Parai/. Tlist. cœl. p. 922. Il est inutile que j’avertisse que les élémens supposés dans ce calcul ne sont pas d’une extrême précision.
— A Muuicb, le P. Scheincr détermina avec la plus grande exactitude, dit-il, le commencement à 23'’ i j', le 2, et la fin le 3, à i''45'. Ibid, et Kepl. Epis/. 38 1. Elle commença, ditivépler, à droite vers le midi, et finit dans le bas. Epiiom. Aslron. Cop. p. 89a.
— A Venise, l’éclipse qui, suivant Tycbo, devoit arriver à i''iG'i9", anticipa d’une demi-heure, et fut beaucoup plus grande que les tables ne le promettoient. Planchas Ep. 38o ad Kepl. üe cette anticipation Képler concluoit, Ephem. p. 12, la nécessité d’une troisième é(}uation du temps, qu’il appeloit équation physique, et qui s’étendoit jusqu’à 2i'4i".
— A Constantinople, on observa le commencement à midi, la tin lorsque la hauteur du Soleil ne fut plus que de 28‘L Parai. Ilist. cœl. p. 924.
AXN'ALI'S CÉLESTES DU DIX-SEPTIÉ.ME SIÈA'.IÆ. — 1614.
Les nuages ne pennieent pas à ÎMcstlin de rohservei*. Mœsil. Ep. 21 ad Kepl. Les aulres astronomes ne furent j)as apparemment i)Ius lienr'enx. .le ne trouve rien autre chose de cette éclipse, sinon (|u’à Louvain et à Malines, des espèces de sentinelles, veillant pour répéter les heures, en virent le commencement lors(juc leui's horlog(>s la'spectives soniu-renl 3 heures (c’est-à-dii‘e, i5'‘). Cet accord ii’esl j)as à mé|)riscr, dit Wemhdin, Ec/ips. p. 81. — Rire. A/na/g\ pari. J, p. 377. — Astron. ref.p. 100.
FAITS
Cette année doit occupei- un rang distingué dans les fastes de l’Astronomie. Les calculs ((Lie cette science exige étoient longs et pénihles; il ne falloit compter (|ue médiocrement sur leur exactitude. Leur excessive longueur fatiguoit l’attention, et l’on n’étoit (|iie rarement tenté de les répéteig poui’ s’assni’er de leur justesse. Nicolas Uaymer Ui'sus Dithmarsus, en son Ea/idamentur/i Astro/iomiœ, imprimé en i588, et ChristO|)he Clavius, au livre I de son Traite de l’ Astrolabe, lemrne 53, avoient (irojiosé des moyens ingénieux pour abréger (]ueh|ues-uns de ces calculs, mais non pas tous, .leau Néper ou Napier, baron do IMarchistou en Ecosse, en publia (‘(‘tte année un (|ui réduisoit toutes les multiplications en simples additions, les divisions en soustractions, les formations des ((narrés et des cubes, et les extractions des racines ((uarnb's et cubi((nes en multi()licatious et divisions par les nombres siiu()les 2 (‘t 3.
C.et usag(! du calcul logaritbmi((ue, avec une table des logarithmes coi’respondans ;i toutes les minutes du ((uart-de-cercle, fut publié cette année, sous le titre : Mirijici (ogarithmorum canonis descriplio.
Queb(ues-uus ont voulu attribuei* à Longomontau la gloire de cette invention ; mais l.ongomontan a survécu 34 ans à la publication de l’ouvrage de Néper, et n’a jamais réclamé une telle priorité. Ké(der, dans ses Tables lUidoltines, assure (]ue .luste Ilyrge, astronome du landgrave de Hesse, avoit imaginé les logarithmes avant .Né()er, mais ((ue sa conqilaisance pour cette belle invention l’avoit engagé à la tenir secrète. Que cela soit, il faudra toujours convenir ((ue c’est à Néper ((ue les géomètiH's et l('s astronomes sont redevables de la publication d’un moyen d’exécuter en moins d’une demi-heure, des calculs ((ui exigeoient aiqiaravant (ilusieurs heures d’un travail fatiguant.
Dans la Table de Néper, le logarithme du rayon est o, et les logarithmes des antres arcs croissent à mesure ((ue les arcs diminuent. Ceux des tangentes an-dessus de 45*' sont négatifs, ainsi ((ne tous ceux des sécantes, ce ((ui occasionne ((ueb(ue embarras dans l’usage. De plus, l’on a souvent besoin d’opérer sur des nombres enliei's, et ces nombres ne se trouvent dans la Table, ((u’antant ((u’ils co’incident avec ((uebjuc sinus; cette coïncid(mce même n’est pres((ue jamais bien ()récise, et les parties ()ro(mrtionnelles convenables aux logarithmes des nombres ((ui ne sont pas dans la Table, ne sont pas faciles à ((rendre. .Jean S()eidell et Képler avoient remédié à une partie de ces inconvéniens : mais celui ((ui les lit disparoitre entièrement lut Henri Briggs, (jui dès l’année i()i 5 s’appliqua à donner aux loga-
i‘illiines la forme la plus simple et la plus naturelle dont ils étoient susceptibles. Il communiqua ses idées à Né[)ei', (jui les approuva et l’aida de ses conseils. J.e premier fruit des veilles tie Briggs parut en i(3i8; il ne contenoit que les logarithmes des looo premiers nombres. En i()24 Briggs donna au ])ublic son Ariihmetica logariihmica ; elle contient les logarithmes de tous les nombres depuis i jusqu’il 20 000, et depuis 90000 jusqu’il 100000, à i/| décimales. Les logarithmes de Bi'iggs sont devenus d’un usage général. Aux logarithmes des nomlires entiers, Briggs avoit joint ceux des sinus et tangentes de tous les degrés et centièmes lie tiegré, à pareil nombre de décimales. Briggs mourut le 2() janvier (V. St.) iG3i, âgé d’environ 74 ans. Néper étoit mort le 3 avril i()i8 ( V. St.), à l’âge de G7 ans.
— Cette même année iGi4, Marins publia à Nuremberg, in-j", son Mnndusjovialis. Il y rend compte de ses observations des satellites de Jupiter, et prétend donner la théorie de leurs mouvemens. Cette théorie paroît très-imparfaite. Il ne faut ce[)endant pas en conclure avec Galilée, Saggiat . p. 3, que Marins n’avoit jamais vu les satellites de Jupiter. Marins entre dans des détails, qui prohahlement ne se seroient jamais présentés à l’esprit de quelqu’un qui n’auroit jamais fait les observations l'apportées dans le Mundus joçialis. Marins, dans sa préface, parle avec honneur de Galilée; il se montre aussi modéré, que Galilée l’étoit peu ; il ne prétend à aucune autre gloire, (ju’à celle d’avoir découvert le jiremier en Allemagne ce (|ue Galilée avoit découvert le premier en Italie. Simon Marins est moi't en iG2'i, à Anspacb.
iMarlin Pring, navigateur anglais, reconnut, le 2G mars, Cochin à 3 lieues est
4 nord. Le dimanche 29 à midi, il observa une éclipse de Soleil, (|ui finit, suivant son observation, dit-il, :i i''4j', la distance du Soleil au zénith étant alors précisément de 27^'3o'. Le lundi nous étions, dit-il, tant [lar l’observation de la croix du sud, que par celle de la grande Ourse, par G'* de latitude nord. Le mardi ;»
5 heures du matin, nous découvrîmes Ceylan à 5 lieues. J^e vendredi, IGintade-Galia nous restoitau nord-est 4 uord à 8 lieues. Piirchas. 1. 1, L 5, c. G.
FAIT
iMesso Bassohriitti de Lanciano fit imprimer cette année une considération sur l’occultation insolite et inouie de Mars, arrivée l’an itiio, et oliservée par Bartlielemi Pantalonio. Cette planète, dit-il, devoit être en conjonction avec Vénus le 20 août, et avec la I^une le 27; on ne devoit cesser de la voir qu’au 4 octobre. (Cependant personne ne la vit ni à la fin d’août, ni en septembre, quoiqu’elle fût à '|2‘' du Soleil. Je ne parle de cette prétendue observation, que parce que Gassendi a bien voulu en admettre la réalité. Il ne faut pas, dit il, tome IV, p. 519, se métier
Al ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈ.ME SIÈCLE. — 1616.
(les observations de Bassobnitti et de Pantaloiiio; niais il ne faut pas conclure avec eux ou que Mars s’étoit évanoui, ou (ju’il étoil alors au-delà du Soleil. Il étoit dans les signes descendans, beaucoup plus petit en apparence (jue Vénus, et terni de plus par les vapeurs de l’iiorizon. La réunion de ces circonstances suftisoit pour le dérober à la vue de Pan talon io.