CALcéoL\iRB A FEUUEs CONNEES. C. conuata Bot. MAC
Feuilles en rosette sur trre; tige de six a. douze pouces; fleurs jaunes; pUte bisannuelle, originaire du Chili. Je l'ai vuesultivée chez M. Loht , au Jardin des Plantes et aiburs.
Culture. La première es|ce est de serre chaude, où elle se sème d'elle-mêm^ lorsqu'une fois quelques individus ont porté giine; la 22* se cultive à la même température imais je crois qu'elle pourrait passer l'hiver en t>nne serre tempérée. La 23% étant bisannuelle, (It se semer tous les ans et avec les soins que j'ai dételés à l'article de la 3*; toutes les autres espèces soi) de bonne serre tempérée , bien éclairée , et d<|t on doit renouveler l'air le plus souvent possibl( Elles se multiplient toutes de boutures faites à |>mbre sur une platebande de terre de bruyère p|t san^ être étouffées; on peut pourtant les faire a^i sur couche chaude . dans la serre destinée à ce gehe de multiplication ; mais il faut les en tirer aussiti qu'elles ont pris racine, sans cela elles s'étiolent 1 sont susceptibles de périr. Plusieurs espèces ouhriétés donnent des graines, qui doivent être sema et soignées comme je l'ai indiqué pour celles de 15*.
Plusieurs espèces servent fii'ornement des jar-
dins^ notamment celles numérotées de 9 à i4 et ^ 19* f V^h comme je l'ai dit, est la plus apparente du genre. Jagqubs.
HORTICULTURE
Voyage horticole.
Depuis long -temps y nous étions invités par madame la baronne de Montgenet et M. son fils à aller visiter leur propriété située à Yandeuil-sur- Vêle j près de Jonchery ^ à quatre lieues de Reims. Enfin le 9 novembre notre bon ami et collègue Pépin et moi nous partîmes et nous arrivâmes le lendemain a neuf heures du matin dans cette agréable solitude. Notre petit voyage s'étant effectué de nuit, nous ne pouvons rien dire du pays que nous avons parcouru , qui, autant que nous avons pu en juger ^ est assez bon et bien cultivé. Après un peu de repos et une visite superficielle , nous partîmes pour Reims ^ ou la cathédrale et les promenades fixèrent notre attention. Nous n*eûmes à visiter que Fancien jardin botanique fondé par M. Noël et appartenant aujourd'hui à M. B. Loitron, pépiniériste y et dans lequel nous remarquâmes un Chamœrops humilis de dix à douze pieds de haut. Le lendemain fut consacré à la visite du jardin de nos hôtes, et ce fut avec autant de plaisir que d'étonnement que nous trouvâmes un établissement qui pourrait honorer les environs de la capitale et celle-ci elle-même ; il est vrai que M. Ménand ( Louis ) , jardinier , ayant travaillé a Paris et aux environs, et amateur lui-même, consacre tout son temps aux soins de ses jardins et serres ^ aux herborisations et à Tétude
de la botanique. Le jardin proprement dit est placé sur la pente d'une petite colline , faisant face au midi ; il est divisé en plusieurs terrasses , sur une partie desquelles se trouve un petit potager bien tenu y ainsi qu'une partie de fleuriste , garnie de plantes d'ornement , exotiques , vivaces et annuelles, bien soignées et de bon goût; sur la seconde terrasse est construite une serre tempérée vitrée j de soixante pieds de long sur vingt de large : les vitraux sont d'une seule pente à l'in* clinaison de quarante à quarante-cinq degrés tout au plus. L'intérieur est divisé en deux parties; le derrière , de neuf pieds de large, est plus élevé que la partie vitrée , et on y arrive par deux escaliers , un à chaque bout, composé de six marches; cette partie sert pour abriter les arbres et arbustes les plus rustiques , comme orangers , citronniers , arbousiers , grenadiers , neriums , inetrosideros , . etc. , etc. La partie vitrée est destinée aux plantes plus délicates ou exigeant plus de lumière ; une assez large tablette sur le devant reçoit les plantes grasses de cette température , liliacées et autres bulbes et oignons ; des passiflores , des Plumbago CapensiSj etc., forment des guirlandes et entourent les colonnes qui supportent le haut de la partie vitrée.
Les arbustes et plantes de cette serre sont placés en été, au-dessous même, sur des plates-bandes à demi ombragées par des tilleuls ; on y remarque quelques beaux individus de Lagunea squamosa , Laurus camphora , qui a fleuri , un Ruellia Sahini de six pieds de tige, Mimosa lophanta^ Borjrx ligustrina en fleur, Jbies lanceolata^ Anihelca
arborescens , Lasiopetalum quercifoUum , Bancksia inicrostachia, Camellia, Escallonia viscosa^ Budleja Madagascariensis y etc.». etc.
Près de cette serre , et au même mur de terrasse ^11 le derrière est adossé , se trouve un plateau de deux pieds et demi de large et de trente-trois pieds de long y sur lequel^ çtau pied du mur^ sont plantés onze orangers et citronniers, destinés à être palissés sur ce mur qui a six pieds de haut et est garni à cet effet d'un treillage à petites mailles. Sur le devant de la même plate-bande y sont plantés alternative^ ment plusieurs espèces de plantes bulbeuses, telles que Tigridia pas?onia j UUum superbum^ lÀlium Canadense, Amaryllis formosissimay BeUadonay etc. Le tout est garanti en hiver par des panneaux vitrés j qui, du haut du mur, viennent se fixer trèsingénieusement au bord de la petite plate-bande ; des paillassons et autres couvertures garantissent ensuite des gelées.
Sur le plan inférieur, se trouve une jolie petite bâche hollandaise à double pente; sur ses platesbandes sont, en pleine terre de bruyère , quelques plantes rares ou d'ornement , et parmi elles nous avons remarqué avec plaisir les espèces et vai*iétés suivantes : Epacris grandiflora , pulchella , palurdosa y roseaj Selago Gilluj Erica lÀnnœiy empe-trœformiSf jasminifloraj Verbena venosa j Andro^ meda buxifoliaj Azalea Indica^ Phxjeniceaj Mimosa pubescens, hispidula ou de Sainte-Hélène; Scoiea dentataj Polygala buxifolia^ Heisteria , speciosaj Anémone arboreaj et quelques autres non moins intéressantes ; enfin cette petite serre est un véritable bijou , qui , coname je l'ai déjà dit , serait
digne dWner les jardins de Paris ou des environs, où malheureusement on en Toit peu de ce genre. ' Sur le plan de cette bâche, se trouve la serre chaude , d'à peu près la même longueur que celle tempérée, et de dix pieds de largeur au milieu; sur le derrière est un petit bassin, entouré de rocailles , et de plantes aquatiques ou des marais, comme Canna , Cjrperus , Papyrus pungens, Strelitzia , Arum , Calladïum , etc. Les couches la* téralcs sont faites en mousse, et garnies d'arbustes et plantes plus ou moins rares et précieux, et tous dans un état de santé et de propreté qui ne laisse rien à désirer ; on peut citer comme les plus remarquables un très-fort Crinum amabile , dont l'immense ombelle couleur de sang embaumait la serre de ses suaves émanations , les espèces Careya^ num , Americanum , et erubescens aussi en fleur , un beau Coccoloba pubescens , Musa discolatf, Çjr^ cas , etc. , etc.
Outre ces diverses serres, des bftches et châssis servant encore à mettre à l'abri des froids les plus petites plantes de serre tempérée et d^orangerie , comme Fuchsia macrôstema , globosa , graciUs , Pelargonium , Chironia trinervia , Jasminiflora et frutescens , Chorisema Henchmannia , Rhumbea , Manettia coccinea, Campanula aurea^ Cyclamen^ et beaucoup d'autres de collection et d'agrément ; quelques beaux dahlia ornent aussi les platesbandes, et enfin la propreté de l'ensemble fait l'éloge du inaltre et du jardinier.
Le parc proprement dit se trouve séparé du jardin dont je viens de parler par une rue, mais on a le projet d'y arriver par une voûte souter-
raine; plusieurs autres travaux sont commencés pour son amélioration, e, sans beaucoup de frais , on pourra y avoir de belbs eaux , puisque plusieurs sources en surgissent é^arses ; une même, assez forte^ se trouve sur une nontagne peu éloignée et pourrait servir à y fournr des eaux jaillissantes. Une partie des allées sontrefaites à neuf et sont en bon état ; on y voit déjà des collections d'arbres résineux et toujours verts , plusieurs à noyaux , el des genres Cjtisus , Crategus y F'iburnum , Popit^ lus f etc. La végétation y est telle , qu'on y rencontre des peupliers blanc de Beige 9 Populuê ni'vea, qui ont de soixante-iiix a quatre-vingts pieds d'élévation, et il en a été abattu plusieurs dont la circonférence excédait neuf pieds.
Les environs de cet endroit sont trës-intéressans pour les botanistes , et riches en plantes indigènes et peu communes; car, comme je l'ai dit, M .Ménand, qui s'occupe beaucoup de botanique rurale , a déjà découvert vingt espèces d'orchidées, parmi lesquelles on peut citer le Limodorum ahorthum et \Orchis odoratissimaj nous y avons rencontré encore en fleur Vjister amellus et les Euphrasia bitea et Unifolia; les Cryptogames y dont M. Ménand s'occupe aussi avec succès , y sont nombreuses et très-variées; il nous en a fait voir un grand nombre ^ en fructification , et parmi celles-ci nous avons remarqué le Physcia chrysophihalma , espèce assez rare dans nos environs. Le 1 3 au matin , nous quittâmes cette agréable et hospitalière solitude , pénétrés de reconnaissance pour les soins empressés et toutes les complaisances que nous ont prodigués ses aimables propriétaires. Jacques.
PLANTES CrrAGERES.
Note sur fe artichauts.
L'année dernière ^ j'a' planté au printemps de très-forts pieds d'artichmts, que j'ai replantés en place à la fin de novem)re ou dans les premiers jours de décembre. Je le» ai buttés immédiatement après y et lorsque les gdées se sont fait sentir, je les ai couverts à la manière ordinaire. Au printemps suivant ^ je les ai découverts et labourés ^ et ils m'ont donné une belle récolte de leurs calices écailleux. Je conclus de ce résulta que l'on peut planter les artichauts en toute saiscn et qu'ils réussissent également bien. Pokorny.
Culture des fraisiers pour primeur.
Au commencement de septembre , on plante des filets de fraisiers, ou bien on repique du plant semé au printemps précédent. Il est bon de ne pas attendre plus tard, car si l'on faisait cette plantation en octobre, il arriverait souvent que le plant n'aurait pas le temps de reprendre et se défendrait mal con-* tre les gelées rigoureuses. qui, en faisant resserrer la terre, l'en font quelquefois sortir, ce qui oblige à recharger la plantation de terre ou de terreau.
Au printemps suivant, il faut avec soin biner et nettoyer les planches, et lorsque les filets commencent à pousser, on supprime tout ce dont on n'a pas besoin pour mettre en pots ou en planches ; cette précaution est nécessaire si l'on veut avoir de beaux fruits.
Aa mois de juin y les filets commeneent à être bons à planter, et il faut les repiquer en planches. Au mois de septembre, on met en pots le plant que Ton retire desplanches, afin qu'il ait le temps de reprendre y et dès les premières gelées blancbes , on abrite tous les pots sous des châssis froids. On se sert ensuite du plant qu'ils contier^nent pour en garnir les bâches , serres ou châssis chauds où Ton veut en cultiver pour obtenir des fraises l'hiver.
POKORNY.
JARDIN FRUITIER
J^oie sur la conduite du Pêcher.
M. Pelé, jardinier de M. Lamare, rue du Fanbourg-^u-Roule, 70 , a, sous sa direction, des pêchers dont la belle végétation et la grande fécondité ont de quoi surprendre, lorsqu'on les compare à l'état de langueur et de soufirance de ces mêmes arbres cultivés aux alentours. Il faut dire d'abord que le terrain sur lequel ils végètent ne convient nullement à ce genre d'arbres fruitiers. 11 y a environ un pied de terre végétale, et dessous un tuf crayeux assez dur, de façon que lorsque les racines y arrivent , il se manifeste sur les pêchers un état de nuilaise; l'écorce se crevasse , des dépôts gommeox s'établissent de tous côtés et principalement au bas des branches mères , et lorsque l'on s'aperçoit de cet accident, il est souvent trop tard pour y porter remède. Tel était l'état de ces arbres lorsque M. Pelé a eu la mission de les rétablir, ce à quoi il est parvenu d'une façon tout-à-fait satisfaisante. Novembre 1836. 4
Voici quel est son procédé, qu'il a bien voulu me communiquer y pensant qu'il pourrait intéresser les personnes qui se trouveraient dans une circonstance pareille.
Supposant que les racines mises en contact avec le tuf y absorbent des élémens qui épaississent la sève, et la rendent trop abondante, de façon à ce que les vaisseaux séveux s'engorgent et ne lui permettent plus une libre circulation , ce qui semble con-* firme pa^ les crevasses qui se font partout sur le vieux bois , il a pensé qu'en offrant à la sève une voie plus large par le moyen du jeune bois , il remédierait au mal par l'absorption de ce qu'elle a de surabondant. C'est pourquoi il laisse dans toute leur longueur et favorise même le développement des branches gourmandes qui percent au-dessous des branches mères, ou au moins au-dessus quand il ne peut faire autrement, car il préfère toujours les premières, ce qui l'aide à maintenir plus de vigueur dans la végétation des parties inférieures de ses arbres qui ont une tendance continuelle a s'emporter par le haut. Après un temps plus ou moins long, il utilise ces gourmands en en faisant des branches secondaires inférieures ou supérieures^ lorsqu'ils sont placés convenablement pour cela; autrf iPQi^t il les supprime tout-k^fait pour éviter la confusion, et dans ce cas il en laisse pousser d'autres afin d'entretenir toujours un assez grand nombre de gourmands pour absorber la sève surabondante , et l'empêcher de faire quelque ravage sur les mem^ bres importans.
Il procède )au pincement avec un grand soin, en observant de ne le faire que sur les bourgeons su^
OAL.\lU)E Pl( TKE
OrtUrdia Picta
périeurs, afin de les empêcher de devenir trop vigoureux , d'attirer à eux une trop grande masse de sève et d'appauvrir ainsi les parties inférieures qui seraient bientôt dégarnies. Les autres, il ne les pince pas, quelque forts qu'ils soient. Il visite souvent «es arbres et palisse successivement en commençant par les branches qui deviendraient trop fortes pour être rapprochées du mur, ou qui prendraient trop de nourriture aux dépens des petites destinées à donner du fruit. Hors ces deux cas , il les laisse en liberté, afin qu'elles s'ombragent mutuellement y garantissent l'arbre de la trop grande ardeur du soleil, et entretiennent une douce fraîcheur qui contribue à le fortifier. Enfin il attend pour compléter son palissage le plus tard possible , telle que Fépoque oU les fruits ont besoin du soleil pour achever de mûrir et prendre couleur.
Grâces à ces soins, les pêchers de M. Pelé ont acquis fine vigueur satisfaisante, et donnent une grande quantité de fruits sans en paraître affaiblis, ce qui forme un contraste frappant avec les pêchers du voisinage qui se meurent presque tous*
POKORNY^ PLANTES D'ORNEMENT.
Galàkde pictée I Galardiapicta, (Voyez la planche, et pour les caractères génériques, page i6 des Annales, année i835-i856. )
Plante herbacée virace, pouvant s'élever de vingtquatre a trente pouces. Feuilles sessiles lancéolées.
alternes^ à nerrure médiane saillante, peu dentéea , ciKéea , d'un beau vert. De juillet en octobre fleurs radiées, dont les rayons à trois divisions sont dun pourpre foncé aux deux tiers de leur longueur et d'un beau jaune au sommet. Fleurons pourpre foncé érigés au milieu et entourant la masse d'étamines k anthères jaunes.
Cette plante^ remarquable par sa rusticité , crott dans tous les terrains et à toute exposition : cepei^ dant elle préfëre une terre légère ; on la multiplie de la même manière que le Galardia aristata dé*» orit et figuré page i6 de ce^ Annales^ année i855« i836. Jacquin jeune.
Sauge a bractées, Salvia bracteata^ Bot. mag.,
:a3ao.
Tige droite , haute de deux à quatre pieds, quadrangulaire, velue; rameaux et feuilles opposées; ceUes-ci grandes, ovales, dentées plus ou moins à la circonférence , médiocrement aiguës à leur somr* met, un peu allongées , ridées , velues en dessous; les radicales portées par un pétiole cannelé plus court que les feuilles y les supérieures sessiles.
Les fleurs sont grandes , difïposées par verticilles formant de belles panicules ; chaque verticille se compose de six fleurs dont la base est enveloppée d'une grande bractée orbiculaire , aiguë à soa sommet , ciliée , de couleur blanc verdâtre et violacé. Le calice est campanule, strié, divisé en deux lèvres, la supérieure entière, très*«euminée; l'inférieure bifide. La corcdle est monopétale^ irrégulière, à
deux lèvres , la supérieure d'un bleu clair^ entière y concave et dressée; Tinférieure est blanchâtre^ à trois lobes jirrondis , les deux latéraux plus courts, celui du milieu plus large et échancré au sommet. Quatre étamines , dont deux avortées ; un style plus long que la corolle.
Cette espèce y originaire de Russie , est cultivée k Paris depuis t85i. Elle a, par sçn port, quelque ressemblance avec le Salvia sclarea^et peut comme ce dernier être employée en médecine pour l'application de ses feuilles sur les plaies et blessures. Elle est vivace , mais elle périt souvent pendant l'hiver par la décomposition de ses tiges florales qui se pourrissent au centre. Sa floraison n'est belle que la seconde et la troisième année, oh elle forme de fortes touffes. Les fleurs se montrent à la fin de mai ou au ^commencement de juin, et se succèdent pendant tout le mois de juillet. Du reste > elle est rustique, croît à toute exposition , et ne craint pas la sécheresse. On peut remployer avec avantage dans les grands jardins en la plaçant entre les arbres, sur le bord des massifs.
Sa multiplication a lieu à l'automne par l'éclat de son pied, ou par le semis qui se fait k cette époque des graines qu'elle donne abondamment. Il n'est pas rare de trouver avant l'hiver, autour des touffes , de jeunes pieds produits par les semences qui se sdnt échappées. On peut dès ce moment, si ces pieds sont assez forts , les repiquer en place ou en pépinière, et ils fleurissent l'année suivante. Les abeilles se montrent assez avides de ses fleurs.
PÉpm.
Clabkia £ FLEURS DE Gaura , Clarkia gawmdes Douglas.
Le Jardin des Fiantes de Paris a reçu cette année de la Société horticulturale de Londres plasieurs plantes nouvelles du Chili et de la Californie , au nombre desquelles se trouve celle dont il est ici question y et qui forme la troisième espèce d'un genre encore inconnu en i83o.
Cette plante a fleuri depuis le i5 juillet jusqu'à la fin d'août; ses tiges sont droites ^ rameuses , longues d*un à deux pieds, cylindriques , d'un vert cendré^ quelquefois teintes de violet du côté du soleil, et garnies dans toute leur longueur de petits poils glanduleux.
Les feuilles sont alternes, pétiolées ; celles de la partie inférieure , ovales, cendrées en dessus, les supérieures lancéolées; les fleurs sont axillaires, disposées sur la tige en une sorte de grappe lâdbe qui se prolongejusqu'à l'extrémité des tiges; cellesci sont penchées et se redressent à mesure que les fleurs s'épanouissent vers le haut.
Le calice a quatre divisions caduques comme les autres espèces ; les fleurs ont quatre pétales violets, longs de deux à trois lignes, rhomboïdaux, un peu échancrés à leur extrémité. Si Ton coupe une de ces branches , les fleurs se crispent et se flétrissent peu de temps après. L'onglet des pétales, long d'une ligne au plus , est pointillé en dessus de petites taches pourpres; huit étamincs,, dont quatre plus longues et fertiles; un style rose ne dépassant pas les étamines , à stigmate violet hé-
DAHLIA MISS PKNFOLD
rmé; oyaire long d'un pouce , anguleux ^ luisant ^ marqué de petite^ aspérités glanduleuses.
Cette espèce 9 originaire de la Californie , est annuejle. Elle ne sera probablement cultivée que dans les jardins botaniques et par quelques amateurs y car ses fleurs sont fort petites en conipariËison de celles des deux autres espèces , généralement admises dans les jardins depuis leur introduction en France.
Au reste , elle ne parait pas plus délicate que ses congénères; on la sèmera an premier printemps soit en place ou en pots , mais de préférence en oc-^ tobre. Semés à cette époque, les pieds résistent mieux aux vents arides qui dessèchent les jeunes plants semés au printemps. Elle croit à, toute exposition aérée, en terre meuble et légère, et demande peu d'arrosement. Pépin.
Dahlia Miss PBiiFbLD. (Voyez la planche.) Plante de trois pieds et demi à quatre pieds , vigoureuse et formant un buisson touffu; fleurs nombreuses, légèrement bombées , de quatre pouces de diamètre ; les demi-fleurons libres ,. un peu en coquille , d'un rosé tendre à la circonférence se fonçant k mesure que la floraison vieillit , d'un blanc à peine rosé vers le centre avec du jaune citron du tiers inférieur jusqu à l'onglet; tous marginés de pourpre clair, et parfois violet; les fleurons é(roils plies en trois sur la longueur, violet foncé au sommet, jaune citron k l'onglet; pédoncules verts, parfois pourprés , soutenant bien les fleurs qui le plus souvent sont géminées. Le feuillage est d'un vert frais: les cinq folioles sont allongées, pointues et
irrégulièremèiit dentées. Communément chaque foliole est trifoliée.
Ce Dahlia fait un effet charmant par ses fleurs abondantes à coloris frais et doux. Il se cultive comme toutes les autres variétës. Jacquin jeune.
ORANGERIE
Rosace touffu. Rhododendron densum.
Feuilles petites , d'un vert foncé , lancéolées, à rameaux trës-rapprochés les uns des autres , ce qui lui donne une forme hémisphérique aussi régulière que celle qu on pourrait obtenir par la taille. Le bouton terminal de chaque rameau avorte, et laisse 'développer les bourgeons latéraux; c'est pourquoi ce rhododendron n'a pas encore donné de fleurs , puisque c'est le bourgeon terminal qui les pro-duit. Sa forme lui donne un aspect remarquable qui le fera sans doute rechercher des amateurs.
RosAOE PROLIFÈRE, Rhododendron proUferum.
Nous avons obtenu cette variété remarquable dans un semis du ponticum. Ses fleurs sont semblables à celles du type. Elles sont disposées en tête hémisphérique , fa pédoncules très-longs ; elles ont de deux pouces a deux pouces et demi de diamètre, et se composent de huit à dix pétales disposés sur le même plan , et de couleur violette moins foncée que dans le ponticum. Les étamines sont nombreuses, vingt-cinq à trente-cinq, et sont munies, à la base, d'un petit pétale souvent bifide. Yoici ^ à notre avis, l'explication de cette monstruosité.
Le pistil f se trouvant gonflé et coloré comme la corolle, se déchire en lanières , et donne naissance à de nouvelles étamines ; les parties internes du pistil sont alors garnies de petites semences qui ne peuvent plus se développer. U arrive quelquefois que ce phénomène ae répète encore, et qu'au milieu de ces nouvelles étamines on voit un autre pistil renfermant également des étamines , et parfois un ovaire avorté. Cette singulière variété nous parait destinée à fixer l'attention des amateurs par ses grandes fleurs à longs pédoncules.
Nous leur recommandons aussi les rhododendrons ci-après, qui sont presque tous des variétés de Yarboreum.
Lady Warrender , remarquable par la grandeur de ses fleurs rouges nuancées de violet, et maculées de carmin vif.
Cunninghami j à fleurs durant trois semaines , et teintes d'un joli rose vif.
Srmthi ^ pJiœnioeum y également bien remarquables, et différant essentiellement des autres variétés.
Enfin nous attendons pour l'année prochaine la floraison des variétés ci-dessous, parmi lesquelles, il n'y a aucun doute , il s'en trouvera plusieurs dignes d'être admises dans les collections de choix. Ce ^outiX Ârboreum altaclerense y augustum^ Burgravianum, Caucasicum, qu'il ne faut pas confondre avec celui qui porte déjà ce nom, Celsianurriy eleganSf excelsum, ochroteucum , Ru^selUanum, Smithi-alùum , cinnamomum , campanulatum , Goweanum , harbatum , Nohleanum , Laponicum , nivaticum, et concînnum, Cels frères.
Semis en plein air des rasages.
En visitant en juillet dernier les pépinières royale» de Trianon , confiées aux soins intelligens de notre coUëgue M. Briot fils , je remarquai avec plaisir de» semis de Kalniia, jàndromeda, A^alea , Ehododen-^ dron et autres rosages, faits en pleine terre de bruyère, à l'exposition du nord, et dont la réus* site était on ne^ peut plus satisfaisante.
Jusqu'à présent les espèces de ce genre étaient presque toujours semées sous châssis, ce qui occasionne plus de précautions et de dépenses, et il n'est pas douteux que cette nouvelle méthode , bien plus économique et déjà en usage dans quelques pépinières y sera adoptée par les amateurs et les marchands, aussitôt qu'elle leur sera connue. .
Du. i5 juin au i'' juillet, on sème au plein air, sans les enterrer , les graines de rosages en terre de bruyère bien tamisée, pressée, et égalisée le mieux possible. On couvre immédiatement le semis par les débris ligneux que l'on a retirés de la terre de bruyère en les répartissant également , et de façon à intercepter presque entièrement l'action directe des rayons solaires. On arrose ensuite pour attacher les graines à la teri*e , que l'on a soin de ne jamais laisser sécher, quand même il faudrait la bassiner trois ouquatre fois par jour, jusqu'à ce que le plant soit bien levé ,- ensuite l'humidité de l'automne suffit seule. Les plants élevés ainsi sont au bout de deux ans , par exemple , moins grands que ceux venus sous châssis, mais ils sont plus vigoureux, mieux nourris , et supportent plus facilement le repiquage.
SY.NMNGIK a Heur» mouchetées Svnniugia çruUala .
lies personnes qui redouteraient l'humidité pour leur encaissement de terre de bruyère pourraient élever celle-ci par le moyen employé par M. David pour les fraisiers, et dont j'ai rendu compte dans le n"" de juillet dernier de ces Annales.
Lbcointre.
Synningia. Didynamie angiospermie Lin.
Gesneriées Juss. -
Caractères génériques. Galice campanule k cinq divisions ; corolle monopétale à cinq lobes, quatre étamines adhérentes à la corolle ; un style.
Synningie a fleurs MOUCHETEES y Sjnningia guttata. Bot. Reg. (Voyez la planche.)
Plante à racines tuberculeuses et charnues , à tiges griseSy cylindriques, ligneuses, s'élevant peu; rameaux d'un vert tendre , roux-brun à la base ; feuilles épaisses , opposées en croix, pétiolées, oblongues, lancéolées, larges de deux pouces , longues de quatre ; crénelées sur leurs bords , d'un vert luisant, et garnies de poils blancs peu apparens en dessus; d'un vert plus clair et à nervures trèssaillantes en dessous.
Fleurs axillaires et solitaires , unilatéralement placées , au moyen de leurs pédoncules qui se contournent , calice vert à divisions profondes et aiguës. Corolle longue de vingt lignes , tubulée , blanche, pubescente à l'extérieur, anguleuse et ponctuée de pourpre à sa base ; le limbe à cinq lobes arrondis, évasés, larges d'un pouce, d'un
beau blanc, et marqués «ur leur aurfeoe intérieure de points pourpres , très-rapprochés et se prolongeant k rintérieur sur les deux divisions supérieures de la corolle. Étamines adhérentes à la corolle ^ cohérentes et à anthères blanches ; le style est blanc^ plus court que les étamines au moment de l'épanouissement , et ensuite plus long pendant le reste de la durée de la fleur.
Cette plante est originaire du Brésil , d*oit la Société d'horticulture de Londres Fa reçue en 1826» Elle fleurit depuis mai jusqu'en octobre. Elle perd ses feuilles et l'extrémité de ses tiges en hiver , et redoute beaucoup l'humidité pendant le repos de sa végétation. On la multiplie de boutures par ses jeunes rameaux et ses feuilles. La terre de bruyère mélangée d'un peu de terre franche est celle qui lui convient.
Depuis iSSiy on cultive dans quelques établissemens sous le même nom une espèce qui par son port et ses formes lui ressemble beaucoup , mais à laquelle il manque le pointillé pourpre qui en forme le caractère , sa corolle étant presque entièrement blanche : c'est le Synningia vehitina Bot. Reg.
LéMON.
OXYLOBIUM Andrew]^ Décandrie monogynie Lin.
Légumineuses Joss.
Caractères génériques. Calice à cinq divisions profondes, un peu bilabiées ; corolle papillonacée, à carène comprimée et de la longueur des ailes : cellesci égales à l'étendard, qui est plan ; dix étamines à filets distincts ; style ascendant à stigmate simple ; légume ovale aigu , renflé , à plusieurs graines.
OXTLOBE PlILTENEE
OxyloT>iuin pullcnap
OxTLOBE POLTENEB. Oxjlobttim pulteuca Dbg. Prod. And. Bot. rép. Rob. Browjv. Hort. Kew. (Voyez la planche.)
Arbuste de la Nouvelle-Hollande y à feuilles verticillées par quatre et rarement par trois^ linéaires^ presque obtuses , k bords refléchis en dessous , oii elles sont pubescentes ainsi que les jeunes rameaux. Fleurs pédicellées en ombellule ; petite bractée au milieu du pédicelle , caduque ; calice persistant à tube court ^ entourant le fruit par ses lobes réfléchis, étamines caduques, ovaire sessile.
Cette jolie légumineuses par le beau coloris orangé de ses fleurs , dont les corymbes terminent les rameaux, est d'un efiet séduisant. On la cultive de la même manière que Vhovea ( Voy. page 5io de ce Journal, année 1855-1834)^ et on la multiplie de graines ou de marcottes. Gels frères.
SERRE CHAUDE
Note sur la cuùure des Orchidées.
Long-temps, et Ton peut même dire jusqu^à ce jour, la culture des orchidées dans les serres passait pour une chose tellement difficul tueuse , qu on la regardait presque comme impossible , en en excep' tant cependant quatre ou cinq espèces * anciennement connues, et qui vivent sur la terre. Ce nest guère que depuis deux ans que j'ai commencé à cultiver les nouvelles espèces de cette riche et singulière famille , et déjà je puis affirmer que le succès couronnera les efforts des cultivateurs qui voudront donner à ces belles plantes autant de soins qu'en
réclament généralement celles qui garnissent nos serres chaudes.
Les essais qu'il m'a fallu multiplier ni'ont d'abord convaincu que pour la culture des orchidées récemment introduites en France , il n'était pas indispensable de les tenir dans une serre extrêmement humide. Une serre ordinaire , enterrée comme le sont communément ces sortes de conservatoires » convient très-bien à ces plantes curieuses. J'ai remarqué que partout oii elles vivaient entourées d'une trop grande somme d'humidité, elles se montraient moins belles et moins vigoureuses. II en est aussi quelques-unes qui n'ont besoin que d'une température modérée , et qu'il faut avoir la précaution de placer dans les endi*oits les moins chauds de la serre.
Plusieurs espèces veulent être cultivées sur des mottesde terre, d'autres appliquées sur des morceaux de bois. Four les premières, on garnit chaque pot, jusqu'à moitié, de tessons qui ont pour but de laisser un libre passage aux eaux d arrosement. Sur ces tessons , on dispose des mottes de terre de bruyère, en assez grande quantité pour qu'elles dépassent de trois pouces les bords du pot. On leur donne le volume d'une grosse noix , et on les assujettit au moyen de petits piquets de bois pointus. C'est sur ces mottes que l'on plante l'orchidée, que l'on fixe avec un tuteur proportionné. Ces mottes, ainsi disposées , permettent à l'air un accès facile auprès de toutes les racines ; une partie de celles-ci , trouvant leur nourriture dans la terre qui surmonte le. pot, ne végètent pas dans une obscurité aussi profonde que s'il leur fallait s'enfoncer dans la terre que con«tient le vase , et enfin les espèces dont les fleurs
sepanoaissent emtre ces mêmes mottes peuvent fitcilementles développer , tandis que leur floraison serait impossible , si on les tenait dans des pots remplis à la manière ordinaire. Nous avons eu plusieurs fois Toccasion de voir ce fait se confirmer , lorsque npus tentions de cultiver ces espèces, comme ceUes qui vivent sur la terre ^ à la manière des autres végétaux. Il est encore quelques espèces qui réussissent mieux , en mettant quelques tessons parmi les mottes ; ce sont en général celles qui sont originaires du Mexique.
Au lieu de la disposition que je viens d'indiquer^ j'ai essayé la culture de ces orchidées dans de petits paniers de fil de fer et de la mousse; mais n'ayant pas obtenu de résultat plus satisfaisant , je préfèse la méthode ci-dessus , qui présente infiniment plus d'économie.
Quant aux espèces parasites , il suffit de les fixer sur un morceau de bois de chêne , revêtu de son écorce et garni d'un peu de mousse qui sert à entretenir une humidité favorable, jusqu'à ce que la plante se soit attachée elle-même par ses racines implantées dans l'écorce. On voit que ce procédé ne présente pas plus de difficultés.
Généralement , il faut avoir soin que le soleil ne frappe pas sur les orchidées, avant qu'on ait acquis la certitude qu'elles n'ont rien à «n redouter. En t&t il existe des espèces qui vivent sur les rochers exposés a toute l'ardeur solaire, et d'autres qui végètent sous l'ombrage des bois et des grandes forêts. Mais lorsqu'on nous envoie de ces sortes de plantes^ on ne prend pas la peine de nous faire connaître leur station naturelle , et nous ne pouvons
arriver a les rendre k leurs habitudes que fmr un tâtoonemeot qui nécessite divers essais pour lesquels Imtelligence du jardinier est mise à contribution* Lorsqu'on arrose ces plantes enhiver, il faut au* tant que possible ne pas jeter d'eau sur les feuilles ; on mouille seulement les mottes. En été , lorsque la chaleur est trës-desséchante^ on arrose les sentiers delà serre, afin que l'évaporation détende l'air et alimente ces végétaux. Il n'est pas nécessaire non plus de tenir les pots dans la tannée ; un plancher sous lequel passent des conduits d'eau chaude leur convient parfaitement* Cest aujourd'hui le chauflfkge le plus usité dans les serres anglaiisief. Les orchidées ont d'ailleurs un ennemi dangereux dans les do* portes que l'humidité des tannées fait naître , et qui coupent les jeunes racines au fur et à mesure de leur développement. C'est un motif pour supprimer les tannées» ce que nous ferons probablement bien^tôt, et oe qui a déjà été fait en Angleterre.
Dans un voyage récent que je viens de faire dans ee royaume , j'ai principalement porté mon atten^ tion sur les plantes qui nous occupent, et j'en ai trouvé dans presque tous les établissemens. Partout le même mode de culture est adopté et concorde parfaitement avec celui que je viens d'indiquer. J'ai vu , dans quelques serres^ des oixdiidées dans des pots de douze pouces, et fournissant une multitude de fleoi*s, répandant à l'entour leur parfum des pins agréables.
Je n'ai pas le chiffre exact des espèces cultivées maintenant au Jardin du Aoi; mais je puis aflhrmer qu'il dépasse la centaine» Nxumanu .
HORTICULTURE
Voyage horticole dans le midi de la France.
Dans une tournée que j'ai faite ^ en septembre dernier, dans le midi de la France , pour rechercher les nouvelles variétés de vignes et connaître les cultures de nos contrées méridionales, j'ai visité quelques établissemens remarquables , au premier rang desquels vient se placer celui de MM. Audibert frères, àWonnelle, ppès de Tarascon. Ces pépiniéristes distingués , dont les vastes cultures ne laissent rien à désirer, sont assez connus pour que je me dispense d'en parler, si ce n'est pour leur donner ici un témoignage de ma gi*atitude pour l'accueil qu'ils ont bien voulu me faire.
Mais je dois dire quelque chose de l'établissement horticole de M. de Boisgiraud , à Toulouse , que dirige avec intelligence et habileté M. Prosper Pons , son chef de cultures. J'y ai vu un Laurus camphora d'environ douze pieds , bien fait et très-vigoureux ; un jicacia glaucopteris de dix-huit pieds ; un Acacia laiispinosa de dix pieds ; plusieurs autres espèces du même genre , telles que les Acacia conspicua , ar^ DécEMBBE 1836. 5
mata, semperfiorens , plilcheUa, oleœfob'a, etc*; un jisirnpœa ff^allîcAu d!eiï\iron six pieds, et d'une végétation brillante ; un Cerbera Manghas , et plusieurs individus du genre Dracœna , de forts Morranta zebrina , plusieurs espèces de passiflores , parmi lesquelles les Kermesina, Loudoniana^ Phœ^ nicea, etc., ornaient de leurs guirlandes une serre vitrée de soixante pieds de long sur onze de large , et qui est destinée à la culture des Pelargonium , genre qui a la préférence dans cet établissement, oii Ton en voit plus de quatre cent cinquante variétés nommées ^ sans compter les gains qui ont été obtenus par le semis. J'y ai vu encore plusieurs espèces a Alsirœmeria s un Ficus BrasUiensis , haut d'environ huit pieds ; une belle collection de Fuchrsia j des Marica cœruLea dont les jolies fleurs bleues se succèdent pendant toute la belle saison ; enfin je puis dire qu'on trouve dans cet établissement un choix bien fait et nombreux des plantes intéressantes de serre et d'orangerie les plus dignes de fixer l'attention des connaisseurs.
Paitei les plantes de pleine terre , M. de Boisgiraud possède de belles collectiona en pivoine» herbacées , en dalhia « dont plus de quatre cents variétés au nombre desquelles se trouvent les plus nouvelles; en iris, en aster, en phlox remarquables par la diversité de leui-s nuances ; en chrysanthèmes nombreux en variétés ; en roses , et surtout en ben-» gales j thés , etc.
M* de Boisgiraud, dont les relations sont fort étendues , ne néglige aucun soin pour réunir dans son établissement le plus possible de végétaux intéressans et nouvellement introduits , qu'il vend ou
échange contre les plantes qui lui sont offertes. Il faisait construire , au moment de ma yisite , une serre vitrée de cent pieds de long sur quinze de large , destinée à la culture des camellia , dont il possède déjà un grand nombre , et qu'il a Fintention de multiplier sur une grande échelle pour les amener à un prix modéré.
J'ai TU cet établissement ayec d'autant plus de plaisir, qu'indépendamment des richesses qu'il renferme , il annonce que le goût de Tborticulture se développe dans la région méridionale de la France, qui , jusqu'alors , semblait rester stationnaire.
Hardy.