‹ Annales de flore et de pomoneChapitre 16 sur 56 · DUVAL · texte numérisé non relu

DUVAL

PLANTES D'ORNEMENt.

Sur le semis du BrQUSsoneUa papyrifera. WiLn.

Depuis bien des années , j'entends la plupart des cultivateurs pépiniéristes se plaindre de la difficulté qu'ils éprouvent pour faire lever les graines de cet arbre , tandis que d'autres , il est vrai de dire qud c'est le plu» petit nombre, assurent qu*ils réussissent toujours bien.

Le succès dans ce semis paraît dépendre uniquement de l'époque oh on l'effectue; et ce qui lïic confirme dans cette opinion, c'est que, parmi tous' les cultivateurs que j'ai considtés à ce sujet , tousceux qui se plaignent d'avoir échoué sëment au printemps, tandisque ceux qui réussissent sèment àl'au-' tomne, ou au printemps, mais après avoir fhit Gratifier les graines, ce qui revient à la même chose.

Il faut remarquer encore que si les cultivateurs avaient plus de patience , leurs graines , semées au

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printemps^ auraient infailliblement levé à Tépoque correspondante de Tanaée qui suit. Mais pensant ne pouvoir plus compter sur des^graitfes qtii ne donnent an printemps aucun signe de germination , ils la-^ iNftirent le terrain qu'ils y avaient consacré pour remployer à un iautre usage. C'est ainsi q«ie beaucoup de semences sont pierdues , faute par les cultivateurs dé savoir que tdie graine , semée au mois de inars,' aurait dû FAtre eii octobre /et reste dans Tniaciion jusqu'à l'automne suivant , épdque naturelle de sa gerniination. Tels sont les finit» des /uniperuSf Merisiers ^ Sainte-Lucie ^ Cornus ^ Philli^ reay Aïaterku^^ Celtisj lauréole^ Juglans^ etc., les pépins de "poires et de pommée, et presque toutes les semences à baies ou à coque dure, et de beaucoup: d*arbres résineux , tels qtie sapin ^ pin du Nord, cembro et autres.

D'après ce qui précède , pour réussir dans le semis du Broussonetùt^ il faut, en octobre ou novembre, semer en rayons espacés de dix pouces à un pied». Je dis en rayons, pour qu'on puisse, au printemps, biner entre chaque rang pour rompre la croûte qui s'est formée en hiver, et rendre la terre plus perméable aux fluides atmosphériques et plus. douce à la levée des plants, tandis que le semis à la volée s'oppose à l'introduction d'aucun outil aratoire pr<q>re à ameublir la ten^e, et rend les sarclages plus difficiles et exigeantes de ternes qu'il n'fm £autpout* serfouir entre lés rayons, qui doivent être, peu profonds.

: hmuédiatement après le serais, on fait tomber un peu de terre des bords du' raycrn pour couvrir légèrement la graipe y pub on sèmtt(pai»-dessns> Un Janvier 1837. 8

demî-pouce de terreau* Je eonseilla ^ mettre d'abord un peu de teri^ sur lea semeBoeft , parce que^ •auB cette précaution ^ elles aost presque déoou** vertes après Vlûyer , par suite des pluies qui entraînent le terreau. On garantîl ce semis des fortes gelées par une couverture de feuilles capable dem^ pêcher le Irpid de let atteindre*

Je regarde les senoôs d'automne eomme infiniment préférables à la stratification^ surtout lorsqu'il s'a^ de graine» 4V*bres ou arbustes deatinjées à être semées en. phncbes ou à être napâquées. Mais, s'il était question de faire en grand un semis de ^h pins ou dçtout autre arbre , il vaudrait mieux re* courir .à le« stratification et semer au printemps , à cause de \^ difficulté que l'on éprouverait pour couvrir Iç semif d automne et dea irais que sa coun servation exigerait. liKOonvraSb

Sauob a nuiLLBs Dç cHiLMOBDRYs , Sohna chsmœ^ drymieSy Càv. ic«, Tab. 197. Bot. Mag. 8o8« ( Voyèx la planche y et pour les caract^rels gén^ riques-v pi^ge laaidf ces AnnalM , année i8S5*t

R2icin4> fibr^usesi; tigeaflexuetisea^ g'^^' haute» d'un à ideu^; • pitda» un peu couchées avant leur entier .déveluppeDaent ^ w rédressant emuite ai» moment! d^ Jka, floraisour, à qutitre angles peu sail«lans, de. ^ultfur pùrpuresoente , oDuvertea d^vn duvet tomenteux. Elles sont ramifiées perde petits rameaux, minées , iof^sés , longs de deux à quatre poucest Feuilles oppoeées; peu pétiolées^Jelamême fonne et. pwsq^» eussâ petites que i^ieS' du Teu--

SAITGE ^//<^////Ar de (Yiainœdn/s Salvia cliaxncrdrv'oïde»

cHum etmmûcdryê Lm. ( à{>pelé Ytilgairement jfrtrtlt chéD« ). Eïlétt fcôilt étàkîë ^ iâttcéol^^â, Hdéed, t\é^ nelées à leur contour ^ obttcsea k teuf dorrtttiet , bife|û«bâ(tre9 ou tmnèïiteûseÀ à four faCè itlfiéi-i«tlt*c ; le» supéritur^ pre^Uë a^siles. Lotsqtt'ëltéë sont (Wyisséë^^ il s'enf ëjthale utie ôdfeùf as^ës àgréâbltî.

lias #éui*s sont disposée en épis Idngb de qlihtrc à âhL péUcét) ëedéVëloppftùtpk'eiiiië^eniént àfex* trémité des tiges principales et ekisutte des jëilnes ràtti€fOuk latémtti: EHes éont tàngéës piir petites tettidités pm diéMtltëS Tane de rbutre> dévëlôppftM «i^dîtittit^emènt de six ti hûU flenrd Opposées snf'la li|^é. Comnie il s'eh troùte îë plus souvent sk^ tMisdëchnqtie «ôté^ ëelle dtâ^eentlré fleurit ëOMltttntnedtqud^esjôUrs plus tôt ^tie les deux tttUl-ë^. Elles Mti% gaffiies^ à leUI* base;p dé bractée^ Vidlàcéëê , I3àd«l(][aes , pubësëèntès ^ oVàlék , argiles, «Miëres) pv^sqttë ^tissi lôh^Uës duë'ieft «aiices. ! QkYim bbloiig; > tabulé , 6tr(é^ dWiSé €n deux lè^ 1^^e6 : h ràpériëttre , «titièrë> ovale ,' mucronée ; l'inférieure, à deux découpures, lancéolées, niguës j la corolle <^t d'un bleu fende plttschir ^br !è tube, phis tong^iè quq le calide^ insensiblement élât^e Vers 8ôt» ëriflièe ^ ^ elle le pnHâgie éti deux lèvres éisttvtéeb: là dupéfiëuire est cdUft« > ëhtiferë, con^ oove , eoittpriinée } Vinfériéure, trës-ttnl^ë, à tW)fs bbeg «rrofidi», les deux bitéi^àUt plue petite, eéloi du ttiiUéU iétat^, ëfroudi^' éêhMréré fa son

Les étamines, au nombre de quatre, dorttdeiix stérile»/ Kôbt plus QoUi'tes que là cdrollè.* Lé style ëdt à pèk^ë bëillant; le iUgiUàtè^ àl deux d^^^ raésKlM / réflédlies , dôûe là supértëttref GÀ^ii^ë là

corolle. Jusqu'alors je n ai pas vu de graines. Les fleurs et leur calice se détachent et tombent aussi-tôt qu elles sont flétries.

Cette plante ou plutôt ce petit arbuste , puisque ses tiges sont ligneuses et ont une belle végétation pendant quatre ou cinq ans , émet souvent à son collet de petits bourgeons susceptibles de remplacer les branches anciennes lorsqu'elles sont devenues chétives et altérées.

Originaire du Mexique , cette sauge fut introduite en Espagne et cultivée pour la première fois au Jardin botanique de Madrid. L'abbé Gavanilfaes l'envoya à celui des Plantes de Paris en i7^« EUe disparut ensuite, et ce n'est guère que depuis douée ans qu'on l'a retrouvée dans plusieurs établissemens et jardips* MM. Lémon et Mathieu en flrent une culture spécialci et elle fut bientôt recherchée des amateurs par le beau coloris de ses fleurs , et ses nombreuses ramifications qui en forment un petit buisson léger et gracieux. Elle fleurit de juin à la (in d'octobre.

On la cultive ordinairement en pots remplis de terre meuble et substantielle , que l'on rentre pendant l'hiver en orangerie ou sous châssis. Sa multiplication est facile : i"* de boutures, qui reprennent mêi}iQ: k fi*Qid y c'estrà-dire en pleine .terre ou en pots couverts seulement d'une cloche pen^ dant les huit ou quinze premiers jours; ai"" .d'édats de son pied ; 3"* de boutures des racines, qui se font en avril ou septembre.

Depuis^ 1828 je la cultive en pleine terre, où: elle a produit par plusiem*s drageons $pMter|*ains qui se sont développés, de son collet une touff^ magnir*

"7 Cque qui fleurit chaque année en abondance^ U faut date que les tiges gèlent chaque hiver, et ce sont les jeunes rameaux de Tannée qui produisent un si grand noinbre de fleurs. Je la cultive comme plante vîvâee de la même manière que les ftichsia, et je la couvre pendant l'hiver de quelques pouces de Quilles seulement; 11 faut dans ce cas lui donner une terre plutôt! légère qtte forte^ car la trop grande humidité ' pendant la mauvaise ' saison lui serait plus funeste que la gelée elle-même. On peut dans tous les soh et à toute exposition aérée en livrer à la pkdne t^rre dès' le mois d'avril; mais il faut avoir soin. d'en faire des élèves et d'en conserver h l'orangerie pour remplacer l'année suivante ceus! qui seraient gelés. Elle demande à être arrosée au besoin. Pépin.

0rsbrvati6ns sur la culture du Rosier jaune à fleurs doubles^ Ros\ sulpurba.

Cette rose y une des plus belles du genre ^ a l'inconvénient grave de mal épanouir ses fleurs^ c'est» à-dire de déclûi^er souvent les divisions du calice et de laisser échapper ses pétales, qui, dans cet état, la rendent difforme et d'un aspect désagréable. Cet inconvénient est cause que beaucoup d'amateur$ la rejettent de leur collection.

Je pense qu'il existe un moyen fort simple de lui rendre le rang qu'elle est digne d occuper. Il coU"« siste à ombrer le rosier lorsque ses boutons sont parvenus à une grosseur qui annonce leur épa<* noui^ment sous une quinzaine de jours; utiegase ou toute autre chose est prbpi'e à cet emploi, pourvu

m9 que. |(;^ iT^^SAfts 4ir6pM 4" «qlml ^cÂe«MB^^f)ept4i<ii

ai^^ ipf^ chacun pe«t.Vej**?#fwirff, «'««t^tAiwM

i-QWCivC^u sjOU3 «a fewiU^f • 9ifi^^ 49»i» fmp Mw pfraxeWr^ W; cJéYeloppewwt aiuisi; l^nt q¥^ p«Ht

Çp. wi« , i^ r^ste , fort pç^ wnsiiJér^WB ^^ flt qm» Vpjx I¥;eft4 d'aillçurs à V4gard4e l^^UQqifp 4>ilM*M

dft plajQ4^i; tpiijou^Skqe rqak^.^iiMie €i«pçsî|iîpp 0Qr4>

çi^ au wpin^ mi$&«wmwt on^r^igpo, G^tfi^ mmj^

tioD m'a Qté CQnfirmée par M. Mathieu, de ISeAlU-Jt» qui m'a dit avoir remarqué en Suisse , dans les fossés d'uBc yiçiite fort^r^^^e » ^n.rosiM,îfl>ll^ 4aiible qui y étai^ dféldi^^ 4 J|fexpgfi|^HM^ d^ nord et dont toutes les fleurs s'épanouissaient toujours parfaitement, Cç| a^yan^^gç é^ait d^ ^uHHSflulew^pt k Iff xpo5itiou,,mft^ pncio^fià W que wt iii^Yi4M.f.i^fmn dpuué^luîrWiélx^Çf n'était, J9m^s,$çv9miiA 4 ]a Mtflci qup be^vcoup àfi qultiK^^lQUrs pn^ le 4ifmK d^ pn^n Vque^r îm4^stwiç|^¥acM sur tpw Iw TQPWii^t tt fe^t, i i Végard^mowr 4ont. U ©rt qW8tjio|i,.$fcr^ tr^ sobre de suppressions,^.mi^>.i$i»r^trHn^bapt 4U)|MEli]iri \çfp^ Us.j^mm* .M Iwuée piféqédQnte» ou opprime les ro#«s quideyigiepat fle^a^ trois o\t q«9lm IM^ aptm^ pai^ce qi^ dai^ <^ttei rjAA^ t«t¥t«& loSt %ws sout tqrminalea* Vm i^uiii*e raison encore daii engager à p^ pas soumettre Cf) rQAÎw à k t#iUe; Qi^ qu'iodépiead^iuivpnt de h 9upp«efl&îua de%

NOIVELLE BRUYERE n/feu^^ ^ M^^nee .

Erica ccrinthoidc» mir: nova

êemm, U^u» les itameaux retrameliés aaraîeat attiré à eux ttHe grande partie de la sève, et auraient pennié amat rose» un dérekippeineDt ptus régulier qae Ionique œU^ci » ne trouvapt paê asee^ de déktmcbéa, se porter ver» elles avee tiiie abondance nniaSile : il serait donc plus raNâonnel de ne retran-* dier que les branobes qui otit Aaiivi fanoée préeé^ dante , ainsi qu'o* le pratique pmir lea Iflas varins* Gemme ii est plutf que probable q«e la fougue de ia sera est Funiquo cauae de l'irrégularité qui se remat^que dama la: floraison de eelite rô«e, ou pearl p^ieer que riuoîaion annulaire ^atiquée but les rameaux florilërea pourrait ofirir tm résultai; avrala-geux; c'est un essai que je me propose de faira et que Rengage les amateurs à tenter. Lecohitre .

O^RANGERIE.

ERICA^LiN.jOctandrfefuenogynfe, Lin.; Bruyères,

Juss.

ÇamfiUre&géfiériqnes^ Galice à quatre divisions quelquefois double ; çprôlle campanulée en godet ou tubulée y quadrifide. Huit étamines à anthères échancrées à leur base^ ou à deux cornes ; stigmate presque quadrilobé ; une capsule à quatre ou huit toges et^ quatre ou huit valves.

Nouvelle BRifyÈRE A fleurs de meUnet. Erica cerinihoidesj Var. "Nos^a. Hort. Brit. ( Voy. fa pi.)

CettejoUe bruyère , que notre maison a tirée de l'Angleterre^ est haute d'un pied à quinze pouces. Ses tiges sont grêles , de couleur gris-roux clair^

garnies sur toute leur longueur de feuilles linéaires longues de cinq à six lignes , velues ^ d'un beau vert foncé j et rsmgées par verticilles de quatre et quelquefois cinq. Grappe de fleurs terminales composée de quinze à seiase fleurs tubuléea et renflées vera leur base. Pédoncules rouge-ponceau, garais de poils noirs et d'une bractée linéaire au milieu de leur longueur. Galice coloré en. rouge daiis les fleurs épanouies depuis quelques jours , et avec rextrémité de ses. dîvi^ns vertes dans, les fleura plus iMMivellesî béristfé de poilà noirs. CoroUefd'un joli pounpre presque rosé dans les fleuns fraSqbes écloses ^ garnie die; poils noirs bien moins visibles dans- ces ' dernières.

Culture des autres bruyères.

Lecoimtre.

SERRE GHAÇJDE.

ECHINOCACTUS, Dkcawd. Prod., tome lu, page4e. LiNR et Otto. Salm-Dyck , etc. ; Icosandrie monogynie. Lin.; Cactées, Juss.

Caractèf*es génériques. Plantes presq^e globuleuses y munies de sillons, sans spadice ou coufounO terminale. Écailles florales partant de toute la surf$ice de l'ovaire, de sorte que le fruit en porte les efnprei^ntes et n'est pas ni^. Cotylédons commie nuls.

ECHINOCACTE l>'OTTO

Ecliinocactu» Oilonis

ÊeniNOGACTB dOtto. Echùwcactus Oitonis. Lebm/ln . Cat. Sau^Dycx. ( Voyez la planche. )

Masse à peu ftès globuleuse ^ un peu dépiîmée en dessus^ et comme en toupieendessous^ de trois k six pouces et plus de circonférence , k : dix ou douée angles muni» de touffies de soie, courtes et Jblfaihchà* tres^deMpieH^ sortent des paquets d^épinës de même coukuir, ouvertes enitoû^'; celles du centre bru^ nés et ^u» longue». Fteurst uaiMaritda-cétièré dés* paquets d^éptnes , cbriiposées d'un périanthe à plu-^ * sieurs rangs d'écaillés , dont les extérieures sont plus courtes : toutes d'un jaune de paille ; étamines moitié. plus courtea que le lîmb^ , du mÂine jattJia*' et très-nombreuses; un style de la même longueur que les étamines , terminé par un stigmate à huit ou dix lobes ^ un peu ouverts en étoile et d'un beau rouge; fruit de la grosseur d'une petite noisette , ombiliqué au sommet, couvert de laine courte et d'épines ou soies un peu frisées. La fleur, qui s'ouvre lorsque le soleil brille de tout son éclat, peut alors avoir de vingt-quatre à trente lignes de diamètre, et dix-huit à vingt de hauteur. Les pieds donnent des fleurs n'étant pas plus gros qu'une noix; elles se montrent en été , et chaque fleur s'épanouit quatre ou cinq fois en s'ouvrant chaque matin et se fermant le soir. Elle est même si sensible à l'influence des rayons solab^es, qu'elle se ferme lorsque quelque nuage les intercepte et se rouvre lorsque le soleil est pur.

Cette jolie petite espèce , dont le lieu natal m'est se cultive comme toutes les plantes de

cette nombreuse et intéressante famille ^ c'est-àdire dboB.dfia pots au fond deaqHeb ou met un boD lit de giuvîeiT^ ke neste rempli dUk^erre de bruyère pure ou mélangée de bonne terre normale. On la pbce eu bir^r ea serve c^^umIb sur lesrtiddeUM, ou mvfm^ w swra t4emp^^8èc^»d^«tèni6;Mur le»

labklt^ap jesl.prè& 4?f jourA» oi^ doît la mettre eu p)i9tn.ia|;'pc^Q4^ ^nio^ delabeUesai-

sooy et alor^ A Vrtper aas^a souy^oif elk itiiÀat Utowa laf9litcbf|lJ^^d^f}^tarre <|4ifiiiie piurtie de «es tamgfi^, iKdHss«.Qii. l%!0iiiUi{diq p«r fie» mliftUHka^^ et «ussâ pairse« grmM4>^ laùràs»^ dauanot aerrt».

Jj«Qms«'.'

GLÉaODERDHDM.'Liii.; DidynaM^^ymnosper'mîc, Liw.; VerbénacéeSy Jws. "^

Caractères génériques. Calice campanule a cinq divisions ; corolle infundibuliforme à tube g;rèle , cylindrique , à limbe étalé , partagé en cinq decoupures presque égales. . Quatre étamines a /dlamens pliis longs que la corolle , un ovaire a style allongé terminé par un stigmate simple, fiàie recouverte par le calice persistant, et renQé , .à une toge renfermant quatre osselets monospernoîes.

GtàaoMNDiiON MAomPiQOB. Ct^odéndrwnn ^pe^io--^ sismium. (Yoyea^ la plamohe.) Arbuste ramons aelevant à quatre pieds» Tige droite^ ooMprûnée , presque quadrangulaire, légërament ^ittcktmée, pubesoeQte^etvep^e à labnse. FeuiHe^ oàurdiformes, pcântaea^'.margîiiées et créneléeâ^ vert fw«é en

CLERODENDBON MAG]^irii)lIE

CLcrodrudron «pcriosiftsùnnui .

dMltis \ filu$/ ^Siè eii 'dessous , très-Iégërement pcrbèâceMës des denr b6tés^ shig^uKèremehl Vèttrées^ et répandaBt ^quand (m les froisse^ une odeur peu agréable/ comme ses eongénères. Fleurs se déve-^ loppant.en grosse^ j>àmeti}é8 terhriûàles d'un beau coloris éearlstéHn*angé et longues d'environ dcut poùees^. Le format de nos jfûÂalèfS me nôàs a t>aé pét'iniffd^en faire figurer une eiitiëre. * - • • -^ : Notis étiltivons cette bcSlè nlantb en serre chaude; tHi elle à commencé -&' fleuïiif au mois d^aôAt. Sa floraisoài était parfaite en éieplembre; et a dure jusque la fin ffôfc^obré; EHc est d'iiir etffet èiédùjsant pendant ce temps par le riche^colorid^'^è ses fieûrSyqûi en fbnt lÂie des ^ïus belles planteâ de serre çbaude, comme la plus Remarquable de son ihféres^Bànte famille. Nous Ik tenons en terre dé bmyfere, à laqulettie il est pos^sibïe if ajouter un pefiç de ferre franche^ et nous la, multiplions de bouturée ëtotifi'éës sous cloches, fïous en poésédbns un certain nombre d'inàiVidus bons à livrer àiix'amâiteurs. Nous ne connaissons pas S9 patri'e,. biéii que ndds là 'ci'bVidns d'origine îapona'isc*:"

, Cels frères. .

€6hstruction hous^elle des murs dé bacîies éi serres.

; '■.';, f «î : .• . '. V ^* .;>:;. ?. •:•-.* ù - Ua^ f^mt. Iq V^y^ipi? i«l*iwW.^wfryw &it d^rnîârt HOin^ni; eq Aog|e^rTO« j^. «i^s^î^ «tt^^hé èl e^am^ ii0ri;tout «6 qi^:« vappoft » la cbiiaUrudtiotti.dea serres^ hàtâik^9f etc. Je me trQUYbtii aiu 4Mdm ii<t!la Société horticulturale de Londres précisément au moment oii Ton élevait le mur d'une bâche destinée

ia4 à conserver des plantes pendant rhiyer. Je remarquai que, dans l'épaisseur du mur, étaitménagé un vide de six pouces de largeur , lequel part du sol même sur lequel sont assises les fondations. Je devinai à l'instant quel pouvait être le but de cette disposition ; mais je désirai cependant m'en assurer^ et Ton me, répondit que c'était pour empêcher la gelée. Ce vide. en ejflfetse remplit des empâtions un peu chaudes de la ten^e.et suffit poiu: arrêter une gelée de sept à huit dejg^. ^AÎfisi, par. ce moye^ fort simple^ les Anglais évitent, jusqu'à ce qv'il gèle davantage, l'embarras de garnir jbiirs bâches de réchauds.^ , . / •

Si le hasard ne nDf'eùt pas. conduit dans cet établissement au moment oii l'on élevait cette construction , je n'aurais pas connu ce procédé in* génieux et d'une exécution facile ; car line fois que le mur est achevé^ il est fermé en dessus et sur les côtés, et l'on ne peut deviner qu'il règne un vide dans toute sa longueur. Ces sortes de murs sont fi^its en briques.

Je crois que cette manière d'établir, un mur pourrait être employée avec avantage dans la construction des serres chaudes qu'on ne peut adosser à une terrasse. Il faudrait seulement donner aux murs une épaisseur suffisante pour pouvoir, sans nuire à leur solidité, y ménager un vide semblable. D'ailleurs, de distance en distance, rien n'empêcherait de lier les deux murs l'un à l'autre pour les rendre plus solides , ce qui ne senûtpas un obstacle a la circulation de l'air. Nbukann.

NOUVELLES

Gesnena Cooperi.

Charmante plante envoyée du Brésil ^ il y â einq ans^ par M. Harrison. Elle a de très-^grandes fleuH d'un coloris écarlate vif. Nous nous proposons d'en donner la figui*e.

Glycine nîgricans. •

Nous cultivons sous, ce nom une superbe plante à feuillage très-développé et très-vigoureux , donnant des fleura ^litaires très-longues, dun pourpre presque noir. Cette plante est déjà assez multipliée dans notre établissement » pour que nous soyons en état de satisfaire ^ux demandes qui nous seraient adressées.

ArbUtus procdtéi.

Arbuste toujours vert^ à. fiéuilles larges , orales aeuminées^i quelquefois entières^ ou profondément dentées sûr left bords, d'un vert clair et luisant. > '

• • Chu frëred.

Le Ribes mahaceum, introduit au Jardin dès Plantes depuis l'automne derniei*, ayant été mis dans une serre tempéréie pour lé faire pousser de bonne heure: aifin d'afvoîr des bourgeons pour en ftône- des bcMitures , a ileuri à là fin d'octobre. Les fleurs sont eu grappes, comme celles du &sn^ gumewn , et d'une couleur rose teii^i'e* Ce joli arbrisseau, qui peut supporter la pleine terre , sera recherché pour garnir le dqvant de» massifs^ le milieu^ deaplales^bénd^s. - Ses feifilles csbalenl ou

toucher une trës-forte odeur de cassis. Je ne dirai rien sur ses fruits , qu(, je lé pense, ne seront pas meilleurs que ceux du Sanguineum. On le reproduit très-facilement de boutures et dd marcottas.

Çjstte^ espèce ^ déjà multipliée, se. trouve dans rétablissement de MM. Gels frèrqs. jyEUMANii.

Notice nécrologique sur Mn Lèmon. .

Les Annales de Flore et de Pomone viennent entfsr^ défaire une perte do\iloureuse danà la personne de M. Nicolas Lémon, Pun deteurâ fondateurs et dé leurs plus utiles ôollaborateurs.

Né , en 1766, de parens exerçant Tétat de vlgnè-* ron , il n'avait phis à cinq ans ni péré ni mère , et dès-lors il fut élevé ilu château de La Malgrange, près de Nancy, par un oncle qui en était jardinier; c'est là qu'il commença une carrière dans laquelle il était .destiné a Se faire un nom.

. Aséiœ ans/ il fut aidenéa Paris per l^ maraokal Gdbrsen-^âsnt^yr^ et resta pendant trois ass: oiv cupé dsnssés jaMins. Il entra ensuite chez M. Bicquelin, oii il contribua , durant neuf ans , au succès de ses cultures. ; - .

En i8i5 il en Mrtit pour venir s'établit* à Bcdlë* villes ou il se livra spécialement à la culture dea ananas^ 11 a puissalnnaent perfôdtionné ce genre ^ dont il possédait, en 18S6, une collection de tiieUte* einq espèces; il a sÂngulièreno^ent propagé en Ft^ncd lé goûl dea géraniunk. 11 a ftiît dana ce beau genre des semis qui ont ènriclii les collections; et la sienne* tx^ufonrs été lUné dea plus licUes et de» plu» ndmbrèves. Beai»)Up d'antl^»^ pianté^ûfttlété Aïoee&if^

vement l'objet de sesciflturoB ^pé^iaies; nuiisy >eo même temps, il réaiÛ8ftaîti(kiis:éoQ..étafcU8semeiit des végétaux rares et ebdsis dont il a ibtixidirit pluaieiiFS çn France.

GéBt ainat que M. hémmky voué à.la culture an^ tant par pasflîon que pan Je beaoîà^de se faire un état, a donsaeré toute sa .vie iauif! travaux horti*» coles, dont les suoqe^ devaient lin nléiiter une plaqe au premier rang^.piairitn lioiis ces cukîvi^nnsr in*^ sfcniîta qui OQt, ' der nos jours ^ imprimé un- essor prodigieux à la scietioedu jardinage*, i - .

Une volonté fermequi jamais ne la laissé <}évier de la route qu'il s'était ti*àcée; des procédés ingé* nieiia de culture 5 fruit de ses continuelles knédi^ tationa sur laii; qu'il avait embrassé'^ na taet exquis pour faire valoir les- beautés véigétales dignes de fixer le choix des'afnalecir^ > et un ti^avail opiniâtre non interrompu; pendant, de longues années^ lui avaient valu ^. outre iè titre «dlexcellentoultivateur, un sort JoioBoraUe ^ dont le'destii»:ne4^vaitpaslui permettre la jouissance. . . . : . 1 i .

/Les soeiétcb qui slœcupentdpa sciences faor^cdles et> agrict^b» a'enorgudlljssaièiit de lé éompter dans kwrMttayet Uii ont plda^d'une :fofd aoeordé des ^tinotiopa boDOrifiqnea^ jÉnté tribut payé à ses talens;« La Société royale d'Horticulture lui a décerné deux médailles, l'une d'argent en 1829, l'autre d'or en i832. Ces récompenses, loin de l'engager au repos /semblaient, augmenter encore sa passion pour les plantes, et de nouveaux succès annonçaient à tout instant au monde horttcnlteui^ qu^il ne se lasserait jamais de cultiver.

Outre les notes intéces^antesMqu'il fournissait à

phisieurs ottyrages périodiques^ et Dotammeiit à ces Annales^ il âvail fonné le projet de publier les procédés de culture les moins connus , ou qui lui étaient particuliers. Le temps ne lui a pas permis de mettre la dernière main à cette œuvre , qui nous aurait dévoilé plus d'un secret. Ses facultés morales^ qui depuis quelque temps soutenaient par lem* énergie son organisation physique déjà atteinte du germe de. la maladie a laquelle il vient de succomber y affaissées par une tension trop prolongée, refusèrent de se prêter à ce dernier effort.

Depuis lors , son existence ne fut plus qu'un état déplorable qui n'était ni la vie ni la mort. Bien ne put y apporter quelque adoucissement , ni les soins empressés de son épouse , qui a constamment pris une large part dans ses travaux , ni la coura* geuse activité ife son fils, qui, jeune encore, s'est montré en état de continuar son père en. entretenant ses belles cultures de façon à ne pas laisser apercevoir que depuis deux ans elles fussent veuves de leur savant fondateur.

Si quelque chose pouvait consoler les coilaboknteurs de AL Lémon d'être privés de sa coopération, c'est l'aptitude que montre àon fils à sufrre ses traces et à se maintenîr au rang que son père avait su conquérir^ Dovmgb.

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