PiTUNiB BRUXANTBy PeUuûa Phœnicea var
splendens , semis idS6. Tiges et feuilles, comme le n*" 1 ; fleurs à tube long de douze à quatorze lignes , un peu verdâtre ; Mmbe de Tingt-une à vingt-^quatre lignes , d'un pourpre violet brillant , gorge brune en dedans.
4- PÉTUNUE A GORGE BLANCHE, PetuniaPhœnîcea var. subalbomaculata , semis i836. Tiges et feuilles, comme le n« i ; fleurs à tube étroitement eonu]ue , blanchâtre en dessous au sommet, de dix-^fauit lignes de long ; limbe de vingt-une et vingt-deux lignes y d^un violet Ktacé avec un cercle blancbàtre à rentrée de la gorge.
5. PéxirNiE VIOLACÉE, Pétunia Phœnieeavar. violacea, Âun. de Flore et de Pom. Tiges et feuillet, pareilles; fleurs d%»B viol'et lilacé, h tube strié, gorge blanchâtre.
6. Petunie a. grandes FLEURS , Petwiia Phœnicea var. grandiftoray semis i856. Tiges èf feuilles semblables aux précédens; fleurs à tube peu renflé , d'abord violacé , passant au blanchâtre ; limbe grand,.* atteignant plus de deux pouces dans son entier développemélnt , d*un violet lilas, gorge striée plus foncée.
7. Petunib presque VIOLETTE , Ptf^wmif PA«?A/bea ^ar. subi^iolacea , semis 1 836. Ressemble au précé^
dent; la fleur atteint les ipèmes dimeimoDs^ le violet en est plus clair et la gorge est Manchâtre.
8. PérumE bosee , Pétunia Pkœnicea var. suh^ roseuy senfiis i836. Tiges et feuilles pareilles , fleurs d'un violet rosé à gorge cerclée de blanc.
9. PéTUNCE PA.LE y Peiunia Phœnicea var. pallida , semis i856. Tiges et fleurs pareilles; fleurs à tube long de quinze à dix-buit lignes, pâle, verdâtre; limbe de dix-huit à vingt-quatre lignes , d'un rose pâle à fond blanchâtre.
10. PÉTUMIB ARGEiiiTÉEy Petuniu PhcBiiicea var. ar^ geniea Hortul. Ann. de Flore et de Pomone. Tiges et feuilles pareilles; fleurs à tube violàtre, k limbe d'un blanc légèrement lavé de violet , ce qui la fait paraître argentée ; gorge violette.
1 1 • PÉTuniESTBiEEy Petiuiia Phœnicea *var. striata, semis i836. Tige, comme dans les préoédens; feuilles ovales; calice à larges divisions, fleurs à tube violâtre et à limbe élégamment strié de violet , surtout en dehors; gorge p<>urpre violette*
12. Pbtunib JiUJiifATRS, Petiuiia Phœnicea var. /lauescensp semis. 1 836. Tiges et feuilles comme dans la première espèce ; fleuri à tube verdâtre ; limbe blanchâtre , lavé de jaunâtre en dessus ; il est aussi, très-légèrement teinté de violet.
i3. Péton^e DOUTEUSE, PetuTua Phœnicea var.
dubia, semis i836. Tiges et feuilles pareilles au n"" I ; fleurs comme les pi-écédentes , à tube plus fortement violacé et à limbe moins lavé de jaune.
l4- F^TUNiB A LARGES Fi^uiLLË^ | Pétunia Phœnicea var. latifolia^ semis i836. Tiges plus fortes et plus gi*osses que dans les autres variétés; feuilles presque rondes , très-obtuses 1 éparses et charnues ;
«9 fleurs à tube verdàtre; limbe d'un blanc lavé de jaune au centre^ s'étendant un à l'intérieur.
i5. Petonu PBBSQUE BLXNCHB y Petum'a Pkœiucea vgr. subalba, semis 1 856.: Tiges et feuilles comme dans la première espëeis; fleurs portées sur des pédancttles grêles et allongés; tiibe menu ^presque cylindrique , légèrement verdàtre; limbe d'un blanc presque pur^ à cinq stries, violet sur les angles en dehors y et à peine teinté de soufre.
Ces quatre dernières plantes ont des rapports entre elles y et aussi beaucoup avec le Pétunia njciaginiflora, surtout Jia d^raière^ qui n'en diffère que par son tube un peu brunâtre et la teinte légèrement soufrée du centre du limbe. Cette ciroonstanœ est d'autant plus remi^rquahle , qu'il n'existait aucun pied de cette dernière plante aux environs de ceu^ qui ont fourni les plants ; il est donc présumable que le Pétunia violacea était déjà le prpduit dune fécondation entre les Pétunia Phœnicea et njrctaginijloraj et qu'ainsi les descendans tendent à se rapprocher de leurs aïeux.
Du reste ^ toutes ces plantés seront d'un véritable ornement pour les jardins , et les semis annuels donneront tous les ans un grand nombre de variétés dont les nuances du blanc au pourpre le plus foncé seront imperceptibles ^ et feront qu'on ne pourra les distinguer qu'en les ayant toutes sous les yeux.
Si l'on désirait consiprver quelques-unes des nou-veUes variétés^ pn. en ferait des boutures .en automne y on les passerait l'hiver sous châssis pour les livrer à la pleine terre au mois de mai. Oo peut, et mieux > traiter ces plantes comme annuelles , puisqu'elles mûrissent jieurs graines dans L'année; dans
CAMAVALIA, Dec.; Diadelphie décandrie^ Lm.; Légumineuses» Juss*; Phaséolées, Disc.
* Caractères génériques. Calice tubuleux , bilabié ; •la lèvre iaférieure à une seule dent , ou k trois petîteset aiguës ; la supérieure à deux lobes arrondis; l'étendard de la corolle , ample a deux callosités parallèles; ailes stipitéeSy oblongues, auriculées; carène k deux pétales ; étamines monadelphes on la dixième soudée en dessous ; légume compnmé , tricaréné, terminé par une pointe recourbée k cellules «membraneuses où sont logées des graines ovales oblongues à bile linéaire.
CANAVAUA DE fiUENOS-*AYRBS , Oufiavolia Bofiariensis BqX- REG* ( Voyeas la planche ).
Tiges ligneuses y sarmenteuses et volubiles pouvant s'élever a vingt-cinq ou trente pieds, d'une végétation prompte et fleurissant abondamment. Les tiges sont garnies de feuilles alternes, trifoliées, ovales , obtuses , glabres , luisantes, d'un vert foncé , larges de quinze lignes , longues de trente ; les rameaux sont axillaires, longs d'un pied et plus, et produisent environ trente k quarante fleurs géminées , pédicellées. Le calice est vert , glabre , campanule, bilabié ; la lèvre supérieure large , foliacée et bilobée ,' l'inférieure petite et terminée en pointe. Corôle papilionacée, large d'un pouce ; l'étendard en cœur arrondi est rouge pourpre et marqué d'une tache verte k la base, il est relevé ; les ailes sont ob-
CANAVALIE de BTieiio»-a;yres Canavalia BonarienM»
ACACIE a fruille» WeuÂtre»
Acacia Mibcoerulea
tuses et en forme de ifaux d'un rose purpurin , ainsi que la carène sur laquelle elles se rapprochent^ Cette plante n'est pfas délicate; je l'ai reçue Tautomne dernier comme plante d'orangerie, et elle a trèsbien passé l'hiver dans une bâche froide , parmi d'autres arbustes de même température oit elle a supporté deux degrés de froid sans en avoir souffert. Elle s'est mise en végétation en avril , et n'avait à cette époque que sept à huit pouces de hauteur V je l'ai placée dans la serre chaude, où elle a acquis plus de dix pieds de haut et s'est couverte de rameaux et de fleurs. Une terre de bruyère substantielle parait lui convenir; je pense qu'on pourra la multiplier de boutures et là mettre Tété à l'air libre ou au moins le long d'un mur à bonne exposition , Comme le Phaseobis earacaUa. Lemon.
AcàCiE A FBuiLLBS BLEUÂTRES, Acada subcœrulea. (Voyez la planche'^ et pour les caractères génériques, page i68. Journal et Flore des^ Jardins):
Tige plus verte que dans le longifolia , dont cette plante a le port; rameaux triangulaires, ailés, en spirale , à cause du pétiole décurrent qui forme une ligne jaunâtre le long et aMour de la tige; feuilles alternes disposées en spirale, composées seulement* d'un pétiole aplati comme dans plusieurs autres aoicies » longues d'environ- trois à quatre pbucèslégèrement fatcifbrmes, obtuses, à nervure mé-diane, unique, très-saillante, jaunâtre, et margi* nées de la même teinte ; yert bleuâtre ou glatM^uësut* le surplus des deux faces, d'oii le nom qu'être* porte. . : «
Fleurs en tête ^ sphériques, disposées en grappe et supportées par un pédoncule commun naissant à Faisselle de chaque feuille terminale au sommet des ra^ meaux qui ne peuvent [Jus ensuite développer de nouvelles pousses , ce pédoncule ayant remplacé les bpurgecms. Il est long d'un à deuxpouceset garni dans sa longueur de douze à quinze pédicelles à sommet obtus et plus gros représentant un polyèdre k vingt faces environ dont chacune supporte une vingtaine de fleurs sessiles, polygames, qjuatre ou cinq seulement hermaphrodites et les autres mâles. Celles-ci sont d'un beau jaune d'or. Le calice est monophylle bi ou trilobé; chaque fl^eur se compose de cinq pétales d'un jaune d'or plus pâle, diaphanes et munis de points ai*gentés et brillnns; ovaire turbiné , un peu aplati et à goulet oblique , surmonté d'un style simple , prenant naissance su|^ le côté de l'ovaire , contourné a sa base et torlu dans toute sa longueur; filets des étamines au nombr^d'environ quatre-vingts, d'un jaune d'or supportant des anthères à deux loges. Il est inutile sans doute que nous ajoutions que la délicatesse des fleurs ne permet de les distinguer ainsi qu'à l'aide d'un instrument microscopique.
Cette superbe acacie fut introduite en France par feu notre père vers l'année iSsS, sans autre dénomination que nouvelle espèce. Lors de sa floraison au mois de janvier 1829, ^' ^^ donna la description dans le Journal des Jardins sous le nom d'//cacia noifa species^ Elle fut alors regardée par tous les amateurs de ce beau gefire comme la plus belle espèce connue. Il voulut la multiplier en la mar* cottant ; mais soit que les vers blancs aient attaqué
las raeines, soit toute autre cause que nous ignoroûs, il la perdit. En vain depuis il la demanda en Angleterre sans pouvoir lobtenir. Ce n'est qu'en i834, qu'»yant vu sur les catalogues anglais un Acac/asubcœruleûfnotLBeuhVôns fait venir plusieurs individus. Mais cette acacie est encore fort rare dans le royaume de /la Grande-Bretagne, car un pied d'une boirae force coûte deux guinées ou cinquante francs.
Nous ignorons quel est Tanteurqui Ta nommée, ainsi que sa patrie, quoiqu'il soit plus que probable que ^ comme ses congénères, elle appartient à la Nouvelle-Hollande; mais nous ne pouvons affirmer une chose dont nous ne sommes pas certains. Cette charmante espèce, par son beau feuillage , ses fleurs en grappes non pendantes d'un riche coloris et d'une odeur suave , peut sans contredit être regardée comme la plus belle du genre, de même que X À coda uestàa (Âcaciê de Sainte-Hélène) peut être considérée comme la plus gracieuse.
Nous la cultivons en serre tempérée bien éclairée et dans une bonne terre de bruyère pure , et nous nous proposons de la multiplier de couchage. Au reste , nous publierons plus tard les résultats que nous aurons obtenus de la culture et de la propagation de cet arbuste. Cels frères.
IVOUVELLES.
Rose thé archiduchesse Thérèse-- Isabelle. Fleur très-pleine et très-régulière , d'un fort joli jaune pâle. Arlurisseau vigoureux très^florifère et produisant un bel effet*
ce cas, au commencetneiit de mai, on semer» de place en place une petite pincée de graines sur les plates-bandes de fleurs, on jouira delà floraison dès le mois de juillet , et les graines mûriront encore en automne; j'en ai traité ainsi cette année qui ont produit un très-joli effet. Jacques.
Stenactis eliëgante , Stenactis speciosa Box. REG. iSyy.
Belle plante vitace à racines fibreuses , à tiges droites , hautes de dix-huit pouces à deux pieds , glabres , à plusieurs angles longitudinaux , garnies dans leur longueur de feuilles alternes lancéolées , pointues; les radicales en touffes longues de quatre k six pouces, un peu réfléchies, se rétrécissant sur le pétiole, et diminuant sensiblehient de longueur ▼ers l'extrémité supérieure des tiges, oh souvent diles deviennent presque acuminéea. Elles sont glabres, sessiles, très-entières, et ciliées finement sur les bords. Aux deux tiers des tiges jusqu'à Texti^niité se développent six à douze rameaux alternes de trois à six pouces de long, s'élevaut à la même hauteur, en formant un beau coi*ymbe. Chacun de ces rameaux est terminé par une grande fleur radiée d'un violet lilacé. Les fleurs, qui se développent depuis juin jusqu'à lafin d'octobre, ont, lors de leur entier développement , un diamètre de près de denx pouces. Le disque se Compose de fleurons d'un beau jaune, et les demi-fleurons, au nombre de cent à cent vingt, sont planes, étroits et muei'onés à leur sommet. Les involucres sont linéaires et velus,;
presque trois fois plus courts que les rayons. Lors de FeutièreaiAturité des graines^ qui sont aigrettées, elles forment par leur réunion une sorte de petite niasse sphérique.
Cette plante a beaucoup d'affinité par son port et ses caractères bo^amques SivecVEr/geron glabellum, dont j'ai parlé , page Syô de ces Annales, années 1 835-1 836, qi|i probablement sera placé dans ce genre.
Encore peu répandue dans nos jardins , elle mérite d y être ciûtivée'par ses belles et nombreuses fleurs , qui se perpétuent pendant plusieurs motô de Tannée. Le Jardi%^es Plantes de Paris en a reçu d'Angleterre, en i833, des graines envoyées par la Société borticulturalede Londres; en i834> de la Belgique, et en i835 , de T Allemagne , ce qui prouve que partout les amateurs la recherchent.
Originaire de la Galiforine , elle est devenue trësrustique sous notre climat. On la multiplie par l'éclat de ses touffes au printemps, ou mietfx à l'automne. Cette opération est d'ailleurs nécessaiioe pour sa conservation; car la troisième pu quatriètiie année les touffes se pourrissent au centre , si on ne les divise pas. Ses graines sont aussi trè^-fertilos ; on les sème en avril eu terre meuble ^ et an en repique en juin et juillet le plant qui fleurit Tannée suivante. £Iie crott à toute exposition, dans tous les sols , et ne. demande que peu d'arrosema^t j eUe est multipliée chez JVfM* Cels, Jacquin > etc.
Pbpin.
non infectés de pucerons. Dans une pareille circonstance , les fourmis ne font qu'entretenir ces sécrétions, qui épuisent plus ou moins le végétal. Mais un tort plus grand qu'elles font encore aux arbres, c'est d empêcher quelquefois le dévehipy|9me&t de leqrs racines par les galeries qu'elles creusent parmi elles.
Divers procédés sont indiqués pour empêcher l'ascension des fourmis sur les arbres :
i^ On enveloppe le tronc d'une bande de grosse toile fortement serrée , sur laquelle on applique de la crasse d'huile d'olite , de l'huile de poisson rance, ou du cambouis , en ayant soin de renouveler cette opération toutes les fois que la couche se sèche.
2? On adapte au pied des arbres , et rez terre , un vase formé de deux parties parfaitcnoent vernissées à l'extérieur, de façon à oe que les fourmia ne puissent y grimper.
S® On les empêche de pénétrer dans kft oaisees oiil'on entretient des plantes, en tenant anus chaque pied un petit vase toujours plein d'eau.
Lorsque les fourmis ont envahi un arbre ^ il est assez difficile de les déloger. On peut essayer de suspendre aux branches quelques petites bouteillefi remplies d'eau miellée oii elles viennent se noyer; ou bien, on dépose au pied de Farbre une ou deux, boites de fer-blanc fermées par un couvercle , et percées de quelques petits trous sur un des. côtés. Oa enduit l'intérieur d'un peu de miel. Les fourmis qui vont et viennent ne tardeat pas. à Irouri ver cette amorce , et bientôt elles accourent et rem^ plissent ces boites que l'on expose à une. flamme vive qui lésa bientôt détruites* On nettoie les bottes et l'on recDinmence*
Ce«| aansi ckmte ce ipayen qui a su^éi^ à ooti*e coUégu^, M. Dalbfet, le procédé de d^atraction defl^ fqurmi9 qu'il a <K>a$igiié. pn ce^ lerkBea , dans la dçmî^ine éditiqn ie 3W Cours théorii/ue et fw^f^^^^ de h taUfe 4^ arhre& fruiuers : «i Avant r?|f)?nUp^ ou api^a U de^truQtion de ceux-ci (les pi|^)çrpD4 ) f les fQurflMS sie trcH&vent errantes et on pfu ^1 dépçw^M; de;»-' lors , oi» deyra pofitey de cflite ciroon^twce pMir pv^rer leur perte , en pla^ çan^ k quelque distaince du pîed de chaque arbre un tQul;p^tit t^sd^ &nMer à denû consunaé , sur lequel on dépow quelques nla^vaîs fruits» ou mieux un pflU( niftrfeau ^ sucre ; puis on recouvre te tout avec un moyen pot à fleurs : ces insectefi ne tardent pa^ dç v^ir %aqM>iH)elcr sous le vase; dès-lors il e^t $|ci)e dt les détruire , k laide d une poignée de paille oua^tre corps mis e« comlnistioo avec lequel on les flam^koie. »
Le moyen le plus efficace serait , sans contredit , \9, d^^rm^ii des fourmilières elles*n|ême#» et c'est eq eiSfet oe qu'il faut essayer ; voici les moyens qui panô^f^H^ le mieuy. réussir :
l<^ Oq fait une fierté décoction de feuilles de ta- Ihiç f qPie l'on mélange avec un peu d'essepce de téKbep^l^ine , ft on verse le tout sfir la fourmilière, qi|i 9i*dinairemept est abandonnée » ipais dont les fonrmîf 1^ 3pnt pa» détruites.
9^ Op vei*^ également suv la fourmilière de Teau nnelfée dana laquelle qi^ a fait dissoudre un peu dar^env^; c# moyen est le meillen^r» niaî^^ U x^ p^^
être exécuté que par des bommes trè^prudens*
^ Qq i/fi^ auprès de h fourmilière des boites de fer-r))|Knpj^ çpmme !l^ou^ l^vQns dit tout k Vhefire.
lOO
4^ Oni réussit encore assez bien , en remplaçant CCS boîtes par un os à demi décharné sm* lequel les fourmis viennent en foule , et lorsqu'il en est bien courert on le jette dans de Teau bouillante.
5*^ On enlève avec une bêche la partie supérieure de la fourmilière ; on jette dans le trou de la chaux vive que Ton arrose aussitôt pour la mettve en ébul-^ lition , et que Ton recouvre avec la terre enlevée à la bêche. Ce moyen , d'un effet certain , ne peut être employé que pour les fourmilières suffisamment éloignées des arbres pour que l'eau de chaux ne puisse pénétrer jusqu'à leur racine. On réussit bien encore, en pareil cas, en employant de l'eau bouillante seulement.
Tels sont tous les moyens essayés jusqu'ici contre les fourmis , et à l'aide desquels on parvient, si ce n'est a les détruire , au moins à les éloigner.
DOVERGE.
Je crois devoir à cette occasion dire quel est le moyen qu'emploient les Anglais pour débarrasser de toutes sortes d'insectes les serres où ils chauffent les arbres fruitiers, tels que pêchers , vignes , pruniers , etc. Ils font un mélange d'eau de chaux , de savon noir et d'un peu de fleur de soufre. Ce mélange a a peu près la consistance d'une pâte à faire des crêpes ou d'une couche de peinture. Lorsque la végétation des arbres est suspendue, ou enduit avec un pinceau trempé dans cette composition toutes les branches de façon h e&cher com-
plètement l'écorce.
Les Anglais prétendent que les arbres ainsi traités sont toujours en avance de quinze ou vingt jours >
à température égale , sur ceux à Tégard desquels ce soin a été négligé ; ils attribuent cette précocité à rinfiuence de la chaux. Des les premiers seringages cette composition se détache^ et lorsque les fruits commencent à mûrir elle a entièrement disparu.
Pour détruire plus sûrement l'araigûée^ ils sèment encore de temps à autre un peu de fleur de soufre sur les condiuits. Nbumamn.
Obseevatioms sur la préfloraison du Pommier du Japon^ Malus Japonica^ Hort. Par. PjrusJapo^ nica. Bot. Mag. 693.
Lorsque les fortes gelées ne se font sentir que dans le cours de décembre ou au commencement de janvier, il arrive souvent devoir k Tautomne quelques fleurs s'épanouir sur les jolis buisspos du Pommier du Japon. Cette année, par exemple , trèsfavorable au développement des fleurs , a eu une certaine influence sur la préfloraison de ce joli arbuste , mais elle n'en est pas l'unique cause.
Dans les premiers jours de novembre , on a pu remarquer sur le bord d'une des buttes du Jardin des Plantes un ' groupe de Pommiers du Japon , couverts de leurs belles fleurs rouges , dont l'épanouissement paraissait devoir se prolonger jusqu'au printemps, à en juger par le grand nombre de boutons à fleurs dont les rameaux étaient chargés , si les intempéries de la mauvaise saison n'étaient pas venus arrêter leur développement. J'ai remarqué la mêiue préfloraison dans l'établissement de MM. Bertin et Lebrun, pépiniéristes à VersuU-
ies. Gbez eux, plusieurs pktes-bandes de te^i^e de èniyère oii se trouve plantée «knè \i^;tte de ces pommiers ^ destinés à faire des mères pbur la prOpagatioii y offraient ces arbustes en {rfeitie floHdson et d'une végétation parfaite.
J'ai dit que la douceur de la saison et son huMîdilé n'étaient pas les seules causes et cette préfloraison , que je n'ai remarquée, au reste ^ que dans les deu^ établissemens que je viens de citer, -et qui précédé d'au moins deux mois l'époque naturelle. J'en trouve uhe autre dans la circonstance <}ue je vais expliquer.
Ces arbres sont plantés depuis deux ans en terre neuve de bruyère, et, quoique arrosés MUvènt , la grande sécheresse et les baies ont ralenti leur végétation. Il en est résulté que la plupart des petites branches ou brindilles manquaM d>anè quaaititë sféiffisante de sève se sont transformées en t'améafux à 'fleurs , sur lesqueU les boutons te sont foires en grand nombre. Aussi'tAt qtfe les plttiels d^àutomute sont arrivées, la sève s'est portée en abondwce vers ces boutons, ëeules issues qu^le ait trouvées. Ces pommiers , qui aiment un sol frais iet ombragé, i!mt Vïonftinné'de pousser avec vigueur, et , fifvorisés par la doude température de la saisota , fls dnt ftdt sefccé- <der Imè Végétation trës-Irctive à l'état languissant que leur avait can^é la sécheresse des dcfufx^récédentes années. Aussi cette préfloraison tft bette vigueur n'oirt eu lieu que sur les arbustes plktités ilepuis deux ans, tandis que ceux plantés atité^ rieurement n'ont fait à peine, quoique soUs Tin* Huence de la même i^aison, que montrer lëut*b pretniers boutons à -fleurs qui ne s'épMotrifoUt qu'à la "fin de l'hiver. PÉi»in.
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: éfiAICULTURË.
Cit$ture du Safran.
15ii de nos abonnés nous ayant demandé quelques renseigaemens siirla culture du Safran, j'ai pensé fnen faire enlnsérant ma réponse dans les Anfudes,
Safrah cultivé, safran officinal, safran oriental, safran des boutiques, safran d'automne, zafTarano des ItaiBens. Crocus sativus hiti» ; Crocus o^ffUinalis Pers.; Crocus orientalis du commerce. Triandrie monogynie , Lin . ; Iridées, Juss.
On n*eM pas d^accord sur Torigine du Safran i le iiluft gmrd nombre des auteurs prétendent qu'3 est indigène kïOrieirt; d^atrtres soutiennent que cette -plantie , iqui paraît s'être natnrdisée dans quelques tcoirités de rAng)eterre,.y fut introduite sous le règne ^FÊAotrard R, prorenant de l'Afrique oii elle croH spontanément ; et ils tirent leurs preuves du nom Sakafanm , qui appartient selon eux k l'idiome des Arabes , quoiqu'il me paraisse pouvoir également être un mot persan. Enfin quelques écrivains en fonft remonfter Tintroduction en France au xnr sftcle , et en attribuent IHionneur à un gentilhomme avignonnais qui Tauvait apporté d^Asie.
Cest une ^ante bulbeuse à feuilles radicales linéaires , étroites , marquées sur leur'longueur d'une ligne 'blanche , et enveloppées à leur base par une gahie membraneuse ; de septembre en octobre.
Heurs également radicales, se montrant Ibng-temp?
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avant les feuilles , pourpres ou yiolettes^ à stigmates d'un rouge orangé , odorans , et qui forment ce que Ton appelle le safran du commerce.
Le safran est l'objet d*une culture spéciale dans quelques-uns de nos dépailemens , et notamment dans celui du Loiret. Aussi ai-je puisé ime partie des renseignemens sur sa culture auprès de M. Lamot y jardinier fleuriste à Pithiviers , centre du commerce dont il est l'objet.
Il faut pour la culture du safran un bon terrain substantiel j léger, bien ameubli par les labours et convenablement fumé aux récoltes précédentes, parce qu'il redoute Factioi^ trop immédiatç.du fumier. Dans les terres fortes et humides, ces oigiiona sont sujets à fondre ou k pourrir.
Si le terrain destiné à une safraniàre n'a pas été suffisamment ameubli , il faut le défoncer à un pied au moins , soit à la houe, naais mieux à la bêche ; on fait alors cette opération dans la première quinzaine de juillet. Environ trois semaines ou un mois après ^ au plus tard , on plante de la manière suivante.
On fait à la boue un premier rayon de sept à huit pouces de profondeur, en suivant a cet effet une ligne droite indiquée par un cordeau. Cette profondeur paraît nécessaire pour que le safran, soit en état de mieux résister à la gelée. Un autre homme suit celui qui creuse le rayon, et place au milieu , et à deux pouces les uns des autres, les oignons sur leur placenta. Le premier rayon terminé , l'ouvrier en creuse un second, parallèle, dont il jette la terre sur les oignons du premier rang. Il résulte de cette plantation que le^ rangs se trouventespacés de sept
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pouc^^ 6t qu^ehaipnçi: oignit ert. à deQX; pouces de distance de $e^ y<Jmn0i sur la mèméH^ie, ide façon qu on plante douze oignons dans chaque pied carré. Usidt de cette proportÎQn qu'il fout à peu prës58'âetiers|N>uri|a arpent 4e ipo perchôs k 22 pieds.
Dè^ la fin de sjçpte^brp: fsu e^joctphp^e les- fleurs 3'épanouis3ent, e^ ott en &it la ré<y)lte,le B»atia et le soir, surtout lorsque Tautomne est aocompagné dé pluies dpuces et chaudes, car alors la floraison est tdlement .abondante quelçs cultivateurs n'ont au* cun repos. On les cueille le matin avant qite Ja rosée soit dissipée y pour qu^ le soJeil' ne les ait ]pas épanouies tout à fait, et le soir au coucher.. db cet aistre. On les porte immédiatement à la maison, et là on s'empresse d'enlever les pistils. Aussitôt qu'ils sqnt mondés on l^s fait sécher pr0mptement..Four cela on les étend sur des tamis de crin, des plaques de cuivre , ou; des plats de terre que Ton. soutient par 1^1 moyen approprié à qif inte ou diSrhuiL pouces au-dessus d'un feu dçux. On a (S^in» deie^ remuer souvent- avec uqe^fourehettjejen (er pkMirqu ils sèchent égsdem^nnt ; sans, brûler ni contracter la moin- .dre odeur de fumée qui les rendrait invendables. Cinq livres de pistils ^rais ne doc^ept quunq livre de safran apr^ la dessiciçation. Il est desséché à point lorsqu'il fte brise entre les doigts. iOn h tmt alors. refroidir entre des feuilles de papier, ^t on le serré ensuite dans des boites en bois que Ton dépose dans un lieu très-sec, et où le safran pefijkt se conserver bon deu^ ou trois suis , pourvu. que l'humidité ne Tatteigne pas. Le safran; pour être de bonne qualité, doit avoir une couleur orimge très-
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{>roD0Doâe«t vfte éiAMir forte. La «nédèoiney 1» arts eCt'dffiM font «stf^ du àflÂnii. iA'prëmiërereliipMe cMMime tdttique , ttamcMiqM et emménagogve; )a feintare à Tàquarelle tn fiât an usage assez fréquent ; et 4' office s'en sèit |iovrr eolorer les pâtes y les Biicreries, les liqueurs , etc. On peut-eslifner ieutiron k quinte tttfes de safhiii sec la récolte «tommuiie (Xtm «rpent, mëis la première est tou* joura la plus faible.
Apràs la réeolte ^es fleurs , leé feuiMes se teontrent tt pettB0eiit darant i^hiter^ eticeptë pendant les gelées. EHes s'allongent assez et ne se Tanent gu ère qu'en mai. Avant ce teftfps, dn >Ies coupe pour les donner aux vaches ; mai^ cette espèce 'de Atu^ diaison ne doit se faire que lorsqu'eNes ont -fifufiBk samment rempli leurs fonctions ài-égard«desergBOns.
On 'dôme aux safranières un léger tabour au printemps , et on bine et sarde deux ou trois fois entre oette époque et celle delà floraison.
lAm mois de mai de la c^atrième amiée , '(f«st^*dive lorsque la safranière a «donné trois réeélles , on arrache les ciignons <!t leurs ca^ux que f on -en sé-^ pare , et on replante le tout , à la fin d^aoùt , dans un antre terrain que l'on a convenablement préparé. La terré cpii a nourri la safrani ère est tellement époisée, qu'elle ne peut être-employée à la même culture qu'après un laps de temps de douze h. quinze ans«
<Le siafVah est sujet k trois maladies qui attaquent les oignonspendant leur séjour dans la terre. On les nomme fausset, tacon et moft.
Le faiMset paraltétre une eteroissaiioe qui se développe dur l'oignon , et qu'on peut facilement extirper lors At sa plantation .
Le tacon» an leoMtraire, «et «ine espèce d'ielbèhe 4fai é'muMUoe ptff utie teebe Ibiiine ou potage > M Aoiit on mrète tes Mirages en V&Aé^hîït , eft cMqpant (èuÉ» le ynîartb la )M>itite dHin oMiteau.
Quanta la mott, elle est la plas dan^eretiM ^ mêime temf à <)u'èMe de propre avec xuÈt effirayante rapMKftë.ËUe pai*alt être eàuftée pàt* utie'edpëee de cliÉint>igttùli |Mi)^ftfte, que Oûltiai^ a Hdttinié TuiiEfr parasiVeum, Mérat, RhîMciomà ^cfrocorurn, ^Noav. fi. paris., et PérÉf0On%t Deeandolte^ Sderotium cPàé&' mm. U pousse de tous les côtés des radines , et IfeMse peu à peu daus TiMérieur même de l'^gfiOB des espèces de tubercules qui finissent par eix détiiiire la mbstanee« lies srywptèmes de ccftte maladie stfiA indiqués par le dessèdiemenft des feuilles , qui jaunissent et se fknènt. 11 fsut àldrs, pour garantir la safranièt^e , ouvrir une tranehée suffisarameiit >profi»nde autour de la placé t>)i se trouvent li^s oignons malades , afin de les isoler des autres. Encore fcut-4 avoir bien soin de ne pas jjeter la terre de cette trancbée sur les safrans qu'on veut préserver , parce qu'elle pourrait contenir des particules de ce champignon et propager la maladie.
Les cochons y les Kèvres et les lapins sont aussi dangereux pocrr les safraniëres^ et À iaut veiller à les «n élcttgner • lALCCfuiN jeune .
Seigle multicaule.
B a étéprésertéy il y a quelques semaines, k la Société dHorticuftttre, sous le nom de sei^e multicaule^ une céréale cultivée en grand dans le dufdié
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dé fiksse f et qui est , dit-on , originaire de la Bohème» où elle est cultivée sou9 le nom de Staudbnkorn. Cefiei^e, qu'on regarde comme nouveau , pandt devoir être le même que M* Vilmorin a décrit, dans le Bon Jardinier, sous la dénomination de Seigle de la Saint- Jean ^ et qui porte sur le catalogue de sa maison, imprimé en 1839 , les noms de Seigle du Nord ou de la Saint-Jean, ^e^o/e céréale muttic^uie. Ge.seigle serait connu en France depuis de loiigues années, et aurait été introduit sous le nom allemand de Staadenkorn*
Mais, au reste , nous ne déciderons pas la question, quoiqu'elle paraisse peu difficile à résoudre ^ sans avoir attendu les résultats du semis comparatif qu'a fait faire, cet autonme, M. Vilmorin du^eigle nouifcUement importé et de celui de laSaint-Jean. Âlors^eulement, s'il y a dissemblance, jfious rechercherons quels sont les avantages de cette nouvelle céréale, que jusqu'ici nous nous croyons fondé à croire identique avec le seigle cité plus haut.
DoyERGnE(«
Tripsacum D4CTYLOÏDE, Tripsocum dactyloides y Lui. Plante fourragère, de la famiUe des graminées. Oi*iginaire de TÂmérique Septentrionale , cette plante , quoique connue depuis plus de vingt ans , a toujours été rare et assez délicate dans nos cultures, car je l'ai vue geler radicalement en 181 g, 1823 et 1829. Ses racines sont presque simples , sèches, coriaces et s'enfoncent de deux pieds dans le sdi. Ses tiges, grosses àlahase comme le petit doigt, s'étendent d'abord obliquement et deviennent: en^
suite droites j rameuses ^ noueuses ^ aplaties et can^ nelées alternativement à Tendroit d'oi» sortent les rameaux. Les feuilles engainantes sont longues de ao à 5o pouces et large d'un. Les épis terminauic sont très-souvent au nombre de deux , quelquefois de trois et même solitaires. Us sont durs , articulés, renfermant des grains ovoïdes qui souvent mûrissent difficilement vers la fin d'octobre ou dans le courant de novembre. Cette plante demande un terrain profond^ humide et chaud , ce que je crois d'autant plus certain que j'ai toujours remarqué qu'elle était vorace. *
M. Vilmorin a cru reconnaître cett^ plante dans le nouveau fourrage dont M. Mérat a parlé à la Société dTIorticulture et qu'on dit être trè^-productif et provenu* aussi de l'Amérique du Nord. Les journaux de la capitale l'ont aussi beaucoup vante et lui ont conservé le nom vulgaire du pays Gama- Grass.
Il est présumable que ce fourrage peut oflVîr de grands avantages dans les pays de grande culture/ mais sous un climat plus chaud que celui de Paris^ : bien qu^l n'ait pas été fauché au Jardin des Plantes^ il pousse spontanément de nombreux rejets de son collet avant que la maturité de ses graines soit complète. M. Vilmorin le fait venir en ce moment d'Amérique pour en faire des essais ^ afin de s'assurer des résultats qu'il peut donner soit dans le midi de la France , soit dans nos possessions d'Afrique.
Nous cultivons depuis quatre ansime nouvelleespèce du même genre et, comme la précédente, originaire d'Amérique : c'est le Tripsacum Monostachton WiLLD.Ses tiges> qui ne s'élèvent que de trois à cinq
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pi«44, aeteigOBpt d'umcwileiur pourpre violwée/ et le plwsQUiV^vA ne povlept qu'mi épi ; peut*^re of^ frirM^^lk u« jour des fvantagea anidogiies^ ç^snx de w Qcmgéiière. FéFin.
HORTICULTURE
Sur ia pammê de terre ife Bphan*
Je me suis trouvé présent , le i8 octobve denùer^ à \% récolte de pommes de terre de Rphan faite dw9 la joUe'propriété de M. Duret, au Val'?de**Meudaii. J'y 1^ vu le résultat d'un^ e^périçnoe que M« F^letiert son jardinier, avait essayée cette année k Tégfird de cette pomme de terre. .
Q a fjàix dix-buit trous ou pptets duoa i^m défiri^ chage de jg;azony semé sur un sol naturellemept Lqp et qui iivait été fumé. Il a préparé dix-huit mçrcwux de pomme de terrç qu'il a réduits chMUU au poids d'une oncci en leur conservant un ^ul germe. Chaque morceau fut déposé dans un trou distancé de trois pieds Tun de l'autre; ces trçtts formaient un rang aboutissant de chaque côté à des plantations dont les racines ont snigulièrewent nui aux touffes placées à ses extrémités. La récolte a produit trois c^nt quari^nte-iune livres de pommes de terre, dont une, pesée séparément , avait un poids de trois livres un qu^rtr D'après ce résultat, i) est probable que dans une terre de bonne qualité , et par un tenips favoi*able , deu^ cent vingt'rcinq livres de la pomme de terre de
AobaD pourraient produira 4f^ fixante à raixante** douze, mille Uvrea par arpent^qw çonticMdf^iMroid mille siii cent^ tvqm ou pot^t^if^pa^a de U^i^^pîed»} mais pour que le p^^oduil; fût plua?Asiiréi iJl faudrait ^ue les pommes de terre^ fussent cultivera à hras» parce que cette culture, plus diw^dieuse à la yéritéj est toujours la miei^^ faite et la plus produetîve,
M« Pelletier a coupé devapt nous quelquesi^unes de ees pommea de terre ; elle^ étaièut d'une cbair ferme et cassante, sans aucune zone rouge comme on le remarque dans l'intérieur des autres variétés cultivées dans un |>on terrain,
M. Duret se propose de renouveler cette expérience comparativanaiit avofi ia grosse jaune , qui est la plus généralement admise par les spéculateurs en grande culture. Je pense que lavantage restera à la pomme de terre de Rohan, car le produit de la grosse jaune ^cultivée en grand, n'excède jauiais cent à cent vingt setiers du poids de deux cent vingt à deux cent quarante livres , ce qui d^nn^e un pro^ duit de vingt-cinq mille livres par arpent. Ce qui me confirme encore dans mop. opinion, c'est que MM« Kœnig et Ohl, savans agriculteurs dei TAlsâoe^ en ont déjà parlé d'une manière avantagc^use. Toutefois, ce serait une erreur de croijce que la pomme de terre de Rohan ne pouri*ait rendre un aussi grand produit que dans les bonnes terres ; il est des tert* rains légers ou la récolte serait la ni^ipae. J'ai fait à ce sujet diverses expériences qu'il serait trop long et ennuyeux pour le lecteur de rapporter i^i; je dirai seulement que les popunes di$ terre soal: comme toutes les plantes que nous cultivons pour les usages culinaires; une fois confiées à la terre, il
hntf pour que le pfodiiit soit abondant et beau^ que h végétation nesoit pas interrompue; autrement la tige4urcit9 les pores se- compriment , et la plante ne donne que des productions rabougries et de mauvaise qualité. L'année t856 nous en a fourni un exemple par les poires et les pommes qui dans beaucoup d'endroits sont devenues toutes difformes. Les pommes de terre ne sont pas non plus exemptes db'Cet inconvénient dans beaucoup de circonstances.