If vevcjt. T. vevui. Siebold. Cat. Parmentier,. Japon
Culture. L'espèce baccata et ses variétés Hjbernica et Canadensis sont de plein air, viennent assez bien dans tous les terrains, et sont par
conséquent rustiques. L'if commun se multiplie par ses graines, qui doivent être mises en terre aussitôt leur maturité; elles sont ordinairement dix-huit mois à germer. On les multif^ie encore de marcottes et de boutures ; mais les individus obtenus de semis forment toujours de bien plus beaux sujets. Toutefois c'est par les deux premiers moyens que les variétés se propagent , et aussi par la greffe en approche ou en fente sur l'espèce. Toutes les autres espèces sont d'orangerie; la terre de bruyère pure ou mélangée de terre franche leur convient y et, comme celles de plein air, on les multiplie de marcottes, boutures et greffes.
Usages. Le bois de l'if commun est très-employé parles tourneurs; il est d'une taille facile, et c est avec lui que l'on fabrique une infinité de petits meubles , jouets d'enfans , etc. Il teint en brun, les fruits en chamois, et les racines en jaune brun et rou-* geâtre. Les enfans mangent la pulpe des fruits. Les feuilles et leur extrait sont vénéneux à forte dose; on les emploie quelquefois contre les rhumatismes et les fièvres , mais à faible dose. La verdure sombre de cet arbre le fait remarquer dans les jardins paysagers, où, en lui laissant prendre son port natu^ rel, il produit de très-beaux effets. On peut en former de bonnes et belles palissades , des haies toujours vertes, car, comme on le sait, il supporte parfaitement le ciseau, puisqu'on peut l'amener à telles formes que l'on désire, comme on le voyait dans les anciens jardins; mais heureusement le bon goût a fait justice de toutes ces formes bizarres, et Tarbre de la nature est beaucoup plus beau que sous les formes grotesques que l'art lui imposait. La variété
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pyramidale eafl trë»-rémarquable : celle à feuilles panâckiée» en jaune i/est pas bien constante; je ne connais pu» celle qui Test en Uanc; les autres espèces se cuhitrent comme objets de collection. Au Japon on mange les amandes de Fespëce portewAXf et on en extrait de Thuile; cet arbre est rare, et je ne le crois pas cultivé à Paris.
SAUSBURIA. Skith. Lin. Trans. 5. Righ. conif. GINKGO. Kjempp. Exot.PERs. Syn. pi.
Caractères génériques. Fleurs dioîques : les mâles en chatons spiciformes, pédoncules, nus ; les anthères sont portées deux à deux et réunies sur un très-court pédiceile, elles s'ouvrent en une seule loge; les femelles sont solitaires ou réunies deux à quatre k Textrémité d'un pédoncule , fc sommet dilaté et à marge entière ; un stigmate sessile ; fruit pulpeux entouré a sa base par une espèce de cupule ; embryon cylindrique à deux cotylédons.
1 . Saus»orie a FEOiLLEs D'iDrAiTTHB. S. adionthi-- Jolia. Smith. S. Ginkgo^ Rich. conif. Ginkgo biloba. Lin. Fbr^. Syn. pi. Arbre de première grandeur, notamment dans son pays natal , et pouvant atteindre plus de cinquante pieds en France, et surtout dans le midi; écorce grise et glabre; rameaux ouverts ou érigés; feuilles alternes sur les jeunes pousses, fasciculées sur les brindiOes et petits bourgeons, pétiolées, cunéiformes à la base; le bord supérieur arrondi , inégalement crénelé, divisé par le milieu en deux lobes ; glabres, veinées , portées sur des pétioles assez longs et flexibles ; fleurs mâles sortant d entre les feuilles fasciculées^
eo petite épis longue de neuf à dix lign^ et peu appar ens ; les femelle»^ portées sur des pieds différens^ sortent de même d'entre les feuilles | portées sur des pédoncules quelquefois rameux au sommet ^ produisant des fruits dû la forme et de la grosseut^ d'une prune de mirabelle et de même couleur; U pulpe qui entouna l'amande est fétide ^ et rancît facilement; le noyau ou e&docslrpe est blanc» Qtoide t d'un tissu ligneux ^ mince et riHoupant faci* lement<
Lieu originaire : le Japon. Ce bel arbre fut in-*troduit ed Angleterre en 1754] il y a moins de temps qu'on le cultive en France» oit il fut apporté eu 17881 et oii on l'a connu d'abord sous le nom d'Arbre aux Quarante Écus.
Culùutê. Cet arbre vient bien et acquiert tout son beau port dans les bonnes terres fortes y humides ^ et ayant du fond^ surtout dans le midi de la France» oiiil croit plus promptement qu'aux environs de Paris. On le multiplie de marcottes » qui sont ordinaireitient deux ans k s'enracineri et qui forment de beaux individus lorsqu'elles ont été faites avec des yeux terminaux ; il reprend ausM de boutures faites en mars et avril , soit en plein air en terre de bruyère, soit en pots, lesquelles sont mises sur couche tiède , ce qui donne plus de chances de réussir : dans ce cas, les branches qui sont munies d'un œil terminal sont préférables , en ce smis qu'elles donnent des individus qui filent droit, tandis que ceux élevés sur des yeux latéraux ne forment jamais de beaux arbres; on peut pourtant les y forcer soit en recepant, lorsqu'ils ont atteint assez de force, soit en les greffant avec des
extrémités de rameaax ; ces greffes réussissent très^ bien et forment de beaux arbres par la suite. Ois peut encore greffer de ces extrémités de branches sur des tronçons de racines ^ oii elles réussissent et font de beaux sujets. L'individu femelle , qui est encore rare à Paris , se multiplie de même , et sur-* tout par la greffe sur une ou plusieurs brancbe's d'un individu déjà fort, quand on en possède; c'est ainsi que M; Delile, professeur de botanique à Montpellier ^ la fait au bout de trois ans , et il a eu l'avantage de récolter des fruits qui ont été les premiers de France et probablement d'Europe. M. Delile a écrit sur ce fait important une notice claire et concise » dont les Annales de Flore et de Pomone ont publié un extrait, année i855-i836, pag. :a4o. MM. Neuman et Pépin out aussi parlé de cet arbre dans les mêmes Annales , le premier, même volume , pag. i47 ; le second , pag. lia, année 1 83a- 1 833. Il est donc constant que d'ici à peu de temps on récoltera en France des fruits de cet arbre intéi^ssant, qui, servant h sa multiplication , produiront des sujets qui alors ne laisseront rien à désirer.
Usages. C'est un très-bel arbre pour l'ornement des jardins, et les propriétaires amateurs ne peuvent se dispenser d'en avoir quelques pieds; son feuillage est très-remarquable et son port pittoresque; il n'est pas commun dans les pépinières ^ espé* rons qu'il le deviendra davantage au fur et à mesure qu'on récoltera plus de graines. On mange les amandes à la Chine et au Japon; on dit aussi qu'on en tire de l'huile , ce qui nous parait peu probable, l'amande nous ayant plutôt semblé farineuse que
Kuileuse. Son bois pourra être employé par les tourneurs^ ébénistes, parqueteurs; il est blanc, presque satiné, et ayant des rapports avec celui appelé bois de citron.
EPHEDRÂ. LiMx. Fers. Wxlld* Decand», etc.
Caractères génériques. Dioïque, ou monoïque; fleurs mâles en petites tètes comme globuleuses , Jaunâtres, écaillcuses; quatre à huit anthères, dont les iilamens sont réunis en une colonne saillante; elles sont disposées en couronne oblique, et s'ouvrent en dehors ; les femelles sont comme solitaires au sommet des ramuscules, composées decailles d'une seule pièce au nombre de quatre à cinq; la supérieure contient deux ovaires terminés par deux styles, à stigmate simple; après la floraison, les écailles deviennent charnues et forment une sorte de baie qui renferme deux semences aplaties d'un côté , et convexes de l'autre.
i. UvETTE VULGAIRE, Raisiu dc mer. Ephedra Tjulgaris. Righ. conif. E. distachia. Linn. Fers. Syn. pi. Decand. Fi. fr. Desf. Gat. éd. 3. Arbrisseau de deux à trois pieds au plus ; rameaux nombreux, verts, cylindriques, articulés, opposés ou verticillés, de différentes longueurs; à chaque articulation se trouve une gaine très-petite , à deux dents , et qu'on pourrait regarder comme étant les rudimens des feuilles avortées; c'est à l'aisselle de ces gaines que sortent les chatons mâles , sessiles ou formant comme de petites panicules rameuses; les petits chatons femelles sont comme sessiles et ordinaire-' mçnt géminés. Toujours vert.
lieu originaire : la France, les endroits sablonneax et maritimes des provinces méridionales.
a, UVETTE A ON SEUL EPI. E. mOflOStachta. WiLLD.
LiNN. Pers. Syn. pi. Arbrisseau de dix-huit à vingtquatre pouces, ressemblant au précédent; gaine des articulations à deux dents obtuses; chatons mfties plus nombreux et comme paniculés. Toujours vert.
Lieu originaire : la Sibérie.
5. Uvette élevée. E. altissima. Desf. H. atl. WiLLD. Pers. etc. Arbrisseau pouvant s'élever avec un soutien à quinze et vingt pieds , presque sarmenteux ; rameaux nombreux , comme verticillés , allongés , lisses « striés , la plupart ternes, penchés, un peu glauques ; fleurs mâles trës-nombreuses en panicule terminale ; les femelles solitaires, pédonculées , penchées. Toujours vert.
Lieu originaire : la Barbarie.