Uvette d'Amérique. E.^Amcricana. Willd
Pers. Rich. conif., etc. Arbrisseau k tiges et rameaux érigés; ceux-ci et les ramu seules agrégés, arrondis, presque filiformes; gaines des articulations demi-ovales, pointues , ouvertes ou réfléchies; fleurs mâles et femelles sur le même individu , en petits chatons sessiles & Faisselle des gaines.
Lieu originaire : l'Amérique méridionale, le Pérou. Toujours vert.
5. Uvette fra.61LE. E. fragilis. Desf. Atl. Pers. Syn. pi. Petit arbuste d'un pied à dix-huit pouces ; articulations des rameaux très-écartées ; chatons mâles , sessiles, agrégés. Toujours vert.
Lieu originaire : la Barbarie.
Culture. Les deux premières espèces sont de plein air et rustiques; les terres sablonneuses
leur conviennent mieux que les trop fortes; pour"* tant elles s'accommodent a3sez bien dé tous les terrains ; on les multiplie de rejetons qu'elles donnent de leurs racines, de marcottes et de grai^^ nés; les trois autres sont d'orangerie; la troisième (Uvette élevée) passe même les hivers ordinaires en pleine terre ^ abritée le long d'un mur au midi* Celle d'Amérique est la plus délicate.
Usages. On ne cultive pas assez les deux premières espèces, elles orneraient pourtant les de vans des massifs d'arbres toujours verts ; leur port eist toutefois particulier et ressemble aux prêl99 {Equisetum) et aussi au genre suivant; lesautrm ne sont que des arbustes de collection et qu'on q0 rencontre guère que dans les écoles de botanique et chez quelques amateurs. On mange les fruits des espèces vulgaris et monostaçhia^ et on les em< ploie dans les maladies aiguës et les fièvres putrides; les tiges et rameaux servent aussi comme as^ tringens. Il est probable que les autres espèces possèdent les mêmes propriétés.
SCUBERTIÀ. MiBBBJL. (Non Martids.) Taxodium.
RiCH.
Caractères génériques,^ Fleurs monoïques; les mâles en chatons tr^s-petits , formant une grappe pyramidale, à trois ou cinq anthères; les femelles à la base des groupes mâles, en deux à trois petits chatons à écailles, à sommet pointu réfléchi , à baae biflore; cônes ou galbules ovoïdes^ à écailles peltées , claviformes, comme ligneuses, anguleuses, irrégulières; péricarpes presque ligneux, irréguliers;
cinq à neuf cotylédons linéaires. Ce genre diffère des cyprès par ses fleurs mâles en grappes terminales y et par les écailles de ses fleurs femelles, qui ne portent que deux fleurs dressées à leur base ; du thuya^ par les écailles de ses galbules anguleuses y superposées et en forme de clou , et ses fleurs mâles en grappes ; et des deux surtout par ses em-* bryons polycotylédonés.