‹ Annales de flore et de pomoneChapitre 49 sur 56 · FiLAO MURiQGÉ. C. muricata. Aoxb. Loudon · texte numérisé non relu

FiLAO MURiQGÉ. C. muricata. Aoxb. Loudon

Hort. Bnt. Sp. 22871. Arbre de quinze à dix-huit pieds , originaire 'des Indes , cultivé en Angleterre en 1822. ^

8. FiLAO GLAUQUE. C. giauûa. SiEh. LouiK)H. Hort. Brit. Sp. 22874. Petit arbre de douze à quinze pieds y originaire de la Nouvelle-HoUande , cultivé en Angleterre en i824.

Culture. Toutes les espèces sont d'orangerie, point délicates ; la terre de bruyère pure , ou mélangée de bonne terre franche, leur convient; on les multiplie de boutures et de marcottes ; les graines lèvent aussi très-facilement , semées sous châssis au printemps, et traitées comme toutes celles de leur température.

Usages^ Leur port singulier, leurs rameaux fins, nombreux et toujours verts , les font remarquer parmi les plantes d'orangerie , et on les trouve dans beaucoup de collections; ce sont des ai-bres d'une grande utilité dans leur pays originaire, où ils sont très-communs : on s'en sert dans la marine, la me-

nuîserie^ Tébénisterie , etc. Les naturels en fout leurs armes y zagaies^ casse-têtes, etc. ; ils mâchent aussi l'extrémité des rameaux pour se rafraîchir la bouche, 11 serait avantageux d'introduire les grandes espèces dans notte colonie d'Alger ; elles y croîtraient certainement très-bien , puisqu'un individu de V Indien a existé pendant plusieurs années en pleine terre à Toulon, ou il formait déjà un bel arbre , qu un des derniers hivers a cependant fait périr. Jacques.

HORTICULTURE

JARDIN FRUITIER

Maladie de la Cloque.

J'ai souvent fait remarquer que cette maladie est produite sur les pêchers par l'humidité du printemps. Celui de cette année a justifié mon opinion, et rien ne me parait mieux constaté maintenant. En effet, les pêchers placés à l'exposition du midi et du couchant ont horriblement souffert par suite des pluies d'avril et mai. Déjà dans plusieurs occasions j'ai signalé les abris comme le moyen le plus sûr de détourner ce fléau, et j'ai pensé qu'il était opportun de le rappeler à nos lecteurs, puisque les faits sont encore sousT leurs yeux. Si on se donne la peine d'examiner les pêchers dans les différens jardins des environs de Paris , et particulièrement à Montreuil et Bagnolet, on verra que tous ceux qui n'ont ' pas été garantis de* l'humidité sont dans un état déplorable, non-seulement sous le rapport de la perte des fruits , mais encore sous celui de la mortalité d'une partie des branches charpcntières, et

notamment de celles destinées à garnir la partiebasse des murs. Ces dernières ont d'autant plus souffert que la saillie des chaperons avait moins de largeur. C est pourquoi je rappelle le bon effet des auvens dont j'ai déjà parlé dans ce journal, si ce n'est comme moyen infaillible , au moins comme préservatif efficace de l'humidité et de la maladie de la gomme ou glu.

Quelques personnes penseront peut-être que l'air froid peut contribuer autant que l'humidité aux inconvéniens dont je parle. Sans doute une température basse peut y contribuer , mais à un degré bien moindre que l'humidité. Ce fait est démontré par le siège même de la maladie , qui règne plus partie culièrement sur les parties basses des espaliers, où cependant la chaleur est plus forte à cause du rayonnement continuel du sol et d'une moindre agitation de l'air. Si donc le froid était la principale cause de cette maladie, on verrait fréquemment le contraire de ce qui existe. Les expériences répétées et comparatives que j'ai faites à cet égard ne me laissent aucun doute, >et les cultivateurs instruits des deux villages renommés pour leurs pêches que j'ai cités plus haut sont non-seulement d'accord avec moi sur ce point , mais encore sur la nécessité des auvens , et tous sont déjà en mesure de réaliser les prédictions que j'ai consignées, page igdet 199 de mon Cours théorique et pratique de la taille des arbres fruitiers. Dalbret.

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