‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 105 sur 211 · QUATRE-VINGT-DOUZIÈME FAMILLE. — ARALIACEES · texte numérisé non relu

QUATRE-VINGT-DOUZIÈME FAMILLE. — ARALIACEES

Sciadophyllum P. Br. (du grec « sciadion », parasol, ombrelle, et « phyllon », feuille, parce que les feuilles, ramassées et étalées à l'extrémité des branches, suggèrent l'idée d'un parasol ouvert.)

S. capitalum Griesb., Oreopanax capitalum Dene et PI. ; Sciadophylle à fleurs en capitules. Vulgo : Figuier-aralie, figuier-hêtre. Jacq., Sel. Am. stirp. hist., t. 61. (Aralia Jacq.) — Arbre ornemental, haut de 10-18 mèt., très droit, à écorce brune ou noirâtre, ou rougeûtre lisse. Feuilles simples, longuement pétiolées, confinées aux extrémités des branches, ovées ou elliptiques, ou elliptiques-oblongues, longuement acuminées. Inflorescence en panicules terminales, réunies par 2-5, à branches terminées par des capitules d’abord ronds, ensuite ovoïdes. — Assez abondant dans les bois des Bains-Jaunes, du Matouba, du Gommier, des Trois-Rivières, — F1, d'avril à Juillet, et souvent d'octobre en janvier. — Alt. 400-900 mèt. [N° 2548.

MarriiQue. Vulgo : Aralie blanc. — Abondant : Morne-Rouge, Parnasse, hauteurs de Pécoul, Basse-Pointe, Ajoupa-Bouillon, ete. [N° 1761.

Panax L. (du grec « pan », et « akos », remède, c'est-à-dire remède universel contre toutes les maladies. Le « panax », « panace » ou « panakes » des anciens auteurs grecs et latins n’est pas le « panax » de Linné; mais ils désignaient par ce mot plusieurs espèces de plantes différentes, appartenant à la famille des Ombellifères. — Pline, XXV, 11-14.)

Düss, — Plantes Guadeloupe et Martinique. 21

P. Morototont Aubl. (nom de la plante à la Guyane.) Vulgo : Bois-flot (au Lamentin). Aubl., t. 360. — Petit arbre, très droit et très ornemental, à tronc nu, haut de 5-9 mèt., très peu branchu (souvent même sans branches, ou ne se divisant que quand il est déjà grand), marqué de cicatrices larges et annulaires qui persistent après la chute des feuilles. Feuilles ramassées au sommet de la tige et à l'extrémité des branches {s’il y en a), digitées, très longuement pétiolées, à 7-11 folioles, larges, oblongues, acuminées, longuement pétiolées, pendantes dans la Journée, sous l'influence du soleil : les adultes couvertes en dessous d’un duvet fin, rougeâtre doré, qui, dans les jeunes, est rouge doré el très luisant. Inflorescence en panicules pubescentestomenteuses, très larges, à branches terminées par des ombelles de 12-15 rayons. — F1. en mars, avril, mai, juin!, — Assez abondant dans les plaines du Lamentin et de Baie-Mahault. [N° 3378.|

Cette belle plante n'existe pas à la Martinique.

Oreopanax Lindi. (du grec « oros », « oreos », montagne, el « panax », panacée.)

0. Dussi Kr. et Urb.; Oreopanax de Duss. Vulgo : Bois-flot. — Arbre haut de 6-14 mèt., très ornemental quand il est jeune, à cause de son beau et riche feuillage; à tige et branches complètement nues dans lâge adulte, à branches très divariquées et penchées, de manière à perdre toute son élégance. Feuilles larges, cordées, couvertes en dessous d’un duvet épais, farineux, blanc, à nervures rouges en dessous et garnies d’un duvet roux, à » lobes pointus, les 3 supérieures largement ovales. Inflorescence en panicules terminales, pyramidales, à branches terminées par des capi-

tules ronds; pédoncules et pédicelles vigoureux, garnis d'un duvet fari- FI. en mai, juin, juillet. — Assez abondant dans les

neux et blanchâtre.

bois du Haut-Matouba (Matelyane, coulée de la Ravine-à-Déjeuner), des Bains-Chauds; plus rare dans les bois supérieurs des Bains-Jaunes. Alt, 800-1000 mèt, [N° 2986. |

© Marmnique. Vulso : Bois-flot. — Rare : çà et là sur les sommets et dans les falaises du massif des Pitons-du-Carbet, morne d'Amour. [N° 186.]

Didymopanax Decne et Planch. (du grec « didumos », double, jumeau.)

D. atlenualum March.; Didymopanax à feuilles atténuées. Vulgo : Trompette à canon, mapou blanc. — Petit arbre, habituellement Lortueux, plus rarement arbre de taille moyenne, haut de 8-13 mèt , à écorce lisse, rou-

1. Cette plante, qui n'est pas utilisée aux Antilles, jouit d'une réputation considérable à la Guyane. On lui attribue les merveilleuses propriétés analeptiques que les Chinois accordent au ginseng (Aralia quinquefolia Dec. et PI.) et lui donnent le nom de « Saint- Jean», par transposition des consonnes de ce nom. Il ÿ aurait intérêt à faire l'étude de la

racine de eette plante. (E. H.)

+ og ft dit

ARALIACÉES — OMBELLIFÈRES 323

geatre, à tige et branches nues. Feuilles digitées, à 3-5 folioles, pétiolées, ovées, ondulées, souvent crénelées au-dessus de la base: pétiole commun, long, se terminant à la base en une ligule semi-amplexicaule. Inflorescence en grappes allongées, spiciformes, terminales, réunies par 2-5, à branches terminées par des ombelles de 5-10 rayons. Fruit mür noir, pulpeux, arrondi, contracté au milieu par deux sillons longitudinaux, — F1]. presque toute l’année. — Très abondant dans la région supérieure : bois des Bains-Jaunes, Savane à Mulets (rabougri), Savane aux Ananas {rabougri), coulée de la Ravine-à-Déjeuner, Matelyane, ete. Alt. 800-1400 mèt. [N° 2587.

MarriiQue. Vulgo : Aralie-montagne, — Montagne-Pelée, Pitons-du- Carbet (abondant). [N° 185.]

D. Urbanianum March. ; Didymopanax d'Urban. Vulgo : Aralie, —— Arbre droit, haut de 15-20 mèt., élégant, à frondaison arrondie, à branches courtes, plus ou moins horizontales. Feuilles digitées, à 3-5 folioles elliptiques, acuminées, coriaces, obtuses à la base. Inflorescence en panicules terminales, partant des branches, réunies par 5-10, courtes, terminées par 6-10 ombelles, — Rare : çà et là dans les grands bois du Lorrain et de la Grand'Anse. [N° 434.]

De cette famille on cultive dans les jardins comme plantes d'ornement plusieurs espèces introduites, telles que : Aralia filicifolia Hort., haut de 2-3 mèt. [N° 200.], Panax /ruticosum L. Vulgo : Romarin [N° 1755; Panax cochleatum D.C. (à feuilles en forme de cuiller). Vulgo : Couis [N° 1754: Polyscias pinnala Lam. Vulgo : Petit romarin. (Ce spécimen me manque,

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