‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 119 sur 211 · CENT DEUXIÈME FAMILLE. — PLANTAGINEES · texte numérisé non relu

CENT DEUXIÈME FAMILLE. — PLANTAGINEES

Plantago L. (du latin « planta », plante du pied, et « ago », je me montre, à cause de la ressemblance de la figure laissée par les feuilles pressées contre la terre avec la trace d’un pied d'homme.)

P. major L.; Plantain majeur. Vulgo : Millet. — Herbacé, vivace, haut de 9-15 cm., sans tige, à rhizome souterrain, stolonifère (dans les espèces que J ai observées). Feuilles larges, radicales, rosulées, alternes, longuement pétiolées, palminerviées, ovées, souvent dentées à la base, un peu plus courtes que les hampes, cylindriques, longues de 15-22 em. Capsule à 16-20 semences, convexes du côté placentaire, plates du côté extérieur. — Probablement introduit d'Europe.

Assez abondant dans les champs des environs du bourg des Trois-[lets, dans les jardins et aux pieds des murs et vieilles maisons de Saint-Pierre, de Fort-de-France, du Morne-Rouge, ete. — On se sert du suc des feuilles contre les ophtalmies; des feuilles, écrasées, comme vulnéraires ; on donne enfin les épis mürs aux petits oiseaux en cage. — Alt. 9-600 mèt. [N° 1920.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.

P. virginica L.; Plantain de la Virginie. Vulgo : Millet. — Annuel, haut de 25-33 cm. Feuilles spatulées-oblongues, dressées : les inférieures, tombantes, à 5 nervures, très longuement pétiolées, poilues, surtout en dessous; pétioles poilus; hampes considérablement plus longues que les feuilles; pyxides à trois semences seulement, concaves du côté placentaire et convexes du côté extérieur. — Les épis mûrs servent de nourriture aux petits oiseaux. — Assez abondant aux pieds des murs, des vieilles cases, et dans les endroits abandonnés et fertiles : Basse-Terre, Gourbeyre, Camp-Jacob, Matouba, Moule, etc. [N° 2424.] — Je ne l'ai pas vu à la Martinique,

Le P. lanceolata L., vulgo : Plantain lancéolé (herbe à cinq côtes), petit millet, est naturalisé à la Martinique. — Dans les champs des environs du bourg des Trois-Ilets, dans les environs de Saint-Pierre et dans quelques jardins de cette ville, et du Morne-Rouge. [N° 1921.] — Il est très rare à la Guadeloupe.

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