‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 14 sur 211 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

poussent entre ces pierres, forment une végétation riche en espèces et marquée d'un cachet tout spécial: elle ressemble beaucoup à celle de la Désirade.

Outre les nombreuses mares qu'on a été obligé de creuser, surtout dans le Sud de l'ile, et dans lesquelles végètent presque toujours des plantes très intéressantes et souvent très rares, 1l y a à la Martinique deux lacs : celui du cratère éteint de la Montagne-Pelée (de 150 mètres de circonférence). et le lac Larcher (étang), au pied des Pitons-du- Carbet. En fait de végétation, ils ne recèlent rien de particulier.

Bien que le sol de la Martinique soit en général composé de laves argileuses et spathiques, de ponces scoriacées et argilo-ferrugineuses, de tuf volcanique siliceux, de divers calcaires, de basaltes, de minerais ferrugineux, on voit cependant que la région de la Montagne-Pelée, les flancs et les plaines arables qui en dépendent, contiennent une terre essentiellement ponceuse, légère, et par conséquent très perméable, tandis que les quartiers de la Trinité, du Lamentin, du Saint- Esprit et du Aobhert sont revêtus de terres argilo-ferrugineuses, grasses et fortes.

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