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lonifère; à chaume vigoureux, triangulaire; à feuilles très vertes, glauques en dessous, plates. Inflorescence en ombelle simple, à 4-8 rayons courts, portant des glomérules ovoïdes-coniques; à épis très nombreux, petits, ramassés. — Peu répandu. Endroits très inondés et sur le bord des étangs : Gourbeyre (bords de l'étang de Valcanard), Trois-Rivières, etc. Alt. 5-350 mèt. [N° 3107.]
MarmiNiQue. — Saint-Esprit, Fort-de-France (bords de la rivière Madame), Trois-Ilets, Alt, 0-380 mèt. [N° 705 à.]
C. arliculatus L.; Souchet à chaume articulé. SI., t. 81, f. 1. — Haut de 0% 80-1 mèt., vivace; à rhizome gros; à chaume cylindrique, dépourvu de feuilles, enveloppé, à la base, de 3-4 gaines graduellement plus longues; à nœuds partitionnés et rapprochés. Inflorescence en panicule ombelliforme, à 6-9 rayons inégaux, chacun portant 5-6 épis minces, pointus, bruns, longs de 9-13 mm. ; épillets imbriqués. — Endroits aquatiques, bords des mares et des étangs, et fossés remplis d'eau : Trois-Ilets, route de Fort-de-France au Lamentin, Trinité, etc. Alt. 0-400 mèt. [N° 851.) — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
C. rotundus L., C. hexastachyos Rottb., C. Hydra Michx.,C. olivaris Targ. ; Souchet à tiges souterraines globuleuses. Vulgo : Petit coco. Rottb., Desc., t. 14, f. 2. — Vivace par ses tiges souterraines en forme de tubercules rondâtres ou ovoïdes, de la grosseur d'une petite noisette; à racines fibreuses, noires; à feuilles très vertes; à chaume triangulaire, droit, haut de 25-30 cm. Inflorescence en ombelle composée, paniculiforme, à 4-6 rayons, très inégaux, avec une ombelle sessile au centre; ombellules à 4-6 épis comprimés, longs de 9-20 cm. — Extrêmement commun dans les terres cultivées, dans les savanes, le long des routes. — Ce souchet est une plante très nuisible et difficile à détruire; plus on en arrache les tiges, plus on en multiplie les pieds, quand on n’enlève pas en même temps les tubercules profondément enterrés. Alt. 0-800 mèt. [N° 3102.]!
MarniQue. Vulgo : Coco-chat, chien-coq. [N° 852.
C. sphacelatus Rottb., G. Balbisit Kth; Souchet ergoté. — Ressemble au précédent quant aux feuilles, au port et à l'inflorescence; il en diffère par sa taille plus élevée, l'absence de tubercules, ses épis beaucoup plus nombreux. — Abondant dans les savanes humides, dans les terres cultivées des
1. Ce Souchet donne des tubercules ovoïdes unis par des prolongements radiciformes, ligneux. Noirs à l'extérieur et marqués d’anneaux circulaires, ces tubercules sont blancs, spongieux et comme subéreux à l’intérieur ; leur saveur est un peu aromatique et leur saveur douce. Ils passent pourexcitants et peut-être même aphrodisiaques. On les a employés en médecine sous le nom de Souchet rond. — Le C. hexastachyos Rottb. donne,
d'après Holmès, un rhizome usité dans l'Inde contre le choléra, sous le nom de Mootha. (E: H°)
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CYPÉRACÉES 539
régions inférieure et infra-moyenne de {oute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 0-700 mèt. [N° 3655.
MARTINIQUE. — Très abondant. [N° 452, 460,
GC. brunneus Sw., C. purpurascens Vabhl, C. planifolius Rich. : Souchet à
épis d'un brun foncé. SI., t. 74, f. 2, 3. — Vivace. à souche wrosse, noirâtre, droit, haut de 60-80 cm., ornemental, cespiteux; à feuilles larges, nombreuses, glauques en dessous, rigides, scabres sur les bords, plates, carénées en dessous, aussi longues ou plus longues que le chaume triangulaire et glabre. Inflorescence en ombelle composée, à 7-11 rayons d'inégale longueur : ombellules constituées par 25-35 épis, longs de 6-8 mm., comprimés, à épillets brun foncé. Feuilles involucrales 5-6, dont deux très longues. — Abondant dans les sables secs du bord de mer et dans les endroits inondés par la mer : Vieux-Fort, Baillif, Vieux-Habitants, Bouillante, Pigeon, Pointe- Noire, sur toutes les plages sèches de la Grande-Terre, de la Désirade, de Marie-Galante. AIL. 0 mèt. [N° 3103.]
MarrTiniQue. — Sur toutes les plages sèches. [N° 765 D.
C. purpureo-varieqatus Boekeler; Souchet brun panaché. — Vivace, haut de 45-50 em., droit, à feuilles flasques, lancéolées-linéaires, un peu plus courtes que le chaume et confinées dans le bas. Inflorescence comme dans le Cyperus rotundus ; épis comme dans le précédent. — Assez rare. Çà et là dans les sables secs, près du bord de mer et aussi dans l'intérieur, jusqu'à une altitude de 100 mèt. : Prêcheur, Case-Pilote, Ducos (dans les clairières des Mangles). [N° 449.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
C. Ottonis Boekeler ; Souchet d'Otton. — Ressemble au €. hrunneus Sw.; il en diffère par sa taille svelte, ses feuilles plus étroites et beaucoup moins nombreuses, ses ombelles plus courtes et peu fournies, ses épis moins allongés, ses épillets plus gros, plus bruns, ses caryopses plus courts et plus larges. — Savanes humides ou sèches près de la mer : Trois-Ilets, Anses-d'Arlet, Sainte-Luce, Marin, etc. Alt. 0-20 mèt. [N° 695.] — Je ne l'ai pas trouvé à
la Guadeloupe.
G. acicularis With.; Souchet à épillets à pointe acérée., — Vivace par ses rhizomes gros et tubériformes, droit, haut de 60-70 cm. ; à feuilles larges à la base; à chaume triangulaire. Inflorescence en ombelle composée, à 9-7 ombellules paniculées, constituées par des épis allongés; épillets à glume très pointue. Feuilles involucrales 5-7, larges : celles des ombellules, aussi longues que ces ombellules. — Assez rare : çà et là dans les savanes humides de Ducos, du Marin, de la Tartane. Alt. 0-140 mèt. [N° 708.) — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
C. Hartii Boekeler : Souchet de Hart. — Vivace par ses souches tubériformes ; à chaume svelte, triquètre, haut de 20-25 çm.; à feuilles peu nom-
breuses, très étroites. Inflorescence en ombelle composée; à rayons paniculés, brièvement pédonculés, à ombelles allongées ; épis minces, cylindriques, pointus. — Dans les savanes humides du Lamentin, de Ducos, du Petit- Bourg, des Anses-d'Arlet. Alt. 0-200 mèt. [No 450 b.] — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
C. esculentus L. ; Souchet comestible. — Vivace, droit, haut de 40-50 em. ; à souche grosse, tubériforme, subglobuleuse ; à chaume vigoureux, triangulaire ; à feuilles peu nombreuses, plates ; à chaume et feuilles vert jaunâtre. Inflorescence en ombelle composée, dressée, à 7-9 pédicelles très inégaux, portant chacun une petite panicule constituée par 5-13 épis, longs de 1,5-2 em., sessiles, comprimés, linéaires, souvent courbes. Feuilles involucrales 4-5, dont la plus longue ne dépasse pas l'ombelle. — Assez abondant dans les plaines humides ou aquatiques de la basse région : Marin, Sainte-Anne, Lamentin, Anses-d'Arlet. Alt. 0-300 mèt. [N° 459, 470.1 — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
G. distans L., C. elatus Rottb. ; Souchet à épis et épillets distancés. Rottb., t. 10. — Vivace, à souche épaisse et noirâtre, haut de 60-75 cm., très droit ; à chaumenettement triangulaire ; à feuilles longues, penchées, plates, glauques en dessous. Inflorescence en une large onbelle jusqu'à trois fois composée, à 7-11 rayons, dont 2-3 longs de 15-23 cm., les autres plus courts, d’autres très courts; ombellule primaire à rayons nombreux ; ombellules secondaires, paniculées, pyramidales; épis cylindriques, allongés, au nombre de 13-23; épillets linéaires, bruns. — Dans les savanes humides des basse et inframoyenne régions de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 0-300 mèt. [N° 3365, 3668, 3576, 3377.]
MarriniQue. — Dans toutes les parties basses de l'ile. Alt. 0-200 mèt. [N° 451.
C. odoratus L.; Souchet odorant. Vulgo : Herbe-couteau. SI., t. 74, f. 1. — Vivace par ses rhizomes, à souche grosse, tubériforme, à chaume très droit, robuste, triangulaire, haut de 30-60 cm., rarement plus haut. Feuilles longues, tombantes, glauques en dessous, larges. Inflorescence en ombelle. simple (dans les pieds maigres), composée (dans les pieds gras) et très étalée, arrondie, à 5-6 pédicelles comprimés, très fermes : les plus longs mesurant 12 cm. ; ombellules paniculées, à épis longs, cylindriques, à épillets distants, jaunètre ou jaune doré; feuilles involucrales 6-12, très longues. — Çà et là
1. Le tubercule du Souchetl comestible est ovoïde, de la grosseur d'une olive, marqué d'anneaux circulaires, jaune au dehors, blanc au dedans, et doué d'une saveur sucrée, huileuse, très agréable, qui rappelle celle de la noisette. On en fait grand cas en Espagne, en Italieet mème dans le Midi de la France, où ces tubercules sont couramment vendus sous le nom de soufflet, ou choufflet (notamment à Marseille), altération du nom de Souchet. On lui prête encore aujourd'hui des propriétés aphrodisiaques plus que douteuses.
CYPÉRACÉES 541 dans toutes les savanes humides de la région inférieure : Lamentin, Baie- Mahault, Moule, les Abymes, Petit-Canal, etc. Alt. 0-200 mèt. N° 3106.
Marrivique. Vulso : Herbe-razoir. — Ducos, Lamentin. Rivière-Salée, Anses-d'Arlet, Carbet, Trinité, ete. [N° 458.
G. ferax Rich. ; Souchet fertile. Vulgo : Herbe-couteau., — Vivace par ses souches tubériformes, très droit, haut de 55-75 cm. : à chaume obtusément triangulaire, cannelé d’un côté ; à feuilles linéaires, longues, plates. Inflorescence en ombelle de 5-6 rayons, dont les plus grands seulement portent 4-5 ombellules allongées, à épis courts, cylindriques, longs de 4-7 em. ; épillets cylindriques, distants, 3-4 dans chaque épi ; feuilles involucrales 6-8, dont 3-4 très longues. Facile à distinguer des congénères de la même section par sa taille svelte, la couleur pâle des feuilles, la petitesse des ombelles et la brièveté des épis. — Dans toutes les savanes humides ou aquatiques, sur le bord des étangs et des marais de toute la Guadeloupe et de la Grande-Terre. Alt. 0-700 mèt. [N° 3578.]
Marrninique. Vulgo : Herbe-razoir. — Dans toutes les plaines de la basse zone et les savanes humides de la moyenne région. [N°5 448, 450.)
CG. nitidus Boekeler ; Souchet luisant. — Ressemble au précédent par sa taille, son port et son inflorescence ; il en diffère : par son chaume profondément et très nettement triquètre ; par l'ombelle plus fournie et à rayons plus nombreux; par ses épis plus courts, ses épillets luisants et peu distants, ses caryopses plus allongés. — Dans les savanes humides de la région inférieure : Lamentin, Robert, François, Vauclin, ete. Alt. 0-300 mèt. [N° 688 .]
- Je ne l’ai pas vu à la Guadeloupe.
CG. trispicatus Boekeler ; Souchet à trois épis. — Vivace par sa souche grosse, stolonifère, épaisse, arrondie; à chaume triangulaire, svelte, haut de 28 cm. ; à feuilles glauques en dessous, très nombreuses, plus courtes que le chaume, très rapprochées. Inflorescence en ombelles composées à 9-11 rayons, dont 2-3 des plus longs portent deux épis latéraux plus petits et un central beaucoup plus grand. Épis minces, cylindriques, pointus, longs de 6-8 cm. ; feuilles involucrales 4-8, dont 4-6 plus longues que l'ombelle, — Assez rare : çà et là dans les savanes humides du Parnasse, du Morne-Vert, du Gros-Morne. Alt. 250-500 mèt. [N° 455.) Guadeloupe.
Je ne l'ai pas trouvé à la
C. Dussianus Boekeler : Souchet de Duss. — Annuel, haut de 40-70 cm., à feuilles longues, étroites. Inflorescence en ombelles, portant des rayons filiformes ; épis peu nombreux, cylindriques ; épillets bruns, pointus , à glume extérieure brun foncé sur le dos, blanche sur les bords, — Cà et là sur les coteaux secs ou humides des Trois-Ilets. Alt. 200-300 mèt. [N°454 b. (Spécimen très imparfait.) — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
C. Martinicensis Boekeler ; Souchet de la Martinique. — Vivace par ses rhizomes tubériformes, plus ou moins rampant, à chaume triquètre, haut de 0%90-1 mèt., à feuilles très longues et peu nombreuses. [nflorescence en ombelle à 5-7 rayons très inégaux, portant des épis cylindriques simples ou composés ; épillets triflores, orientés de tous côtés ; feuilles mvolucrales 5-7, longues, carénées, trois ou quatre fois plus longues que l'ombelle, — Savanes humides de la Basse-Pointe, du Lamentin, du Saint-Esprit, de La Régale, etc. Alt. 0-300 mèt. [N° 471.) —Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
C. flavamariscus Griseb., Mariscus flavus Vabl ; Souchet à épis jaunâtres. — Vivace par ses souches rampantes, nombreuses, tubéreuses-ovoïdes, cespiteux, haut de 25-70 cm., peu feuillu ; à feuilles étroites, tombantes ; à chaume nettement triangulaire. Inflorescence en ombelle simple à 2-3 rayons, portant des épis courts, cylindriques-oblongs ; épillets Jaunes ou Jaunûâtres, orientés de tous côtés, très rapprochés; feuilles involucrales deux ou trois fois plus longues que l'ombelle, — Abondant dans toutes les savanes humides de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 0-600 mèt. [N° 3653.] — Marrinique. — Dans toute l'île. [N°5 473, 564.|
Le Cyperus Papyrus L., de l'Afrique tropicale, haut de 1% 50-2 mèt., sans feuilles, à ombelles composées, très vastes, avec des pédicelles longs, étalés et engainés à la base, est cultivé dans l’eau chez quelques amateurs de plantes: Camp-Jacob (habitation Rollin). [N° 3829.]
MARTINIQUE. — Jardin botanique, Saint-Pierre, Fort-de-France, etc. (Spécimen B.)
Mariscus Gærtn. {du celtique « mar », marécage, parce que ces plantes se trouvent dans les endroits marécageux.)
M. rufus H. B. Kth ; Mariscus roux. Vulgo : Herbe-couteau, — Vivace par ses souches renflées, noirâtres, courtes, à chaume robuste, triquètre, strié, haut de 60-75 cm., quelquefois plus long, nu sur une longueur de 40- 48 cm. Feuilles aussi longues que le chaume, glauques en dessous, striées, tuberculées et fortement carénées, très finement serretées sur les bords, brunes à la base. Inflorescence en ombelle composée, à 7-11 pédoncules comprimés, très inégaux, portant 3-5 épis, gros, coniques-obtus, à épillets bruns, rapprochés, verticalement insérés sur l'axe, très nombreux, 3-5-flores, orientés en tous sens, — Abondant dans les marécages d’eau salée, dans les terres inondées par la mer et dans les sables du littoral : Pointe-à-Pitre, Sainte-Anne, Baie-Mahault, Saint-François, etc. [N° 3683.]
Marriique. Vulgo : Herbe-razoir. — Fort-de-France (habitation de l'Échelle), Sainte-Anne, Marin, Trinité, etc. [N° 456.]
Kyllinga Rottb. (dédié au Danois Peter Kylling, mort en 1696 ; a écrit : Viridarium danicum, 1628.)
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CYPÉRACÉES 543
K. squamulata Vahl ; Kyllinga garni de squamules sur le bord des glumes. — Annuel, délicat, droit, haut de 32-40 cm. ; à feuilles flasques, linéaires acuminées ; à chaume filiforme, nu sur une étendue de 25-30 cm. Inflorescence en un glomérule arrondi, sessile, composé de 10-12 épillets, entouré de trois feuilles involucrales ; glumes garnies, sur les bords, de squamules nombreuses formant une sorte de frange. — Assez abondant dans les endroits ombragés près du bord de mer : Carbet ! près de l'embouchure de la rivière), Prêcheur. Alt. 0-20 mèt. [N° 461.1] — Je ne l'ai pas trouvé à la
Guadeloupe.
*K. odorata Vah]l,K. triceps Sw.; Kyllinga odorant. Rottb., Dese., t. 4, 1.4. — Annuel, cespiteux, haut de 5-20 em., droit ou plus ou moins diffus: à feuilles linéaires-acuminées, plates, peu nombreuses ; à chaume filiforme, nu, Inflorescence en capitules oblongs-obtus, réunis par trois : les deux latéraux beaucoup plus petits ; feuilles involucrales relativement plus longues, Abondant dans les prairies, dans les savanes herbeuses des basse et inframoyenne régions, où il forme souvent gazon sur d'assez grandes étendues : environs de la Basse-Terre, Gourbeyre, Matouba, Lamentin, Gozier, Sainte- Anne, Saint-François, Marie-Galante, ete. Alt. 0-700 mèt, [N° 3130.)
MarTiniQue. — Environs de Saint-Pierre, de Fort-de-France, Parnasse, Lamentin, Robert, Gros-Morne, etc. [N° 474 à.]
* K. brevifolia Rottb.; Kyllinga à feuilles courtes. Rottb., Desc., t. 4, £. 3. — Haut de 30 cm. ; à rhizome rampant, vivace, noueux ; à feuilles courtes, rigides, linéaires : une ou deux seulement pour chaque chaume ; chaume triquètre, droit, svelte, filiforme-rigide. Inflorescence en capitules sessiles, petits, arrondis-solitaires ou géminés, entourés de trois feuilles involucrales dressées, dont une plus longue. — Peu répandu : assez abondant sur le bord des mares d’eau douce et dans les savanes aquatiques des environs de Saint- Louis. Alt. 0-30 mèt. [N° 3579.] — Je ne l'ai pas vu à la Martinique.
K. cæspitosa Ness, variété elatior Boekeler ; Kyllinga cespiteux, — Annuel ou vivace (dans les endroits très humides) ; à rhizome rampant ; à feuilles nombreuses, linéaires-acuminées, longues; à chaume filforme, ferme, sillonné, nu, haut de 20-22 cm., rarement plus haut. Inflorescence en capitules solitaires, largement ovoïdes, sessiles ; feuilles involucrales 3-4, dont une très longue. — Abondant dans toutes les savanes herbeuses, humides ou aquatiques de toute la Guadeloupe proprement dite, de la Grande-Terre et de Marie-Galante. Alt. 0-800 mèt. [N° 3129,
Marrninique. — Abondant dans les savanes humides ou aquatiques : Trois- Îlets, Rivière-Salée, Gros-Morne, Tartane, etc. [N° G 7.]
Abildgaardia Vahl (dédié à P. Chr. Abildgaard, né en 17 (0, à Copenhague, professeur d'histoire naturelle et secrétaire de la Société royale des sciences,
fondateur de l’École vétérinaire, en 1773, et de la Société d'histoire naturelle de Copenhague ; mort dans cette ville en 1801.)
A. monostachya Vahl ; Abildgaardie à un seul épi. Vulgo : Barbe à nègre, S1., t. 79, f. 2: Rottb., Desc., t. 13, f. 3. (Gyperus L.; Scirpus Boekeler.) — Petite herbe, très cespiteuse, vivace, droite, haute de 5-30 em. ; à feuilles très étroites, roulées, presque filiformes ; à chaume filiforme, nu, dépassant de beaucoup les feuilles. Inflorescence en épis comprimés-ovoïdes, pointus, longs de 6-13 mm.; épillets imbriqués, couleur de paille, pluriflores ; les deux glumes extérieures vides, mucronées, les trois autres carénées et à trois nervures ; rachis ailé. — Assez abondant dans les clairières d’endroits secs et humides des mornes de Gourbeyre, du Camp-Jacob, de Bagatelle, du Gommier, du Matouba, des Vieux-Habitants, de Houëlmont., Alt. 200-450 mèt. INP:31274]
MarnNiQuEe. Vulgo : Herbe fine, herbe à cheveux. — Sur les talus des routes et dans les endroits humides ou secs du Champflore, chemin de la Trace, fontaine Didier, hauteur de Fort-de-France, ete. [N° 466.]
TRIBU II. SCIRPÉES.
Heleocharis R. Br. (du grec « helos », marécage, et « charis », charme, beauté, c'est-à-dire plantes qui font l’ornement des marécages.)
H. chætaria Roem. et Schult.; Héléocharide à feuilles fines comme des cheveux. Vulgo : Herbe à cheveux. — Annuel, haut de 12-20 cm., cespiteux ; à feuilles capillaires, plus longues que le chaume également capillaire. Inflorescence en épis courts, terminaux, solitaires, longs de 1,5-2 mm. — Forme gazon sur le bord des mares et dans les endroits aquatiques des montagnes : Camp-Jacob, Bagatelle, Matouba, Gommier, Vieux-Habitants, etc. Alt. 400- 800 mèt. [N° 3737.
Marnnique. Vulgo : Herbe-cheveu. — Chemin de la Trace, environs du Camp Balata et de la fontaine Absalon, du Camp de l'Alma, etc. [N° 470 à, 468.] — On le rencontre aussi sur le bord de l'étang de la Montagne-Pelée, à une alütude de 1250 mèt.
H. punclulata Boekeler, forma major; Héléocharide pointillée. Vulgo Barbe à mulâtre. — Cespiteux, vivace, haut de 8-32 cm., droit, sans feuilles ou avec quelques feuilles radicales et courtes ; à chaume filiforme, strié, terminé par un épi ovoïde-pointu, couleur de paille, long de 3-5 mm. Se distingue du précédent, en la société duquel on le rencontre souvent, par l'absence de ses feuilles, son chaume plus long, deux ou trois fois plus gros, ses épis plus longset plus gros. — Mares et endroits aquatiques des montagnes : Savane à Mulets, Haut-Matouba, chemin du Matelyane à la Savane aux Ananas, etc. Alt. 400-1480 mèt. [N° 3124. |
CYPÉRACÉES 545 16 + x ; .
Marminique. Vulgo : Barbe de mulätre, — Champflore, Gros-Morne, Che-
min de la Trace, Camp de l’Alma. [N° 467.
H. Dussiana Boekeler; Héléocharide de Duss. Vulgo : Barbe à mulâtre. Diffère du précédent par ses rhizomes rampants, par sa taille plus élevée, son
chaume plus rigide, ses épis noirs, pouvant atteindre jusqu'à 1 cm. de long. — Plus abondant : mares et endroits aquatiques du Champflore. [N° 466 à.
(Spécimen imparfait.)
H capitala R. Br.; Héléocharide à épillets en capitules arrondis, Vulgo : Barbe à mulâtre. S1., t. 75, f. 2: Rottb., Desc., t. 15, f. 3. Scirpus |. Vivace dans les endroits très humides, annuel dans les endroits secs et sablonneux, très cespiteux, ornemental, droit, ou plus ou moins penché, haut de 432 cm., à chaume sans feuilles, strié. Inflorescence en épis globuleuxconiques, multiflores ; glumes ovales-arrondies, obtuses ; caryopse brun, luisant, biconvexe. — Assez abondant dans les marécages et endroits inondés par la mer : Port-Louis, Anse-Bertrand. Alt. 0 mèt. N° 3126.
Marnmwique. Vulgo : Barbe-mulâtre. — Trinité (Galion), Robert, Tartane, Fort-de-France, etc. [N°5 457, 752.
H. maculosa R. Br.; Héléocharide à épis mouchetés. Vulgo : Herbe-cheveu. (Scirpus L.) — Haut de 10-44 cm., à rhizomes rampants, à feuilles nulles. Épis noirs où bruns, longs de 8-12 mm., ovoïdes-coniques, compnimés. — Endroits marécageux du Camp-Jacob, du Parnasse, des Vieux-Habitants, de Bouillante, où il vit souvent en société, — Dans les Sphagnums du cône de la Soufrière, à la Savane à Mulets et à la Savane aux Ananas, cette même herbe peut atteindre jusqu'à 84 cm. de haut. Alt. 400-1400 mèt. PNE23125 3595]
H. plantaginea R. Br.; Héléocharide tenant de la nature du plantan. Vulgo : Jonc. SI., t. 81, f. 3. (Scirpus L.; Limnochloa P. Beauv.) — Vivace, haut de O0 80-1 mèt., rarement plus haut, sans feuilles: à chaume cyhn-
drique, noueux, engainé en son quart inférieur dans une gaine terminée par
une pointe deltoïde. Épis cylindriques, un peu plus gros que le chaume et légèrement atténuésau sommet, longs de 4-6 cm. ; épillets imbriqués: glumes ovées-arrondies, striées, cartilagineuses, membraneuses sur les bords! style trifide; caryopse obové, biconvexe, longitudinalement strié, muni, au sommet, d'une pointe conique el noire. — Çà et là dans les fosses pleines d'eau, dans les mares et les étangs peu profonds : Matouba, Trois-Rivières, Bwe Mahault, Lamentin, Pointe-à-Pitre, etc. Alt. 0-500 mèt. [N° 3123.
Marminique. Vulgo : Jonc. — Parnasse, Champflore, Trinité (Gahon), Gros-Morne, etc. [N° 696, 753.]
H. spiralis R. Br. (emend.) ; Héléocharide à épillets disposés en spirale Vulgo : Jonc. (Scirpus Rottb.; Limnochloa Nees.) — Vivace, sans feuilles, à
Duss. — Plantes Guadeloupe et Martinique.
chaume nettement triquètre, inséré à la base dans une gaine courte, terminée par une pointe deltoïde. Épis cylindriques, longs de 3-5 em., presque aussi gros que le chaume contracté au sommet; glumes deltoïdes, cartilagineuses, minces et membraneuses sur les bords: caryopse comme dans le précédent. — Çà et là dans les mares d'eau douce près du littoral : Pointe-à-Pitre, Gozier, Anse-Bertrand, Moule. Alt. 0-100 mèt. [N° 3441.
Marnique. Vulgo : Jonc bâtard. — Trois-Ilets, Marin, Robert, etc.
Fimbristylis Vahl (du latin « fimbria », frange, et « stylus », style, parce que les styles sont finement frangés ou ciliés.)
F. autumnalis R. et Sch. (emend.), Trichelostylis mucronulata Torr.; Fimbristylis d'automne. (Scirpus L.) — Cespiteux, haut de 45-75 cm., rarement plus haut, droit, à feuilles longues, linéaires, plates, nombreuses, dépassées par le chaume comprimé. Inflorescence en cymes composées, terminales, ombelliformes, plus longues que les feuilles involucrales dressées; épillets bruns, lancéolés-oblongs, pointus; glumes ovées, mucronées; style trifide; caryopse obové-rondâtre, trigone. — Abondant dans toutes les savanes humides de la basse et surtout de l'infra-moyenne région de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 150-600 mèt. [N° 3134.
MarmNiQuE, — Abondant dans toute l'ile. [N° 755.1
F. polymorpha Boekeler: Fimbristylhis à formes variables. — Cespiteux, haut de 45-65 cm., à feuilles nombreuses, flasques, couvertes d'un duvet glauque, plus courtes que le chaume. Inflorescence en cymes ombelliformes, petites; épillets bruns, ovoïdes-pointus, petits, au nombre de 10-13 seulement sur chaque épi; caryopse brun, longitudinalement strié, ovoïde, comprimé, surmonté d'une pointe courte. Feuilles involucrales 3-5, dont 2 plus longues que la cyme. Se distingue facilement du précédent par sa taille plus petite et ses feuilles velues. — Abondant dans presque toutes les savanes humides, dans les mornes peu boisés de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 40-700 mèt. [N° 3288.]
MarTiNiQuE. — Dans toutes les savanes et les endroits peu boisés. [N° 759.)
F. spadicea Vahl: Fimbristylis à épis allongés et cylindriques, en forme de spadice. SI., t. 76, f. 2. (Scirpus L.) — Très cespiteux, formant des toulfes très larges, vivace, haut de 60-80 cm., à feuilles filiformes, rigides, cannelées, brunes à la base: à chaume trigone-comprimé, le plus souvent penché. Inflorescence en cymes inégalement ombelliformes, composées, larges, longues de 10-14 em. Feuilles involucrales de la eyme le plus souvent 2, dont l'extérieure beaucoup plus longue et l’intérieure plus courte que la cyme : les 2, brunes et élargies à la base. Épis longs de 7-9 mm., noirs, ovés, subeylindriques; feuilles involucrales des cymules 2-3, dont 1 plus longue; épillets pédicellés: style bifide, cihé; caryopse brun, obové-biconvexe, longitudina-
CYPÉRACÉES 547 lement strié. — C'est, de tous les Fimbristylis des deux colonies, celui qui à les plus larges ombelles et les plus longs épis. — Assez abondant dans les endroits inondés par la mer et les savanes très sablonneuses du littoral : Fort-de-France, Trois-Ilets, Lamentin, François, Trinité (Galion , etc. AIP-20/mèt. [N° 756, 797.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
F. ferruginea Vahl; Fimbristylis à épis couleur rouille de fer. S1., t. 77, f. 2. — Vivace, très cespiteux, à feuilles très étroites, glauques, rigides, cannelées, souvent visqueuses, à chaume subcomprimé, haut de 70-75 em. Inflorescence en cymes ombelliformes, courtes, simples, plus rarement composées, compactes. Feuilles involucrales 2, plus courtes que la cyme, élargies et sans taches, brunes à la base; épillets bruns, pédicellés, ovés-coniques, larges: glumes ovées-rondâtres, mucronées, pubescentes sur le dos : caractère par
lequel 1l se distingue facilement du précédent; caryopse obové, biconvexe,
poli et sans stries. — C'est l'espèce dont les épillets sont les plus larges, mais non les plus longs. — Très abondant dans les terres basses inondées par la
mer et dans les savanes sablonneuses et marécageuses, voisines du littoral : Deshaies, Pointe-à-Pitre, Gozier, Saint-François, Marie-Galante, les Saintes (Terre-de-Haut, Grand'’Anse), etc. Alt. 0-3 mèt. [N° 3133.)
MarmNiQuE. — Marin, Trinité (Galion), Trois-Ilets, Rivière-Salée, ete. [N° 704.)
F. obtusifolia Kth:; Fimbristylis à feuilles courtes, — Droit, cespiteux, haut de 40-45 cm. ; à chaume comprimé, sillonné, nu dans le haut ; à feuilles courtes, rosulées, très rapprochées, fortement cannelées, obluses au sommet, rigides, occupant le tiers inférieur du chaume. Inflorescence en cymex simples ou composées, plus ou moins contractées, plus longues que les deux
feuilles involucrales, obtuses et rigides: épillets très allongés, ovoïdes:
glumes brunes, ovées-oblongues, obluses, carénées sur le dos, pâles sur les bords; caryopse obové, convexe d'un côté, ruguleux, caréné sur le dos, Assez rare : hauteurs inférieures des Vieux-Iabitants. AÏL, 250-300 met, [N° 3594.) — Je ne l'ai pas trouvé à la Martinique.
F. spathacea Roth.: Fimbristylis à feuilles à base spathiforme., — Vivace, cespiteux, haut de 12-14 em., à souche volumineuse, tubériforme, allongée, noire ; à feuilles rosulées, cannelées, courtes, très rigides, obtuses an sommet; à chaume nu et légèrement comprimé, de longueur variable. Inflo-
rescence en cymes courtes, ombelliformes, simples où composées: à feuilles
involucrales rigides, dressées, plus courtes que les cymes; épillets petits, brun noir; caryopse noir, biconvexe, poli, luisant, surmonté d'une pointe courte et obtuse, — Peu répandu. Çà et là sur les rochers madréporiques, arrosés par la mer : Moule, seul endroit où j'aie pu trouver celle pelile
. espèce. Alt. O0 mèt. [N° 3920.) — Je ne l'ai pas vu à la Martinique.
F. capillaris À. Gray, variété elatior, S. tenuifolius Rudg.; Fimbristylis
cé, 2 utile à
à feuilles capillaires. (Scirpus L.: Isolepis R. Br.) — Annuel, cespiteux, droit, très ornemental, haut de 40-45 cm.; à feuilles rosulées, filiformesséteuses, réfléchies; à gaine velue; à chaume filiforme, nu, tantôt plus long, tantôt plus court que les feuilles. Inflorescence en eymes très petites, inégalement ombelliformes, à 5-9 épis bruns, ovés-oblongs, obtus; glumes ovées, carénées, obtuses; caryopse trigone, obové, transversalement tubereulé et surmonté d’un petit tubercule mammiforme. — Assez abondant sur les talus des routes, dans les endroits sablonneux et peu boisés : Champflore, route de la Trace, des Fonds-Saint-Denis aux Deux-Choux, etc. Alt. 300-660 mèt. [N° 758.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
Scirpus L. {du mot celte « Sirs », jonc. Cette racine celtique vient de « scirpare », lier, tresser.)
S. Dussianus Boekeler; Scirpe de Duss. — Annuel, cespiteux, très droit, haut de 15-20 cm... à fèuilles filiformes-capillaires, séteuses, peu nombreuses, plus courtes que le chaume filiforme. Inflorescence en petits glomérules arrondis, composés de 8-15 épillets, courts, couleur paille. — Rare: çà et là quelques pieds dans le Champ de Pétrification, à Sainte-Anne. Alt. 4- 15 mèt. [N° 478.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
Hemicarpha Nees et Arn. (du grec « hemi », à moitié, « karpha »., brin de 5 l )
paille, parce que les épillets n’ont qu'une paillette à l'axe de l’aisselle de la
glume au lieu de deux.) |
H. subhsquarrosa Nees; Hemicarpha garni de petites pustules. Scirpus micranthus Vahl. — Petite herbe très délicate, plus ou moins droite, haute de 15-18 cm., cespiteuse; à chaume capillaire, portant à la base une feuille courte, capillaire. Inflorescence en capitules ovoïdes-comprimés 2-3, petits, dépassés par l'unique feuille involucrale dressée; glumes vert pâle, lancéolées, terminées en une pointe recourbée; étamine 1 ; caryopse subcylindriqueoblong. — Assez abondant dans les basse et infra-moyenne régions : endroits très humides des Trois-Ponts, dans les friches du Carbet, des Fonds-Saint- Denis, du Gros-Morne, du Robert, ete. Alt. 0-450 mèt. [N° 460, D 4.] — Je ne l’ai pas trouvé à la Guadeloupe.
Fuirena Rottb. (dédié au Danois Georg Fuiren, né en 1581, à Copenhague, médecin ; a exploré la Scandinavie dans un intérêt botanique; mort en 1628.)
F. umbellala Rottb.;Fuirena à épis en ombelles. Rottb., Desc., t. 19, f. 2, — Vivace par ses rhizomes, droit, haut de 0® 80-1" 80, rarement plus haut; à chaume mou, glabre; à feuilles glabres, relativement courtes, lancéolées, brièvement acuminées; à gaine à 5 angles, ligulée. Inflorescence en ombelles arrondies, axillaires et terminales, portées sur des pédonculeshispides; glumes pourvues d'une arête, à 3 nervures; caryopse trigone, supporté par 3 écailles obovées et dépourvues d’arêtes. — Très abondant dans les marécages et