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CYPÉRACÉES 549
endroits aquatiques des basse et moyenne régions où il vit souvent en société sur une grande étendue : Camp-Jacob, Bagatelle, Lamentin, Baie- Mahault, les Abymes, Petit-Canal, Port-Louis, ete. Alt. 0-600 mèt, [N°3128. . MaRmNQuE. — Champflore, Ducos, Gros-Morne, François, Robert, etc.
Cladium P. Br. (du grec « kladion », diminutif de « klados ». rameau allusion au grand nombre de panicules très branchues de l'inflorescence.
G. occidentale Schrad., Schœnus Cladium Sw.: Cladium des Indes Occidentales. Vulgo : Herbe coupante. — Vivace, haut de 1% 50-2% 50. très droit, vert foncé; à chaume sous-ligneux à la base, obtusément triangulaire, demi-cylindrique dans le haut; à feuilles très longues, nombreuses, rigides, linéaires-acuminées, carénées, {rès finement serretées sur les bords: à dents rigides, distantes; à gaine apprimée. Inflorescence en panicules corymbiformes, interrompues : les inférieures, courtes; les supérieures et terminales, plus longues et plus larges; épillets brun foncé, ovés-lancéolés, disposés par 3 où 9; étamines 2; style trifide; caryopse ellipsoïde, surmonté d'une pointe courte. — Séchée, cette Cypéracée sert de chaume ponr couvrir les toits. - Vit en société sur de grandes étendues, dans les endroits marécageux et dans les tourbières des Abymes, du Morne-à-l'Eau, du Petit-Canal, de Port-Louis, qui avoisinent la mer; à Marie-Galante (entre le bois de Folle-Anse et les terres de l'usine de Retz); à Trois-Rivières (étang de Roussel au-dessus du bourg), Gourbeyre (étang du Valcanard). Alt. 0-350 mèt. [N° 3108.) — De cette plante, si commune à la Guadeloupe, on ne trouve pas trace à la Martinique, mais elle existe à Sainte-Lucie dans un étang au-dessus de la sou-
frière. [N° 469.]
Machærina Vahl (du grec « machaira », couteau, sabre, allusion à la forme des feuilles, qui sont recourbées, larges et polies.)
M. restioides Vahl; Machærine ressemblant à un Restio. — Vivace par ses souches, droit, cespiteux, haut de 55-65 cm., très ornemental; à chaume comprimé, poli; à feuilles distiques, imbriquées à la base, rigides, épaisses, ensiformes, légèrement courbées, très polies et luisantes : les supérieures, courtes et distantes. Inflorescence en panicule racémiforme, allongée, longue de 13-15 cm., large; panicules partielles alternes, entourées, à la base, d'une gaine ferme, comprimée, brune à la base; épillets pauciflores, noirs; glumes inférieures, vides; les supérieures, garnies d'une petite arête; étamimes 3; style trifide; caryopse trigone, noir, surmonté d'un bec conique, — Rare dans la région des grands bois; abondant dans la région supérieure : Savane aux Ananas, Savane à Mulets, Matelyane, Grande-Découverte, Soufrière, etc: Alt. 600-1480 mèt. [N° 3130.]
Marrinique. — Montagne-Pelée, Pitons-du-Carbet (abondant). N° 760 à.
Rynchospora Vahl (du grec « rhynchos », bec, et « spora », semence, parce que les caryopses sont surmontés d'un long bec, qui est le style persistant.)
R. cyperoides Mart., R. polycephala Wydl., Schœnus polycephalus Pers., S. triceps Vahl: Rynchospore ressemblant à un Cyperus. (Schœænus Lin.) — Vivace, très droit, svelte, ornemental, haut de 0" 80-1" 20, à feuilles peu nombreuses, très longues, linéaires, rigides, carénées ; à carène très scabre ; à gaine longue, apprimée; à chaume triangulaire, Inflorescence en capitules globuleux, disposés en une ombelle très inégale, à 1-3 capitules sessiles ou presque sessiles, les autres pédicellés, Feuilles involucrales du capitule sétiformes; épillets ovés, acuminés. Fleurs supportées par plusieurs barbes; glumes inférieures ovées, les supérieures ovées-lancéolées; caryopse obové, articulé avec le bec qui le surmonte; bec pâle, subulé, linéaire, environ de la même longueur que le caryopse. — GÇà et là sur le bord des fosses remplies d'eau et des mares : Petit-Bourg, Petit-Canal, Goyave. Alt. 0-300 mèt. [N° 3821.]
MARTINIQUE. — Ducos, Gros-Morne, Trois-Ilets. [N° 761.]
R. aurea Vahl; R. surinamensis Nees; Rynchospore à épillets dorés. Vulgo : Paille-mare, herbe-razoir mâle. Rotth., Desc., t. 21, f. 1. (Schœnus Lin.) — Vivace, haut de 0% 90-1% 50 et quelquefois au delà; à feuilles longues, largement linéaires, scabres sur les bords et sur la carène ; à chaume à trois angles aigus. Inflorescence en panicules corymbiformes, interrompues, larges, arrondies, terminales et axillaires, dépassées par les feuilles: épillets jaune doré (à l'état frais); glumes inférieures ovées, les supérieures ovéeslancéolées; caryopse obové, brun, traversé longitudinalement de chaque côté d'un sillon profond, surmonté d’un bec conique, pointu, plus gros et un peu plus long que le caryopse lui-même. — Abondant dans les marécages du Lamentin, de la Baie-Mahault, du Petit-Canal, des Abymes, du Morne-àl'Eau, où il vit en société avec le Fuirena umbellata Rottb., Gommier, Gourbeyre (Valcanard), Trois-Rivières, etc. Alt. 0-600 mèt. [N° 3118, 3523, 3612.]|
MarrnniqQue. Vulgo : Herbe à couteau. — Ducos, Trois-Ilets, Anses-d’Arlet, Gros-Morne, etc. [N° 761 à.]
R. corymbhifera Nees; Rynchospore à inflorescence en corymbes. — Vivace par ses stolons, cespiteux, droit, très glabre, ornemental, haut de 65-75 cm.; à chaume triangulaire; à gaine ferme, lâche au sommet; à feuilles longues, plates, très légèrement carénées; à tiges et feuilles couleur de paille. Inflorescence en corymbes composés, axillaires et terminaux : les derniers beaucoup plus longs et larges; épillets cylindriques, allongés, bruns; caryopse brun, biconvexe, court, surmonté d'un bec conique-comprimé, qui lui-même est surmonté d'une barbe géniculée, longue de près de 1 em. Se distingue facilement de ses congénères par ses longues feuilles, ses épillets et ses barbes