‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 180 sur 211 · CENT QUARANTE-QUATRIÈME FAMILLE. -—— ORCHIDEES · texte numérisé non relu

CENT QUARANTE-QUATRIÈME FAMILLE. -—— ORCHIDEES

TRIBU I. MALAXIDÉES,

Pleurothallis R. Br. (du grec « pleura », côté, flanc, et « thallos », branche, parce que les fleurs naissent sur le côté au sommet de la tige.)

P. ruscifolia R. Br.; Pleurothalle à feuilles de Ruscus (une espèce de Fragon de la famille des Asparaginées). Jacq., Sel. Am. stirp. hist., t. 133, £. 3. (Dendrobium Sw.) — Arboricole, haut de 8-30 cm., sans bulbe; à racines rampantes ; à tige cylindrique, droite, rigide, garnie, à la base et au-dessous du milieu, d'une gaine. Feuille 1, elliptique-lancéolée, atténuée au sommet et à la base, pétiolée. Inflorescence en un fascicule arrondi, situé latéralement au sommet de la tige, plus long ou aussi long que le pétiole et entouré, à la base, d'une bractée bifide, engainante, de laquelle sortent 3-16 fleurs, petites, pédicellées, verdâtre pâle. Divisions extérieures du périanthe lancéoléesacuminées, dont deux sont cohérentes jusqu’au sommet: divisions intérieures, une fois plus courtes et libres; lèvre très petite, ovée-oblongue, articulée avec le gynostème. — FI. durant les mois de mars et octobre. — Abondant dans les bois humides de la Guadeloupe proprement dite. Alt. 300-900 mèt. [N° 3343.)

MARTINIQUE. — Dans tous les bois. [N°° 395, 2069.

P. arislala Hook.; Pleurothalle à divisions extérieures terminées par un prolongement en forme d'arête. — Arboricole, haut de 4-5 cm., cespiteux. Feuilles naissant près de la racine, longues de 1,2-2 cm., spatulées, assez brusquement atténuées vers la base. Inflorescence en grappe droite, dépassant de beaucoup la feuille. Rachis en zigzacs très réguliers : rachis, pédoncules et pédicelles capillaires. Fleurs pourpre noir. Divisions extérieures du périanthe larges à la base, brusquement atténuées, à partir du milieu, en

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arête allongée : divisions intérieures, une fois plus courtes, ovées-lancéolées lèvre ovée-oblongue, avec deux petits lobes latéraux. — Assez rare. Sur

troncs à une faible hauteur, vit souvent dans la mousse :

les Camp-Jacob, Bagatelle, Gommier, Matouba, Vieux-Habitants, Trois-Rivières. Alt. 300-900 mèt . [N° 3341.]

Marmnique, — Calebasse, Ajoupa-Bouillon, Camp de l'Alma, Lorrain, ete,

Stelis Sw. (du grec « stelis », par lequel les anciens désignaient une petite plante parasite. Théophraste, Caus., 2, 23; Pline, XVI, 93.)

S. ophioglossoides Sw.; Stélide à feuilles en forme de langue de serpent. Jacq., Sel. Am. stirp. hist., t. 133, f. 2. (Epidendron L.) — Arboricole, sans bulbe, haut de 9-18 cm. Feuilles oblongues-lancéolées, épaisses (à l'état vert , obtuses, lentement atténuées vers la base, plus longues que la tige et plus courtes que les pédoncules. Tige garnie de 2-3 gaines comprimées, non apprimées et élargies au sommet. Inflorescence en 1-4 grappes eflilées, spietformes, lâches, longues de 4-5 cm., naissant à la base du pétiole. Pédoneules droits, filiformes-capillaires, munis de 2-3 petites gaines courtes. Fleurs sohtaires, pourpre noir, très petites, brièvement pédicellées, alternes (dans tous mes spécimens), assises dans une petite bractée concave el pointue ; rachis disposé en zigzag. Caractères généraux de la fleur les mêmes que ceux des Pleurothalles : divisions extérieures, deltoïdes, d'égale longueur; les intérieures, tronquées ; lèvre deltoïde-tronquée. — Assez abondant sur les trones d'arbre à une faible hauteur et souvent couverts de mousses : Camp-Jacob, Bains-Jaunes, Bagatelle, Gommier, les Palmistes, Matouba, ete. Alt, 900- 1000 mèt. [N° 3340.]

Marrmiique. — Deux-Choux, Piton-Gelé, Montagne-Pelée, ete, [N° 380.

Octomeria R. Br. (du grec « octo », huit, et « meros », parlie, division, parce que ce genre a huit masses polliniques.)

0. graminifolia R. Br. ; Octomérie à feuilles de graminées. — Haut de 11- 13 ém., à rhizomes rampant au loin, noueux et garnis de gaines. Feuille 1, terminale, lancéolée-linéaire, environ de la même longueur que la tige noueuse et pourvue de gaines qui se divisent supérieurement en un grand nombre de fibres filiformes. Inflorescence en fascicules situés latéralement, comme dans les Pleurothalles, au sommet de la tige, et à base garnie de plusieurs bractées, Fleurs 1-5, jaunes, tachetées de points rouges : divisions extérieures du périanthe, ovées-lancéolées, presque distinctes; les intérieures semblables aux extérieures, mais plus courtes et Insérées à la base du gynostème; lèvre articulée avec la base prolongée du gynostème, de moitié moins longue que les divisions intérieures, garnie de deux petites crêtes, et au milieu, sur les côtés, de deux petits lobes. — Dans le bas comme aussi sur le haut des arbres, où il forme souvent une sorte de gazon recouvrant des troncs enbers : dans

tous les bois humides de la Guadeloupe proprement dite. Alt. 500-900 mèt.

Marninique. — Dans tous les bois. [N° 394.]

Microstylis Nutt. {du grec « micros », petit, et « stulos », style, allusion à la petitesse du gynostème.)

M. spicala Lindl.; Microstyle à fleurs en épi. Sw., FT., t. 28, inf. analyt. — Terrestre, haut de 35-46 em... très droit, élégant. Feuilles 2, flasques, dont une plus grande que l’autre, opposées, nettement ovées, larges, très vertes, situées à 7-9 cm. au-dessus du sol, engainantes jusqu'à la base. Hampe terminale, subquadrangulaire, nue, radicale, filiforme, latérale, à un pseudobulbe blanchâtre, petit, légèrement comprimé. Inflorescence en racème long de 3-4 cm., terminal. Fleurs jaune verdâtre, petites, pédicellées, à pédicelles capillaires, garnis, à la base, d’une petite bractée subulée-lancéolée : divisions extérieures du périanthe, ovées; les intérieures, linéaires, toutes distinctes; lèvre sessile-embrassante, presque carrée, à trois lobes courts : celui du milieu, obtus. — Assez abondant dans les endroits humides et ombragés des grands bois : Bains-Jaunes, Gommier (partie supérieure), Matouba (Matelyane et Ravine-à-Déjeuner), ete. Alt. 600-900 mèt. [N° 3348. |

Marminique. — Bois des Pitons-du-Carbet, des environs du Camp de l’Alma et de la fontaine Absalon. [N° 383.]

TRIBU II. ÉPIDENDRÉES.

Epidendrum L. (du grec « épi », sur, et « dendron », arbre, parce que la

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plupart des espèces de ce vaste genre végètent sur les arbres.)

E. ciliare L. : Épidendre à lèvre garnie de longs cils. Plum., édit. Burm., t. 176,f. 1; Jacq., Sel. Am. stirp. hist., t. 179, f. 89. — Haut de 30-40 cm. Tige à 3-4 nœuds, allongée en un pseudobulbe revêtant la forme d’une massue et long de 6-12 cm. Feuilles 2-3, épaisses, rigides, oblongues-lancéolées, presque toujours légèrement échancrées au sommet, plus courtes que la hampe. Hampe garnie de bractées oblongues-lancéolées, alternes-distiques, imbriquées : les inférieures, stériles; celles de la grappe beaucoup plus courtes que l'ovaire. Inflorescence en grappe étalée, aussi longue ou plus longue que la tige; fleurs blanches, larges, à odeur exquise : divisions du périanthe, linéaires-acuminées, étalées ; lèvre adnée au gynostème, divisée en trois segments profonds : les deux latéraux, larges, longuement frangésciliés; le segment médian, étroitement lancéolé-linéaire, dépassant les autres en longueur. — F1. habituellement d'octobre à janvier. — Assez abondant sur les arbres et les rochers, dans les endroits secs des mornes inférieurs : Houëlmont (environs de la batterie), Vieux-Fort (ravine Blondeau), rivière Noire, hauteurs des Vieux-Habitants, ete. Alt. 150-400 mèt, [N° 3358.)

MarmiNIQUE. — Trois-Ilets (plateau, très abondant), hauteurs du Robert. Gros-Morne, etc. [N° 2077.]

E. fuscalum Sm. ; É pidendre à fleurs sombres. Jac q., Sel t. 138. — Haut de 70-80 cm., sans bulbes. Tige féustlur: horizontale ou penchée. Feuilles elliptiques-oblongues, ou ob longues-linéaires, distiques. Inflorescence en épi porté sur un pédoncule garni de bractées tac heté es primées, scarieuses. Fleurs pédicellées, brun verdâtre ou noirâtres : divisions du périanthe, obtuses ; lèvre cordée-arrondie, à trois lobes très courts

Am. stirp. hist.

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