‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 181 sur 211 · COM · texte numérisé non relu

COM

: les lobes extérieurs, arrondis; celui du milieu, émarginé. — F1, de décembre à mai, — Assez abondant dans les bois supérieurs du Matouba, du Gommier, des Bains-Jaunes, de la montagne de la Madeleine, etc. AIL. 600-900 mt. [N° 3486.]

Marrinique. — Calebasse, Ajoupa-Bouillon, Champflore (morne de la Croix), Gros-Morne, Morne-Rouge. [N° 1028.]

. elongatum Jacq.; Épidendre à tige allongée. Jacq., Sel, Am. stirp. hist. t. 137. — Très beau, terrestre, plus rarement arboricole, haut de 60-90 em. à tige droite, nue dansle bas et feuillue au milieu. Feuilles rigides, oblongueslancéolées, habituellement obtuses. Hampe allongée, lisse. Infloreseence en grappe terminale, simple ou branchue. Fleurs roses ou roses pâles, ou plus rarement blanches : divisions du périanthe, spatulées-lancéolées; lèvre pubescente en dedans, garnie, à la base, de deux tubérosités, trilobée, à lobes dentelés : celui du milieu, plus large et bifide. Gynostème tridenté au some met, dilaté. — F1. de janvier à août. — Très abondant dans toute la région supérieure des montagnes de la Guadeloupe, où il se plait dans les Sphagnums humides; moins abondant dans les bois inférieurs : çà et là dans les savanes argilo-ferrugineuses de l'intérieur du Lamentin. AL. 85-1480 mèt. [N° 3360 avec une variété à lobes de la lèvre frangés. MarrmiNique. — Bois de l'Ajoupa-Bouillon, du Gros-Morne, du Pilon-Gelé, de la Calebasse, des Deux-Choux, etc. [N° 1029.)

E. rigidum Jacq.; Épidendre à feuilles rigides. — Jacq., Sel. Am. shirp. hist. t. 134. — Arboricole, haut de 30-40 cm., à tige comprimée, feuillue, Feuilles rigides, oblongues, obtuses. Inflorescence en épi allongé, comprimé. Fleurs alternes, vert jaunâtre, naissant solitaires de l’aisselle d'une bractée cymbiforme, amplexicaule, voûtée, carénée, à carène décurrente : divisions extérieures du périanthe, ovales; les intérieures, lancéolées-linéaires; lèvre entière, ovée, obtuse. Gynostème denticulé au sommet. — FI. presque toute l’année. — Assez abondant dans les bois humides des Bains-Jaunes, des bois intérieurs de Sofaya, de la Pointe-Noire, de la Ravine-Chaude. Alt. 290- 900 mèt. [N° 3845.

Marnnique. — Bois du Lorrain, de la Calebasse, du Piton-Gelé, de la

Grand’Anse, etc. [N° 1031.

Er 7,

E. strobiliferum Rchb ; Épidendre en épi strobiliforme. — Haut de 16- 22 cm., à tige branchue, comprimée, Feuilles distiques, petites, épaisses au milieu, plus minces sur les bords, lancéolées ou ovées-lancéolées, échancrées au sommet. Inflorescence en épis droits, strobiliformes, courts, terminaux ou axillaires, très comprimés. Fleurs distiques, blanchâtres ou verdâtres, petites ; bractées florales, voûtées-ovées, obtuses, non décurrentes, plus courtes que l'ovaire. Divisions extérieures du périanthe, ovées-oblongues : les internes, oblongues-linéaires; lèvre entière, cordée-ovée, pointue, avec un disque concave sans Callosités. — Dans la région basse, sur les tiges de petits arbres, surtout sur les cacaoyers : Ajoupa-Bouillon, Grand’Anse, Champflore, etc. Alt. 300-500 mèt. [N° 1033.) — Je ne l’ai pas trouvé à la Guadeloupe. |

E. ramosum Jacq.; Épidendre rameux.Jacq., Sel. Am. stirp. hist., L. 132. — De hauteur très variable : les plus longs pouvant atteindre 70-95 cm. et au delà, à tige très branchue, à branches toujours penchées ou pendantes dans les pieds adultes. Feuilles Jlinéaires-lancéolées. Inflorescence en épis terminaux: bractées florales, distiques, blanchâtres, ovées-oblongues, coriaces, concaves, obtuses, non décurrentes, plus longues que l'ovaire. Fleurs petites, vertes : divisions extérieures du périanthe, ovées-lancéolées ; les intérieures, linéaires ; lèvre indivise, cordée-ovée. Gynostème à disque concave avec deux petites bosses à la base, — Assez abondant sur les arbres, dans le bas comme dans le haut des troncs : Bains-Jaunes, Gommier, Matouba, Pointe-Noire, etc. Alt, 250-800 mèt. [N° 3361.

MaRrTiNiQuE. — Très abondant : Parnasse, Morne-Rouge, Précheur, Fonds- Saint-Denis, fontaines Didier et Absalon, ete. [N° 2075.]

E. difforme Jacq., E. umbellatum Sw.; Épidendre difforme. Jacq., Sel. Am.stirp. hist., L. 136. — Haut de 14-18 cm., tortueux, à tige comprimée. Feuilles oblongues ou ovées-oblongues, obtuses ou émarginées, engainantes: gaine comprimée, pius large au sommet, persistant après la chute des feuilles. Inflorescence en ombelle terminale, sessile, composée de 3-10 fleurs verdâtres, odorantes; bractées florales, ovales, pointues. Divisions du périanthe, veinées : les extérieures, lancéolées ou oblongues ; les intérieures, linéaires, légèrement spatulées ; lèvre à trois lobes plus larges que longs, réniformes, portant en dedans deux callosités; lobe du milieu, légèrement échancré. Gynostème tronqué-dentelé, — FI. d'avril à juillet. — Assez abondant sur les arbres des régions moyenne et infra-moyenne, exposées au grand air: Camp-Jacob, Bagatelle, Gommier, hauteurs de Pigeon et des Trois- Rivières. Alt. 350-800 mèt. [N° 3362.]

MarrNiQuE. — Plus abondant : bois de l'Ajoupa-Bouillon, de la Calebasse, du Champflore, hauteurs de la Basse-Pointe, etc. [N° 1048.

E. paniculatum R. P.: Epidendre à fleurs en panicule. — Arboricole, haut de 60-70 cm., à tige très feuillue, inférieurement grosse, cylindrique, supé-

PC C ‘ ’ mn , J : " .

reurement comprimee. Feuilles larges, obovées-elliptiques, acuminées, Inflo- ©: 1 2 , .rescence en paniCcuie terminale, à branches allongées, penchées, Fleurs petites, nombreuses, pédicellées, à pédicelles capillaires

JE : ae plus longs que Povaire. Divisions extérieures du périanthe,

| | étroites, spatulées, lentement - atténuées vers la base ; les intérieures. blanches : lèvre plus larg

e que longue, cordée à la base, subcarrée au sommet, avec plusieurs

petites échancrures sur les bords, et à deux cornes latérales plus longues que le Corps de la lèvre

| même. — FI. en avril et mai. — Très rare : bois de la Grand’Anse et d Sainte-Marie. Alt. 400-700 mèt. [N° 387.| — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.

E. nocturnum L.; Epidendre à fleurs très odorantes pendant la nuit,

“Jacq., Sel. Am. stirp. hist., t. 139: — Haut de 30-48 cm., à 2-4 feuilles

confinées dans le haut de la tige. Tige cylindrique dans le bas, comprimée

. dans sa partie supérieure. Feuilles épaisses, rigides, très vertes, oblongues où

ovales, obtuses : des deux feuilles terminales, une est toujours plus large :

toutes sont engainantes, à gaines très comprimées, élargies au sommet et

articulées avec les feuilles. Inflorescence terminale ; fleurs larges, solitaires, rarement géminées, blanches, émettant une odeur des plus exquises, surtout le soir et pendant la nuit. Pédoncule presque aussi long que les feuilles, Bractées florales, ovées-lancéolées, très courtes ou réduites à quelques

linéaires-acuminées ; lèvre à trois lobes : les deux latéraux, ovés-oblongs, linéaires-sétacés. Capsule longue de 4-6 cm., acuminée aux deux extrémités, — A la partie inférieure des troncs d'arbre, dans les endroits plus ou moins humides ét très aérés: Houëlmont, Gourbevyre, Vieux-Fort [ravine Blon-

feuilles plus larges et très peu nombreuses ; l'autre, à feuilles étroites, plus nombreuses. Alt. 300-670 mèt. [N° 3846] la grande variété; N° 3846 D! la

| petite variété.

Marminique. — Morne-Rouge, Ajoupa-Bouillon, Champflore, ete.

= [N° 2074] la grande variété ; [N° 1032] la petite variété.

intérieurs de la Pointe-Noire. Alt. 500-900 mèt. N° 2728. Marrique. — Fontaine Absalon, Camp de l'Alma. Piton-Gelé.

Duss, — Plantes Guadeloupe et Martinique.

écailles, ou faisant complètement défaut. Divisions du périanthe, longues,

deau), Pointe-Noire. — On en rencontre deux variétés: une plus grande, à

E. vincentinum Laindl.: Épidendre de Saint-Vincent. — Haut de 7-14 em. à tige droite, délicate. Feuilles lancéolées-linéaires, acuminées. Inflorescence en panicule lâche, allongée, à branches filiformes. Bractées florales, compri- mées, engainantes, très petites. Fleurs vert jaunätre, à pédicelles beaucoup plus longs que les bractées. Divisions extérieures du périanthe, lancéolées : les intérieures, linéaires; lèvre entière, cordée, arrondie, ondulée-crispée. — El. en avril, mai, juin. — Rare. Çà et là sur les troncs de petits arbres et sur les souches pourries : Gommier (bords du Galion). Rivière-Noire, bois

E. {erelifolium Sw.; Épidendre à feuilles cylindriques. — Haut de18-23cm., à tige Jaune, légèrement comprimée, droite, ayant une épaisseur égale de la base au sommet. Feuilles Jaune verdâtre, recourbées, distiques-alternes, obtuses, charnues, triquètres-subcylindriques ; une seule fleur terminale, jaune verdâtre, brièvement pédicellée, à pédicelle garni, à la base, de 2-4 bractées scarieuses, blanchâtres, ovées. Divisions extérieures du périanthe, lancéolées, pointues, rigides : les intérieures, elliptiques, de moitié plus courtes que le calice; lèvre libre, entière, d’un bleu violet foncé, épaissie

et triquètre à l'extrémité. — Rare : çà et là sur les arbres du Matouba et des Bains-Jaunes. AI. 680-900 mèt. [N° 3597.] — Je ne l’ai pas trouvé à la Martinique.

E. globosum Jacq.: Épidendre à capsule globuleuse, Jacq., Sel. Am. stirp. hist., &. 134, f, 4. — Haut de 4-12 cm. Tige feuillue, droite, ayant la même épaisseur, de la base au sommet. Feuilles recourbées ou droites, distantes, alternes-distiques, obtuses, cannelées-cylindriques. Inflorescence en une petite ombelle sessile, terminale, entourée de bractées membraneuses, ovées, obtuses. Fleurs petites, jaunâtres, panachées de rouge. Divisions du périanthe, ovées : les intérieures, plus étroites ; lèvre entière, pointue, concave. — F1. habituellement de mai à juillet. Abondant sur les arbres des grands bois de toute la Guadeloupe proprement dite. Alt. 300-980 mèt. [N° 3698. |

MarrixiQue. — Dans tous les grands bois. [N° 2076.

Brassavola R. Br. (dédié à l'Italien Ant. M. Brassavola, né en 1500, à Ferare, professeur de physique et de médecine dans cette ville, médecin particulier de plusieurs papes, médecin consultant de plusieurs princes, mort en 1595 ; a laissé plusieurs ouvrages ayant trait aux matières qu'il enseignait.)

B. cucullala R. Br. ; Brassavola à lèvre en forme de cuiller. — Haut de 25-30 cm., cespiteux. Tige courte, noueuse, cylindrique à la base, supérieurement comprimée, garnie de 2-3 gaines blanches, membraneuses, dont la supérieure est beaucoup plus longue, fendue dans le haut et dépasse la base de la hampe courte. Feuilles solitaires, plus rarement géminées, charnues, glauques, subeylindriques, linéaires-acuminées, unisillonnées, naissant de la gaine supérieure. Fleur 1, terminale, d'un blanc très pur, exhalant, surtout pendant la nuit et le soir, une odeur des plus agréables; hampe courte, garnie de 2-3 gaines blanches de grandeur inégale, située au-dessus de l'insertion de la feuille; pédoncule de la fleur, long de 11-13 cm., fihforme, plus court que la feuille. Divisions du périanthe, longues de 8-9 cm., lancéolées-linéaires, très acuminées, subégales ; lèvre libre, onguiculée, cannelée, en forme de cuiller, frangée sur tout le bord, et garnie, au milieu, d'un long appendice, linéaire-acuminé. Masses poliniques 8. — FI. habituellement d'août à janvier. — Assez abondant sur les rochers et les arbres dans les endroits secs de la basse région : Vieux-Fort, Houëlmont, Désirade, etc. —

cs. it dates à 4/56. d . Ête TES

On le cultive quelquefois autour des maisons. Alt

tige grêle, rigide, feuillue de la base au sommet. Feuilles

Page 1