TE TESTS
cole, haut de 35-52 cm., sans bulbe, et à
; Ionopsis H. B. et Kth (du grec « ion », violette, et « Opsis », aspect, parce que les espèces-types n'ont pas de tige et ressemblent
à b les eds ue violette.) Ne:
1. utricularioides Lindl. ; Inopside ressemblant à un Utriculaire. — Arbori-
ne racines fibreuses, blanches.
Feuilles rigides, courtes, peu nombreuses, lancéolées, environ quatre fois plus courtes que la hampe. Hampe rigide, toujours inclinée, renflée
à nœuds légèrement renflés, distants et garnis de bractées eng:
à la base, ainantes, courtes,
souvent mal développées; bractées des fleurs très petites. Inflorescence en
grappe ou plus souvent en panicule. Fleurs blanches, veinées de rouge.
Divisions du périanthe, obtuses: les extérieures. latérales, adhérentes à la base et se prolongeant en un petit sac court au-dessous du labelle : lèvre attachée à la base du gynostème par un onglet cunéiforme et garni de deux callosités ; limbe de la lèvre, grand, plat, bien plus long que les divisions du périanthe, bilobé, à lobes carrés-arrondis ou ronds: gynostème très court, nu; rostellum pointu; pollinies 2, sillonnées sur le dos, — Peu abondant : Gros-Morne (çà et là sur les calebassiers), Trinité, Robert. Alt, 200-400 mèt, [N° 377.] — Je ne l’ai pas vu à la Guadeloupe.
TRIBU IV. ARÉTHUSÉES.
Vanilla Plum. (du mot espagnol « vainilla », diminutif de vaina », gousse, à cause de la forme des fruits.)
V. anaromatica SW. ; Vanillier à fruits sans arome. Vulgo : Vanillier sauvage, vanille sauvage. Plum., édit. Burm., t. 188. — Grimpant, radicant, à tige cylindrique ou subcylindrique. Feuilles subcharnues-membraneuses, nettement et largement ovales, pointues, à 28-34 nervures, avec des aréoles carrées et régulières ; pétiole court, cannelé, demi-amplexicaule à la base. Inflorescence en grappes axiliaires, situées dans les parties supérieures des tiges ; bractées de la grappe, larges, foliacées, elliptiques, sessiles, Fleurs inconnues (spécimens imparfaits). Gousses légèrement aplaties, pendantes, longues de 12-19 cm., sans parfum, le plus souvent fortement courbes, mais ayant une assez grande ressemblance avec la vanille du Mexique. — Peu abondant: Ajoupa-Bouillon (habitation Éden), fontaine Absalon (plus rare), Case-Pilote (plateau militaire). AI. 100-640 mèt. [N° 2081.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
On cultive dans les deux colonies, surtout à la Guadeloupe, le Vanilla planifolia Andr., vulgo : Vanillier du Mexique, originaire du Mexique et du Brésil, à gousses subcylindriques, vert clair, qui atteignent ordinairement de 15-19 cm. de long [N° 3488], Martinique [N° 2080); le Vanilla claviculata Sw., vulgo : Vanillon, à feuilles, fleurs et tiges plus grandes, à gousses vert
foncé brun, longues de 9-11 cm., oblongues. Desc., vol. V, t. 362, p. 221 [N° 3487], Martinique [N° 2080 .]
A la Guadeloupe, on rencontre assez souvent le Vanillier du Mexique à l'état sauvage, autour des vieilles habitations abandonnées et en ruine, comme on en voit dans plusieurs quartiers du Gommier : ces pieds, qui grimpent à une hauteur considérable, ne doivent pas être confondus avee le vanillier sauvage proprement dit.
TRIBU V. NÉOTTIÉES.
Ponthieva R. Br. (dédié à de Ponthieu, qui fournissait au botaniste anglais Banks des plantes d'Amérique.)
P. peliolata Lindl. ; Ponthiève à feuilles longuement pétiolées. — Terrestre, haut de 55-75 cm., très droit, à racines fasciculées, blanchâtres, longues, velues, demi-cylindriques. Feuilles larges, radicales, rosulées, flasques, au nombre de 5-7, lancéolées-oblongues et amplexicaules à la base, de un tiers ou de un quart plus courtes que la hampe, qui est cylindrique, velue, grèle, à nœuds distants et garnis de poils couleur de rouille. Inflorescence en grappe longue de 15-20 em. ; rachis, pédicelles, ovaires, bractées florales revêtus de poils de même couleur que ceux de la hampe. Divisions du périanthe, rosées, délicatement veinées, étalées : les deux extérieures, latérales, très légèrement courbes, oblongues-lancéolées ; la troisième, centrale, lancéolée-acuminée et plus étroite ; les deux intérieures, arquées, plus courtes, demi-cordées, adhérentes à leur sommet et en même temps avec le sommet de la division centrale extérieure, de manière à former un limbe ovale rondâtre, garni à l'extrémité de trois petites dents ; labelle situé en arrière, plus court que les autres divisions périanthiques, très concave, pointu, adhérent par sa base au gynostème et aux divisions intérieures, garni, en dehors, d'une pubescence courte et brune ; gynostème très court, nu; pollinies 2, — FI. de janvier à avril et d'août à octobre, — Endroits secs ou humides et ombragés des grands bois : bois inférieurs du Nez-Cassé, des mornes élevés de Deshaies, où il abonde ; plus rare dans les mornes de Houëlmont. Alt. 400-800 mèt.
Marrnique. — Calebasse, bois de la Grand'Anse, du Lorrain, du Champflore. [N° 373.]
P. glandulosa R. Br. ; Ponthiève à poils glanduleux. — Terrestre, très
droit, à tige ferme, haute de 15-28 cm., à racines fasciculées et courtes. Feuilles 3-4, lancéolées-elliptiques, pointues, beaucoup plus courtes que la hampe, et brièvement pétiolées, à pétiole engainant à la base ; hampe, rachis, pédicelles et ovaires revêtus de poils glanduleux courts, couleur de rouille ; bractées de la hampe concaves, ovées, pointues : les inférieures,
courtes ; celles du rachis, lancéolées et plus longues que les pédicelles
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engainantes et plus longues que les entre-nœuds : les supérieures, plus Inflorescence en grappe longue de 6-9 cm, Fleurs plus petites, mais de couleur que dans le précédent. Divisions extérieures du périanthe, ovéesoblongues : les deux latérales, planes ; les deux intérieures, demi cbr dal deltoïdes, légèrement adhérentes entre elles par leur sommet et avec le sommet de la division extérieure centrale; lèvre longuement onguiculée à la base, brus quement élargie, concave, et armée sur le dos, près du sommet, d'une petite corne droite. — FI. de janvier à avril. — Rare : falaises abruptes des hauteurs des Vieux-Habitants (morne de l'habitation L'Héritier}. Alt. 390-430 mèt. [N° 3614.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Martinique. |
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Cranichis Sw. (du grec « Kranos », casque, allusion à la forme du labelle,
CG. muscosa Sw.; Cranichide moussu. Sw., FL, t. 29, [. 3. Haut de 30-40 cm., terrestre, très droit et élégant, à racines fasciculées-fibreuses, blanchâtres, velues. Feuilles 3-5, radicales, rosulées, de longueur inégale, obovées ou ovées-lancéolées, pointues, flasques, glabres, penchées : les plus
longues, une fois plus courtes que la hampe ; pétioles de longueur variable,
cannelés-ailés, élargis et engainants à la base ; feuilles de la hampe braetéi-
formes, longuement engainantes, ovées-rondâtres : les inférieures, plus
larges, et en forme de cuiller ; les supérieures, graduellement plus courtes ; les 3-4 dernières et supérieures, étroites, lancéolées. Hampe glabre, grêle, Inflorescence en épi d’abord dense et pyramidal, ensuite allongé ; bractées de lépi oblongues-lancéolées, un peu plus courtes que l'ovaire ; fleurs blanches, petites, subsessiles, plus longues que l'ovaire. Divisions du
périanthe, distinctes, oblongues, droites, subégales; lèvre en forme de casque, non adhérente au gynostème, sessile, aussi longue que les divisions du
périanthe, obovée-oblongue, tuberculée en dedans. — Assez abondant dans les endroits ombragés et humides des grands bois : Camp-Jacob ‘cascade de Vauchelet), hauteurs de la rivière Noire, Bains-Jaunes, partie supérieure du Gommier, bois intérieurs de la Pointe-Noire, etc. Alt. 400-800 met, [N° 3355.]
Marninique, — Chemin des Fonds-Saint-Denis aux Deux-Choux, environs des Deux-Choux, bois des Pitons-du-Carbet, etc. [N° 385.
Prescottia Lindl. (dédié à l'Anglais John Prescott, qui, établi à Saint- Pétersbourg, voyagea en Sibérie dans un intérêt botanique.
P. sfachyoides Lindl.; Prescottie ressemblant à un Stachys Labiée). Sw., FL,
t. 29, f. 4, analyt. — Terrestre, très élégant par son port, haut de 70-85 cm., » à racines fasciculées, nombreuses, allongées, velues, blanchätres. Feuilles
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9-3, radicales, rosulées, environ une fois plus courtes que la hampe, à hmbe long de 12-14 cm. sur 6-6.4 cm. de large, nettement elliptique, ferme, pointu, vert foncé et souvent strié de vert clair, assez brusquement rétréei
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en un pétiole plus long que le limbe, étroit, phié en deux longitudinalement, élargi à la base et embrassant. Hampe grêle, glabre; feuilles de la hampe, bractéiformes, non apprimées, obovées-lancéolées, pointues, engainantes : celles du bas, presque aussi longues que les entre-nœuds ; celles du haut, graduellement plus courtes et plus distantes. Inflorescence en épi effilé, grêle, long de 18-24 cm.; fleurs très petites, vertes : les inférieures, distantes ; bractées de l'épi lancéolées, acuminées, aussi longues que l'ovaire. Divisions du périanthe, obtuses; les extérieures, oblongues-linéaires; lèvre postérieure aux divisions du périanthe, charnue, en forme de cuiller profondément creusée, conique-obtuse, surmontant le sac obliquement adné aux divisions ; gynostème extrêmement court, garni, à la base, de deux appendices auriculaires, linéaires. — FI, de mars à mai. — Assez abondant dans les mornes secs et pierreux de Houëlmont, des Vieux-Habitants, de Pigeon et de la Pointe-Noire. Alt. 300-600 mèt. [N° 3394. |
Marmnique. — Hauteurs boisées des Trois-Ilets et du Diamant. [N° 372.]
P. myurus Griseb., P. Myosurus Reichb fils; Prescottie à inflorescence en queue de souris. Sw., F1, t. 29, f, 2, analyt. — Terrestre, très droit, haut de 18 cm., à racines fasciculées, blanchâtres, très velues. Feuilles 2-4, ovées ou elliptiques, longues de 3-3,5 cm., brièvement pétiolées, rosulées, très rapprochées du sol, environ quatre fois plus courtes que la hampe garnie de bractées lancéolées-acuminées, subulées. Épi long de 4 em., effilé; bractées de l’épi, linéaires-acuminées, un peu plus courtes que l'ovaire. Fleurs rougeâtre blanc, très petites. Divisions extérieures latérales du périanthe, deltoïdes, dressées et renfermant la lèvre, qui est de forme hémisphérique-conique et obtuse : la division extérieure et antérieure et les deux divisions intérieures sont linéaires, obtuses et recourbées; appendices auriculaires de la base de la lèvre, extrêmement courts. — Très rare : dans les bois inférieurs des Bains-Jaunes, le long du canal de Montéran. Alt. 600- 680 mèt. [N° 3849.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Martinique.
Spiranthes Rich. (du grec « speira », spirale, et « anthos », fleur, parce que les fleurs de l’épi sont disposées en spirale.)
S. tortilis Rich.; Spiranthe tordu. Sw., F1., t. 28, f. e, analyt. — Terrestre, haut de 40-55 cm., droit, à racine tubériforme, profondément enterrée. Feuilles radicales, linéaires, disparaissant complètement à l'époque de la floraison. Hampe grêle, garnie de bractées lancéolées-acuminées, faiblement apprimées, engainantes, graduellement plus petites. Inflorescence en épi eflilé, long de 8-11 cm.; fleurs légèrement pubescentes, blanc mat, courbes, unilatérales, disposées autour du rachis en 2-4 spirales ; bractées de l’épi, concaves, plus longues que l'ovaire, largement ovées et terminées en une pointe rigide et subulée. Divisions du périanthe, oblongues-lancéolées : les deux extérieures, obliques à la base, aussi longues que la lèvre; la supé-
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la lèvre est garnie inférieurement d'une petite queue arrondie
neure, extérieure, et les deux intérieures, cohérentes à la base : lèvre canne-
La lée, en forme de capuchon, bossue à la base, carénée sur le dos, embrassant
la base du gynostème, ovale et ondulée-crispée à l'extrémité. — FI, en mars avril, mai. — Gà et là dans les savanes herbeuses du Bas-Matouba. des envi-
rons de la Ravine-Chaude, et dans les savanes de Sainte-Rose. Alt. 100- 400 mèt. [N° 3393.
MarrmNiQue. — Fonds-Saint-Denis, fontaine Didier, environs du Fort Desaix (Fort-de-France). [N° 379.1
Stenorhynchus Rich. {du grec « stenos », court, et « runchos », bec, parce que les divisions du périanthe, soudées inférieurement, forment un petit sac en bec arrondi.)
Bus: orchioides Rich., S. aphyllus Lindl. ; Sténorhynche en forme d'orchis. Sw., F1., t. 28, f. a, b. — Terrestre, très droit, haut de 40-65 cm., à racines fasciculées, nombreuses, allongées, spongieuses, velues. Feuilles longues, largement lancéolées, pointues, insérées à la base de la hampe, disparaissant complètement à l’époque de la floraison, disposition qui imprime à la plante tout d’abord l'apparence d’une grande Orobanche. Hampe cylindrique, couverte, surtout dans le haut, d'une pubescence courte, couleur de rouille, munie de feuilles bractéiformes, légèrement pubescentes et rouges, ovéeslancéolées, pointues, non apprimées et engainantes à la base. Inflorescence en épi long de 9-13 em.; bractées de l’épi, brunes, lancéolées-linéaires, acuminées, aussi longues que l'ovaire; fleurs rouge brun, garnies de très petites écailles. Divisions du périanthe, lancéolées-linéaires, très acuminées, subulées : les deux extérieures et latérales, soudées inférieurement en un sac allongé ou éperon adné à la moitié de l'ovaire et libre ensuite sur une petite étendue: division extérieure médiane et les deux intérieures libres, légerement obliques; lèvre sans callosités, oblongue, pointue; gynostème muni d'un rostellum long et acuminé. — FI. en mars, avril, mai. — Assez abondant dans les savanes herbeuses des basse et infra-moyenne régions : Environs de la Basse-Terre, Montéran, Ducharmois, Gourbeyre habitation Saint- Charles), Trois-Rivières, Bas-Matouba, etc. Alt. 10-400 mèt. [N° 3350,
Marnnique. — Fonds-Saint-Denis, vallée du Carbet, hauteurs de l'habitation-Pécoul, Trois-Ilets, ete. [N° 371.)
Physurus Rich. (du grec « phusa », vessie », et « oura », queue, parce que en forme de vessie.)
P. plantagineus Lindl.; Physure à feuilles de plantain. SL, 147, f, 2:
Rich., Cub., t. 88. — Terrestre, haut de 40-53 em... couché à la base et radicant, ensuite plus ou moins droit, à racines non fasciculées, spongieuses, velues, à tige suceulente, simple ou branchue, noirâtre ou brune, épaisse, nue
dans le bas. Feuilles distiques, au nombre de 3-5, ovées-elliptiques, ou ovées-
lancéolées, pointues, rétrécies à la base en un pétiole étroit qui ensuite s'élargit fortement pour devenir engainant; nervures 15-17, délicates. Hampe gréle, légèrement pubescente, garnie de bractées peu nombreuses, distantes, lancéolées, pointues : les inférteures, engainantes. Inflorescence en épi long de 7-14 cm. ; bractées de l'épi, oblongues-lancéolées, plus longues que l'ovaire, Divisions extérieures du périanthe, vertes et pubescentes en dehors : les intérieures et la lèvre, blanches; les deux extérieures et latérales, oblongues-lancéolées et obtuses; les deux intérieures, adhérentes à la supérieure extérieure; lèvre située en avant, terminée au sommet par une feuille ovée-oblongue et à trois petits lobes, dont celui du milieu est exsert, acuminé et légèrement roulé en dedans; sac libre, en forme de massue, transparent à l’état frais, jaunâtre, descendant le long de l'ovaire et dépassant un
peu en longueur la moitié de celui-ci, qui est brun foncé, poilu. — FI. de décembre à mai. — Très abondant dans les endroits ombragés et très
humides des bois des Bains-Jaunes, du Haut-Matouba, des bois élevés des Vieux-Habitants et de la Pointe-Noire, de Pigeon, de Bouillante, etc. [N° 3352.]
MarminiQue. — Abondant dans tous les bois humides supérieurs. Alt. 600- 900 mèt. [N° 673.]
P. hirtellus Lindl.; Physure hérissé de poils. — Terrestre, haut de 35- 43 em., à tige couchée à la base et succulente, à racines fibreuses, spongieuses, plus petites et moins allongées que dans le précédent. Feuilles distiques : les deux ou trois inférieures, ovées-elliptiques; les supérieures, lancéolées, toutes pointues, subcharnues, vert noir et comme veloutées à la face supérieure, quelquefois striées au milieu de vert clair; pétiole étroit, élargi à la base et engainant. Hampe habituellement hérissée de poils courts et droits, ainsi que le rachis et l'ovaire, le plus souvent rouge, tantôt longue et alors très grêle, tantôt courte; bractées de la hampe peu nombreuses, distantes ou rapprochées, lancéolées-acuminées, légèrement engainantes. Épi long de 5-9 cm.; bractées de l’épi, blanchâtres, plus courtes que l'ovaire allongé et courbe. Fleurs vertes en dehors et d’un blanc très pur en dedans, un peu plus courtes et environ deux fois plus sveltes que dans le précédent. Divisions extérieures et latérales, lancéolées-linéaires, obtuses; lèvre exserte, dilatée à l'extrémité en une petite feuille ayant assez exactement la forme d'un fer à cheval, caractère qui distingue facilement cette espèce de la précédente. — FI. de mars à juillet. — Abondant dans les endroits ombragés, très humides des grands bois des Bains-Jaunes (le long du canal de Montéran), du Gommier, du Nez-Cassé, de Bouillante, de Pigeon et de l'intérieur de la Pointe-Noire. Alt. 400-800 mèt. [N° 3353, 3392.]
Marminique. — Bois de la Grand’Anse, du Lorrain, du Camp de l'Alma et des Deux-Choux. [ N° 384.]
TRIBU VI. OPHRYDÉES.
Habenaria Willd. {du latin « habena », lanière,
courroie, parce que la lès re porte à la base un appendice très allongé.
H. maculosa Lindl.: Habenaria tacheté. — Terrestre, très droit, haut de 39-90 cm., à racines fibreuses avec un tubercule généralement obovoïde. Feuilles vert noir, subcharnues et comme veloutées en dessus. bordées d'un liseré rouge jaunâtre, ovées-lancéolées, graduellement décrescentes, à limbe semi-amplexicaule à la base, passant à un pétiole engainant et fortement tacheté de noir. Tige feuillue un peu au-dessus de la base jusqu'à la grappe spiciforme, qui est longue de 8-16 cm. Fleurs blanc verdâtre, brièvement pédicellées ; bractées florales, lancéolées-acuminées, à peu près aussi longues
que l'ovaire courbe-infléchi. Divisions du périanthe, distinctes : les deux exté-
rieures et latérales, ovées, réfléchies, dont une un peu plus large et souvent un peu plus longue; la troisième intérieure, ovée-lancéolée, chacune des deux intérieures très profondément divisées en deux segments, dont l'un large,
droit, obtus; l’autre sétiforme et subulé, tous les quatre de même longueur,
mesurant 4-5 mm.; lèvre libre, dressée, tripartite, à segments linéaires-séliformes, égaux ; stigmate garni de deux appendices en forme de faux; appen-
- dice de la lèvre long de 1,8-2,2 cm., descendant, un peu courbe, presque
toujours fortement redressé, élargi vers l'extrémité pointue, habituellement aussi long, quelquefois un peu plus long que l'ovaire; loges de l'anthère
divergentes ; glandes des masses polliniques nues. — F1. de novembre à mars ou avril. — Çà et là dans les savanes herbeuses, argilo-ferrugineuses du
Lamentin, de Baie-Mahault, des hauteurs des Vieux-Habitants, AI. 30. 500 mèt. [N° 3586.] Manrminique. — Trinité (La Tartane), Saint-Esprit, Robert, Précheur.
H. alata Hook.: Habenaria à ovaire ailé. — Terrestre, haut de 40-83 cm. à port, racines et tubercule comme dans le précédent. Feuilles rougeûtres, lancéolées, engainantes : les supérieures, graduellement plus petites et plus acuminées. Tige rougeätre, sans taches. Inflorescence en épi svelte, long de 12-15 cm.; bractées florales oblongues, lancéolées, rougeätres, dépassant l'ovaire: fleurs vert brun foncé. Divisions extérieures, ovées : les deux latérales, réfléchies ; les deux intérieures, lancéolées, entières. Lèvre entière, filiforme, aussi longue que les divisions périanthiques, garnie de deux petites
dents à la base; appendice de la lèvre descendant, d’abord filiforme, ensuite
en forme de massue, obtus, recourbé à l'extrémité, un peu plus court que
l'ovaire 6-ailé; appendices du stigmale oblongs, obtus. — FI. d'août à octobre. — Peu répandu : çà el là dans les savanes sablonneuses des hau-
teurs du Vieux-Fort, de Deshaies. Alt. 220-380 mèt. [N° 2537, 3551.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Martinique.