NOMS VULGAIRES OÙ VERNACULAIRES
La plupart des plantes de la région habitée et beaucoup de celles des grands bois portent des noms vulgaires, qui leur ont été imposés parles planteurs, les médicastres, les panseurs, les quimboiseurs (sorciers), les coupeurs de bois et les chasseurs. Les mieux connus sont les végétaux qui servent pour la médecine domestique, pour l’alimentation des animaux, pour la charpente, la menuiserie, la tabletterie, etc.
Rien de plus incertain que ces noms vulgaires : ils changent d'une localité à une autre, à plus forte raison d’une île à l’autre. Aïnsi le Wedelia carnosa s'appelle à Gourbeyre « patte-de-canard », à cause de la ressemblance de sa feuille trilobée avec la patte de ce palmipède: au Camp-Jacob, 1l reçoit le nom de « fleur-soleil », à cause de ses capitules à fleurs radiées ; aux Trois-Rivières, la même herbe est nommée « herbe-à-lapin », parce que cette bête en est friande. Ce qui à la Martinique est un bois « crécré » est connu à la Guadeloupe sous le nom de « bois-côtelette », et le « bois-côtelette » des Martiniquais devient le « bois carré » des Guadeloupéens.
Une quarantaine de plantes cependant portent, non seulement dans les différents quartiers de notre île, mais encore à la Martinique, les mêmes dénominations pour désigner les mêmes espèces. Soit les noms de : poirier, campêche, fromager, sablier, galba, cachiman blanc et rouge, corosol, pomme-cannelle, gayae, govavier, prune Monbin, prune d'Espagne, pomme Cythère, sapotillier, abricotier, suyan ou surian, mancenillier, calebassier, Kkennetier, pomme d’acajou, bois blane,