‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 51 sur 211 · VINGT-HUITIÈME FAMILLE. — TERNSTROEMIACÉES · texte numérisé non relu

VINGT-HUITIÈME FAMILLE. — TERNSTROEMIACÉES

Ternstroemia L. {dédié au Suédois C. Ternstroem, naturaliste, mort en 1745, pendant son voyage d'exploration en Chine.)

T. obovalis Rich. ; T. à feuilles obovales. Vulgo : Bois-vert, cacao-montagne. Rich., F4, de Cuba, t. 25. — Grand arbre, se faisant remarquer de loin par la verdure foncée de ses feuilles. Feuilles entières, petites, obovales ou spatulées, arrondies au sommet, rétrécies à la base, coriaces, souvent roulées sur les bords. Fleurs d'un blanc mat, solitaires, situées à l'aisselle des

feuilles, vers l'extrémité des branches pédonculées; pédoncule près de la moitié aussi long que le limbe de la feuille; sépales 7, disposés sur 3 rangs, 2 extérieurs, très petits et opposés, 2 au milieu et 3 à l'intérieur; les 9 derniers arrondis au sommet; pétales , cohérents à la base et portant les étamines: étamines nombreuses, en nombre indéterminé, à filets courts, à anthères jaunes, linéaires, dressés: style filiforme, stigmate simple, capité. Fruit sec, indéhiscent, ovale, environ deux fois plus grand qu'une noisette, surmonté du style persistant, 2-5 loges, ne renfermant à la maturité que

2-4 graines. — FI. d'avril en juin. — Le bois est recherché pour les constructions à l'intérieur. — Peu abondant. Çà et là dans les grands bois des Trois- Rivières, du Matouba; très rare dans les bois des Bains-Jaunes. — Dans la haute région, comme à la Savane à Mulets et à la Savane aux Ananas, cet arbre reste à l’état d’arbrisseau rabougri. — Alt. 450-1100 mèt. [N° 2987. Marmnique. Vulgo : Bois vert, bois-l'épreuve. — Plus abondant qu'à la

Guadeloupe. Bois des Fonds-Saint-Denis (ravine de la rivière Colas), de Case-Prlote et de la fontaine Absalon. Alt. 380-901 mèt. [N° 638.

T. eliplica Rich.; T. à feuilles elliptiques. — Petit arbre peu branchu, à branches horizontalement étalées, à écorce grise. Feuilles ramassées à l'extrémité des branches, elliptiques ou spatulées, entières, rétrécies à la base, souvent échancrées au sommet, plus petites que dans le précédent et beaucoup moins vertes. Fleurs blanches, plus grandes que dans lespèce précédente, axillaires, solitaires, portées sur des pédoncules comprimés, pendants plus longs que la moitié du limbe de la feuille ; sépales disposés comme dans le précédent, mais brusquement terminés en pointe; pétales soudés, dans leur moitié inférieure, en un tube ventru, à 5 lobes deltoïdes. Fruit largement ovale, sec, surmonté d'une pointe courte et robuste, qui est un reste du style persistant, de la grosseur d’une noisette; semences obovoïdes-blanchätres.— Peu répandu. Çà et là dans les mornes secs et pierreux du Vieux-Fort, assez abondant dans les sables du bord de mer, du bois de Folle-Anse, à Marie- Galante. — FI. de mars en septembre. [N°S 2352, 3651.]

MarminiQue. — Peu abondant et peu répandu : Case-Pilote (dans un endroit sec et pierreux du Plateau-Militaire). !N° 1825.)

Freziera Sw. (dédié à Amédée Frezier, ingénieur, né à Chambéry, mort en 1773; a entrepris, par ordre du Gouvernement, un voyage scientifique au Pérou et au Chili.)

F. cordala Tul. ; F. à fleurs en cœur. Vulgo : Bois-d'épice, goyavier-montagne. — Arbrisseau haut de 1-2 m. 50, à branches inférieures couchées : les supérieures, très étalées et souvent pendantes; jeunes branches et jeunes feuilles couvertes d’un duvet roux et couché. Feuilles larges, très rapprochées, coriaces, sessiles, en cœur à la base, à lobes amplexicaules, dentées en scie, ovales-elliptiques, ressemblant assez à celles du goyavier ordinaire;

OCHNACÉES 97

nervure principale très forte, nervures secondaires très rapprochées, nombreuses, saillantes en dessous, imprimées en dessus. Fleurs axillaires, réunies par 3 en une glomérule très brièvement pédonculée; sépales duve-

tés, pétales? (spécimen imparfait). — Fruit noir, ovale surmonté du style persistant. — Abondant à la Montagne-Pelée, surtout aux environs du lac. — FI. à toutes les saisons de l’année. — Alt. 900-1000 mèt. [N° 576.1 —

Ne se trouve pas à la Guadeloupe.

F. undulata Sw., Ternstroemia salicifolia D. C.; F. à feuilles ondulées, Vulgo : Graine bleue des hauts. — Petit arbre, droit, élégant, rarement arbre de taille moyenne, à branches tantôt plus ou moins horizontalement étalées, tantôt fastigiées, à jeunes branches et feuilles couvertes d'un duvet soyeux, brillant et roux. Feuilles lancéolées-elliptiques, vert jaunâtre, surtout en dessous, terminées en pointe, rétrécies à la base, dentées en scie. Fleurs polygames, axillaires, réunies par 2-5, à pédoncules presque aussi longs que les pétioles, blanches; sépales 5, arrondis, ciliés, les 2 extérieurs une fois plus courts que les 3 intérieurs qui, eux-mêmes, sont trois fois plus courts que les 5 pétales; stigmates 3, distincts. Fruit à 3-5 loges multiovulées, noir,

ovoide, muni du style persistant. — Abondant dans les bois du Matouba, du morne Matelyane et dans la région supérieure du morne de la Madeleine (Trois-Rivières). — Le bois sert pour les constructions à l'intérieur. — F1. habituellement d'octobre en décembre et de mars en juillet. [N° 2988. | MarrTiNiQue. Vulgo : Bois anonli. — Abondant dans les bois de la

Calebasse et du Champflore. [N° 644.]

F. elegans Tul., Cleyera {heoïdes Planch., G. elegans Chois.; F. élégant. Vulgo : Bois-de-savane. — Petit arbre ou arbrisseau très élégant par son port et son feuillage d'un vert jaunâtre doré, à écorce noire, à branches étalées ou fastigiées. Ressemble beaucoup au précédent; en diffère par sa taille plus faible, ses feuilles plus petites et à dents plus aiguës, ses fleurs de moindre dimension, réunies le plus souvent par deux, ses fruits plus petits et plus allongés. — Plus rare que le précédent et confiné dans la région supé rieure des montagnes : Savane à Mulets et Savane aux Ananas, etc. [Ne 3426].

MarrTiNiQue. Vulgo : Bois-montagne, bois-anoli. — Abondant aux Deux- Choux et dans les bois des Pitons-du-Carbet. [N° 644 a.]

Page 1