VINGT-NEUVIÈME FAMILLE. — OCHNACÉES
Gomphia Schreb. (du grec:« somphos », elou, allusion à la forme des pétales.)
G, nilida Sw.; Gomphia à feuilles luisantes. Vulgo : Bois-baguette (à
Düss. — Plantes Guadeloupe et Martinique. /
Pigeon). — Tantôt arbrisseau buissonneux, élégant, tantôt petit arbre à branches divariquées, haut de 4-5 mèt. et perdant complètement les feuilles à l'époque de la floraison, à bois dur mais flexible, à écorce grise, pole. Feuilles petites, coriaces, luisantes, ovales-elliptiques ou nettement elliptiques, crénelées-dentées ou finement dentelées, à dents très pointues, piquantes et infléchies vers le limbe; nervures fines, irrégulières, peu saillantes. Fleurs d'un jaune vif, en panicules axillaires et terminales, courtes, très nombreuses, pédonculées; pédicelles linéaires, noirs, articulés au-dessus de la base : boutons floraux nettement ovales, environ deux fois plus longs que les pédicelles; sépales 5, bruns, réfléchis dans les fleurs ouvertes, ovales, les 2 extérieurs plus étroits ; pétales 5, hypogynes, onguiculés, un peu plus longs que les sépales et alternant avec eux; étamines 10, hypogynes; filets courts; anthères dressées, introrses, oblongues, jaunes, biloculaires, s'ouvrant par 2 pores; style central simple, droit, plus long que les étamines; ovaire à 5 loges profondes uniovulées ; inséré sur un carpophore, lequel, grandissant, fait que les loges se séparent pour former 5 fruits distincts. Fruits 1-5, drupacés, ovoïdes noirs, poils insérés obliquement dans le tiers supérieur du carpophore obconique charnu, long de 5-6 mm. sur 6-7 mm. de large, persistant longtemps après la chute des fruits. — FI, en avril et mai. — Assez abondant dans les terres basses, sèches et pierreuses de Pigeon et de la Bouillante. [N° 2307.)
Marnnique. Vulgo : Bois-café. — Çà et là dans les terres sèches et pierreuses et dans les falaises de la presqu'île des Trois-Ilets. [N° 6.]
G. longifolia Desc., Gomphia à longues feuilles. Vulgo : Café-bois au Camp-Jacob, langue-à-bœuf à Gourbeyre. — Petit arbre ou grand arbuste peu élégant, haut de 3-4 mèt., à branches peu nombreuses, très divariquées, horizontales ou inclinées. Feuilles longues de 15-22 cm. sur 5-8 cm. de large, coriaces, polies, entières, elliptiques, légèrement cordées à la base, à côte forte et très saillante en dessous. Fleurs d’un jaune d'or vif, plus larges que dans le précédent, disposées en panicules très lâches et pendantes ; pétales
aussi longs que les sépales ; étamines, pistil comme dans le précédent. Fruits:
1-5, insérés sur un carpophore obovale, très noirs, polis, de la grosseur d'une
petite olive. — FI. presque toute l’année, mais surtout de septembre en février. — Assez abondant dans le bois de Matouba, des Bains-Jaunes, de la
Pomte-Noire; assez rare à Gourbeyre (Mornes-Goblin et Hirondelle). [N° 3243.
Ne se trouve pas à la Martinique.
TRENTIÈME FAMILLE. — GUTTIFERES.
Clusia L. (dédié par Linné à Ch. de l'Ecluse, en latin « Clusius », né à Arras en 1529, botaniste célèbre qui a parcouru presque toute l'Europe ; il
ati 2-6 ème
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fut, de 1575-1583, directeur du Jardin botanique de Vienne et, en 1593, professeur de botanique à l’université de Leyde, où il mourut.)
C. rosea L.; Clusia à fleurs roses. Vulgo : Figuier-maudit, figuier-mauditmarron. Tussac, F1, IV, t. 15; Desc., vol. VIT, €. 485, p. 145. — Grand arbuste ou petit arbre parasite, à branches allongées, droites, à rameaux tantôt fastigiés, tantôt horizontaux ; pousse quelquefois sur les rochers, mais le plus souvent sur les arbres qu'il entrelace de ses racines, les étreint peu à peu et finit par prendre leur place. L'écorce est lisse et noire. Dans les hautes montagnes, ils vivent à terre et souvent en société. J’ai vu, au morne Diablotin de la Dominique, une grande forêt uniquement composée de ces arbres. Dans ce cas, leurs racines adventives sont courtes et très fortes ; s'ils poussent dans le haut des autres arbres, les racines adventives deviennent alors très longues, pendent verticalement et se ramifient. — Toutes les parties de la plante, surtout les fruits, contiennent une sorte de gommerésine, très gluante, jaune et légèrement aromatique. Les fruits sont, paraîtil, un poison pour les animaux qui en mangent accidentellement ; cependant les oiseaux sont friands de ses graines et s’en trouvent bien. Descourüilz range ce végétal dans la catégorie des détersives et lui attribue toutes sortes de vertus; dans nos îles, on n’en fait absolument aucun usage dans la médecine domestique. Le bois est léger et ne sert qu'à faire du charbon. — FI. habituellement de mai en juillet. — Abondant dans la haute et la moyenne région des grands bois des Bains-Jaunes, du Matelyane, du Matouba, de la Pointe-Noire, de la Bouillante, etc. ; plus rare dans la basse région (route de Sainte-Rose au Lamentin). Alt. 15-1000 mèt. [N° 3468.]
Je crois que le Clusia alba, considéré comme une espèce particulière par Jacquin, n'est que le C. rosea à fleurs blanches.
Marmwique. Vulso : Aralie, aralie-z'abricot. — Également abondant dans les grands bois des Fonds-Saint-Denis, de l'Ajoupa-Bouillon, du Champflore, du Parnasse, de la Fontaine-Absalon, etc. On le rencontre quelquefois sur le bord de mer, dans les endroits éventés : Trois-Ilets. [N° 1829.]
C. venosa Jacq.; Clusia à feuilles veinées. Vulgo : Palétuvier-montagne, mangle-montagne, mangle-rouge-montagne, figuier-maudit-montagne. — Arbrisseau ou petit arbre tortueux dans le bas, droit par le haut, d'une élévation de 2 à 3 mèt. 50, à écorce noire ou noirâtre. Feuilles larges, entières, très épaisses et coriaces, opposées, largement obovales, arrondies ou presque tronquées au sommet, rétrécies à la base, ramassées à l'extrémité des branches ; pétiole très court, s'élargissant et devenant semi-amplexicaule.
Fleurs bien plus petites que dans le précédent, disposées en une sorte de
panicule terminale, portant le plus souvent une cymule terminale de 7-10
1. Cette espèce et les deux suivantes laissent exsuder du tronc et des étamines une gomme-résine jaunâtre, épaisse, balsamique, amère, qui est réputée purgalive, (E. H.)
rayons, et plus bas 2 cymules latérales plus petites, portant chacune 3 rayons; pédicelles très courts ou subsessiles; pédoncules légèrement comprimés, très vigoureux, munis de 2 bractées larges à l'insertion des 2 cymules latérales; calice à 6-8 pétales scarieux, fermes : les 2 extérieurs, opposés; les autres, graduellement plus grands et imbriqués ; corolle à 4 pétales blancs, imbriqués ; étamines nombreuses, en nombre indéterminé; stigmates 4-5 presque sessiles; anthères linéaires, jaunes, dressées. Fruit tardivement déhiscent, jaunâtre, de la grosseur d'une petite olive. — Produit assez rarement des fleurs, mais on trouve souvent des fruits, qui mürissent très lentement. — Vit isolément ou en société dans les parties des hautes montagnes
très éventées.
Ses tiges, dans leur moitié inférieure, portent des racines adventives recourbées en arc; celles qui sont près de la terre deviennent souvent chevelues. — Savane à Mulets, Grande-Découverte, Sans-Toucher, Savane aux Ananas, etc. Alt. 1000-1200 mèt. [N° 2351.]
La Martinique ne possède pas cette plante.
Tovomita Aubl. (du mot « Tovomite », employé chez les Galibis à la Guyane pour désigner cette plante.)
T. Plumiert Gr.; Tovomite de Plumier. Vulgo : Mangle-bois, palétuvier grand-bois. Plum., édit. Burm., t. 87, f. 2. — Arbre élégant, au-dessus de la taille moyenne, très branchu, branches inférieures longues et horizontales, le bas muni, sur une étendue de 1 mèt., de racines adventives nombreuses arquées, s'enfonçant dans la terre, flexibles, de l'épaisseur d’une baguette.
Feuilles entières, larges, fermes, elliptiques ou légèrement obovales, mucro-
nées, portant 8-10 nervures principales distancées. Fleurs blanches, poly-
games, exhalant une forte et agréable odeur, en cymes courtes, corymbi- .
formes, terminales, composées de 3-7 rayons; pédicelles articulés au-dessus de la base, plus longs que les boutons ; calice à 4 sépales persistants, opposés, concaves, bruns ; corolle rosacée à # pétales imbriqués, hypogynes, blancs, opposés aux sépales, ovales, arrondis; étamines nombreuses, en nombre indéterminé, libres, linéaires, jaunes, de longueur légèrement inégale, insérées sur un réceptacle large et charnu ; anthères jaunes, biloculaires, s’ouvrant longitudimalement, adnées au sommet des filets ; ovaire libre, sessile, à 9 loges; styles 4-5, courts; stigmates charnus, gros, arrondis, persistants. Fruit drupacé, noir, s’ouvrant par déhiscence septifrage comme celui du Clusia rosea, plus petit que lui. — F1. d'avril en Juillet. — Toutes les parties du végétal contiennent une assez forte dose de gomme-résine; le bois est recherché pour la construction : il dure très longtemps en terre et passe pour être incorruptüble. — Assez abondant dans les bois de l'Ajoupa-Bouillon, du Morne-Rouge, etc. Alt. 500-800 mèt. [N° 1834.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
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Moronobea Aubl. (nom de la plante chez les Galibis de la Guyane.)
M. coccinea Aubl., Symphonia globulifera L. f.; M. à fleurs écarlates. Vulgo : Palétuvier jaune. — Grand bel arbre, très remarquable par la beauté et la richesse de ses fleurs qui se succèdent pendant deux mois, par son feuillage toujours très vert; tronc droit et nu jusqu à une grande hauteur, d’une élévation de 20-35 mèt.; écorce grisâtre ou noirâtre, presque lisse, couverte de nombreuses aspérités blanchâtres; branches souvent pendantes ; racines adventives peu considérables, naissant près de la base du tronc sur une étendue de 2-3 mèt. Feuilles de la grosseur et de la forme de celles du muscadier ordinaire, à nervures très rapprochées, droites, fines, visibles seulement à la surface inférieure. Fleurs d’un rouge écarlate foncé, très nombreuses, en cymes ombelliformes, axillaires et terminales; pédicelles comprimés, épaissis au sommet èt à la base; boutons floraux, gros, ovoïdes; calice à 5 sépales persistants, imbriqués, arrondis : les deux extérieurs, plus petits; pétales 5, fortement réfléchis et roulés en dedans dans la fleur ouverte, insérés sur un disque hypogyne et annulaire ; étamines 15-20, insérées sur un disque, soudées en un tube conique-ventru , qui se fend par en haut en 5 segments planes et arqués auxquels sont adnées 3-4 anthères linéaires, introrses, parallèles et longitudinalement déhiscentes; style cylindrique, vigoureux ; stigmates 5 à segments rotacés, pointus, exsertes; ovaire libre, renfermé dans le tube staminal, à 5 loges contenant chacune 2 ovules dont 1 avorte souvent. Fruit ovoïde, drupacé, indéhiscent, long de 3-4 cm.; péricarpe cartilagineux, mince, lisse en dehors et jaune à la maturité du fruit; embryon sans albumen, comme dans les deux espèces suivantes; cotylédons charnus, ne s’ouvrant pas lors de la germination, munis sur toute leur surface de sillons ou de fossettes longitudinales, irrégulièrement disposées ; radicule légèrement courbe, tournée vers le micropyle. — Toutes les parties de la plante contiennent une gomme-résine Jaune, épaisse, très visqueuse!. Le bois est rouge ou jaunâtre à l'intérieur, dur et très apprécié pour la charpente, le charronnage : on en fait aussi de belles planches; les vers ne lattaquent pas, et il résiste longtemps à l'humidité. — Vit en société dans l'étang du Valcanard (Gourbeyre). Abondant sur les bords du Grand-Étang et de l'Étang-Zombi (Capesterre), où il devient très grand; dans les marécages de l'îilet La Jaille (Baie-Mahault) et dans les marécages des montagnes (Matouba). Alt. 30-800 mèt, [N° 2350.
La Martinique ne possède pas ce bel arbre.
1. Cette substance nommée Résine de Mani ou de Manil s'épaissit à l'air et prend une coloration d'un vert noirâtre qui lui donne quelque ressemblance avec la résine de Caragne (Icica Caragna H. B. K.) Elle est employée pour le calfetage des navires et sert à fabriquer des torches. C'est également au même végétal qu'il faudrait attribuer, selon le D" Bancroft, la résine-cochon (Hog-gum des Anglais) qu'on rapporte à Hedwigia balsamifera Swartz. C'est douteux. (E. H.)
Mammea L. (du latin « mamma », mamelle, allusion à la forme du fruit.)
M. americana L.; Vulgo : abricotier du pays. Tuss., F1., IT, t. 7; Desc., vol. I, t. 2, p. 8. — Arbre majestueux, très élevé; à large frondaison; à feuilles ornementales, grandes, luisantes; à fleurs blanches, axillaires, odorantes, monoïques ou polygames. Les fruits mürs se mangent crus, sans apprêts, ou à table, apprêtés avec du sucre ou du vin blanc sucré. La décoction des noyaux écrasés est employée dans le pays pour la destruction des tiques. Le bois a une teinte rouge, se fend facilement et peut servir pour la construction! Descourtilz, loco cit., vante les propriétés stomachiques, astringentes de l'écorce et des fleurs; dans le pays on ne s'en sert que rarement. — F1. habituellement deux fois par an. — Assez rare dans les bois de la moyenne région, plus abondant autour des habitations de la zone inférieure et basse. Alt. 10-500 mèt. [N° 3467.]
Marnnique. Vulgo : Abricotier. — Assez abondant. [N° 1828.]
M. humilis, variété macrophylla Mart.; M. à petite taille. Vulgo : 3ois-l'onguent, à cause de son suc jaune et gluant; Rheedia lateriflora L. Plum., édit. Burm., t. 257 ; Desc., vol. I, t. 343, p. 149; Tuss., F1., ITF, t. 32. — Petit arbre, haut de 6-7 mèt., rarement plus élevé, fortement branchu : jeunes branches, comprimées, écorce lisse, noire. Feuilles elliptiquesoblongues ou ovales, rigides, luisantes, polies, terminées par une pointe obtuse : nervures fines, non parallèles et légèrement saillantes des deux côtés; pétioles épaissis au point d'insertion, et ridés, noirs. Fleurs très nombreuses, petites, blanches, très odorantes, situées tout le long des branches, solitaires ou réunies par fascicules de 2-6 rayons, portées sur des pédoncules épaissis au sommet, 4 ou 5 fois plus longs que les fleurs ; sépales 2, opposés, arrondis au sommet, petits, 3 fois plus courts que les pétales et tombant après l'éclosion de la fleur; pétales 4, spatulés-arrondis; étamines 12-20, libres, hypogynes; anthères petites, arrondies, introrses, obliquement adnées au sommet du filet. Fruit drupacé d’une grande beauté, long de 6-7 cm., ovoïde, à péricarpe peu épais, très lisse et d'un jaune d’or, portant au sommet une pointe tronquée et courte ; semences le plus souvent 1, rarement 2, plus rarement 3, à surface irrégulièrement creusée de petits sillons longitudinaux ; cotylédones 2, s'ouvrant en deux moitiés égales. — F1. généralement de mars en avril; fruits mürs en juin et juillet, août. — Aucun animal ne les mange. De toutes les parties de l’arbre découle une gomme-résine, épaisse, d’une agréablé odeur et qui entretient longtemps la flamme après ignition. Le bois est blanc à l'intérieur et s'emploie souvent pour la charpente et la menuiserie. Le bas du tronc émet souvent des racines adventives droites ou
1. L'écorce donne une gomme-résine appelée Résine de Mami; elle est usitée par les nègres pour faciliter la sortie des épines qui s'introduisent dans leurs pieds. L'écorce est encore employée aux Antilles en décoction contre les maladies parasitaires et pour le pansement des plaies phagédéniques. Même observation pour l'espèce suivante. (E. H.)
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arquées. — On rencontre deux variétés, une qui pousse dans les falaises et endroits rocailleux du bord de mer ou un peu à l'intérieur, l'autre dans les grands bois humides. Les Saintes (bord de mer de la Terre-de-Bas), Vieux- Fort, Gozier, Désirade (bord de mer), Houëlmont (batterie), hauteur de la Bouillante et de Pigeon. Alt. 10-400 mèt. [N° 2353.]
Marmnique. Vulgo : Ciroyer, abricot bâtard, abricot bord-de-mer, abricotmontagne. — Caravelle (près du bord de mer); très abondant dans les bois de la Savane de Saint-Cyr, entre Case-Pilote et la fontaine Absalon.
Calophyllum L. (formé de deux mots grecs qui signifient « belle feuille » : « calos », beau, « phullon », feuille.)
C. Calaba L. (nom caraïbe de la plante). Vulgo : Galba. Jacq., Sel., Americ. stirp. hist., t. 156; Desc., vol. IT, t. 74, p. 30. — Grand arbre, droit, souvent plus ou moins tortueux, à tronc Jusqu'à 1 mèt. de diamètre, — Fournit un des meilleurs bois de construction : 1l est très résistant, dure longtemps dans la terre et dans l’eau; il est également recherché pour le charronnage et la tabletterie ; l'écorce est aromatique !. Selon Descourtilz, loco cit., les fleurs et l'écorce ont des vertus stomachiques et astringentes; dans le pays on ne s’en sert pas souvent. — FI. ordinairement en juin et juillet. — Basse-Terre (sur les terres du Jardin botanique), Camp-Jacob (habitation Rollin), Pointe-Noire (le long de la Rivière de la Petite-Plaine), etc. [N° 2349.]
Marnnique. Vulgo : Galba. Plus abondant qu'à la Guadeloupe : on la plante en lisières à la place du Pois doux, pour abriter les plantations.