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TRENTE-SEPTIÈME FAMILLE

Byrsonima Rich. (du grec « burseuein », tanner, parce que les écorces de toutes les espèces contiennent beaucoup de tanin.)

B. laewigata Rich.; Byrsonima à feuilles lisses. Vulgo : Abricotier bâtard. — Très grand arbre, haut de 20-30 mèt., à tronc droit, nu, anfractueux à la base, à frondaison très ample. Feuilles larges, coriaces, ovales-elliptiques, obtusément pointues au sommet. Fleurs jaunes en racèmes terminaux ; calice

muni de 10 glandes; pétales 5, ondulés sur les bords, styles 3. — FI. en avril et ma; fruits mûrs en juin et juillet. — Dans les grands bois humides du

1. D'après quelques recherches personnelles actuellement en cours d'exécution, tout fait supposer que le même principe actif existe, en plus ou moins grande abondance, dans les espèces propres aux Antilles ; c'est à voir de plus près. (E. H.)

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Gommier, du Matouba, du Bassin-Bleu, des Trois-Rivières, de la Ravine- Chaude, etc. — Cette espèce se distingue de toutes ses congénères par l'ampleur des feuilles et des fruits. — Alt, 250-900 mèt. [N° 3675.]

Ne se trouve pas à la Martinique.

B. martinicensis Kr. et Urb., nova species. Vulgo : Bois-tan-montagne. — Arbre de taille moyenne, droit, à feuilles coriaces, elliptiques ou ellip-

tiques-ovales, arrondies ou légèrement échancrées au sommet. — FI. en août et septembre. —-Dans les grands bois du Lorrain, de la Calebasse et

de la Montagne-Pelée. Alt. 600-860 mèt. [N° 593.] — Je n'ai pas trouvé cette espèce à la Guadeloupe.

B. {rinitensis Juss.; Byrsonima de la Trinidad. Vulgo : Mauricif ou mauressif. — Assez grand arbre, droit, à feuilles ovales ou elliptiques, obtusément pointues au sommet, plus petites que les deux espèces précédentes. — F]. en avril, mai. — Bois inférieurs des Bains-Jaunes et du Gommier. Alt. 450-700 mèt. [N° 3212.]

Ne se rencontre pas à la Martinique.

B. spicala Rich.; Byrsonima à fleurs en épis. Vulgo : Mauricif, bois-tan. Cvebiss VI 29237:"Desc vol lit 91 p974=%Arbretde faille moyenne, rarement de grânde taille; se distingue facilement de ses congénères par ses feuilles lancéolées, luisantes, pointues aux deux extrémités, et par ses fruits jaunes. — Assez abondant dans tous les grands bois du Gommier, des Bains-Jaunes, du Matouba, des Trois-Rivières, de la Pointe- Noire, etc. — F1. en avril, mai. — Descourtilz, loco cit., classe cet arbre dans les stomachiques astringents et recommande la décoction des fruits en gargarisme et en lavement contre l’angine, et le rob des fruits contre la dysenterie, dont on veut modérer le cours : on le délaye dans une décoction de l'écorce, lorsque la maladie touche à son terme; les baies, prises à une certaine dose, deviennent laxatives. Dans le pays on se sert souvent de la décoc-

tion de l'écorce et des graines contre les cours de ventre. — FI, en avril et mai. — Alt. 200-900 mèt. [N° 2416.]

Marminique. Vulgo : Bois-tan. — Assez commun dans tous les bois. PNA T 0.)

Nora. — Tous les Byrsonima précités ont des fleurs jaunes très belles, en

grappes courtes, terminales, un calice muni de 10 glandes longitudinales, symétriquement disposées, une corolle à 5 pétales onguiculés, 10 étamines avec des anthères adnées et des fruits ovales de la grosseur d’une petite cerise, munis au sommet d'une pointe, reste du style; tous contiennent beaucoup de tanin : les tanneurs de la Basse-Terre se servent surtout de l'écorce du B. spicata, en raison de l'abondance de ce végétal; tous fournissent un excellent bois pour la construction ; les oiseaux sont avides de leurs fruits.

B. lucida Rich. ; Byrsonima à feuilles luisantes. Vulgo : Olivier. — Grand

arbuste ou petit arbre, souvent torlueux, à branches tantôt fastigiées, tantôt divariquées, tantôt inclinées, à tige nue dans le bas, à écorce grise. Feuilles ramassées aux extrémités des branches, spatulées, petites, légèrement roulées sur les bords. Fleurs pourprées, disposées en grappes courtes, terminales : étamines violettes. Fruit drupacé, ovale, pointu, de la grosseur d'une petite olive. — Vit solitaire ou en société dans les terrrs calcaires de la Désirade, sur le plateau entre Port-Louis et l'Anse-Bertrand, du Morne-àl'Eau, de Marie-Galante, etc. — FI. presque toute l'année. [N° 2891.] N'existe pas à la Martinique.

Bunchosia Rich. (du mot « bunchos », nom qu'on donnait autrefois au café.)

B. glandulifera Desc.; Bunchosie à feuilles glanduleuses. Vulgo : Prunecafé, bois-café-bois. — Arbre de taille moyenne, droit, haut de 15-18 mèt., ressemblant au Byrsonima spicala. Feuilles larges, variables, membraneuses, elliptiques ou ovales-elliptiques, brièvement pétiolées, opposées, munies près de la base, de chaque côté de la côte principale, de 1-2 taches brun-jaunâtre, larges, arrondies ou allongées. Fleurs jaunes, en grappes spiciformes, axillaires, allongées, pédonculées, opposées, plus courtes que les feuilles, naissant à l’aisselle des feuilles situées sur les branches de la dernière poussée; calice à 10 glandes larges; styles 3. Fruit drupacé, très Jaune en dehors, à pulpe molle, brune, très douce et agréable au goût: semences le plus souvent au nombre de deux. — Le rob du fruit est très astringent. Le bois sert pour la construction. — FI. en avril et mai. — Assez abondant au Gommier (bord du Galion), dans les bois des Bains-Jaunes, du Matouba. Alt. 400-800 mèt. [N°5 2411, 3213.]

MarriNiQuEe. Vulgo : Café-bois, café-moka. — Assez rare. Hauteurs boisées du Robert, des Roches-Carrées et de la Régale. [N° 486.)

L. B. glandulosa Rich.; Vulgo : Prune-café, Cav. Diss., VIT, €. 239, originaire de la Dominique, petit arbre très branchu et à larges feuilles ; est cultivé, à cause de ses fruits, sur quelques habitations : Habitation Longmont (Capesterre, Guadeloupe), et à la Martinique, au Jardin botanique, enfin sur quelques habitations de la Rivière-Salée.

Malpighia L.; (dédié par Linné au célèbre Italien Marcelle Malpighi, né en 1628, à Crevalcoure, près de Bologne; depuis 1656, professeur de médecine à Bologne, médecin du pape Innocent XII, mort à Rome, en 1693; a écrit

entre autre choses : Analomia plantarum.)

M. glabra L.; Cav. Diss., VITE, €. 234. Malpighie à feuilles glabres. Vulgo : Cerisier du pays. — Arbrisseau tantôt très touffu, tantôt petit arbre plus ou moins tortueux, fortement branchu. Feuilles petites, ovales, habituellement pointues, brièvement pétiolées. Fleurs pourpres, plus rarement blanches,

Ne 1 à

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solitaires ou réunies en ombelles, axillaires, nombreuses: pédicelles filiformes, arüiculés au milieu; calice à 6-10 glandes; styles 3. Fruit subglobuleux, à 3-4 côtes faiblement aceusées. — F1. habituellement deux ou trois fois dans l’année. — Endroits secs, rocalleux, près de la mer : Vieux-Fort, çà et là dans les terres calcaires de la Désirade et de Marie-Galante. Alt. 10-120 mèt. [N° 2890.)

MarniniQue. Vulgo : Cerisier du pays. — Assez abondant à la Caravelle, dans les endroits calcaires des environs du Phare. — Les fruits sont aqueux

el très rafraichissants. [N° 1479.]

Le M. punicifolia L., Plum., édit. Burm., €. 166, f.2, M. biflora Poir., Cav. Diss., VIII, t. 234, f. 2; Tuss., F1., II, t. 27. Vulgo : Cerise carrée, cerisier à côte; n’est, à mon avis, que le M. glabra cultivé.

Murens. -Plum- édit Burner 07 Pr Gav. Diss VII 19235: Desc., vol. VIIT, t. 569, p. 234. Malpighie à feuilles brülantes. Vulgo : Cerisier-grosse-côte. — Petit arbre, souvent tortueux, à branches très divariquées, presque toujours horizontales, à jeunes branches couvertes de lenticelles nombreuses, blanchâtres, à écorce fendillée, Feuilles variables, nettement elliptiques ou elliptiques-oblongues, obtuses ou pointues au som-

met, glabres en dessus, munies en dessous de poils longs, couchés, luisants,

brülants et bicuspidés. Fleurs pourpres ou légèrement pourprées ou blanches, en ombelles de 3-6 rayons, tantôt subsessiles, tantôt pédonculés; calice pourvu de 8-10 glandes. Fruit d’un rouge pâle, luisant, à trois grosses côtes. — Descourtilz classe les fruits de ce végétal au nombre des rafraichissants aqueux el les recommande dans les fièvres inflammatoires et bilieuses : on en fait grand usage dans le pays. Le bois est dur : on en fait des poteaux solides et même de petits meubles. — Rare à l’état sauvage; se cultive souvent autour des habitations : Gourbeyre, Camp-Jacob, Trois-Rivières, Lamentin. [N° 3719.)

MarriniQuEe. Vulgo : Cerisier-capitaine, grosse cerise. — Au Jardin botanique et Çà et là dans les campagnes : Lamentin, Ducos, ete. [N° 478.

M. urens L., variété lanceolata Gr., Malpighie à feuilles lancéolées. Vulgo (aux Saintes) : Cerise-ruban-couleuvre. — Arbrisseau ou petit arbre, très élégant, droit, très touffu, à feuilles petites, lancéolées, garnies en dessous de nombreux poils couchés, brûlants; se trouve çà et là aux Saintes (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas. — FI. en avril, mai; les fruits, moins gros que dans le M. urens, sont excellents et très rafraîchissants. [N° 2888.

Cette variété n'existe pas à la Martinique.

M. anguslifolia L., Malpighie à feuilles étroites. Vulgo : Bois-royal. Cav. Diss., VII, t. 536,f. 1. — Arbrisseau des plus élégants, très touflu dès la

base, haut de 2-3 mètres, à branches flexibles, souvent inclinées et même

Düss, — Plantes Guadeloupe et Martinique. S

tombantes. Feuilles linéaires-lancéolées, luisantes én dessus, couvertes en dessous de nombreux poils couchés, très brülants et bicuspidés. Fleurs blanches ou pourpres, solitaires ou en pelits corymbes, axillaires, peu nombreux. Fruit pulpeux, ovoïde, petit, muni de 9 petits sillons et de 3 côtes. —

On peut les manger. — Abondant sur le plateau et sur la côte de la Désirade ; assez rare à Marie-Galante; rare aux Saintes (Terre-de-Haut, route du Bourg-au-Chameau). — FI. de septembre en janvier. [N° 2889.]

De cette belle espèce on ne trouve pas trace à la Martinique.

M. coccigera L.., Cav. Diss., VIIT, t. 235, f. 2. Malpighie à fruits durs. Vulso : Bois-petit-houx. — Arbrisseau très ornemental, couché, rampant, ou parfois ascendant, à branches minces, allongées, flexibles, enchevètrées. Feuilles très petites, rigides, très luisantes, ovales-arrondies : les jeunes, entières; les adultes, sinuées-dentées, à 1-6 dents terminées par un mucro aigu, rappelant celles du houx de France (un certain nombre de feuilles sont presque tronquées au sommet et tricuspidées). Fleurs solitaires, axillaires, portées sur des pédoncules longs, filiformes. Fruit petit, globuleux, presque sec, à 3 sillons, qui deviennent plus profonds vers la base. — Peu répandu et peu abondant. Je n’ai trouvé cette magnifique espèce que sur les rochers, près du bourg de la Rivière-Pilote. [N°1477.]— Je ne l'ai pas vue à la

Guadeloupe.

Brachypteris Juss. (du grec « brachus », court, et « pterux », aile, parce que, dans les espèces-types, les feuilles sont pourvues, à la base du limbe, de deux petites stipules.)

B. borealis Juss., Cav. Diss., VIII, t. 237, f. 1. Brachyptère boréale. Vulgo : Liane bord-de-mer, aile ravet-bord-de-mer. — Petite liane vivace, haute de 0,80-2 mètres, d’abord droite, ensuite voluble, branchue, à branches élalées, à Jeunes branches comprimées, blanchâtres, légèrement pubescentes. Feuilles opposées, ovales, arrondies à la base et garnies de 2 glandes ; à pétioles courts, munis au sommet de 2? glandes arrondies. Fleurs jaune vif, en ombelles axillaires de 3-4 rayons; pédoncules plus longs que les pétioles et 2-3 fois plus courts que les feuilles ; étamines 10. Fruit samaroïde, portant une aile latérale, courte et arrondie au sommet. — Endroits marécageux du bord de mer et endroits inondés par la mer. Pointe-à-Pitre (route du Gozier). [N° 2893.

Marrnique. Vulgo : Mibi bord-de-mer. — Très abondant dans les marécages d’eau salée du Robert, du François (le long du canal) et de la Tartane. [N° 1474.)

Stigmatophyllum Juss. (du grec « stigma », stigmate, et « phullon », feuille, parce que les 3 stigmates se terminent chacun par un appendice foliacé.)

S, convoloulifolium Juss., Cav. Diss., IX, €. 256. Stigmatophylle à feuilles

sérum Eat Lé FA

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de ‘liseron. Vulgo : Mibi, liane-mibi. — Liane ornementale, vivace, à branches trichotomes, très allongées, très flexibles et pendantes, haute de 3-5 mètres. Feuilles larges, opposées, ovales, pointues, glabres, ondulées et clanduleuses sur les bords, légèrement cordées à la base; pétiole court, biglanduleux au sommet. Fleurs larges, d’un jaune citron, en corymbes ramassés, ombelliformes de 5-12 rayons, axillaires et terminaux, portés sur un long pédoncule; pédicelles articulés au milieu ; pétales frangés ; étamines 6, dont 4 stériles, plus courtes que les 2 fertiles. Fruit samaroïde, à une aile large, membraneuse, oblongue, arrondie et mince au sommet, munie,

sur le dos, de deux appendices obtus. Assez abondant le long des rivières

de la basse région. — FI. en septembre, octobre et novembre. — Sainte-

Marie, Maricot, Carbet, Case-Pilote. Alt. 10-250 mèt. [N° 1572,] — Je ne , D 1 ) J

l'ai pas vu à la Guadeloupe.

S. puberum Juss.; Stigmatophylle velu. Vulgo : Liane aile-à-ravets. — Ressemble au précédent par le port, l’inflorescence et la couleur des fleurs et la forme du fruit ; il en diffère par ses feuilles plus petites, plus pointues, luisantes, lisses, mais surtout par le duvet blanc argenté qui en revêt toute la face inférieure comme il revêt les pédoncules et les pédicelles, les branches et les jeunes tiges. — Abondant dans les halliers, le long des rivières et dans les endroits abrités contre le vent. Basse-Terre (rivière aux Herbes), Gourbeyre (rivière Sence), Moule, Capesterre (Guadeloupe). [N° 2414.]

Marrinique. — Vulgo : Mibi, liane-à-corde. — On se sert des tiges pour faire des liens. — Saint-Pierre (Trois-Ponts), Carbet, Grande-Rivière,

Trinité, Marigot. [N° 1473.]

S. emarginalum Juss., Banisteria splendens Macf.; Cav. Diss., IV, €. 249. Stigmatophylle à feuilles échancrées. Vulgo : Liane noire, hane aile-à-ravets. — Liane vivace, pouvant grimper à 4-6 mètres de haut, souvent rampante par défaut de support et alors d’une élévation de quelques pieds. Feuilles variables, ou nettement ovales, ouobovales-lancéolées, fermes, à bordslégèrementroulés, largement ou peu échancrées au sommet où terminées par une pointe obtuse, luisantes en dessus, couvertes en dessous d’un duvet fin, blanchâtre et épais ; pétiole court, duveté, blanc et muni au sommet de deux glandes noires et sessiles. Fleurs grandes, jaune vif, en panicules terminales, dichotomes, composées de corymbes ombelliformes où en ombelles simples et axillaires ; pétales dentés-frangés, onguiculés, dont deux plus petits; pédoncules et pédicelles duvetés, blanchâtres. Fruits réunis par 2, à aile glabre, membraneuse, pourvue de petits sillons et portant sur le dos deux petits appendices membraneux. — Abondant dans les terres sèches, calcaires et arides du littoral : Vieux-Fort, Le Baillif, Vieux-Habitants, Gozier, Marie-Galante, Désirade, etc. — F1. principalement d'avril en juillet. [N° 2313.]

Marmnique. Vulgo : Petit-mibi, mibi-falaise. — Sainte-Luce, Diamant, Sainte-Anne, Caravelle (environs du Phare). [N° 437.)

S. periplocifolium Juss.; Stigmatophylle à feuilles de Periploca. Vulgo : Petit-mibi. S1., &. 162, f. 2. — Petite liane vivace, souvent rampante, à branches allongées, filiformes. Feuilles membraneuses, elliptiques ou ovaleslancéolées, toujours glabres des deux côtés, échancrées au sommet et munies d'une petite pointe. Fleurs jaunes, en corymbes ombelliformes ; pédicelles filiformes bibractéolés au milieu, caractère qui distingue facilement cette espèce de la précédente. Dans les deux dernières espèces, l'appendice du

stigmate est tronqué et petit. — Peu abondant. Endroits rocailleux et secs de Sainte-Luce. Alt. 0-150 mèt. [N° 438, 439.] — Je ne l'ai pas trouvé à

la Guadeloupe.

Heteropteris Kth. (du grec «heteros », différent, et « pterux », aile, allusion à la forme particulière des ailes du fruit.)

H. purpurea Kih., Cav. Diss., IX, t. 246, f. 2: Hétéroptère à fleurs pourprées. Vulgo : Aiïle-à-ravets, liane-à-ravets, liane-caraïbe. — Liane ornementale, très florifère, à branches très enchevètrées, longues, très flexibles, minces, pendantes, haute de 2-5 mèt., à vieilles tiges d’un diamètre de 7- 10 mm., très fendillées et subéreuses. Feuilles petites, ovales ou elliptiques, membraneuses, glauques en dessous. Fleurs pourpres, petites, en panicules terminales et axillaires, composées d'ombelles; pédicelles articulés au-dessous du milieu, bibractéolés à la base et aux articulations; glandes du calice

s; g pourpres; élamines toutes fertiles. Fruit petit, prolongé latéralement en une aile membraneuse arrondie au sommet. — FI]. d'avril en juillet. — Abondant

dans les halliers de terres sèches et rocailleuses du littoral : environs de la Basse-Terre, Le Baïillif, Vieux-Fort, Deshaies, Désirade, Marie-Galante, etc. Alt. 10-200 mèt. [N° 2412.

MarminiquEe. Vulgo : Aïle-à-ravets. — Abondant : Carbet, Prêcheur, Case- Pilote, Marin, Caravelle, etc. [N° 1470.]

H. platyplera D. C.; Hétéroptère à ailes plates. Vulgo : Liane-à-ravets. —.liane vigoureuse, très ornementale, peu élevée et peu sarmenteuse, à branches d’abord droites, ensuite inclinées, à écorce roussâtre couverte de nombreuses lenticelles globuleuses. Feuilles très coriaces, larges, opposées, oblongues ou elliptiques-oblongues, très glabres, luisantes en dessus, roussâtres en dessous. Fleurs d'un jaune vif, en panicules larges, terminales trichotomes, avec des grappes simples, situées aux extrémités des branches; pédoncules principaux et pédicelles primaires longs, rigides, droits; pédicelles tertiaires courts, gros, articulés et souvent bibractéolés au milieu, tous couverts d'un duvet court et ferrugineux. Fruits larges, réunis par 2-3, à aile large, tantôt droite, tantôt recourbée, longue de 25-30 mm. sur 8-10 mm. de large. — Abondant le long des rivières et dans les coulées aérées des parties inférieures de la Pointe-Noire (rivière de la Petite-Plaine),

MALPIGHIACÉES — SAPINDACÉES M

de Pigeon (rivières Lostau et Bourceau), ete. — FI. en avril et mai. — Alt. 0-300 mèt. [N° 3377.)

MarniNiQue. Vulgo : Liane-caco (à cause de la ressemblance de ses feuilles avec celle du cacoyer). — Le long des rivières de la Capote, de la Grand’ Anse, ravine de Ducos, etc. [N° 169.]

Tetrapteris Cav. (du grec « tetra », quatre, et « pterux », aile, parce que le fruit a quatre ailes.)

T. inaequalis Cav., Diss., IX, t. 260; Tétraptère inégale (fruit à quatre ailes de longueur inégale). Vulgo : Aïile à ravets. — Forte liane, d'abord droite, ensuite sarmenteuse, à branches fortement inclinées, à Jeunes branches et jeunes feuilles couvertes d'un duvet blanc et farineux, qui disparait facilement. Feuilles ovales ou elliptiques, pointues : les jeunes, molles ; les adultes, coriaces. Fleurs d’un jaune vif, en panicules trichotomes, composées d'ombelles de 3-4 rayons: pédicelles articulés et bibractéolés au milieu; calice à 8 glandes; étamines toutes fertiles; styles 3. Fruit à # ailes dont ? supérieures, divergentes et plus grandes, et 2 inférieures, parallèles, beaucoup plus étroites et plus courtes. — Peu abondant : bord de la rivière du Céron (Prècheur), hauteurs pierreuses de la Grande-Rivière. Alt. 20- 200 mèt. [N° 1469.] — Je n'ai pas trouvé cette espèce à la Guadeloupe.

De cette famille on cultive dans tous les jardins le Galphimia glauca Ca. (G. elegans Bartl.), arbrisseau originaire de l'Amérique tropicale, droit, d'un très beau port, haut de 1-3 mèt., à fleurs jaunes en panicules pyramidales, courtes, Guadeloupe [N° 2415.] — Martinique [N° 1471.]

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