TRENTE-HUITIÈME FAMILLE. — SAPINDACÉES
Cardiospermum L. (du grec « kardion », cœur, et « sperma », semence, parce que les graines portent une tache noire affectant la forme d'un cœur.)
C. Halicacabum L.; Cardiosperme à fruit de coqueret (nom spécifique üré du grec « hali », sel, et « kakabon », tonneau, parce que les Grecs comparaient le fruit, qui a la forme d’une vessie, à un tonnelet dans lequel ils conservaient le sel). Vulgo : Persil bâtard, Desc., vol. IV, t. 241, p.40. — Liane herbacée, annuelle ou suffrutescente, grimpante, très ornementale, à cause de son feuillage: à tiges minces, pubescentes, très flexibles ; à Jeunes tiges à 4 angles. Feuilles biternées, incisées et grossièrement dentées. Fleurs blanches, petites, en corymbes axillaires, longuement pédonculés ; pédoncules filiformes, munis au sommet de 1-3 petites vrilles filiformes; sépales 4, les 2 inférieurs plus larges; pétales #, inégaux, portant de petites écailles séparées des étamines par un petit disque; étamines 8; styles 3. Fruit vésiculaire, dont la forme rappelle un bonnet de prêtre, plus large que long,
tardivement déhiscent, pubescent; semences 3, bleues, sphériques, portant à la base une large tache noire en forme de cœur. — Abondant dans les savanes et les halliers de la région du littoral. — Descourtilz range cette herbe dans les diurétiques excitants et dit que la décoction de la racine est spécialement recommandée dans les affections de la vessie et des voies urinaires. Dans le pays, on se sert fréquemment des feuilles et des tiges dans les bains tièdes et en cataplasmes émollients contre les abcès, les phlegmons et les furoncles; l'eau dans laquelle on a laissé séjourner les feuilles pendant quelque temps constitue un des meilleurs rafraîchissants. — F1. pendant l'hivernage. — Environs de la Basse-Terre, Gourbeyÿre, Trois-Rivières, Petit- Bourg, Capesterre, etc. Alt. 0-380 mèt. [N° 2521.]
Marrinique. Vulgo : Bonnet carré. — Abondant : Saint-Pierre, Parnasse, Carbet, Marin, etc. [N° 39.1
La variété 5. microcarpum BI. se distingue du précédent par ses fruits plus petits, plus déprimés, et par ses côtes plus saillantes [N° 2421.] — Martinique [Nos 38 et 38 a.]
Urvillea Kth (dédié par Kunth au navigateur français J. Dumont d'Urville, né à Condé-sur-Noireau; 1l a entrepris, de 1826-29, un voyage de découvertes en Australie; a écrit une énumération des plantes des îles Falkland et Enumeralio plantarum, quas in insulis Archipel. et littoribus Ponti- Euxini colleqit.)
U. ulmacea Kth; Urvillée à fruits d'orme. Vulgo : Liane-persil, lianesavon. — Vivace, grimpant, à liges minces, flexibles, striées et à 4-6 angles saillants. Feuilles ternées, d’un vert très pâle, à folioles ovales, acuminées, grossièrement et irrégulièrement dentées, arrondies au sommet ou terminées en pointe; pétioles secondaires {rès légèrement ailés: vrilles de deux sortes : les unes longues, axillaires, sortant des aisselles des féêuilles ; les autres tou- Jours par 2, courtes, naissant au sommet des pédoncules. Fleurs blanches, en grappes : les unes axillaires, les autres portant des vrilles pédonculaires ; sépales 5; pétales 4, munis d'écailles ; étamines 8. Fruit samaroïde, vésiculeux, trilobé-triailé; contenant trois semences crustacées, globuleuses, pourvues d'une arille blanc. — Rare : route des Trois-Ilets aux Anses-d'Arlet, [N° 40, 1482.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
Paullinia L.. (dédié par Linné à Simon Paulli, né en 1603, à Rostok; en 1632, professeur de médecine, et, en 1639, professeur d'anatomie, de chirurgie et de botanique à Copenhague, mort en 1680; a écrit : Quadripartilum bolanicum de simplicium medicamentorum facullalibus, et la Flore danoise. [Fern. Paullini a écrit, en 1664, de Abusu Tabaci et Herbæ Theæ: Christ. Franc. Paullini, en 1688, sur le Salvia, en 1700, sur le Jalap, en 1704, sur la Muscade.|
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P. Vespertiho Sw.; Paullinie à pattes de chauve-souris. Vulgo : Lianepersil. — Puissante liane, haute de 10-15 mèt., à tiges adultes cylindriques, ruguleuses, noirâtres, à jeunes liges profondément sillonnées ou seulement striées, à branches pendantes. Feuilles imparipennées, longuement pétiolées, à 5 folioles ovales-oblongues, très grossièrement dentées vers le sommet : la paire inférieure est très éloignée de la supérieure, qui se trouve au même niveau que la foliole terminale. Fleurs très petites, jaune pâle, en grappes axillaires allongées, portées sur de très longs pédoncules qui sont pourvus, à la base, dedeux stipules ovales-lancéolées, munies au sommet de deux grandes vrilles comprimées; sépales 5; pétales 4, pourvus de petites écailles; étamines8 ; disque formé de quatre glandes. Fruit large, pyriforme, s'ouvrant par déhiscence septicide, pourvu au sommet de trois ailes membraneuses et oblongues, plus courtes que le fruit et situées horizontalement; semence 1, brune, à moitié plongée dans un arille blane, ondulé sur le bord, spongieux à l'état frais. — Avec les tiges, on fabrique des bâtons à la fois très flexibles et très solides. — FI. en février et mars; fruits mûrs en octobre et novembre. — Assez abondant dans les bois inférieurs des Bains-Jaunes (canal Dupuy, rivière Roche, etc.}. [N°13599.1
Marmnique. Vulgo : Liane-persil, — Parnasse, Fonds-Saint-Denis, Grande- Rivière. [N% 1483, 1483 D.]P. microsepala Radik. in Monogr. Paulliniæ, 1895-96, p. 253.
P. Cururu L. part.!, Plum., édit. Burm.., t. 111, fig. 2; Paullinie Cururu (mot caraïbe). Vulgo : Liane à scie, liane-mangle, persil noir. — Vivace, grimpant, haut de 2-6 mèt., à branches flexibles, pendantes, à jeunes branches quadrangulaires-sillonnées, à angles saillants. Feuilles digitées-trifoliées, à folioles très brièvement pétiolées, ovales-elliptiques, acuminées, grossièrement et irrégulièrement dentées vers le sommet : la terminale plus grande: pétiole commun ailé. Fleurs blanches, en grappes courtes, axillaires; stipules courtes, lancéolées: vrilles opposées aux feuilles ou caulinaires, Fruit pyriforme, trigone, surmonté de trois styles persistants, s'ouvrant par déhiscence septicide; semences 1-3, noires, luisantes, nichées dans un arille épais et blanc. — Dans l'opinion des habitants, les graines passent pour être un poison?. Avec les tiges, on fait également des bâtons solides et flexibles. — Abondant dans les endroits marécageux du bord de mer : Lamentin, Trois- Ilets, Ducos; plus rare à l'intérieur : boulevard de Saint-Pierre, Prêcheur. [N° 1485.] — Elle ne se trouve pas à la Guadeloupe.
P. pinnala L., Plum., Descript., t. 91; Paullinie à feuilles pennées. Vulgo :
1. (Partim Serjania nodosa Radik. — Radik., Monogr. Serjania, 1875, p. 341: Monogr. Paull., 1895-96, p. 14, obs. n° 3, p. 1928, 133).
2. Cette espèce donne un suc qui serait employé par les sauvages de la Guyane, où cette plante existe, pour empoisonner leurs flèches. Il entrerait dans la préparation du curare, (E. H.)
Liane-persil. — Vivace, haut de 2-5 mèt., à Jeunes tiges sillonnées-striées. Feuilles longuement pétiolées, à 5 folioles brièvement pétiolées, coriaces, luisantes, ovales-elliptiques, acuminées, irrégulièrement et grossièrement dentées, à dents obtuses, distancées : la paire inférieure, éloignée de la supérieure, est au niveau de la foliole terminale: le pétiole principal est ailé entre la première et la deuxième paire et de là jusqu’au point d'insertion sur la tige. Fleurs blanches en grappes axillaires. Fruit pyriforme, couronné par les restes du style. Cette espèce se distingue de la précédente surtout par la forme de ses feuilles et de ses folioles. — Assez rare. Çà et là dans les halliers de la région inférieure : Lamentin, Rivière-Salée, Parnasse, [N° 1484. — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
P. Plumerti Tr. et PI. — Voir à la fin de l'ouvrage, aux Addenda, la description omise par l’auteur. (Radlk., Wonog. Paulliniae, 1895-96, p. 309.)
Gupania L. (dédié par Linné à Franç. Cupani, né en 1657, à Myrti en Sicile ; étudia la médecine, entra, en 1681, dans l’ordre de Saint-François ; devint directeur du Jardin botanique du comte della Catholica et professeur de théologie à Palerme, mort en 1700; a écrit : Hortus Catholicus; Cataloqgus plantarum sicularum; a travaillé pendant vingt et un ans à l'histoire naturelle de la Sicile et a laissé un ouvrage de 700 planches dont 191 furent imprimées.)
C. americana L., Desc., vol. II, t. 89, p. 89; Plum., édit. Burm., t. 110. Vulgo : Yeux-crabes. — Arbre de taille moyenne, à branches très étalées, horizontales, à écorce roussâtre, unie. Feuilles paripennées à 4-5 paires de folioles alternes, obovales-oblancéolées, régulièrement dentées en seie, à dents inférieures distantes : celles du sommet du limbe, arrondies, rapprochées; côtes, nervures et nervilles de la face inférieure couvertes d’un duvet roux. Fleurs petites, blanchâtres, en panicules larges, terminales; jeunes branches, pédoncules, pédicelles et calices couverts d’un duvet très roux et fin; sépales 5, imbriqués ; pétales 5; étamines 8, insérées sur un disque complet. Fruit large, déprimé au sommet, duveté de roux à trois coques sousligneuses, s'ouvrant par déhiscence loculicide, contenant chacune une semence globuleuse, brune, lisse, luisante, enchâssée d’un arille rouge et irrégulièrement frangé. — Descourtilz place cette plante dans les stomachiques astringents à cause du tanin que contiennent les feuilles et les fruits; il ajoute que les feuilles prises en infusion s’administrent dans le catarrhe vésical et toutes les fois qu'il s’agit d’exciter la membrane muqueuse des voies urinaires et des autres membres frappés d'atonie. — FI. en avril, mai. — Le bois est dur et blanc en dedans. — Très rare. De cette espèce, je n'ai trouvé qu'un pied sur le plateau des Trois-Ilets. [N° 1486.] — Il ne se trouve pas à la Guadeloupe.
C. {riquetra À. Rich. ; Cupanie à fruit triquètre. Vulgo : Bois-châtaignier,
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caconnier rouge. — Arbre de taille moyenne, à écorce rousse, à branches très étendues. — Ressemble au précédent par la taille et le port; il en diffère par ses feuilles adultes glabres, moins dentées, les pédoncules et pédicelles beaucoup moins duvetés, mais surtout par son fruit à angles aigus. — FI, en décembre et janvier; fruits mûrs en mai, juin, juillet, — Peu abondant : çà et là dans les bois secs de la ravine Blondeau (Trois-Rivières), sur le bord de la rivière de la Petite-Plaine (Pointe-Noire) et de la rivière Noire, près du Saut-de-Constantin. [N° 3376, 3561.| Il n'existe pas à la Martinique.
Sapindus L. (du latin « sapo », savon, et « indus », indien, parce que les graines servent de savon dans l'Inde.)
S. saponarta L., Desc., vol. IV, t. 261, p. 121; Sapindus saponaire. Vulgo : Savonnette, savonnier, bois mousseux, — Grand bel arbre, à tronc très droit, cylindrique, à frondaison allongée, à branches peu étendues, tantôt fastigiées, tantôt étalées, à écorce grise, mince, sèche et lisse : celle des jeunes branches couverte de lenticelles blanchâtres. Feuilles paripennées à 4-5 paires de folioles oblongues-lancéolées, coriaces, inégales à la base; pétiole principal étroitement ailé. Fleurs blanchâtres, petites, disposées en panicules larges réunies en groupe, soit à l'extrémité des branches, soit à l’aisselle des dernières feuilles ; pédoncules et pédicelles couverts d’un duvet roux pâle, très court; sépales et pétales 5; étamines 10, insérées sur un disque complet; styles 3. Fruit drupacé, sphérique, noir en dehors, de la grosseur d'une cerise, muni à la base, à côté du pédicelle, d’une large glande traversée d’un sillon profond; semence 1, par avortement des 2-3 autres ovules, complètement sphérique, noire, lisse, dure. — On se sert des graines pour fabriquer des chapelets et des bracelets; la pulpe des fruits, mise dans l’eau, donne une écume blanche très abondante dont on se sert pour laver le linge en guise de savon; les feuilles, macérées, produisent également une écume savonneuse!; le bois est dur, grisätre en dedans, pesant : il sert à faire des rouleaux de moulins, des moyeux, ete. — Descourtilz met ce végétal au nombre des diurétiques sédatifs ; il dit que le suc visqueux des fruits, qui renferme du tanin, est administré à l’intérieur et en injections vaginales contre les hémorrhagies utérines; il ajoute que la décoction de l'écorce de la tige est bonne, en injection, dans la leucorrhée vaginale et l'uréthrite; en lotions, contre les vieux ulcères. — Malheureusement, cet arbre est devenu rare : Çà et là autour des habitations et le long des rivières de la basse région. — FI. en janvier et février; graines müres en juin et juillet. —
1. Toutes les parties de ce végétal (fruit, feuilles), qui rendent l'eau mousseuse, renferment de la saponine comme le bois de Panama. On utilise les mèmes propriétés dans les fruits et feuilles du $S. arborescens Aubl. à la Guyane et du $. rigida Vahl aux Mascaraignes, L'écorce de ces végétaux est réputée fébrifuge. (E. H.)
Rivière de la Petite-Plaine (Pointe-Noire), environs des Abymes et du
Moule, Alt, 0-300 mèt. [N° 3590.
Marmnique. Vulgo : Savonnetlier. — Plus abondant qu'à la Guadeloupe
Saint-Pierre (cours de l'hospice), Fort-de-France, Lamentin. [N° 614.]
Blighia Koen. (dédié au navigateur anglais Bligh, qui a laissé une description d'un voyage dans les mers du Sud, 1792.)
B. sapida Koen., Akeesia a/fricana Tuss., Tuss., F1, 1, t. 3; Desc., vol. VIII, t. 560: Blighie savoureuse. Vulgo : Ris-de-veau. — Petit arbre à feuilles pennées, à 3-4 paires de folioles opposées, à fleurs blanches, pubescentes, en grappes axillaires, à fruits grands, rouges en dehors, obovalesoblongs, à trois grosses côtes, s’ouvrant par déhiscence loculicide, contenant 1-2 graines noires, polies, entourées dans les deux tiers de leur longueur par un arille blanc, charnu, ressemblant à des ris de veau. — Cet arille se mange dans les fricassées de poulet ou autrement. L'arbre est originaire de la Guinée (Afrique tropicale), d'où il fut apporté par un vaisseau négrier à la Jamaïque. Il est maintenant répandu dans toutes les Antilles. — Le bois est d'une consistance solide et sert pour la menuiserie. Les fleurs, odorantes, permettraient de préparer une eau distillée aromatique. — Se cultive çà et là autour des habitations : Saint-Pierre (Fond-Coré), Basse-Pointe, Fort-de- France, etc. [N° 1810.]— On dit qu'il existe aussi à la Guadeloupe.
Le Lepisanthes fefraphylla Radik., arbre de petite taille, originaire de l'archipel mdien, est cultivé au Jardin botanique de Saint-Pierre, où il fleurit {ous les ans, mais ne donne pas de fruits. [N° 1837.)
Schmidelia Sw. (dédié à Casimir Christ. Schmidel, né à Baireuth en 1718: devint, en 1742, professeur dans sa ville natale, et, en 1743, à Erlangen; en 1763, médecin du Marcgraf d’Ausbach; s’occupa beaucoup d'histoire naturelle, surtout de botanique ; il a laissé, entre autres choses : /cones plantarum
et analysis parlium.)
S. occidentalis Sw., Allophylus occidentalis Radlk.: Schmidelie occidentale. Vulgo : Café jaune, petit-café. — Arbuste ou pet arbre, à branches étalées, à écorce grise, à Jeunes branches pubescentes. Feuilles ternées, longuement pétiolées, à folioles elliptiques, sinuées-dentées, à dents courtes, aiguës, infléchies vers le limbe, glabres en dessus, duvetées et grisätres en dessous. Fleurs d’un blanc pâle, en grappes simples ou divisées, raccourcies, presque aussi longues que le pétiole principal; sépales 5, ciliés; pétales 4, ciliés; étamines 8, de longueur inégale, entourées, à la base, d'un disque glanduleux. Fruit sphérique, un peu plus grand qu'une graine de poivre, jaune en dehors, contenant une semence globuleuse. — Cet arbrisseau perd souvent les feuilles en temps de floraison. — FI. en mai, juin et juillet. — Peu abondant. Çà et là dans les bois et les falaises de la basse région : rivière Noire
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(près du Saut-de-Constantin}, Houëlmont (batterie), Vieux-Habitants, AIL. 150-380 mèt. [ N° 2908.]
Marmnique. Vulgo : Bois-négresse. — Assez abondant au plateau des Trois-Ilets, à la montagne du Vauclin et dans les hauteurs de Case-Pilote. [N° 584.]
Melicocca L. (du grec « meli », miel, et « hokkos », baie, fruit, allusion à la saveur du fruit.)
M. bijuga L., Jacq., Sel. Am. stirp. hist., t. 172. Melicocca à feuilles bijuguées. Vulgo : Kenettier ou kénepier. — Grand arbre, à tronc droit, anfractueux à la base, à frondaison large, arrondie, à écorce grise ou noirâtre, peu fendillée. Feuilles paripennées, à deux paires de folioles opposées, glabres, entières, elliptiques. Fleurs blanchâtres, exhalant une odeur forte, plus ou moins agréable, souvent dioïques, plus rarement monoïques, rarement polygames, en panicules terminales, avec des grappes simples, axillaires, situées dans les aisselles des feuilles de l'extrémité des branches : les panicules des fleurs femelles beaucoup plus courtes que celles des mâles: calice à 4 segments profonds; pétales 4; étamines 8, insérées sur un petit disque complet, noir ; styles 2: stigmates 4, bilobés, très courts: ovaire placé dans le disque, entouré, à la base, d'écailles cihiées-frangées. Fruit globuleux-ovoïde, à péricarpe subcharnu, mince, vert en dehors, blanc en dedans; graines volumineuses, entièrement enveloppées d'un arille gélatineux d’une saveur légèrement acidulée, astringente et très agréable. — L’amande, cuite ou rôtie, peut être mangée comme la châtaigne; le bois est dur et se prète à la construction. — FI. en avril, mai; fruits mürs en juin, Juillet, août, — Alt. 0-350 mèt. Dans toute la Guadeloupe et la Grande-Terre, [N° 3718.]
Marnmique. Vulgo : Kénettier. — Dans tout le pays. [N° 1809.]
Dodonæa L.. (dédié à Rembert Dodoens (en latin Dodonæus), né en 1518 à Mechelen, en Belgique; fut médecin de l'empereur Maximilien IT et de Rodolphe IL, ensuite professeur à Leyde, mort en 1583 ; il a laissé Cruydeboek avec figures, ouvrage corrigé de : //istoria stirpium.)
D. wiscosa L., S1., €. 162, f. 3: Dodonée visqueuse. Vulgo : Mangle-oseille. — Arbuste buissonneux, élégant, très droit, rarement petit arbre, à branches fastigiées, à feuilles, fruits, pédoncules et jeunes branches visqueux. Feuilles obovales-lancéolées, oblancéolées. Fleurs verdâtres, en corymbes panicules : les terminaux, plus larges; les axillaires, plus courts; calice à 4 sépales: pétales nuls; étamines 10, insérées sur un disque hypogyne. Fruit samaroïde, à 3 ailes égales, arrondies, membraneuses, formant au sommet, à leur point de jonction, trois sinus profonds, à 3 loges, s'ouvrant par déhiscence septcide, contenant chacune deux graines ovales, dontla supérieure est dressée et l'inférieure pendante. — Assez abondant sur le plateau calcaire de la Désirade,
dans les sables du bord de mer, de Folle-Anse (Marie-Galante). — F1. en avril, mai, juin, souvent aussi en septembre et octobre. [N° 2904, 3627.]
MarminiQuEe. Vulgo : Olivier bord-de-mer. — Fond Canonville (rare); abondant au bord de mer des Anses-d’Arlet (surtout à la Grand’Anse) et du Diamant. !N° 368.
L'Euphoria Lilchi Commers., Nephelium Zrtchi L. Vulgo : Litchi ou Letchi; a été introduit à la Guadeloupe, il y a une quarantaine d'années : le premier pied a été planté au Petit-Bourg, d'où il s'est répandu dans le pays. Pour le faire produire plus vite on le propage par marcottes. — FI. habituellement en janvier ou février. [N° 2909.
MarriniQue. — Le premier Letchi a été planté en 1826 dans le jardin du Gouvernement de Fort-de-France; selon le rapport de M. Bélanger, direcreur du Jardin botanique de Saint-Pierre, il a fleuri une fois et a produit des fruits. Les pieds qui existent actuellement dans le pays proviennent de deux grands pieds, qui ont été pris à la Guadeloupe et plantés dans le jardin de M. Ernest Duchamp, ex-notaire, sur l'habitation Baranville, aux Trois-Ponts, [N° 1811.