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est dur et s'emploie avantageusement pour la construction. 900 mèt. [N° 2314.
Marvnique. Vulgo : Bois-caco. — Dans les bois de l'Alma, de la Calebasse, de l’Ajoupa-Bouillon et du Lorrain. [N° 1499.
G. Aunthianum À. Juss., variété Hahnianum Kr. et Urb. Vulgo : Goya vier-bois, bois-de-rose, bois-pistolet. — Arbre de petite taille, à branches
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très étendues, horizontales ou inclinées. Feuilles larges, paripennées, à 2-3 paires de folioles elliptiques, très vertes et luisantes. Fleurs blanches, très odorantes, en panicules terminales ou situées aux extrémités des branches; calice à 4 dents très courtes et arrondies; pétales 4; anthères sessiles, insérées au sommet du bord intérieur du tube staminal; stigmate exsert. Fruit de la grosseur d’un œuf de poule, obové, gris brun en dehors, uni, déhiscent, s'ouvrant en valves ligneuses et épaisses; semences 5 ou 8 et alors superposées, rouge vermillon sur le dos avec une tache blanche au milieu. Cette espèce se distingue facilement des autres par l'ampleur des feuilles et du fruit, — FI. en avril, mai; fruit mûr en juin, Juillet et août, — Rare. AIL. 400-800 mètres. Çà et là dans les bois de la Calebasse et de la fontaine Absalon. [N° 1489.] — Je ne l’ai pas trouvé à la Guadeloupe.
Cedrela L. {du mot latin « cedrus ».)
CNodorata L.::S1,t.220, f! 2: Br.Jam., t: 10) F1: Desci vol" VI:t. #11, p. 120; Cédrèla odorant. Vulgo : Acajou amer, acajou du pays, acajou à meubles, acajou senti. — Grand arbre à tronc droit, à écorce fendillée et à base anfractueuse, quand il est vieux. Feuilles imparipennées à 10-16 folioles entières, ovales-elliptiques ou elliptiques, pointues, inégales à la base ou obliques; pétiole court, pubescent. Fleurs petites, blanchâtres ou légèrement jaunâtres, émettant une odeur forte et peu agréable, en panicules longues, terminales et pendantes ; calice à 5 lobes; pétales 4, hypogynes, oblongs, pourvus d’une nervure médiane qui, à l'intérieur, forme un petit pli; tube staminal combiné avec le gynophore; étamines 10, dont 5 stériles; ovaire à ) loges, contenant chacune 8-12 ovules. Fruit capsulaire s’ouvrant de haut en bas en 5 valves, par déhiscence septifrage ; graines imbriquées, pourvues d'une aile membraneuse et mince. — Abondant dans les mornes et les falaises Son bois est assez dur,
et autour des habitations de la région inférieure. sans aubier, rougeàtre avec de belles nuances; exhale, surtout quand il est sec, une agréable odeur : il se laisse facilement travailler et, à cause de son amertume, il ne se laisse Jamais attaquer par les insectes. C’est pour ces raisons quil est employé si fréquemment pour la fabrication des meubles, des cercueils, des cassettes, des rayons de bibliothèque, des boîtes à cigares, etc. Dans le pays, on emploie l'écorce réduite en poudre pour sécher les plaies, et les feuilles, dont l'odeur est désagréable, pour chasser les puces". — FI. en mai et juin; fruits mürs en juillet et août. — Alt. 0-350 mèl.
1. L’extrait du bois est fébrifuge : ce bois laisse exsuder une résine aromatique. L'infusion des feuilles et des fleurs est considérée comme antispasmodique à la Guyane, et employée en injection dans les maux d'oreilles. L'écorce est très astringente, amère, et constitue un bon tonique et fébrifuge. Le fruit serait anthelminthique. L'huile des graines est recommandée pour la cicatrisation des brülures et blessures. Il serait intéressant d'étudier la résine aromatique de ce bois. (E. I.)
Düss, — Plantes Guadeloupe et Martinique.
Marmnwique. Vulgo : Acajou. — Assez abondant. [N° 1498.] De cette famille on cultive dans les deux îles trois espèces d'arbres, introduits et d’une grandé importance
1° Le Kaya senegalensis A. Juss., Swietenia senegalensis Desr. Vulgo : Mahogani du Sénégal. — Très grand arbre, à large fronde, à branches très étendues, à feuilles paripennées de 2-4 folioles, à fruit de la forme et de la grosseur d'une poire, s’'ouvrant en > valves, de haut en bas, par déhiscence
seplifrage. Introduit du Sénégal, où il est indigène. — FI. en juin et Juillet, et rapporte des fruits en novembre, décembre et janvier. — Basse-Terre
(hopital Militaire, habitation Saint-Aude-Gall), Vieux-Habitants (habitation Rollin). [N° 3215.]
Manrnique. Vulgo : Acajou du Sénégal. — Rare!. Prècheur (habitation le Céron) et Jardin botanique de Saint-Pierre. [N? 507.]
2 Le Swietenia Wahagoni L., Tuss., F1, IV, 1.23; Desc., vol. [, €. 99, et vol. VI, &. 416. Vulgo : Acajou de Saint-Dominique. — Très grand arbre à feuilles paripennées, à 6-10 paires de folioles petites et inégales à la base, à fleurs blanches en petites panicules corymbiformes, situées à l'extrémité des feuilles, à fruit large, pyriforme, s'ouvrant de bas en haut en 5 valves ligneuses. — FI. en mai; fruits mûrs en septembre et octobre. — Basse- Terre (Jardin botanique) et çà et là autour des habitations. [N° 3214.
Marmnique. Vulgo : Acajou de Saint-Dominique. — Jardin botanique de Saint-Pierre et sur plusieurs propriétés de l’île, [N° 1497.)
Ces deux espèces fournissent un bois précieux (bois d'acajou) pour la menuiserie, les boiseries, ete., et devraient être plantées en grand?.
3° Le Carapa quyanensis Aubl.; Carapa de la Guyane (nom donné par les Tamanacos, peuple de l'Amérique du Sud, et qui signifie « huile, graisse », paree que les graines sont très oléagineuses). Vulgo : Carapate. Desc., Vol. VF, t. 466. — Grand bel arbre, à branches supérieures, fastigiées, les inférieures, horizontales; à feuilles larges, pennées; à fleurs en panicules larges, racémiformes : les unes, terminales; les autrés, situées à l’extrémité des branches; à fruits larges, ressemblant, pour la forme et la grosseur, à un petit cacao, s'ouvrant par déhiscence septifrage en 4-5 valves charnues; à semences larges, anguleuses, oléagineuses et mangeables. — Rare. Basse-Terre (habi-
1. Ce végétal précieux donne l'écorce de cail-cédrat des officines, qui, d'après Caven- Lou (1849), renferme un principe amer particulier, le cail-cédrin, une matière grasse et des matières colorantes. Cette écorce, désignée quelquefois sous le nom de quinquina du Sénégal, est simplement douée d'une action tonique (caïl-cédrine), qu'on peut utiliser contre les fièvres légères. (E. H.)
2. En outre, la décoction de l'écorce est employée à la Guyane pour panser les blessures par armes à feu : cette écorce, amère, astringente, antiseptique (par son essence) et fébrifuge, aurait à être étudiée avec soin. Son fruit (capsule ovoïde) donne, par ses graines, une huile dite de carapa, à la Guyane, qui mériterait aussi d'être étudiée. (E. H.)
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tation La Jacinthe), et dans le pays sur quelques propriétés. — FI. en novembre et décembre. [N° 3216.]!
MarrTiniQue. Vulgo : Carapate, bois rouge. — Au Jardin botanique, d'où il s’est répandu dans le pays; on le trouve naturalisé au Morne-Jubin, dans les hauteurs de l'habitation Pécoul. [N° 1496.]