QUARANTE-DEUXIÈME FAMILLE. — AURANTIACEES
Les représentants de cette famille, qui constituent un groupe de petits arbres ou arbrisseaux très importants, sont tous exotiques, mais naturalisés depuis longtemps; ce sont :
Citrus L. (du grec « kitron, kitria, kitrion, kitros », qu'on croit être un mot africain.)
G. medica L. Vulgo : Citronnier. Desc., vol. V, t. 339, p. 131. — Originare de la Médie. On rencontre un grand nombre de variétés, soit cultivées soit à l’état sauvage; entre autres : le limonier à peau très ruguleuse et épaisse, le citronnier de Valence, le limettier, le citronnier doux, le citronnier sans piquants, etc. — Dans quelques endroits, surtout à la Martinique, on fait avec le citronnier des haies vives, impénétrables qui, soumises à la taille, deviennent très belles; les graines pilées sont employées comme vermifuges ; le jus du fruit est fébrifuge, stomachique, antiscorbutique et surtout sudorifique ; les charbonniers, les coupeurs de bois et de chou palmiste, les braconniers de la Martinique se munissent habituellement de quelques citrons, pour que, dans le cas où ils seraient piqués par un serpent, ils puissent boire le jus et s’en frotter l'endroit piqué, pour neutraliser le venin. Le bois est compact, solide et a de belles nuances : il est employé avantageusement dans la menuiserie et pour les ouvrages de tour. — L'arbre pousse jusqu’à une altitude de 700 mèt. [N° 3758.]
MarriniQue. [N° 600.]
C. Aurantium L. Vulgo : Oranger, orange douce. Tuss., F4, II, t. 14; Desc., vol. V, t. 338, p. 127. — Petit arbre, plus grand que le citronnier, selon toutes les probabilités originaire des contrées méridionales de la Chine et des îles de l'archipel indien; introduit par les Portugais aux Canaries, à Madère, d’où il fut propagé dans tous les pays que baignent les eaux de la Méditerranée, On cultive plusieurs variétés, surtout la lime, la bigarade.
1. L'huile des graines de carapa est amère, mais pourrait servir à l'industrie des savons : l'écorce, riche en tanin, est employée comme tonique et fébrifuge, propriétés qu'elle doit à la présence d'un alcaloïde (Caventou, 1859). (E. IL.)