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INTRODUCTION IX

le Nord, et enfin le Æouélmont, 42% mètres. Ce dernier, avec les mornes Dos-D'Ane, Hirondelle, Caraïbe et Citronnier, forme un petit massif situé un peu à droite et en dehors de la direction générale du sud au nord et se rattache à la Soufrière par le col de Gourbeyre.

La Soufrière, avec le Nez-Cassé, la Grande-Découverte, 1466 mèt.. le morne de l'Échelle, la montagne de la Madeleine, et, plus loin, les quatre pics du Sans- Toucher, 1480 mèt., forment le grand massif du Sud-Est de l’île et en occupent environ la demi-superficie, A partir du Sans-Toucher, les montagnes s’abaissent graduellement, mais forment encore quelques mornes importants, comme celui du Saut de la Bouillante. 422 mèt. ; la Montagne aux Pailles: le Bel-Air, 864 mèt. : la Montagne Beaugendre, 645 mèt.; la Montagne Saint-Jean, qui sépare les deux bras de la Grande-Rivière à (royave ; la Couronne, 800 mèt.; le Piton Guyonneau, 100 mèt.; Baille-Argent, 610 mètres. Les derniers points élevés dans le Nord sont : la Grosse-Montagne et le Piton de Sainte-Rose, qui vont terminer l’île, en formant tantôt un httoral plat et sablonneux, tantôt des promontoires peu considé-

rables ; la pointe la plus avancée prend le nom de Pointe-Allègre.

Les deux versants de cette chaîne, sillonnés de vallées, arrosés par 10 rivières, couverts de forêts vierges, connus seulement par les chasseurs intrépides et, dans certains endroits, par de hardis contrebandiers de tafia, le botaniste doit les parcourir, les sonder, les scruter, pour découvrir les richesses végétales que la Providence y a entassées.

Le versant occidental diffère beaucoup du versant oriental. Celui-là est moins large, plus proche des sommets ; ses mornes sont plus élevés, tantôt très roides, tantôt abrupts; le littoral maritime y est ou rocheux et abrupt, ou bas et marécageux : les rivières qui s’'échappent des hauteurs forment des sauts et des cascades, roulent dans des lits très encaissés sur un fond rocheux ou argileux, laissant à nu leurs bords escarpés, formés de basaltes, de porphyres et de laves durcies. En temps ordinaire, un grand nombre de ces cours d'eau sont à sec: pendant l'hivernage, ils se changent en torrents impétueux. La rivière Du Plessis, entre Le Baillif et les Vieuxr-Habitants, la Grande-Rivière des Vieuxr-Habitants forment, à leur embouchure, des atterrissements marécageux et malsains, mais riches en végétation: la rivière de la Petite-Plaine forme, non loin de son embouchure, une sorte d'étang. Le bas de toute la côte occidentale est généralement sec, aride, très

pierreux ; on y trouve des plantes particulières.

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