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Feuilles longuement pétiolées, à 5-6 paires de pennes, pétiolées, distantes, portant 2-3 paires de folioles également distantes et pétiolées, obovales, arrondies au sommet et à la base, très glauques en dessous ; pétioles secondaires filformes, noirs avec ou sans piquants. Fleurs purpurines, en capitules globuleux, petits, disposés en grappes lâches, axillaires et terminales : les dernières, souvent très allongées; corolle trifide. Gousses longues de 5-6 em. sur ? cm. de large, obovales, non articulées, noires, membraneuses, à bords formant cadre et armés de 8-10 piquants subulés, courts, placés à rebours: semences 3-5, longues de 2 mm., brunes, comprimées. — Endroits secs, pierreux et calcaires : Moule (environs de l'habitation Malettre), Vieux-Fort. Gourbeyre {morne Dos-d'Ane), Le Baillif, Vieux-Habitants, Pigeon, Bouil- Jante. — FI. en septembre et octobre. [N° 3033.|
Marrinique. Vulgo : Amourette grand-bois, croc-chiens. — Abondant dans les hauteurs des Trois-Ilets, de la Régale, de Case-Pilote, etc. [N° 1146.)
Schrankia L. (dédié à l'ex-Jésuite allemand Schrank (1747-1835), né à Varnbach en Bavière, professeur d'agriculture et de -botanique économique à Ingolstadt, directeur du Jardin botanique de Munich; a laissé un grand nombre d'ouvrages de botanique.)
S. leptocarpa D. C.; Schrankie à fruits longs et minces. Vulgo : Sensitive. — Suffrutescent, ressemblant beaucoup, quant au port, au feuillage et aux fleurs, à la sensitive ordinaire, à racines tubériformes, à tiges et branches quadrangulaires, armées, ainsi que le pétiole commun, d'aiguillons crochus. Feuilles irritables au même degré que le Mimosa pudica, à 2-3 paires de pennes, contenant 12-20 paires de folioles linéaires, obliquement insérées. Fleurs purpurines, en capitules axillaires, presque toujours solitaires, petites, pédonculées; étamines libres, 8-10. Gousses très droites ou parfois légèrement arquées, longues de 6-9 em., tétragones-sillonnées, s'ouvrant en quatre valves hérissées sur les bords de piquants jaunes, subulés, très acérés, et terminées en une longue pointe aiguë; pédoncule vigoureux, long environ de 1 em.; semences obliquement tronquées-subtétragones, longues de 2 mm., situées longitudinalement, — FI. en septembre, octobre et novembre. — Abondant dans les savanes entre Fort-de-France et Case-Navire, surtout sur l'habitation Sainte-Catherine et aux environs du Marigot. [N° 1036.|— Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
Leucæna Benth. (du grec « leucaïno », blanchir, allusion à la couleur des fleurs, qui sont presque blanches.)
L. glauca Benth.; Leucæne à feuilles glauques. Vulgo : Monval, tamarin bâtard, macata. (Mimosa L., Acacia W.) — Arbrisseau ou petit arbre peu branchu, à tronc nu, à branches étalées, à tiges couvertes de petites écailles et de lenticelles roussâtres, à rameaux, pétioles, pédoncules finement pubes-
cents ou comme saupoudrés d'une poussière blanche. Feuilles de 8-13 cm. de long, à 8 paires de pennes, portant 10-20 paires de folioles oblongueslinéaires, obliquement pointues, obliques à la base, glabres, glauques en dessous; pétiole commun chargé, au milieu, d’une glande large, sessile, aplatie. Inflorescence axillaire et terminale, en capitules globuleux, larges, presque blancs, formant ensemble une grappe lâche; calice à 5 dents; étamines 10. Gousses stipitées, longues de 12-17 em. sur 2 em. de large, glabres, déhiscentes, très aplaties, atténuées à la base, pourvues d'un bec court et recourbé au sommet: semences 12-22, transversalement placées, obovaleselliptiques, brunes, luisantes, attachées à un funicule filiforme et droit. — On se sert des graines pour fabriquer des petits travaux d'art, comme bourses, porte-montres, bracelets, ete. — Très commun dans les terres inférieures, sèches et sablonneuses de toute la Guadeloupe, de la Grande-Terre et des dépendances. Alt. 0-350 mèt. [N° 3042.]
Marnnique. Vulgo : Macatta, macatta-bourse. — Très abondant dans toute l’île. [N° 834.
Acacia L. (du grec « akakia », épine, pointe : la racine est dans le mot celtique « ac », pointe, allusion aux épines que portent la plupart des plantes de ce nom.)
A. lamarindifolia W.; Acacia à feuilles de tamarinier. Vulgo : Côte-lézard. Plum., édit. Burm., &. 7. — Arbrisseau tantôt sarmenteux, tantôt plus ou moins droit, haut de 4-6 mèt., à branches allongées, à rameaux quadrangulaires, à branches et rameaux garnis de piquants noirs, droits ou recourbés, à écorce presque toujours noire. Feuilles longues de 7-8 cm., à 4-6 paires de pennes, de 12-20 paires de folioles de 3 mm. de long, oblongues, obliques à la base ; pétiole commun garni d'une glande entre la dernière paire de pennes. Inflorescence en grappes terminales et axillaires ; fleurs blanc pâle, en capitules larges, pédonculés, réunis par 2-5, à pédicelles enveloppés, à la base, de deux grandes bractées foliacées, cordées, largement ovales, pointues, caduques : caractère qui distingue facilement cette espèce de toutes ses congénères ; calice à 5 lobes; corolle à 5 lobes, deux fois plus longs que ceux du calice; étamines nombreuses, en nombre indéfini, Gousses stipitées, suboblongues, atténuées à la base, longues de 7-11 em. sur 2 cm. de large, très aplaties, coriaces, sèches ; semences 5-8, transversalement placées. — Abondant dans les quartiers secs, chauds, pierreux de toute la côte, de la Basse- Terre jusqu'à Deshaies. — FI. en août, septembre et octobre. — Alt. 0-150 mèt. [N° 3261.]
Marriique. Vulgo : Grand amourette. — Environs de Saint-Pierre, Carbet, Case-Pilote, Trois-Ilets, Marin, ete. [N° 1145.)
A. riparta H. B. et Kth., A. sarmentosa Desv.; Acacia des bords des rivières. Vulgo: Amourette. — Ressemble beaucoup au précédent; il en
diffère par ses branches toujours sarmenteuses, plus grêles et blanchätres, par ses folioles plus étroites et plus nombreuses, par ses piquants beaucoup plusétroits, plus courts et souvent réduits à de petites spinules, par ses capitules plus petits, plus nombreux, ses grappes plus larges, par ses pédoncules plus courts et non enveloppés dans des bractées, ou ayant des bractées rudimentaires ou avortées, par ses gousses plus étroites et un peu plus longues. :— Surtout abondant le long des rivières, Jusqu'à une allitude de 180 mèt., depuis la Basse-Terre jusqu'à Deshaies, et de la Basse-Terre jusqu'à la Capesterre (Guadeloupe), Marie-Galante, les Saintes, et dans toute la Grande- Terre. [N° 3041.]
Marrmiique. Vulgo : Amourette, fleurs d'amour, fleurs du bien-aimé. — Abondant : environs de Saint-Pierre, Fond-Coré, Canonville, Prêcheur, Grande-Rivière, Case-Pilote, Marin, Trois-Ilets, ete. [N° 1141.
A. paniculata W., À. marlinicensis Prl.; Acacia à fleurs en panicules. Vulgo : Amourelte. — Arbrisseau sarmenteux, haut de 5-12 mèt., armé de petits aiguillons crochus. Feuilles longues de 12-18 em., à 12-17 paires de pennes, longues de 4-6 em., portant 30-60 folioles petites, très rapprochées, linéaires, sessiles, obliquement arrondies au sommet; pétiole commun chargé d'une glande à peu près à son milieu. Inflorescence en petits capitules globuleux, très nombreux, formant une panicule terminale sans bractées ; fleurs blanc pâle ou blanches. Se distingue facilement de ses congénères par le nombre des pennes, la finesse et le grand nombre de ses folioles. Gousses déhiscentes, très aplaties, pointues aux deux extrémités, très coriaces; graines 6-8, noires, très comprimées, longues de 7-9 mm.; funicule long de 3 mm., robuste, noir.— FI. en mai, juin, juillet. — Peu abondant : environs du Moule, du Saint-François, de Sainte-Anne, etc. [N° 3464.)
Marrnique. Vulso : Amourette, acacia blanc. — Abondant aux environs de Saint-Pierre (Boulevard, Trois-Ponts), Carbet, Prècheur, Trinité, ete. Alt. 0-300 mèt. [N° 1140.
A. macrantha H.B. Kth.; Acacia à grosses épines. Vulgo : Acacia piquant, acacia-savane. — Petit arbre très touffu, à branches toujours divariquées, horizontales, et les inférieures toujours penchées, à tronc, branches et rameaux garnis d’épines stipulaires, droites, acérées, très souvent blanches, surtout les adultes, insérées à angle droit, réunies par deux à la base. Feuilles de 12- 15 cm. de long, ayant de 20-25 pennes de 3-4 cm. de long., portant 15-31 folioles, petites, linéaires, émoussées au sommet (le nombre des pennes est très variable ; dans mes spécimens, il s'en trouve jusqu'à 40); pétiole glandulifère. Inflorescence axillaire, en capitules arrondis, pédonculés : fleurs jaunes, odorantes. Gousses indéhiscentes, plus ou moins moniliformes, hgneuses, tantôt droites, tantôt courbes, sessiles, vertes, longues de 9 cm., biconvexes, couvertes de poils rudes, très serrés et très courts, légèrement pulpeuses en
dedans : semences 10-13, brunes, convexes, ovales, longues de 4 mm. — FI, surtout en mai, juin, Juillet. —Très abondant sur toute la côte entre la Basse- Terre et Deshaies., entre la Basse-Terre et Vieux-Fort, Gozier, Moule, Marie- Galante, etc. Alt. 0-250 mèt. [N° 3416.)
Marminique. Vulgo : Acacia-savane. — Rare dans les environs de Saint- Pierre; plus abondant aux environs de Fort-de-France, notamment entre le collège et le fort Tartanson, le long de la rivière Madame et de la rivière de La Dillon. [N° 838.]
À. arabica W.; Acacia de l'Arabie. Vulgo : Acacia de Cayenne. — Petit arbre, plus rarement assez grand arbre, à branches inclinées, à rameaux pédonculés, pétioles et fruits couverts d'un duvet tomenteux, fin, blanc ou blanchâtre. Feuilles fasciculées, à 4-8 paires de pennes, portant 10-20 paires de folioles oblongues-linéaires , obtuses; pétiole habituellement garni d'une glande, près de la base ; épines géminées, tantôt courtes, tantôt très longues, droites, blanches. Fleurs fasciculées, à pédoncules longs, bibractéolés au milieu. Gousses stipitées, de 7-9 em. de long sur 13-15 mm. de large, couvertes d'un duvet fin et blanchâtre. — Çà et là dans les savanes sèches des environs de la Basse-Terre, Baillif, Vieux-Habitants, ete. [N° 2635, 3415.|
Marmxique. Vulgo : Acacia-savane. — Rare : dans les savanes sèches de
Sainte-Anne. [N° 840.)
A. Farnesiana W.; Acacia de Farnèse. Vulgo: Acacia Jaune, acacia odorant. Desc., vol. [, t. 1, p. 1. — Arbuste ou petit arbre, le plus souvent tortueux, à branches très divariquées, d’un port peu élégant, à rameaux et pétioles glabres. Feuilles à 4-8 pennes, chargées de 10-20 folioles obtuses, oblongues-linéaires ; pétiole commun muni d'une glande scutelliforme, entre la dernière et souvententre la première paire de pennes. Fleurs jaune d’or vif, fasciculées, fortement musquées; étamines en nombre indéfini, subdistinctes ; épines stipulaires 2, sétacées. Gousses longues de 6-9 cm. sur 7-12 mm. de large, fortement arquées, cylindriques, atténuées aux deux extrémités, brièvement stipitées ou sessiles, terminées par un bec allongé et recourbé. Avec les sousses vertes et la gomme qui suinte de l'arbre sans incision, en y joignant un peu de bois de campèche et du jus de citron, on peut préparer à chaud une encre très noire et indélébile, si on a soin de fixer la couleur avec un peu de sulfate de cuivre ou de zinc. Le bois est dur et résiste longtemps à l'humidité. Il sert à faire de petits meubles. Avec les fleurs, on prépare une excellente tisane contre les dyspepsies. Les racines, qui sont couvertes d'une écorce brune ou noirâtre, ont une odeur d’ail très prononcée ; râpées, elles entrent (à la Martinique et à Sainte-Lucie) dans la composition des remèdes contre la morsure du serpent; avec la décoction des gousses, pilées, on peut noircir les cuirs. — FI. à peu près toute l’année. — Cultivé dans les jardins de la ville et autour des habitations; abondant dans les terres
sèches etpierreuses, près du littoral, entre la Basse-Terre et les Vieux-Habitants, Vieux-Fort, Capesterre, ete. [N° 2638.
Marrinique. Vulgo : Acacia jaune, acacia odorant, pompon jaune. — Cultivé et à l'état sauvage, dans toute l’île, mais surtout au Carbet, à Case- Pilote, au Diamant, à Sainte-Anne, ete. [N° 1141.]
A. parvifolia W.; Acacia à pelites feuilles. Vulgo : Acacia bord-de-mer, acacia-savane. — Arbrisseau ou grand arbuste, quelque fois petit arbre, habituellement très touffu, souvent tortueux, nu dans le bas, à branches inclinées et divariquées. Feuilles de 2-4 pennes, contenant de 10-15 folioles pubescentes en dessous, finement ciliées sur les bords, linéaires, obtuses, longues de 2-3 mm. ; pétiole commun marqué d'une glande sessile, elliptique, entre la plus basse paire de pennes (quelquefois un peu au-dessous de cette paire); pétioles secondaires finement duvetés. Fleurs Jaunes, solitaires, odorantes, pédonculées, à pédoncules pubescents ; épines variables, géminées, pubescentes ; étamines monadelphes. Gousses longues de 12-15 cm. sur 5 mm. de large, linéaires, légèrement monihformes, arquées. Ressemble au précédent, avec lequel on peut le confondre de prime abord; il en diffère surtout par la pubescence des pétioles, l’étroitesse et la longueur de ses gousses. — FI. presque toute l'année. — Abondant dans les sables secs du bord de mer, de Saint-François, du Moule, de Sainte-Anne, du Petit-Canal, etc., et aussi dans les mornes secs, près du littoral. [N°5 3037, 3525.
MarminiQue. Vulgo : Acacia bord-de-mer. — Abondant, entre Sainte-Anne et le François. [N° 839.]
A. Vincentis Gr., Pithecolobium Vincentis Benth. ; Acacia de Saint-Vincent. Vulgo : Acacia blanc. — Arbrisseau tortueux, haut de 2-3 mèt., à écorce blanchâtre. Feuilles longues de 3-4 cm., à 3 paires de pennes, de 2 em. de long, portant 5-6 paires de folioles, de 5 mm. de long, oblongues ; pétiole garni d'une glande pointue, au-dessus de sa base : pétioles primaire et secondaire, pubescents; stipules petites, caduques ; aiguillons droits, solitaires ou réunis par deux, dont un toujours plus grand. Fleurs en capitules blancs, globuleux, axillaires, brièvement pédonculés ; étamines 10-12, connées à la base. Gousses longues de 12-15 cm. sur 1,5 cm. de large, plus ou moins arquées, ligneuses, indéhiscentes, sinuées, aplaties; semences 10-15, obovales, comprimées-convexes. — Endroits secs, pierreux des environs du bourg de Case-Pilote ; çà et là au Vauclin, à Sainte-Anne et au Marin. AÏL. 0-80 mèt. [N° 837.] (Spécimen imparfait.) — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
A. Lebbeck W.; Vulgo : Bois noir, vieille fille. Tuss., Æ1., IV, t. 29. — Arbre de taille moyenne, rarement grand arbre, droit, sans piquants, glabre dans toutes ses parties, à écorce noire, presque lisse, à branches inférieures, horizontales et souvent penchées. Feuilles très larges, à 2-4 paires de pennes
distantes, portant 3-9 paires de folioles larges, obovales-oblongues, inégales à la base. Fleurs en capitules, grandes, purpurines ou blanches, axillaires et alors solitaires, où géminées ou terminales, disposées en une sorte de corymbe ombelliforme; capitules pédonculés, à pédoncules longs, filiformes: élamines en nombre indéterminé, soudées à la base. Gousses longues et larges, pouvant atteindre jusqu à 32 cm. de long sur 4-5 cm. de large, droites, très membraneuses, minces, blanches, toujours pendantes, atténuées aux deux extrémités, brièvement stipitées et munies d’un crochet au sommet: valves tardivement déhiscentes, concaves d’un côté et convexes de
l’autre, à l'endroit des graines. — Les gousses restent longtemps sur pied, et, quand le vent les agite, elles produisent beaucoup de bruit. — Le
bois est recherché pour la construction, mais surtout pour le charronnage. — Originaire du Bengale. Naturalisé et abondant dans les environs de la Basse-Terre, Baillif, Capesterre (Guadeloupe), Pointe-à-Pitre, Moule, ete. — FI. en avril, mai, et aussi en septembre et octobre. [N° 2636.
Marrnique. Vulgo : Bois noir. — Abondant : Fort-de-France (environs de la maison de campagne du gouverneur), Saint-Pierre (place Bertin), Précheur, Carbet, etc. [N° 1143.]
Parmi les espèces d’acacia introduites et sur le point de se naturaliser, on rencontre : 1°l'Acacia cornigera W., vulgo : Acacia à cornes de bœuf, apporté du Mexique à la Martinique par l'horticulteur Louis Hahn, en 1867. C'est un arbrisseau où un grand arbuste, remarquable par ses grands piquants connés à la base, divergents, géminés, ayant exactement la forme de cornes de bœuf, par son beau feuillage vert, dont les folioles portent, à l'extrémité, un appendice arrondi, et par ses fleurs Jaunes disposées en épis courts, à fleurs très serrées. — On l'emploie pour faire des haies impénétrables, aux environs de la Basse-Terre, du Camp-Jacob (habitation Rollin), de Gourbeyre, de Pointe-à-Pitre, ete. [N° 3226.] Marriique. Vulgo : Acacia arrêtebœufs, acacia à cornes. [N° 1144. F
2° L'Acacia Sundra Roxb., originaire des montagnes du Coromandel, imtroduit, pour la formation de haies impénétrables, par le comte de Lautrec, sur son habitation Grand-Fond-Balata au Marin. [N° 836.1
3° L'Acacia Suma Kunz, arbre assez élevé, très ornemental, à fleurs blanches, en épis très nombreux, axillaires et terminaux. Naturalisé près de la Basse- Terre (La Pintade) et au bord de mer, entre la Basse-Terre et la rivière des Pères. [N° 3039: ]
Calliandra Benth. {du grec « kallos », beau, et « aner », homme, allusion à la belle couleur des étamines.)
C. purpurea Benth.; Calliandre à fleurs rouges. Plum., édit. Burm., t. 10, f.2 — Peut arbre, souvent tortueux, très touffu, haut de 2-4 mèt., à écorce crevassée-ruguleuse, à branches allongées, gracieusement recourbées. Feuilles à 1 paire de pennes divergentes, portant 3-7 paires de folioles très vertes,
luisantes, elliptiques-oblongues ou elliptiques-ovales, arrondies au sommet, inégales à la base; pétiole commun pubescent. Inflorescence axillaire et Lerminale, en capitules pédonculés; étamines 10, écarlates, quatre fois plus longues que le calice. Gousses élastiquement déhiscentes, à 4-5 em. de long sur 4 mm. de large, glabres, oblongues, droites ou arquées, stipitées, valves cornées, à rebords épaissis; semences 3-5, légèrement anguleuses, convexes, tachetées. — Il est cultivé comme plante d'ornement, mais existe à l'état sauvage à Deshaies (sommet du Gros-Morne, seul endroit où j'aie rencontré cette espèce). [N° 3038.]
Marrnique. Vulgo : Pompon rouge. — Abondant sur la côte sèche entre le Carbet et Case-Pilote. — FI. à toutes les époques de l’année. [N° 1164.)
Nora. — L'espèce de Deshaies diffère de celle qui est cultivée et de celle de la Martinique par les ramuscules qui portent, dans toute leur étendue, quatre rangées de squamules imbriquées et très rapprochées: c'est peut-être une espèce particulière. [N° 3227.]
C. tergemina Benth.; Calliandre trigéminée. Vulgo : Bois-patate [à cause de ses racines noueuses). Plum., édit. Burm., t. 10, f. 1. (Inga W.. — Arbrisseau ornemental, haut de 0" 90-1" 70, à tiges grêles, à rameaux penchés, parfois un peu sarmenteux, à écorce blanchätre, à racines traçantes, noueuses, très allongées. Feuilles solitaires, ou géminées ou fasciculées, à une paire de pennes, portant le plus souvent une paire et demi de folhioles ou 1-2 paires (la foliole intérieure de chaque penne avortant), obliquement ovales, arrondies au sommet, folioles terminales plus grandes et plus rapprochées ; pétioles filiformes. Fleurs axillaires, pédonculées, purpurines, réunies par 2-4, en capitules globuleux; étamines 10, trois fois plus longues que le calice. Gousses déhiscentes, droites, oblongues-linéaires, toujours pendantes, stipitées, cartilagineuses. — Abondant dans les endroits secs, pierreux et chauds : Saint-Pierre (Boulevard), Case-Pilote, Trois-Ilets, ete. AÏL. 5-70 mèt. IN° 1165.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
C. latifolia Gr.; Calliandre à larges feuilles. Vulgo : Acacia-rivière, poisdoux bâtard. Br., Jam., t. 29, f. 3; Plum., éd. Burm.., t. 9. — Grand arbuste ou petit arbre, à branches très divariquées, horizontales ou penchées. Feuilles à une, souvent à deux paires et demi de folioles, larges : celles de la première paire, alternes ; celles de la dernière paire, opposées, rapprochées, longues de 8-13 cm. sur 4-5 em. de large, chacune pourvue de quatre nervures arquées et saillantes en dessous; pétiole principal muni d’une glande au-dessus de sa base et d'une autre entre la dernière patre. Inflorescence caulinaire; fleurs purpurines ou rouge cramoisi, ou plus rarement blanches, en fascicules nombreux, situés tout le long des branches; étamines 20, soudées à la base. Gousses arquées, plus ou moins sinuées, biconvexes, longues de 10-13 cm. sur 2 cm. de large; semences 5-11, orbiculaires, biconvexes. — Assez abon-
dant le long des rivières de Case-Pilote, dans leur cours inférieur. — Cet arbre a beaucoup de ressemblance avec le pois-doux (Inga laurina W.). —
Alt. 0-120 mèt. [N° 1162.] — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
C. porloricensis Benth.; petit arbre à branches sarmenteuses tombantes, à feuilles vert foncé, d'une grande beauté; est cultivé comme plante d'ornement à la Martinique, [N° 835.] — Originaire de Porto-Rico.
Le G. Saman Gr., Inga Saman W., vulgo : Samana, arbre gigantesque, originaire du Brésil, est cultivé au Jardin botanique de la Basse-Terre (N° 3036), à la Martinique au Jardin botanique de Saint-Pierre, et sur plusieurs propriétés du pays, comme arbre d'ombrage. [N° 1163.]
L'Enterolobium cyclocarpum Mart. (Inga W.), arbre énorme, originaire de la Jamaïque et du Venezuela, très remarquable par ses gousses larges, noires, sinuées-anguleuses sur le bord extérieur, aplaties, indéhiscentes, formant un cercle complet et laissant au milieu un petit espace vide. L'intérieur du fruit contient une pulpe blanche, comestible. — Cultivé au Jardin botanique de Saint-Pierre. [N° 1160.)
Pithecolobium Mart. (du grec « pithex », singe, et « ellobion », anneau d'oreille, parce que les fruits, par leurs spirales, rappellent la forme de
l'oreille du singe.)
P. unquis-cali Benth., Inga quadalupensis Desv. Vulgo : Griffe-chat, tendre à caillou rivière, bois traînant {aux Saintes), collier diable. Desc., vol. I, t. 11, p. 51; Plum., édit. Burm., t. 4 (Mimosa L.) — Arbrisseau ou petit arbre, selon le terrain, habituellement très touffu, muni d’aiguillons géminés, très courts ou inerme, à écorce blanchâtre. Feuilles à une paire de pennes, portant une paire de folioles obovales, inégales à la base, échancrées au sommet; pétiole commun long de 3 em., folioles longues de 3-5 em. sur 2-4 em. de large. Inflorescence en capitules globuleux, formant des grappes axillaires et terminales: corolle blanc jaunâtre; fleurs sessiles; étamines monadelphes. Gousses comprimées, sinuées, décrivant deux ou trois tours de spirale; graines noires, rondâtres, comprimées, en forme de lentilles, très lisses, luisantes, entourées, à un tiers près, d'un arille copieux, blanc, charnu. — Endroits secs, rocailleux, près de la mer. — Abondant sur la côte, entre Le Baïllif et Deshaies, les Saintes Terre-de-Haut et de Bas), Marie-Galante, Moule, Sainte-Anne, ete. [N° 3031.|
MarriNiQue. Vulgo : Diaballe, acacia à bracelets. — Sur la côte sèche, entre Case-Pilote et Case-Navire, Diamant, Sainte-Luce. — FI. presque toute l'année. [N° 1161.|
L'écorce est amère, astringente et fébrifuge.
P. micradenium Benth.; Pithécolobe à petites glandes. Vulgo : Fougère. — Le plus souvent arbre de grande taille, droit, à branches très divariquées,
né.
étalées, horizontales ou penchées, à écorce grise, peu gercée. Feuilles de 4-7 pennes, longues de 5-9 cm., portant 3-12 paires de folioles, longues de 1-2,5 cm. sur 1 cm. de large, luisantes, blanchâtres en dessous, rhomboïdes ou trapézoïdes, ce qui distingue cet arbre facilement de son congénère; pétiole commun long de 6-9 em. Inflorescence en capitules globuleux, axillaires et terminaux, portés sur un pédoncule long; fleurs blanc jaunâtre. Gousses rouges, comprimées-aplaties, formant deux ou trois tours de spirale, smuées sur les bords ; semences rondâtres-ovoïdes, grises, enveloppées, sur les deux üers de leur longueur, d'un arille charnu, blanc. — FI. de décembre à mars. — Abondant dans les hauteurs pierreuses et sèches du Vieux-Fort, Houëlmont, Gourbeyre {mornes Goblin et Dos-d'Ane), hauteurs des Trois-Rivières et des Vieux-Habitants, etc. [N° 3375.
Il n'existe pas à la Martinique, mais abonde dans les bois secs de la Dominique et de Sainte-Lucie.
Inga W., Mart. {nom caraïbe de la plante.)
I. laurina W.; Inga à feuilles de laurier. Vulgo : Pois-doux, pois-doux blanc, (Mimosa L.) — Arbre de taille moyenne, plus rarement de grande taille, à tronc généralement droit, cylindrique, anfractueux, très branchu, à écorce grise ou blanchâtre, unie. Feuilles à 1-2 paires de folioles : celles de la paire inférieure, plus petites ou réduites à une foliole, luisantes, coriaces, elliptiques, ou elliptiques-oblongues, terminées par une pointe obtuse. Inflorescence en grappes axillaires, spiciformes, souvent allongées, très nombreuses, situées le long des branches, surtout vers l'extrémité; fleurs blanches, odorantes, subsessiles ; corolle infundibiliforme ; étamines soudées à la base. Gousses renflées à l'endroit des graines, arquées, de longueur très variable, mais ne dépassant guère 13 em. de long, vert jJaunâtre; semences placées transversalement, nichées dans une pulpe blanche, abondante, d'une saveur douce et agréable, dont les enfants, les oiseaux, les rats et les fourmis sont très friands. — Très abondant dans toute la Guadeloupe, jusqu à une altitude de 650 mèt. — On le plante en lisières pour abriter les caféiers, les cacaoyers, les bananiers, ete. — FI. en mars, avril. [N° 2633.]
MarminiQue. Vulgo : Pois-doux. — Abondant. — On en fait également des haies pour abriter les plantations; on préfère cependant les haies de galba.
Ne 1157.]
I. martinicensis Prl.; I. coruscans W. Vulso : Pois-doux-montagne. — Petit arbre tortueux, d'un port peu élégant, à branches divariquées, horizontales, à jeunes branches, pédoncules, pétioles, gousses et nervures garnis d'un duvet couleur de rouille, et à rameaux couverts de lenticelles. Feuilles pétiolées, à 2-3 paires de folioles presque elliptiques, luisantes en dessus, coriaces, longues de 6-12 cm. sur 4 em. de large; pétiole principal muni d'une glande concave, sessile, nu ou marginé, au-dessus du sommet. Inflorescence èn épis
axillaires, courts ou allongés; calice pubescent, comme dans la précédente espèce; corolle blanche, hérissée de poils, deux fois plus longue que le calice el renfermant le tube staminal. Gousses longues de 8-10 cm. sur 2 cm. de large, droites, à bords relevés, terminées par un bec tantôt droit, tantôt recourbé, — FI. en mai et juin. — Rare. Çà et là dans les hautes montagnes, aux endroits exposés aux grands vents : Savane aux Ananas, morne du Matelyane, coulée de la Ravine-à-Déjeuner (au pied de la Grande-Découverte). Alt. 800-1000 mèt. [N° 3230.
Marrnique. Vulgo : Pois-doux-montagne. — Çà et là dans les grands bois de la Montagne-Pelée et des Pitons-du-Carbet, [N° 1155.]
I. ingoides W., Mimosa Znqa L.; Inga ressemblant au vrai Inga. Vulgo : Pois-doux poilu. — Assez grand arbre, souvent arbre de grande taille, à branches très étendues et fortement penchées, à tronc droit, à écorce grisâtre, à pédoncules, pétioles et nervures revêtus d'un duvet épais, couleur de rouille. Feuilles de 3-5 paires de folioles elliptiques; pétiole primaire ailé et portant des glandes entre les folioles. [nflorescence en grappes corymbiformes; calice couvert d'un duvet laineux et roux, tubuleux, à 5 dents pointues, courtes; corolle blanche, en entonnoir, une fois plus longue que le calice, à » lobes; étamines environ 30, soudées en un tube long de 5 mm., d'un beau rouge; pisüil plus long que les étamines. Gousses de longueur variable : les plus longues ne dépassant pas 16 em., garnies d'un duvet laineux, épais, court, couleur de rouille, droites ou arquées, à quatre côtes arrondies dont deux pluslarges ; semences 10-15, noires, de forme irrégulière, nichées dans une pulpe sucrée et rafraichissante. — Le bois est dur et se fend facilement : on l'emploie pour faire des merrains. — FI. en août, septembre et octobre. — Abondant dans les bois du Gommier, des mornes Goblin et Dos-d'Ane (Gourbeyre), de Houëlmont, des Vieux-Habitants, de la Capesterre (Guadeloupe), des Trois-Rivières. [N°5 3035, 3229, 3601. |
MarriniQue. Vulgo : Pois-doux gris. — Assez abondant dans les bors du morne Saint-Martin (bois de Galbiac), du Champflore, du Parnasse; abondant dans les environs de la fontaine Didier, etc. [N° 1158.