‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 89 sur 211 · SOIXANTE-SEIZIÈME FAMILLE. — LYTHRARIEÉES · texte numérisé non relu

SOIXANTE-SEIZIÈME FAMILLE. — LYTHRARIEÉES

Cuphea P. Br. (du grec « kuphos », voûté, bossu, parce que le calice est bossu à la base.)

C. Balsamona Cham. et Schl., G. Ayssopifolia Grisb.; Couphéa à feuilles d'hysope. Vulgo : Herbe-savane. — Herbe suffrutescente ou frutescente, Düss. — Plantes Guadeloupe et Martinique. 19

haute de 15-70 cem., scabre, plus ou moins visqueuse, droite ; à branches alternes, situées sur le même plan : les inférieures, longues; les supérieures, graduellement plus courtes ; à tige, branches et pédoncules plus ou moins garnis de poils rudes, tuberculés à la base, et plus ou moins crochus au sommel. Feuilles ovées-oblongues ou oblongues-lancéolées, petites, à pétiole très court, Fleurs très petites, pourpres ou plus rarement blanches, axillaires et terminales : les axillaires habituellement solitaires ou réunies par 2-5; calice tubuleux, à 12 sillons, bossu à la base; pétales 5, inégaux; ovaire supère, à deux loges inégales et garnies d’une glande du côté supérieur. Fruit capsulaire, s'ouvrant latéralement. — Plante de peu d'utilité. — Abondante dans les endroits humides ou aquatiques : Bagatelle, morne Gommier, route de la Basse-Terre à Gourbeyre. Alt. 80-700 mèt. [N° 2234. ]

Marrmnique. Vulgo : Petite violette. — Route de la Trace (Deux-Choux), environs de Fort-de-France (dans les chemins peu battus), Gros-Morne. [N° 1495.

On cultive assez fréquemment dans les parterres le G. micropetala Kunth. (C. plalycentra Benth.), joli sous-arbrisseau à fleurs larges, jaunâtres. [N° 2233.

Ammannia L. (dédié au Suisse Jean Ammann, né à Schaffhouse en 1699, mort en 1741, professeur d'histoire naturelle à Pétersbourg ; a écrit sur les plantes russes rares. — Paul Ammann a écrit sur l'histoire du Pérou en 1663, et a laissé plusieurs ouvrages ayant trait à la botanique.)

A. lalifolia L.: Ammannie à larges feuilles. Vulgo : Herbe-mare. SI., t. 7, f. 4. — Herbe annuelle, entièrement glabre et glauque, très droite, haute de 25-80 cm. Feuilles opposées, décussées, lancéolées-linéaires, sessiles, cordées à la base, avec deux lobes semi-amplexicaules. Fleurs petites, blanches, axillaires, réunies par 2-5 aux aisselles des feuilles, depuis la base de la tige jusqu'au sommet; calice à 4 dents, doublées de dents accessoires; pétales 4, rouges; étamines #4; ovaire à 4 loges; style filiforme. Fruit capsulaire, renfermé dans le calice, s'ouvrant irrégulièrement. — Çà et là dans les mares d'eau douce et dans les fossés le long des routes : environs de la Basse- Terre, route de la Pointe-à-Pitre au Gozier, les Saintes (Terre-de-Haut, autour de la mare située derrière le cimetière, où cette plante vit en société avec d'autres herbes). [N° 3053.]

MarminiQue. Vulgo : Herbe-mare. — Marin, environs de Fort-de-France. [N° 1303].

A. humilis Mich., A. ramostor L., À. occidentalis D. C., Rotala ramosior Koehne; Petite Ammanie. Vulgo : Herbe-mare. — Petite herbe annuelle, à base couchée, radicante, à branches très allongées et plus ou moins relevées

aux extrémités, haute de 20-35 cm. Feuilles lancéolées-linéaires, spatulées,

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très rapprochées. Fleurs sessiles, solitaires ou réunies par 3 aux aisselles des feuilles, tout le long de la tige ; étamines #; style très court. Fruit globuleux,

plus petit que dans le précédent. — Rare : Pointe-Noire (sur le bord de la - grande mare, à côté du bourg.[N° 3387.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Martinique.

Lawsonia L. (dédié à John Lawson, médecin à Grand-Strickland, au commencement du xvu* siècle; a voyagé en la Caroline dans un intérêt botanique, et a publié la description de cette contrée.)

L. inernus L.; Lawsonie sans piquants. Vulgo : Réséda de France, réséda du pays. Desc., vol. VII, t. 596, p. 365. — Arbrisseau ou grand arbuste, plus rarement petit arbre, à branches fortement inclinées. Originaire d'Arabie et des Indes Orientales, naturalisé et cultivé à cause de la bonne odeur de ses fleurs, qui se rapproche beaucoup de celle du réséda de France. On en rencontre plusieurs variétés qui diffèrent par la couleur des fleurs !.!N° 2235. |

Également abondant à la Martinique.

Le Lagerstræmia indica L. Vulso : Cestram. — Arbre originaire des Indes Orientales, qui, soumis à la taille, se couvre de fleurs d'avril en septembre; est très fréquemment cultivé dans les jardins des Antilles [N° 902; et le L. “Reginæ L., grand arbre, originaire de la côte de Malabar, à fleurs larges, pourpre foncé; se rencontre aux Jardins botaniques de la Basse-Terre et de Saint-Pierre (Martinique), d'où il s’est répandu dans plusieurs localités de

l'ile. [N° 903.

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