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M. ambiqua D. C., M. prasina D. C., M. collina D. C.; Miconie ambigu. Vulgo : Bois-côtelette. — Ressemble beaucoup au précédent, quant aux feuilles, aux panicules et aux baies; il en diffère par ses feuilles plus ternes, ses nervures légèrement pubescentes en dessous, ses baies plus larges. C’est de
tous les Miconia celui qui offre le moins d'éclat. — Même habitat que le précédent. [N° 2250.] Marmnique. Vulgo : Crécré-savane. — Abondant comme le précédent :
environs de Saint-Pierre, Prècheur, Carbet, Case-Pilote, Trois-[lets {hauteurs), Ja Régale, etc, [N°’2148.]
M. globulifera Cham. ; Miconie à fruits globuleux. Vulgo : Bois-côtelettemontagne. — Arbrisseau ou grand arbuste, très ornemental, haut de 1-3 mèt., entièrement glabre, à branches très nombreuses, formant une tête arrondie et large, nu dans le bas, à feuilles confinées aux extrémités des rameaux quadrangulaires. Feuilles longues de 4-11 cm. sur 2-4,3 cm. de large, elliptiques, finement crénelées-dentées, à dents fermes, ou subentières, acuminées au sommet, rétrécies à la base; nervures 3, saillantes en dessous et légèrement violacées. Fleurs petites, blanches, en panicules courtes, arrondies, très nombreuses ; anthères jaunes. Baies globuleuses, sphériques, blanches avant d'être
müres, bleu foncé à la maturité, plus petites qu'une graine de poivre. — FI. en mai, Juin, juillet. — Abondant dans la région supérieure des montagnes :
Savane à Mulets, Soufrière (cône et plateau), Grande-Découverte, Savane aux Ananas, Savane du Nez-Cassé. Alt. 1000-1400 mèt. [N° 2448.
MarmniQue. Vulgo : Crécré-montagne. — Abondant au plateau de la Montagne-Pelée et des Pitons-du-Carbet. {N° 671.|
M. tetrandra Naud.; Miconie à # étamines. Vulgo : Bois-côtelette. — Arbuste haut de 0,90-2 mèt., rarement plus haut dans la région élevée, souvent petit arbre dans les bois de la région infra-supérieure, touffu, très élégant et ornemental, à rameaux obtusément tétragones, à rameaux, pétioles, pédoncules et nervures garnis d'un duvet très court, fin et gris. Feuilles longues de 10-14 cm. sur 2-4 em. de large, à nervures imprimées-cannelées en dessus, très saillantes en dessous; pétiole long de 2-4 em. Inflorescence en panicules pyramidales serrées, à branches terminées en cymes triflores, brièvement pédonculées ; pétales blanc ou très souvent couleur de soufre. Baies globuleuses, environ deux fois plus petites qu'une graine de poivre. — Assez commun dans les environs des Bains-Jaunes, dans le bas de la Savane à
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Mulets et au sommet du morne Hirondelle (Gourbeyre). — FI. de janvier à mai. — Alt. 700-1200 mèt. [N° 3469.) — Ne se trouve pas à la Martinique.
M. marlinicensis Cogn.; Miconie de la Martinique. Vulgo : Crécré-montagne. — Arbrisseau haut de 1" 80-2 mèt., droit, très ornemental, entièrement glabre. Feuilles extrêmement coriaces, presque toujours fortement roulées sur les bords, parfois en forme de cuiller, ovales-elliptiques, noirâtres, très glabres, entières, à 3 nervures et un arc près du bord. Inflorescence en panicules allongées, à branches très divisées, étagées, avec des pédicelles unilatéraux et tournés vers le haut. Baies noires, globuleuses, du volume d'une graine de poivre. — Très rare. — De cette belle espèce, je n'ai trouvé que quelques pieds dans la petite savane de la Montagne-Pelée (Martinique). [N° 672.]
M. furfuracea Griseb.; Miconie couleur de son. Vulgo : Bois-côtelette. — Grand arbuste, haut de 3-4 mèt., peu branchu, richement feuillu, à branches et rameaux cylindriques, à jeunes rameaux, pétioles, pédoncules, pédicelles, nervures, nervilles et calices revêtus d’un duvet gris brun, dense, poudreux. Feuilles vert noirâtre, longues de 12-25 cm., parfois de 32 em. sur 5-13 em. de large, obovées, acuminées au sommet, rétrécies à la base, dentées-crénelées au-dessus de la base; nervures 3 : les deux latérales très écartées de la médiane, et un arc près du bord; nervilles transversales parallèles et écartées; pétioles de longueur variable, n'excédant jamais 6 em. de long. Inflorescence en panicules lâches, allongées, portant des divisions le plus souvent triflores, avec des fleurs solitaires à l’aisselle des pédicelles; calice conique, long de 4 mm.; pétales blancs, une fois plus courts que le calice. Baies côtelées, noires, globuleuses, — Gaà et là sur les lisières des grands bois : Capesterre (Guadeloupe), aux environs du Grand-Étang et de l'Étang-Zombi, Gommier; rare au Matouba. Alt. 300-600 mèt. | N° 2263.
Marnnwique. Vulgo : Crécré grand-bois. — Fonds-Saint-Denis, Calebasse, Champflore, fontaine Absalon. [N° 1175.]
M. coriacea D.C.; Miconie à feuilles coriaces. Vulgo : Bois-côtelette-montagne. — Arbrisseau d'une grande beauté, haut de 0% 80-1% 80, nu dans le bas, à feuilles confinées aux extrémités des branches, à rameaux quadrangulaires, grisâtres, très ruguleuses, portant de nombreuses cicatrices et une faible couche de poils rigides et courts. Feuilles très rigides, épaisses, fortement roulées, souvent en forme de cuiller, entièrement glabres : les adultes, vert jaunâtre en dessous, longues de 7-12 cm. sur 4-5 cm. de large, finement crénelées-dentées, à dents glanduliformes; nervures 3, larges, rougeâtres ou Jaunâtres, très saillantes en dessous ; nervilles transversales très rapprochées, avec un arc près du bord; pétioles larges, comprimés, longs de 1-2 cm. Inflorescence en panicules trichotomes, corymbiformes, pyramidalesarrondies, plus courtes que les feuilles : les dernières divisions portant
2-3 fleurs blanches sessiles; pédoncules et pédicelles glabres, quadrangulaires, robustes. Baies petites, noirâtres, globuleuses, couronnées par les bords lacérés du calice. C’est de tous les Miconia Ja plus brillante espèce. — Assez abondant à la Soufrière {cône et plateau, où il est souvent rabougri), Savane aux Ananas, plateau de la Grande-Découverte. — FI. presque toute l'année, mais surtout de février à Juillet. [N° 2252.]
M. impeliolaris Don.; Miconie sans pétioles. Vulgo : Bois-côtelette rouge. — Arbuste haut de 2-4 mèt., très droit, à tige cylindrique, à rameaux, pétioles, pédoncules, calice et le bas de la côte médiane revêtus d’un duvet rude, court, couleur de rouille. Feuilles longues de 20-35 cm. sur 10-16 cm. de large, ovées-oblongues, pointues ou obtuses au sommet, auriculées à la base, brièvement pétiolées ou subsessiles, faiblement crénelées-dentées, ou subentières, glabres en dessus, garnies en dessous d’un duvet glanduleux, court, brun clair; nervures 3, avec un arc double : le premier, peu marqué, à 3-4 mm. de distance, et l’autre près du bord; côte non imprimée en dessus et très saillante en dessous. Inflorescence en panicules trichotomes, longues de 10-17 cm., à branches primaires très allongées, spiciformes, interrompues, portant des cymules sessiles à 3-5 fleurs blanches, petites. Baies mûres bleu foncé, poilues, globuleuses, obscurément marquées de 7-8 côtes. — FI. en juin, juillet, août. — Abondant dans les environs de la Ravine-Chaude, du Trou-aux-Chiens, de Gourbeyre (Valcanar et Grande-Savane), Pigeon (le long de la rivière Lostau), etc. — Alt. 12-400 mèt. [N° 2264. | — Cette belle espèce n'existe pas à la Martinique.
M. frichotoma Cogn.; Miconie à panicules trichotomes. Vulgo : Bois-côtelette rouge. — Grand arbuste ou petit arbre, haut de 3-8 mèt., entièrement glabre, à branches presque toujours penchées, à rameaux obtusément tétragones et renflés aux nœuds. Feuilles membraneuses, rougeâtres, longues de 10-18 cm. sur 6-9 cm. de large, acuminées au sommet, subcordées à la base, ou atténuées ou arrondies, à 3 nervures et un arc près du bord. Fleurs en panicules trichotomes, longues de 10-15 cm., pyramidales, allongées, à branches très divisées, à pédoncules secondaires cylindriques, faibles, à pédicelles filiformes, pourvus d’une petite bractée à la base; pétales blancs; anthères 8; ovaire biloculaire. Baies globuleuses, plus petites qu’une graine de poivre, à huit côtes. — FI. en mai, juin, juillet. — Abondant dans presque tous les grands ae humides de la Guadeloupe jusqu'à une altitude de 880 mèt. | N° 2254.
MARTINIQUE. V ha : Bois crécré rouge. — Abondant dans tous les grands
bois. [N° 669.)
M. s/riata Cogn.; Miconie à fruits striés. Vulgo : Du bon matin (à Gourbeyre), à cause de la bonne odeur que les fleurs émettent le matin. — Arbrisseau ou grand arbuste, haut de 3-4 mèt., très droit, ornemental, entièrement
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glabre, à rameaux cylindriques. Feuilles très variables quant aux dimensions, d’une longueur moyenne de 9 cm. sur 3 cm. de large, généralement vert pâle sur les deux faces, ovales-elliptiques, acuminées au sommet, atténuées à la base ou pointues; pétioles longs de 1-2 cm., cannelés. Fleurs blanches, en panicules terminales, à branches peu divisées. Baies petites, élargies à la base, d’un bleu noir à la maturité, pourvues de huit petites côtes. — Abondant sur les lisières des bois et dans les savanes de la région inférieure : hauteurs inférieures du Baïllf, des Vieux-Habitants, de Deshaies, de la Pointe-Noire, de Sainte-Rose, etc. Alt. 150-400 mèt. {N°5 2247, 2253.] Marnnique. Vulgo : Crécré blanc. Très abondant : Parnasse, plateau des Trois-Ilets, Carbet, hauteurs de Case-Pilote, etc. [N° 108 D, 670, 1179.)
Charianthus Don. (du grec « charis », beauté, et « anthos », fleur, allusion à la beauté des fleurs dans les espèces de ce genre.)
C. coriaceus D. C.; Charianthe à feuilles coriaces. Vulgo : Fuchsia-montagne. — Superbe arbrisseau, haut de 1-1" 50, rarement plus haut, souvent rabougri, toujours couvert de mousses et de petites plantes épiphytes, entièrement glabre, à branches obtusément tétragones, noueuses, grisätres. Feuilles très coriaces, entières, longues de 7-10 cm. sur 3-5 cm. de large, ovées, acuminées au sommet, subarrondies ou rétrécies à la base, à 3 nervures non imprimées en dessus, très saillantes en dessous, avec un arc près des bords du limbe; pétioles longs de 6-9 mm. Inflorescence en panicules corymbiformes, penchées ou pendantes, arrondies, axillaires et plus rarement terminales. Fleurs pourpres, d’une grande beauté, longues de 11 mm.; pétales 5, longs de 5 mm., oblongs; étamines 8, dépassant les pétales de 6 mm.; pédicelles fermes, munis d’un nœud articulé près du sommet, bibractéolés ou biglanduleux à la base. Baies noirâtres, turbinées, couronnées
par les lobes persistants du calice, à 4 loges. — Assez abondant dans les terres volcaniques de la Savane à Mulets, pente du Galion à la Grande- Citerne, Grande-Découverte, ete. [N° 2229.] — Il n'existe pas à la Martinique.
CG. nodosus Triana; Charianthe à branches très noueuses. Vulgo : Fuchsia. — Arbrisseau très beau, dont les fleurs, comme celles du précédent, rappellent les fleurs du fuchsia de France, haut de 0"90-1"40, à branches subtétragones, très noueuses, chargées de mousses et d’autres plantes épiphytes, souvent hérissées de poils rigides aux extrémités. Feuilles glabres, longues de 4,5-6 cm. de large, tantôt largement et nettement elliptiques, tantôt légèrement ovées, très obtusément pomtues au sommet, souvent prolongées à la base ; pétioles longs de 6-8 mm., finement et nettement denteléesserretées, à dents mucronées, subulées, presque couchées et tournées vers le sommet du limbe, à 5 nervures et un arc très près des bords. Inflorescence, forme et couleur de la corolle comme dans le précédent, mais à pédoncules
et pédicelles plus minces, presque filiformes. Baies tétragones, élargies vers le sommet, roses, caractères qui distinguent facilement cette espèce de la précédente. [N° 666.]
C. nodosus Tr., variété crinitus Naud., présente des feuilles très nettement elliptiques-orbiculaires, grisätres en dessous, très brièvement et obtusément pointues au sommet, à branches hérissées de soies rudes et couchées, qui, à l'extrémité des rameaux, forment une couche épaisse, laquelle devient moins accusée sur les cinq nervures, du côté inférieur, et se réduit, sur le côté supérieur du limbe, à des soies éparses. — Cette belle espèce avec sa variété n'existent pas à la Guadeloupe ; elles sont assez abondantes dans la région
supérieure de la Montagne-Pelée. [N° 665.]
C. corymbhosus Cogn.; Charianthe à fleurs en corymbes. — Grand arbuste, plus rarement petit arbre, n'excédant guère 5 mèt. de haut, à branches peu nombreuses : les supérieures, fastigiées; les inférieures, divariquées, horizontales ou penchées, entièrement glabre. Feuilles d’un vert noirâtre, à D nervures et un arc, acuminées au sommet, rétrécies ou subarrondies à la base. Inflorescence en corymbes larges, arrondis ou allongés, selon la variété. Fleurs jaune verdâtre. Baies globuleuses, d'un noir bleu foncé à la maturité, deux ou trois fois plus volumineuses qu'une graine de poivre.
2, variété grandiflorus Cogn. — Abondant dans les hauteurs de Trois- Rivières, morne Gommier, ete. [N° 2269.|
5, variété diffusus Cogn. — Bois supérieurs des Bains-Jaunes, Matouba, Vieux-Habitants, etc. [N°5 2250, 3204.)
MaRriNiQuE. — Variété glaberrimus D. C. Vulgo : Crécré noir. — Abon-
dant à la Calebasse, dans les endroits exposés aux vents, Prècheur (hauteur du Céron et à la Sibérie), fontaine Absalon, etc. [N°5 666, 1164.]
Mouriria Aubl. (de « Mouriri », nom de la plante à la Guyane.)
M. domingensis Walp.; Mouriri de Saint-Domingue. Vulgo : Mêle, Tuss., FT, HT, €. 37. — Petit arbre élégant, à feuillage très vert et luisant, haut de 9-7 mèt., très branchu, à branches supérieures fastigiées, les inférieures horizontales et penchées aux extrémités, flexibles et allongées, à rameaux tétragones. Feuilles cartilagineuses, ovées-oblongues, petites, pétiolées, entières, à nervures secondaires presque imperceplibles. Inflorescence en corymbes umbelliformes, axillaires, pédonculés, nombreux, situés tout le long des branches, à l’aisselle des feuilles, contenant 2-10 fleurs blanches, petites; pédoncules filiformes, longs de 4-8 mm., plus longs que les pétioles, bibractéolés et articulés au-dessus de la base; calice campanulé, à 4-5 dents deltoïdes ; corolle à 4 pétales tordus, avant l’anthèse, en un bouton pointu; étamines 8 ; anthères jaunes à deux pores au sommet. Baie globuleuse, couronnée par les lobes et par le prolongement du tube du calice, de la grosseur
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et de la couleur d’une petite prune-café du pays, d'une saveur très agréable ; semences grosses, dures, 2-4, anguleuses. — Peu abondant : çà et là dans les endroits pierreux, secs et chauds des bois inférieurs du massif de Houëlmont. —Fl.en mai, juin et juillet. [N°1299.|— Il n'existe pas à la Martinique.
Blakea L. (dédié à l'Anglais Stephan Blake, de l'ile d'Antigua, zélé botaniste, auteur de l'ouvrage : Le Jardinier pratique.)
B. pulverulenta Vahl; Blackea pulvérulent. Vulgo : Goyavier rose, goyave rose, framboisier (au Camp-Jacob), petit figuier blanc. — Arbrisseau sarmenteux, épiphyte, très beau et ornemental, à branches nombreuses, dichotomes, très divariquées : les adultes toujours penchées, à jeunes rameaux quadrangulaires (à quatre angles aigus). Feuilles petites, situées à l'extrémité des branches, coriaces, glabres, souvent couvertes d'une couche pulvérulente et glauque, nettement obovées, cunéiformes à la base, brusquement rétrécies au sommet en une pointe très courte, à 3 nervures et un arc sur les bords, Fleurs larges, odorantes, roses, très belles, solitaires ou réunies par deux aux aisselles des feuilles et opposées ; bouton de la fleur enveloppé de quatre bractées, elliptiques, d'inégale grandeur, tombant après l’anthèse; calice à 6 dents ; pétales 6, obovés; anthères 12, dressées, s’ouvrant par deux pores terminaux ; pistil droit, beaucoup plus long que les étamines. Baie large, de la forme d’une nèfle, mais beaucoup moins volumineuse, comestible, à odeur de groseille ; péricarpe pulpeux. — Abondant dans les quartiers inférieurs des Bains-Jaunes, Gommier, bords de la rivière Rouge, du Matouba, bords de l'Étang- -Zombi et du Grand-Ét tang (Capesterre). — FI. en juin, juillet, août, et souvent aussi en septembre et octobre. [N° 2147.| — Il n'existe pas à la Martinique, mais il est assez commun à la Dominique {environs de Lauda).
Le Bellucia grossularioides Tr., vulgo : Néflier du Mexique, introduit du Mexique à la Guadeloupe par le D' L'Herminier, est cultivé dans beaucoup d'endroits à cause de ses fruits, qui sont blancs et qui ont la forme mais non
, ns nl . à pas le volume d’une nèfle de France. — Ravine-Chaude (abondant), Longmont (Capesterre, Guadeloupe), Lamentin {près des marais), ete. [N° 3205. Marrminique. Vulgo : Néflier du Mexique. — Çà et là chez quelques proprié-
taires. [N° 1167.]
Graffenrieda Mart. (dédié à H. R. et D. Graffenriede, de Bâle, auteurs d'un ouvrage sur les arbres fruitiers et éditeurs de Æistoria plantarum, de Bauhin.)
G. latifolia Thib.; Graffenrieda à feuilles larges. Vulgo : Côtelette grandfeuille. (Cycnopodium Naud.) — Grand arbuste, haut de 3-5 mèt., à une seule ou à plusieurs tiges, partant d'une grosse souche, à tige et branches nues dans le bas, marquées de larges cicatrices, à écorce lisse et verte. Feuilles orbicu
laires, coriaces, très glabres, entières, longues de 10-15 cm. : les jeunes, un peu moins larges ; les adultes, pluslarges que longues. Fleurs petites, blanches, en paniculeslarges, terminales, trichotomes et corymbiformes. Fruit inconnu. — Rare : dans les bois inférieurs du morne Desboulais, au-dessus de l'habitation Pagesis, à Pigeon. [N° 3714.
MarTiNiQuE. Vulgo : Crécré grand-feuille. — Prècheur {bois de la Sibérie), Basse-Pointe, dans les hauteurs, sur la pente de la Montagne-Pelée (assez abondant). [N° 110.]
Tibouchina Aubl. {nom indigène à la Guyane.)
T. chamaæcistus Cogn.; Tibouchina petit ciste, Vulgo : Thym violet, thym de montagne. — Arbrisseau haut de 15-40 cm., tortueux, flexible, branchu ou presque dépourvu de branches, à ramuscules tétragones. Feuilles longues de 4-7 mm. sur 2-4 mm. de large, roulées sur les bords, ovées ou ovales, terminées au sommet par une soie, garnies en dessus de 10-16 soiïes courtes, adnées dans toute leur longeur; nervure 1. Fleurs pourpre foncé, larges, d'une grande beauté, solitaires ou réunies par 2-4; calices et pédoncules hérissés de soies; pétales obovés, ciliés sur les bords ; élamines 8-10; ovaire à 4 loges. — FI. presque toute l’année, — Vit dans les sphagnums, sur le cône et le plateau de la Soufrière, de la Grande-Découverte, de la Savane aux Ananas, etc. [N° 2251.]
MarTiNiQuE. — Chætogastra chameæcistus Gr. Vulgo : Thym de montagne. — Ressemble exactement à l'espèce guadeloupéenne, quant à la couleur, la forme et les dimensions des feuilles et des organes floraux ; il en diffère : par sa taille beaucoup plus élevée(0®70-1 m.), ce qu'explique sa station sur un sol volcanique couvert d'une couche d’humus très riche; par ses branches et ses fleurs très nombreuses; par ses feuilles pourvues aussi, mais à la face inférieure, de soies adnées ; par ses pédoncules plus longs et le plus souvent disposés par ombelles de 3-4 rayons. — Il constitue un des plus beaux arbrisseaux que la Providence ait créés. — FI. surtout de mai en juillet. — Vit solitaire ou en société à la Montagne-Pelée (Petite et Grande-Savane), sur la pente du morne Lacroix (plus ou moins rabougri); plus rare aux sommets des Pitons-du-Carbet.-[IN° 112.
T. chironioides Gr. — Arbrisseau plus ou moins droit, haut de 40-80 cm., à branches allongées, à fleurs larges, pourpre pâle; se rencontre à la Domi-
nique (environs de Lauda). [N° 1172.
Arthrostemma D. C. (du grec « arthron », articulation, et « stemma », étamine, à cause de l’état articulé de ces organes.)
A. glomeratum Naud., Pterolepis capilala Miq., P. glomerala Crueg; Arthrostemme à fleurs en glomérules. Vulgo : Herbe à vaches mâle. — Herbe annuelle, très souvent suffrutescente à la base, ornementale, haute de 30-
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80 cm., droite, peu branchue, vert pâle dans toutes ses parties, à tige et branches tétragones, garnies de poils couchés, roux jaunâtre, ainsi que les pétioles et la face inférieure des feuilles, mais surtout les ramuscules. Feuilles entières, petites, lancéolées, pointues, à 3 nervures. Fleurs roséesou blanches, larges, caduques, en glomérules terminales, contenant rarement plus de deux rayons; tube du calice à huit sillons, garni de poils sétiformes, longs, rigides et étoilés à l'extrémité ; lobes du calice longs, persistants ; étamines 8 ; anthères jaunes, tuberculées à la base, subulées ; ovaire mûr libre, surmonté de plusieurs soies droites. Fruit sec. — Extrêmement abondant dans toutes les savanes humides, depuis environ 300-1000 mèt. d'élévation (jusque dans la petite savane autour de la case des Bains-Jaunes). — FI. toute l’année. [N° 2266.]
MarnniQue. Vulgo : Herbe à mouches. — Très abondant dans toutes les savanes jusqu à altitude de 680 mèt. [N° 1173.]
Nepsera Naud. {anagramme du g. Spennera de Martius et de D. C. Prod., Rep: 115!)
N. aqualica Naud. Nepsera aquatique. Vulgo : Herbe à mouches. Aubl., t. 169. — Annuel, droit, à base souvent couchée et ligneuse, d’une élévation moyenne de 70 cm., très ornemental, à tige cylindrique, très fragile, branchue ou à branches peu nombreuses, allongées, à jeunes rameaux tétragones. Feuilles petites, ovées-lancéolées, opposées, peu nombreuses, brièvement acuminées, finement serretées, à 3-5 nervures. Fleurs violettes, ou violacées ou blanches, disposées en un large panicule trichotome, feuillue à la base; pédicelles longs, filiformes; calice à 4 lobes linéaires ; étamines 8: anthères violettes, lancéolées-linéaires. Fruit mûr sec, non adhérent au calice. — FI, presque toute l'année, mais surtout d'avril à juillet. — Endroits aquatiques ou très humides, pas rarement dans les savanes sèches et argileuses : Troismorne (Grommier et à Gourbeyre (environs du Valcanard). Alt. 270-700 mèt. [N° 2261.]
Marmnique. Vulgo : Herbe à mouches. — Fonds-Saint-Denis, Champflore, La Régale, Rivière-Salée, etc. [N° 1168.]
Rivières (chemin du Trou-aux-Chiens), Capesterre, Matouba; çà et là au