‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 91 sur 211 · SOIXANTE-DIX-HUITIÈME FAMILLE. — RHIZOPHORÉES · texte numérisé non relu

SOIXANTE-DIX-HUITIÈME FAMILLE. — RHIZOPHORÉES

Rhizophora L. (du grec « rhiza », racine, ef « phero », je porte, allusion aux nombreuses racines adventives qui supportent la plante.)

R. Mangle L. (mot de la langue malaise). Vulgo : Manglier, palétuvier rouge, mangle rouge, mangle-chandelle, mangle noir. Desc., vol. I, t. 10,

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p. 45. — Petit arbre ou assez souvent arbre d'assez grande taille; à branches très nombreuses, allongées, très inclinées, souvent pendantes; à racine principale courte, souvent presque nulle; à tronc soutenu par des racines adventives, arquées, nombreuses, plongeant dans l’eau; à écorce noire et lisse. Feuilles ramassées aux extrémités des branches, épaisses, très glabres, entières, ovales ou ovales-elliptiques, arrondies au sommet; stipules interpétiolaires, tantôt longues, tantôt courtes. Fleurs axillaires, solitaires ou en cymes dichotomes; calice quadripartite, à lobes persistants; pétales 4, laineux à l'intérieur ; étamines 8, sur deux verticilles. Fruit ovale, couronné, à la base, par les lobes persistants et durs du calice; semences 1. — Dèsque le fruit est arrivé à maturité, il commence à germer sur pied, la radicule en perce le sommet, s'allonge peu à peu, atteint quelquefois une longueur de 30 cm., devient pendante et, entraînée par son poids, elle finit par se détacher de la capsule. Dans sa chute, elle s'enfonce verticalement dans la vase. — Le bois est blanchâtre en dedans et ne sert guère que comme bois de chauflage;

l'écorce et le fruit sont riches en tanin, et dans le pays on en fait souvent

usage, surtout pour les tanneries de la Basse-Terre !. — FI. principalement de juin à septembre. — Vit en société sur une grande étendue, dans les

marécages du Morne-à-l’Eau, de la Pointe-à-Pitre, de Baie-Mahault, du Lamentin, de Sainte-Rose; moins abondant aux Saintes (Terre-de-Haut), au Gozier, etc. [N° 2961.]

Marmmique. Vulgo : Mangle-chandelle, palétuvier rouge, mangle rouge. — Vit en société sur une large échelle : au Lamentin, Ducos, Rivière-Salée, Robert, François, Trinité, Galion, etc. [N° 1836.]

Cassipourea Aubl. (nom indigène de la plante à la Guyane.)

C. elliptica Poir.; Cassipoure à feuilles elliptiques. Vulgo : Bois-de-l'ail. — Arbre élégant, de taille moyenne, parfois grand arbre, selon les endroits, très branchu, à branches supérieures très fastigiées, les inférieures étalées. Feuilles entières, coriaces-subcharnues, elliptiques, légèrement acuminées, opposées. Fleurs très nombreuses, en fascicules axillaires de 2-6 rayons pédonculés ; calice aussi long que les pétioles, à 4-6 lobes deltoïdes ; pétales 5-4, blancs, délicatement frangés et laineux en dedans. Capsule petite, à 3 valves. — Les fleurs, en s’ouvrant, émettent un parfum agréable ; plus tard, ces mêmes fleurs exhalent une mauvaise odeur. Les feuilles, froissées entre

les doigts, répandent une odeur rappelant bien celle de l'ail. — FI. habituelment en mai et juin, et aussi en octobre et novembre. — Assez abondant

1. L'emploi de cette écorce, riche en tanin, a pris aujourd'hui une place marqu e dans l'industrie de latannerie et surtout des matières colorantes. Elle sert surtout à la fab ication des extraits tannants aujourd'hui presque exclusivement employés au lieu et place des écorces abandonnées. (E. H.)

dans les bois inférieurs du Matouba, des Bains-Jaunes, de Houëlmont, des Trois-Rivières, etc. [N°2737.]!

Marrinique. Vulgo : Bois-de-l'ail. — Etait encore assez abondant, en 1878, dans les bois de la Régale et dans ceux de quelques mornes de la Rivière-Salée; les déboisements l'ont fait disparaître. — Assez abondant

encore dans les bois du Prècheur (Céron et la Sibérie). [N° 2149.|

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