DE LA COMPAGNIE DE POITIERS
Statuts et Règ'lements de la Compag'nie du St-Sacrement pour l'établissement et conservation des bonnes œuvres.
1° La fin principale de la Compagnie sera de travailler à la gloire de Dieu, chacun selon ses talents et sa condition, empêchant, autant que l'on pourra, que la divine Majesté ne soit offensée et procurant qu'elle soit connue, aimée et servie suivant les obligations du Christianisme et les promesses du baptême ;
2** On se proposera de rendre et de faire rendre à Notre-Seigneur Jésus-Christ, résidant au très saint Sacrement de l'autel, les hommages, le culte et le respect qui lui sont dus dans ce divin mystère et où il s'humilie et s'anéantit pour nous devant la grandeur du Père étemel, empêchant de tout son pouvoir les profanations et irrévérences dans les églises et travaillant à la destruction du malheureux vice de l'impureté qui profane les temples vivants où il désire d'habiter par la sainte communion ;
S*» Tous ceux de la Compagnie auront envie de travailler à leur salut et à leur perfection et de remplir exactement tous les devoirs de leur état.
Le secret est l'âme de la Compagnie, lui seul en fait la différence d'avec les autres sociétés, c'est en lui que consiste toute la bénédiction de la Compagnie du St-Sacrement, et il est tellement essentiel que si vous en ôtez le secret, ce ne sera plus une Compagnie du St-Sacrement, mais une simple confrérie de piété, comme il vous plaira de la nommer, de sorte qu'il y doit être inviolablement observé.
Ce secret consiste à ne point parler de la Compagnie, de ses œuvres, de sa conduite, ni des particuliers qui [la composent, enfin de ne la point faire connoître en quelque manière, ni par quelque moyen que ce soit .
De l'état de la Compagnie.
La Compagnie sera composée de prélats, ecclésiastiques séculiers, seigneurs, gentilshommes, boiu-geois, marchands et autres d'honnête condition que l'on jugera propres à travailler pour la gloire de Dieu et le salut du prochain selon l'esprit de la Compagnie, à la réserve néanmoins des reUgieux, lesquels, quoiqu'éminents en savoir et en piété et fort estimés par la Compagnie, n'ont pas cependant été reçus par ladite Compagnie qui n'admet que des ecclésiastiques séculiers.
Dans le choix qu'on fera des sujets, on prendra garde qu'ils aient les qualités suivantes: de la piété, une bonne réputation, de l'estime et de l'aifection pour les œuvres qui regardent la gloire de Dieu, et surtout qu'ils soient capables du secret, sans lequel la Compagnie ne peut se soutenir.
Lorsqu'on sera assuré d'un nombre suffisant de sujets, cinq seront choisis à la pluralité des voix pour être officiers, et ce choix se renouvellera deux fois par an, savoir le premier jeudi de janvier et le premier jeudi de juillet.
Ces cinq officiers seront: le Supérieur, le Directeur, un Conseiller ecclésiastique, un Conseiller laïque et un secrétaire.
Le Supérieur pourra être ou ecclésiastique ou séculier ; le Directeur sera toujours ecclésiastique, le Secrétaire pourra être ecclésiastique ou séculier.
Ladite élection se fera par billets écrits de tous ceux qui composent la Compagnie, et ce à la pluralité.
En l'absence du Supérieur, le Directeur tiendra sa place; s'ils sont tous deux absents, le Conseiller ecclésiastique présidera ; s'ils sont tous trois absents, le Conseiller laïque et, en son absence, le plus ancien en sa réception, afin qu'on voie à qui il faut s'adresser pour demander permission de parler .
Le Supérieur, le Directeur et les deux Conseillers occuperont les quatre premières places, et lorsque Mgr l'Evoque fera l'honneur à la Compagnie de se trouver à l'Assemblée, il sera prié de prendre la carte et de faire toutes les fonctions du Supérieur et du Directeur.
Quand il y aura trois personnes assemblées dans le lieu qui aura
été choisi de l'avis de la Compagnie, un de messieurs lira un livre de piété, qui aura été choisi par le Supérieur, jusqu'à ce qu'il se trouve cinq personnes, et pour lors on commencera l'assemblée.
Pendant la lecture, le Secrétaire qiû doit être des premiers, disposera le registre selon le modèle qui sera donné à la fin des statuts, et on prendra garde de ne point s'entretenir d'affaires temporelles, mais d'employer ce temps avant l'assemblée à entendre la lecture spirituelle. Tous messieurs étant obligés de considérer ce lieu avec grande vénération comme le sanctuaire de Dieu, dans lequel son divin esprit doit posséder et gouverner toutes choses ; il est même mieux de demeurer en silence dans un lieu où le secret est une partie si essentielle.
Le Directeur ou celui qui prendra sa place, commencera par la prière qui sera ci-après marquée, tous étant à genoux, hors le temps de Pâques. Après quoi, tous messieurs étant assis, le Supérieur prenant la carte fera signe au Secrétaire de lire le registre de ce qui s'est passé à la dernière assemblée . C eux qui auront eu quelques commissions en rendront compte le plus brièvement qu'il se pourra. S'il y a quelques avis à demander sur ce rapport, le Supérieur s'adressera à un chacun, concluant à la pluralité et le Secrétaire en chargera les registres. Cela fait, le Supérieur donnera les commissions dont on mettra ci-après le modèle .
Ensuite le Supérieur demandera si quelqu'un de messieurs a quelque proposition à faire pour la gloire de Dieu et le bien du prochain. Sur ce qui sera proposé, il demandera les avis de l'assemblée, conclura à la pluralité, et priera quelqu'un de messieurs de se charger de l'œuvre pour en faire son rapport à la prochaine assemblée.
Ensuite le Supérieur priera chacun de messieurs de passer un quart d'heure devant le Saint-Sacrement un jour de la semaine pour prier Dieu dans l'esprit de la Compagnie, pour les œuvres qu'elle entreprend, pour le roi, pour la paix et autres nécessités publiques.
Il se fera une conférence spirituelle, qui devra durer demi-heure^ sur les vertus chrétiennes, les maximes de l'Evangile, les mystères et les exemples des saints. Ce sera au Directeur de donner le sujet pour l'assemblée suivante et à faire lui-même l'ouverture de la conférence, ou bien en charger quelqu'un de MM . les ecclésiastiques . Celui qui en sera chargé parlera d'une manière simple pendant un quart d'heure seulement, afin que pendant le quart d'heure restant chacun de messieurs puisse dire dans la plus grande simplicité de pensées et de pa-
rôles que faire se pourra son sentiment sur ledit sujet. Cette dernière demi-heure sera indispensablement employée à la conférence spirituelle .
Le premier jeudi de chaque mois, au lieu de cette conférence, on fera la lecture de ces règlements ou en tout ou en partie .
A la fin de l'assemblée, le Directeur et, en son absence, le Conseiller ecclésiastique, fera la prière, conformément à ce qui sera marqué ci-après .
Et comme l'argent est nécessaire pour les entreprises et l'exécution de la plus grande partie des bonnes œuvres, après la prière, chacun de messieurs mettra dans un coffret qui sera sur la table l'aumône qu'il voudra faire; le Secrétaire mettra sur son registre, au bas des résolutions de l'assemblée de ce jour, ce qui se sera trouvé dans le coffret, dont il sera chargé aussi bien que de tout l'argent de la Compagnie qui sera employé suivant les délibérations . On proportionnera les entreprises qu'on fera pour le prochain sur ce que le Secrétaire aura entre les mains. Il sera aussi bon d'avoir un petit fonds pour les nécessités occurrentes et imprévues .
Le lieu de l'assemblée étant connu, chacun sera exact à s'y rendre une fois par semaine qui sera le jeudi, ce jour étant destiné par l'Eglise pour honorer plus particulièrement le Très-Saint-Sacrement de l'autel; que s'il se rencontre que le jeudi soit occupé par une fête, l'assemblée sera renvoyée au samedi suivant. L'heure sera à deux heures précises pendant les mois de novembre, décembre, janvier et février, à trois heures les mois de mars et d'avril et à quatre heures précises pendant le reste de l'année .
Le Secrétaire aura soin d'avertir du changement .
L'Assemblée ne durera jamais plus de deux heures, desquelles la dernière demi-heure sera toujours inviolablement employée à la conférence spirituelle.
Des œuvres de la Compagnie.
Voici les œuvres que la Compagnie entreprendra et qui sait être
de son esprit :
i" — Empêcher autant qu'il se pourra les péchés publics qui attirent lesfléaux de Dieu, comme les blasphèmes, les jurements, les irrévérences dans les égUses, ivrogneries, profanations des dimanches et fêtes et impuretés scandaleuses .
Notre-Seigneur Jésus-Christ ayant honoré la Compagnie du titre de son auguste sacrement pour se rendre en ce divin et amoureux état le modèle de tous ceux qui la composent, soit pour la perfection de la vie cachée, intérieure, séparée et dépouillée de la cupidité et de l'amour-propre, soit pour la pure adoration en esprit et en vérité ou oraison de foi en silence, soit encore pour la consommation de la charité de Dieu et du prochain, tous messieurs de la Compagnie doivent chercher leur perfection dans cette conformité et union à l'esprit de Dieu ; ainsi ils sont obligés de lui rendre non seulement tout le culte et toute l'adoration dont ils seront capables, mais encore de s'opposer avec tout le zèle possible aux irrévérences, profanations et sacrilèges, qui se commettent dans nos églises, et ce que la prudence ne leur permet pas de faire par eux-mêmes, ils tâcheront de le faire par voie excitative, en sollicitant ou faisant solliciter ceux qui ont autorité dans les églises où ils auront reconnu que se font ces outrages à notre Dieu, pour les engager par tous les moyens possibles à embrasser les intérêts de Dieu et remédier aux désordres .
Le premier jeudi après les Rois, le Secrétaire aura soin d'avertir le Supérieur qu'il invite messieurs à visiter de temps en temps les égHses de leiu- quartier, principalement les jours de dimanches et fêtes, pendant de certaines messes et après l'office divin, pour avertir ensuite la Compagnie quelles sont celles où se passent ces désordres, afin qu'elle puisse travailler par le concours de tous ceux qui ont l'honneur d'en être à remédier à un si grand mal . Le Secrétaire renouvellera le même avertissement le premier jeudi après Pâques.
2». — Prendre tous les moyens possibles poiu* découvrir et détruire les lieux infâmes, poursuivre et chasser les femmes qui prostituent les jeunes filles et tous ceux qui favorisent ces mauvais commerces .
3°. — Travailler à l'établissement et au soutien d'une maison de repentantes, pour y recevoir les filles qui seroient tombées dans le désordre, soit en les y renfermant par force aussi bien que celles qui les prostituent, soit en recevant dans un lieu séparé des autres celles quj veulent faire pénitence volontairement.
40. — Procurer des maîtres et des maîtresses d'écoles avec des règlements et une méthode faite pour l'instruction de la jeunesse, tant dans la ville que dans la campagne ;
50 . — ■ Ne rien omettre pour achever de ruiner les restes de l'hé-
résie et soutenir ceux et celles qui se sont réunis à l'Eglise véritablement;
6». — vS'appliquer à réconcilier les ennemis, surtout les parents, à terminer les procès à l'amiable, le faisant par eux-mêmes ou par ceux qui ont autorité, et à empêcher les duels qu'ils feront détester et abhorrer de toutes personnes ;
7 . — Travailler secrètement auprès des puissances ecclésiastiques et séculières, pour faire punir exemplairement les impies, athées, déistes et singulièrement les blasphémateurs et renieiu-s du saint nom de Dieu ; poiu- s'opposer au progrès de la malice des démons et aux scandales que notre divine religion souffre par tous ces crimes ; comme aussi de travailler auprès des juges, surtout ceux de police, pour que la justice soit bien faite, empêchant les monopoles, les faux poids et fausses mesures des marchands ; que les cabarets ne soient point ouverts pendant le service divin et qu'on n'y mange point de viande en Carême.
8o. — Veiller sur ce qui se passe dans les prisons et prendre connoissance des affaires des prisonniers pour les faire terminer autant qu'il se pourra, même retirer les prisonniers qui y sont depuis longtemps.
90 . — Dans les Compagnies où les associés se trouvent détourner adroitement les discours contre la religion, contre l'honneur des personnes consacrées à Dieu, contre la pudeur et la charité chrétienne, et ceux qui se rencontreront avec des libertins qui s'échappent à parler mal même des choses saintes et sacrées, qui tournent en ridicule des passages de la Sainte-Ecriture, qui parlent mal de Notre Saint Père le Pape, des ecclésiastiques et religieux, du roi, des gouverneurs, des magistrats et autres personnes publiques, ou bien qui font gloire des vices et de l'ordure en parlant avec effronterie, pour lors ils emploieront toute la charité, discrétion et zèle pour les obliger à se reconnoître et à se convertir ou du moins à se taire, en les menaçant de la sévérité de la justice, tachant de leur part d'édifier ceux qui en auront été scandalisés et d'effacer la mauvaise impression qu'ils en auront pu recevoir.
io'>. — On veillera aussi autant qu'on pourra à ce que MM. les Curés et les Vicaires donnent un bon exemple et une bonne instruction à leurs paroissiens, que la jeunesse soit catéchisée, que les cabaretiers, tant de la ville que des fauboiu-gs des villes et des villages du diocèse, ne donnent point à manger ni à boire pendant le service
divin, ni à heures indues la nuit. Chacun de messieurs, à la campagne où il a du bien et où il passe quelque temps de l'année, contribuera par lui-même et par ses sollicitations à ce que les églises soient propres et ornées, qu'il y ait des vases sacrés et des ornements sacerdotaux en bon état, que la lampe brûle jour et nuit devant le Saint-vSacrement et ce doit être une dév^otion particulière de la Compagnie qui se dévoue au culte de ce divin mystère.
Enfin, chacun de messieurs aura soin de bien régler sa propre famille afin que le maître, la maîtresse et ceux qui en dépendent soient effectivement vertueux et exemplaires, qu'on y fasse la prière, qu'on emploie l'instruction et qu'on édifie par des mœurs et une conversation vraiment contenue.
Ils éviteront avec soin de se trouver dans des lieux de comédie, bals, farces et autres pareilles assemblées si opposées à l'esprit du christianisme et du baptême et où Dieu est très souvent offensé griève. ment, se gardant bien d'autoriser par leur présence ou par leurs discours ces spectacles si funestes à la piété et à la pudeur ; au contraire, ils s'opposeront autant qu'ils le pourront à l'établissement de ces bateleurs et charlatans scandaleux, afin que les villes du diocèse n'en soient pas infestées.
Secret de la Compag'nie.
On rejettera toutes les propositions qui pourroient faire connoître la Compagnie et donner lieu à sa manifestation comme toutes contraires à son esprit, et à ce sujet Messieurs de la Compagnie seront tous religieux à ne la nommer jamais en quelque occasion que ce soit et principalement dans les contrats de fondations, testaments et autres actes publics et particuliers ; et quand Dieu inspirera à quelqu'un de se servir de la Compagnie pour exécuter ses pieuses intentions et faire la distribution des charités, legs, dons et aumônes, il pourra prendre et nommer à cet effet deux ou trois de Messieurs comme particuliers qui seront néanmoins approuvés et avoués par la Compagnie qui en prendra le soin, lesquels s'en acquitteront diligemment, et au cas de décès de l'un, les survivants pourront en nommer un autre qui sera pareillement avoué par la Compagnie, et l'on fera mention sur le registre tant dudit choix que des choses dont l'exécution sera commise à ces
particuliers qui ne pourront, pour quelque cause que ce soit, y rien changer ni diminuer du consentement de la Compagnie.
Messieurs de la Compagnie qui ont ordinairement des laquais à leur suite sont priés de s'en défaire quand ils viennent à l'Assemblée, afin que par ce moyen ni eux, ni la Compagnie ne soient point manifestés .
On obser\'era de même très exactement de ne point nommer en aucune manière la Compagnie ni k ses amis qui n'en sont pas, ni ceux qui sont mariés à leurs épouses, enfin ni à ceux même qu'on estimeroit d'une piété et d'une intégrité de mœiu-s assez grande poiu" mériter qu'on leur propose de s'y engager, mais seulement on pourra dire qu'on connoit des personnes, sans leur en nommer aucune, qui s'assemblent pour travailler à quelques bonnes œuvres avec lesquelles, si ces personnes se trouvent d'inclination de vouloir se joindre, on leur pourra offrir de leur en procurer la connoissance.
La Compagnie aura un coffre ou armoire pr)ur mettre tous les registres ou papiers concernant les affaires, sur lesquels il sera écrit : Le présent coffre et tout ce qui est dedans appartient et m'a été laissé en dépôt par N. qui en a la clef, et celui qui sera le dépositaire de ces registres et papiers aura soin d'écrire de même en son papier-journal ou quelque autre acte qui puisse être trouvé après son décès .
Les registres et papiers ne seront communiqués que par l'ordre de la Compagnie, et ceux à qui ils le seront s'en chargeront sur l'inventaire qui sera entre les mains du Secrétaire, les rendant au plus tôt et n'en retenant aucune copie pour tenir la Compagnie plus secrète.
Pour conserver ce secret si important, jamais la Compagnie n'agira par elle-même, mais pour réussir dans le bien qu'elle voudra faire, elle aura recours par le moyen des particuliers à l'autorité de Monseigneur révêque ou de ses grands vicaires, à messieurs les gouverneurs et intendants, au pouvoir des juges et au crédit dos amis qui ont quelque rang dans le monde .
Election des officiers.
Tous les six mois on procédera à l'élection des officiers, savoir le premier jeudi de janvier et le premier jeudi de juillet.
Le jeudi avant qu'on procède à l'élection, la conférence spirituelle doit être sur les préparations requises pour bien procéder à cette élec-
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lion selon les statuts et l'esprit de la Compagnie dont on parlera dans cette conférence pour le renouveler. A quoi le Directeur aura dû pourvoir en marquant huit jours auparavant le dit sujet de conférence. Ensuite le ^Secrétaire fera lecture du nom de tous Messieurs delà Compagnie, laquelle il réitérera le jour de l'élection après le " Veni Creator " afin que ceux de Messieurs qui n'ont pas fait leurs billets puissent les faire .
Chacun de Messieurs fera, autant qu'il le pourra, son billet en son particulier, après avoir invoqué l'assistance du Saint-Esprit en son oratoire, sans en communiquer les uns aux autres, afin que le Saint- Esprit soit le maître des délibérations de la Compagnie et siu-tout du choix des officiers desquels dépend beaucoup son avancement et sa perfection .
Chacun ayant porté son billet dans le coffret, le Supérieur, le Directeur et le Secrétaire accompagnés de deux conseillers les ouvriront et déclareront ceux qui auront le plus de voix, lesquels accepteront humblement les charges qui leur sont échues. Le Secrétaire en fera mention sur le registre ; on dira ensuite le " Te Deuni laudamus " puis les prières accoutumées .
On ne recevra aucun billet de Messieurs absents ; l'élection devant être faite par les présents en l'assemblée. Le Supérieur n'aura que sa voix, et lorsqu'elles se trouveront égales les nommés seront tirés au sort.
Devoirs des officiers.
Le Supérieur présidera à l'assemblée, proposera les choses dont il sera question de délibérer et après avoir pris et recueilli les voix prononcera selon la pluralité.
Le Directeur fera la prière au commencement et à la fin de l'assemblée, donnera les sujets des conférences spirituelles et les commencera ou s'il ne le peut, veillera à ce que quelque ecclésiastique en fasse toujours l'ouverture et veillera à ce que l'esprit de la Compagnie soit observé et conservé dans sa pureté ainsi que les statuts. En l'absence dû Directeur, le plus ancien conseiller ecclésiastique et, à son défaut, le plus ancien ecclésiastique en réception fera les prières.
Le Directeur fera la charge du .Supérieur en son absence, comme aussi celle du Directeur par le Supérieur pourrai qu'il soit ecclésiastique. Le Directeur marquera le sujet de la conférence pour l'assemblée
suivante, afin que pendant la huitaine Messieurs en fassent leur sujet d'oraison.
Le Secrétaire se rendra des premiers à l'Assemblée'pour donner le livre de lecture spirituelle et pour disposer tout ce qui est nécessaire pour l'Assemblée. Il aura soin d'enregistrer le nom de ceux qui sont reçus dans la Compagnie, comme aussi les résolutions qu'on y aura prises, dont il tiendra un registre fidèle. Il est de son devoir d'avertir celui qui préside des députations qu'il faut faire, des propositions faites qui n'ont point été exécutées, et repasser tomes les résolutions de l'Assemblée précédente, de faire ressouvenir le Directeur à la dernière demi-heure du statut qui oblige de l'employer toujours àla conférence spirituelle, de faire que tous les trois mois on fasse une Assemblée d'officiers, de faire souvenir le Supérieur le premier jeudi du mois d'avertir Messieurs qu'ils sollicitent et exhortent les négligents associés à la Compagnie et de se trouver aux assemblées le plus qu'il sera possible et encore d'avertir quand l'Assemblée des officiers doit être faite.
Le Secrétaire est encore le trésorier de la Compagnie ; c'est lui qui reçoit et fournit à tout, et après l'élection des officiers, l'ancien Secrétaire rend ses comptes entre le mains du Supérieur et des premiers conseillers et paye à celui qui est nommé à sa place ce dont il est reliquataire.
A la fin de l'Assemblée, le Secrétaire avertira des endroits où le Saint-vSacrement sera exposé pendant le temps qui s'écoulera jusqu'à la première Assemblée,et le Supérieur invitera Messieurs d'aller adorer le Saint-Sacrement là où il sera exposé, principalement depuis midi jusqu'à deux heures qu'il demeure ordinairement sans adorateurs.
Pratiques et Observances de la Compag'nie
Nul ne parlera que dans son rang et sans avoir demandé la licence au Supérieur.
Lorsque la Compagnie sera assemblée si quelqu'un, hormis nos Seigneurs les Evêques,les Supérieurs et les Directeurs, entre, personne ne se lèvera de sa place, mais celui qui entrera, après s'être mis un moment à genoux, prendra la première place vide, afin que la Compagnie ne soit pas distraite par des cérémonies inutiles.
Dans les Assemblées, on prendra garde à ne pas s'interrompre et à ne pas parler plusieurs à la fois. On ne parlera à l'Assemblée que des choses qui regardent la gloire de Dieu et l'utilité du prochain.
Toutes les semaines on députera deux de Messieurs l'un ecclésiastique, l'autre laïque, pour visiter les malades de l'Hôtel-Dieu, et les pauvres de l'Hôpital-Général alternativement, les consoler, procurer qu'ils fassent une confession générale s'il se peut, qu'ilssoient bien instruits des vérités chrétiennes nécessaires au salut, et même, pour leur consolation, on prendra soin de leurs aifaires temporelles et de leurs familles qu'ils peuvent avoir laissées dans la misère, veillant au surplus à tout ce qui regarde l'intérêt de la gloire de Dieu dans les dits hôpitaux.
Ces députés iront avant toute autre chose adorer le Très-Saint-Sacrement de l'autel en la chapelle dudit hôpital où il repose, s'ofifrant à Notre-Seigneur et leur pieux dessein au nom de la Compagnie et lui demandant humblement son Saint-Esprit en qui et par qui ils puissent dignement s'acquitter pour sa gloire de cette sainte œuvre qu'ils vont faire et prieront pour l'Eglise, pour le Roy et pour la Compagnie.
Ils seront obligés de se confesser et de communier un jour de cette semaine là àl'intention de la Compagnie, d'aller à la cathédrale adorer Notre-Seigneur, implorer pour la Compagnie et pour eux la protection de saint Pierre et de saint Hilaire, patrons de ce diocèse, et vénérer les reliques des saints qui y reposent, et de -pratiquer avec plus de ferveur pendant cette semaine des bonnes œuvres selon l'esprit de la Compagnie .
Ils rapporteront à la Compagnie, en l'Assemblée de cette semaine, ce qu'ils auront trouvé de plus important dans leur \Tisite, et même, pour l'édification, ils diront en simplicité ce qu'ils auront fait pour la gloire de Dieu .
On chargera aussi un de Messieurs toutes les semaines de dire la sainte Messe s'il est prêtre, ou de la faire dire s'il ne l'est pas, à l'intention de la Compagnie pour le succès des œuvres qu'elle entreprend et pour Messieurs de la dite Compagnie qui sont décédés ; et ceux qui ne sont pas prêtres donneront au Secrétaire les rétributions de la dite messe qu'on priera quelqu'un de Messieurs les Prêtres de la Compagnie de dire cette semaine ; cette rétribution étant mise dans le coffret pour les besoins de la Compagnie, ils se confesseront et communieront à cette intention un jour de la semaine.
On députera aussi tous les mois deux de Messieiu-s, un ecclésiastique et un laïque pour visiter les prisons tant de la Conciergerie que de la Prévôté, où l'ecclésiastique ayant fait une exhortation par forme d'instruction pour instruire les prisonniers à se comporter en chrétiens
dans leur misère et les animer à l'esprit de pénitence, le laïque leur donnera à chacun un sol marqué, et il est bon pour l'exemple de ne rien donner à ceux qui ne viendront pas écouter l'instruction, l'aumône n'étant donnée qu'à cette intention .
Ces députés sont également obligés de se confesser et communier à l'intention de la ComjDagnic et d'aller adore; le Très Saint-Sacrement dans l'église la plus prochaine des prisons avant que de visiter les prisonniers, où ils verront aussi avancer la gloire de Dieu et empêcher les maux qui s'y commettent. Ils choisiront aussi, s'il se peut, poiu- jour de leur visite la veille de la fête la plus solennelle qui se trouve dans ce mois afin de disposer à se confesser ceux qui seront animés du désir de la pénitence, lesquels l'ecclésiastique pourra même confesser si faire se peut, la Compagnie étant obligée de veiller à ce que lesdites fêtes solennelles les prisonniers ne manquent pas de confesseurs.
Toutes ces députations seront faites au commencement de l'Assemblée par ordre du catalogue à la réserve des ecclésiastiques députés à l'hôpital et aux prisons, qui sont nommés par le Supérieur ou Directeur à choix ; si toutefois il y a beaucoup d'ecclésiastiques, ils seront nommés également par ordre du catalogue .
Poiu* empêcher que l'esprit de la Compagnie ne se dissipe jjar le temps par le trop grand nombre de personnes ou d'affaires, il se fera tous les trois mois une Assemblée d'officiers tant anciens que modernes, qui commencera et finira par les mêmes prières qui se font à l'Assemblée, après lesquelles le Secrétaire .lira les présents statuts pour examiner entre lesdits officiers s'il y a quelque chose à désirer pour l'exacte observation de chaque article et ensuite chacun dans l'ordre ci-dessus prescrit, proposera ce qu'il jugera regarder la conduite de la Compagnie et la conservation de son esprit, pour les choses ainsi proposées et examinées être rapportées à la Compagnie par le Supérieur le premier jeudi du mois suivant, afin qu'il y soit pourvu selon l'avis et délibération de la plm-alité.
Lorsque quelqu'un de Messieurs découvrira un sujet qu'il croira propre à être admis dans la Compagnie, il en donnera avis au Supérieur, qui prendra du temps pour s'en informer, le proposera en l'Assemblée des officiers et en suite de leur consentement en l'Assemblée huit jours avant que résoudre la réception pour en être pendant ce temps plus amplement informé, et si on donne avis de quelque chose qui le puisse exiger il sera remis à un autre temps, sinon il sera reçu en la prochaine Assemblée.
Que s'il se présente quelqu'un qui ne soit pas de cette ville, il ne sera pas reçu qu'auparavant on ne soit assuré de son intrégrité, discrétion et secret, faisant écrire au lieu d'où il est et, s'il y a une Compagnie établie, on s'adressera à elle, on s'informera même exactement si ladite personne n'a point quelques affaires en C3 pays pour l'arrangemer.t desquelles elle pourroit demander sa réception plutôt que pour les vrais motifs qu'on doit souhaiter pour y être admis. Ceux qui serontreçus en la Compagnie seront instruits de son esprit et des exercices. Le Supérieur commettra à cet effet celui de la Compagnie qu'il jugera le plus propre pour les en instruire .
Et d'autant que pour maintenir la Compagnie dans l'esprit avec lequel elle a été fondée il importe de n'y point souffrir de personnes qui ne vivent très chrétiennement selon leur condition, s'il arrivoit que quelqu'un de la Compagnie ne se comportât pas en bon chrétien, ou se laissant aller à parler de la Compagnie et à la faire connaître, ou nommer quelqu'un de ceux qui en sont, il sera charitablement averti par le Directeur, et s'il ne profite pas de cet avis le Directeur priera le Supérieur de s'y joindre pour lui faire ensemble une seconde admonition et si cela est inutile le Supérieur le découvrira à l'Assemblée des officiers pour aviser conjointement aux moyens plus doux et plus efficaces afin de remettre cette personne en bon chemin ; que si après tout il demeure obstiné et que le cas le requière, le Supérieur pourra proposer à la Compagnie le fait dont il s'agit afin qu'elle en délibère et que si besoin est cette personne soit rayée du sein de la Compagnie, en quoi néanmoins il faut se comporter avec grande prudence .
Tous les matins. Messieurs de la Compagnie dresseront leur intention particulière à rechercher dans leurs œuvres la gloire de Dieu dans l'esprit de la Compagnie du Saint-Sacrement, invoquant à cet effet l'assistance du Saint-Esprit par l'intercession de la sainte Vierge.
Tous Messieurs assisteront tous les jours à la sainte Messe avec grande humilité et sentiment de la présence de Jésus-Christ. Toutes les fois qu'ils entreront dans les églises où il repose, ils iront l'adorer avant toutes choses.
Chacun de Messieius tiendra dans sa maison, dans un lieu apparent, une image du St-Sacrement en peinture ou en taille-douce, afin que ce divin mystère soit adoré souvent par le maître et les domestiques de la maison. Ils seront très exacts à suivre et accompagner avec un très grand respect le St-Sacrement, soit dans les processions.
soit encore quand on le porte aux malades, où on prendra soin, autant qu'il se pourra, qu'il soit reçu avec décence et aussi qu'il soit adoré par les rues et suivi par un plus grand nombre de personnes ,
Il a été jugé à propos que ceux qui l'accompagneront le rapporteront à la Compagnie pour son édification ,
Tous Messieurs de la Compagnie communieront le Jeudi-Saint, jour de l'institution du Très St-Sacrement, comme aussi le jour de la Fête-Dieu et de l'Octave dans l'esprit de la Compagnie, comme étant ses principales fêtes, auxquels jours on assistera révéremment à la procession, et pendant l'octave ils entendront les sermons, seront assidus à adorer le St-Sacrement, principalement dans les heures que les égli" ses sont le moins fréquentées, et on députera deux ou trois de Messieurs chaque jour, selon le nombre, pour communier au nom et dans l'esprit de toute la Compagnie.
Pour opposer la dévotion aux débauches qui se font pendant les trois jours de carnaval, la Compagnie sera distribuée en trois pour communier chacun desdits trois jours aux églises où il y a indulgence et où le St-Sacrement est exposé.
On fera en sorte que la Très Sainte Eucharistie soit décemment et révéremment tenue en campagne, principalement là où chacun a du bien, et qu'il y ait jour et nuit une lampe allumée, pourvoyant avec toute l'industrie qu'il se pourra qu'il y ait de quoi l'entretenir.
Tous les premiers jeudis de carême, le Supérieur exhortera puissamment tous Messieurs de s'employer courageusement pour empêcher que les cabarets ne donnent point ouvertement à manger de la viande pendant le Carême.
Messieurs qui composent la Compagnie sont exhortés de se lier ensemble d'une amitié cordiale et toute chrétienne, faisant revivre l'esprit des premiers fidèles lesquels, comme il est dit aux Actes des Apôtres, n'avaient qu'un eœur et qu'une âme. A cet effet, ils se visiteront de temps en temps, principalement dans les maladies. Ceux qui tomberont malades en feront avertir le Supérieur par un de ses amis, lequel Supérieur aura soin d'en donner avis à la première Assemblée afin que tous prient pour lui, et il en députera quelqu'un pour aller visiter le confrère malade s'il ne peut y aller lui-même. On dira l\ive Maris Stella, et l'oraison des infirmes Deus inflrmatatis humame après les prières accoutumées de l'Assemblée.
Si Dieu dispose du malade, Messieurs les prêtres célébreront la
sainte Messe à son intention et les laïques seront avertis de communier une fois pour le même sujet. Le Secrétaire fera dire ces messes pour le dit défunt le plus tôt qu'il pourra et, dans l'Assemblée suivante, il fera rembourser la rétribution d'une IMesse par chacun desdits laïques.
Tous les ans, et cela le jeudi avant le dimanche des Rameaux, il se fera une Assemblée générale et extraordinaire ou tous ^Messieurs, autant qu'il se pourra, assisteront pour connoître si l'esprit de la Compagnie a été gardé pendant Tannée, sinon réformer les abus qui se peuvent être glissés, comme aussi pour aviser des moyens que pourront avoir chacun de Messieurs en leur particulier de pratiquer extraordinairement les bonnes œuvres pendant la semaine sainte et les fêtes de Pâques après avoir rendu les devoirs à la paroisse ; ils ne se rassembleront que le jeudi d'après Pâques.
Le Secrétaire aura soin d'avertir la Compagnie de cette Assemblée générale afin que les présents en fassent souvenir les absents.
Ceux qui sortiront de la ville pour demeurer absents quelque temps se souviendront en prenant congé ou à leur retour, selon leur commodité et dévotion, de mettre au coffret ce qu'ils mettroient s'ils étoient présents.
De tous les susdits articles les principaux et fondamentaux ne peuvent être changés ou altérés pour quelque cause que ce soit, et si quelque accident inopiné et très important obligeoit quelqu'un de proposer d'innover quelque chose sur les susdits articles, on n'y pourra néanmoins toucher qu'avec mûre délibération et grande connoissance de cause et après que le Supérieur en aura pris l'avis de toute la Compagnie, tant des présents que des absents, et particulièrement des plus anciens qui ont assisté à former la Compagnie.
On n'entend pas néanmoins qu'aucun des susdits articles et règlements obhgent sous peine d'aucun péché, mais que chacun, par dévotion, s'efforce de les suivre pour rendre gloire à Dieu et édifier le prochain, ayant surtout le secret en très grande et singulière recommandation .
Les Assemblées finiront le jeudi d'après la Nativité de la Sainte- Vierge et recommenceront le premier jeudi du mois de novembre.
On fera un petit livret manuscrit lequel contiendra les prières qui se doivent dire au commencement et à la fin des Assemblées et dans diverses occasions, savoir :
Au commencement le Veni Creator, le verset et l'oraison. Pangc lingua, le verset et l'oraison.
A la fin de l'Assemblée ;
Laudaie Dominum omnes génies et le Gloria Pain , une antienne à la Sainte- Vierge selon le temps et l'usag-e de l'Eglise avec le verset et l'oraison.
L'oraison pour l'Eglise : Kcclcsiœ tuœ quœsumus, etc ; pour le roi : Domine, mlinim fac Regem et l'oraison quœsumus; pour la paix : Da pacem, Domine, le verset et l'oraison Deus a que sancta desideria.
S'il y a quelque confrère décédé, le De pî'ofundis et l'oraison Absolue, Domine.
S'il y a quelque confrère malade, VAm maris Stella et l'oraison pour les infirmes : ()mnij>o/ens sempiterne Deus salus a'ierna credenlium .
Pour quelque nécessité ou dévotion de la Compagnie, le Veni Creator ou VAre maris Stella.
Après l'élection des officiers le Te Deuw iwec le verset et l'oraison pour actions de grâces.
On ouvrira toujours l'Assemblée et les prières par ces paroles : Loué soit le Très Saint-Sacrement de l'autel à jamais.
Tous les premiers jeudis de chaque mois, on fera la lecture des présents statuts, qui tiendra lieu de conférence spirituelle, à laquelle cette présente lecture donnera une suffisante matière, s'il reste du temps pour s'en entretenir.
Modèle de ce ([ue le Secréiaire écrira sur le ref/islre avant l'Assemblée :
L'an le du mois de se sont assemblés MM. N. N...
Pour la députation de la sainte messe a été député M. N
Pour la députation de l'hôpital ]\IM. N. N...
Pour la députation de la prison poUr le mois de M^L ecclésiastiques, et ISI . N. . .
Ensuite s'écrivent toutes les délibérations.
S'est trouvée dans le coffret la somme de laquelle, jointe à ce
qui a été ci-devant donné, fait celle de
Modèle de la Carte qui sera mise entre les mains de celui qui présidera.
i». — La lecture du registre par le Secrétaire des députations ordinaires pour la sainte messe, hôpital et prison.
2'^. — Reddition desdites commissions et avis à demander sur ce rapport.
3o. — Députations nouvelles pour lesdites commissions ordinaires.
40, — Lecture du registre des délibérations de TAssemblée précédente, rapport de ceux qui étoient chargés de l'exécution .
5°. — Propositions à faire et avis à la pluralité.
6». — Avertir Messieurs de la visite du Saint-Sacrement et pendant un quart d'heure cette semaine.
70. — Conférence spirituelle qui s'ouvrira par le Directeur, et se poursuivre par chacun de Messieurs .
80. — Avertissement du Secrétaire des églises où le Saint-Sacrement sera exposé et d,es différents avis selon le temps.
9". — La prière.