‹ Annales de la ville de RomansChapitre 7 sur 8 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

suite di' raiiiL;ineiitati<»n du nonihi'<> des becs,

coûte aunueliement aujourd'hui plus de 2U»U0Û

fraiu'^.

1844. Fétyner 6, — M. P.-E. Giraud, député, ayant fait racquisition de ia maison Bonnet, en offre gratuitement la cession à la ville pendant Tingt ans» pour y établir une salle d'asile. On place, pour diriger cet établissement* plusieurs religieuses de Tordre du Saint-Sacrement, auxquelles la ville alloue un traitement de 2,000 fr.

1844. Mat 6, — M. Cany, notaire et premier adjoint (1), lit au conseil municipal un mémoire fort développé et bien motivé (2), tendant à obtenir dans le département de la Drôme rétablissement d'un cinquième arrondissement civil dont le chef-lieu serait lîonuins. Cette pétition est adopt(''e et sou i;:if)r('ssiou à cent exemplaires est votée par 1 asscMiiMt o. Elle fut envoyée au préfet de la Drùme pour être transmise au ministre de Pintérieur et adressée à M. Giraud, député de la circonscription.

î)an.s la st-aiicf^ du janvier 1856, M. Cany I)i'oposa (le roMouveler cette (l(Miiai)(l(% qui avait été déposée en l.S5^ entre les mains du président de la 11» publique, lors de son passage à Romans. La réponse du ministre de Tintérieur fut que, s'il n'avait pas donné suite à cette demande, c'est que Tavis du préfet de ia Drôme

(1> AnlohH'-Klurcnl-Jean-Daptisle, n**' < n 1801 à Snint- Vallior, notuire u Huinuns, en rcmplacemeni de Jacques- Viotor-Sianitilus Sa- ▼oye, dont il éfioosa la y«ave. Il a exercé de 1829 à 1858 et eai mort subitement à Montélimar, le 13 février 18li8« étant midre de Romans

et conseiM'^r rl'firrnndi'iSîemenL

(2) Pétition de la ville de homam à M. le MitiUtre de l'intérieur^ lil-4M9lk

était que « Fîntérét général ne souffrait point de <c Tétat actuel des choses » !

1846. Septembre 9. — Dans le but d^agrandir la place du marché aux herbes et de dégager le chevet de Téglise de Saint- Barnard, le conseil municipal avait voté, le 8 mai précédent, une soimne de 1-4,000 fr. pour Tacquisition de la maison Bonnardel et du hangar de M"* Antelme.

Le reste de la dépense, soit 8,460 fr., fut couvert par des souscri|)tioiis particulières. Pendant le cours du travail de démolition de Tancienne chajjelle de Saint-Aîicliel, on trouva à deux mètres au-dessus du sol, dans le mur sud-est, une pierre portant un reste d'inscription que M. Giraud croit avoir fait partie du tombeau de saint Barnard. Cet antique débris, qui n'a guère que 60 centimètres de côté, a été encastré non loin du lieu où il a été découvert, dans un des contreforts extérieurs du chauir de l'église {!)•

1846. Juin 45. — Le conseil municipal vote un emprunt de 60,000 fr. pour couvrir, entre autres dépenses, celles causées par la démolition de la maison Juvenethon, à la place du Puits du cheval, et de la maison Pain, pour découvrir le passage de la Beuverie.

1847. Septembre 9, — Le conseil municipal vote une somme de 15,000 fr. pour l'acquisition de la tour àeVAcque, située dans l'Isère, à l'extrémité méridionale du rempart de Saint-Nicolas. La démolition de cette tour a pour but de pro-

(t) Voy. Riipport prégmté au eomUé deê «rte et monwmmt», A Vœeunon dHtn fragmau d'imenpfytn irouoë... datnt ia démofitton d'une maison..., in-8», 12 p., et Lft chap^lede Baini-MiùhBl dêRfh-

longpr le quai et de le faire communiquer avec le C lie min royal.

1847. Octobre 5. — La logo maçonnique rédige SCS statuts et règlements (1 .

1848. Février 26. — Le premier adjoint, faisant les fonctions de maire, fait .proclamer la République. Il prend des mesures pour assurer la tranquillité et fait décider que deux conseillers municipaux se tiendront à tour de rôle en per» manence à rhôtel-de-ville.

1848 Mars 3, — Le conseil municipal vote une adresse d'adhésion au gouvernement provisoire et arrête qu'elle sera présentée à tous les officiers de la garde nationale, aux membres du tribunal de commerce et de la justice de paix.

1848. Mars 12. — Un arrêté du commissaire du gouvernement provisoire dans le dé paiement de la Drôme, nomme le citoyen Maurice Rochas (2) maire de Romans, et Régis Péronnier (3) juge de paix du caîiton.

1848. Mai 3. — Sous la pression du maire, les religieuses de Sainte-Claire consentent à céder et vendre à la ville, pour le prix de 15,UUU fr., la partie de riiabitation acquise de la famille de Montélégier, située au sud de la promenade

(0 Voy. statuts et règlements particuliers de lu R.\ L.'. Saint Jmn, tous te Utn diatincHf de rUnlon des deox cantons, reg.-. constitué à l'or.', de Roman», le 5* jour du iO* mois de Van de la Vr. L.\ 58kl. Romans, impt im K. Bossan, 1864, in-!H, 'iT jt

(2) Fils naturel et bùrilier de M. Maurice Cliarios, né en 18tu. Il a été maire de Romans du 12 mars 1818 au lu juin 1800 cl membre du Conseil généra). Il est décédé le 27 novembre 1861.

(3) J.'an-rraii(;i>is-Régis, né le 8 juillet IHIO, licencié en droii, agréé au tribunal do comitu^rce, jufic de paix de iHiS à 1850, ensuite agent de l'usine a «ai, mon le 28 novembre 18(i7, laissant une lîllc mariée, eo 1881, k N. Allier.

306 AMNALBB Dl LA mLB BB BOMAlTS

1 > ( 1 leiiers, comprenant le vivier et l'allée des iiiarrouniers.

1849. Août 5. — Après la lecture faite par un membre d'une sorte de mémoire, dont la rédaction est attribuée à M. Mathieu (1), le conseil rejette, à la majorité de 12 voix contre 8, Toffre laite par des ecclésiastiques de prendre, à lem*s risques et périls, la direction du collège communal. Il vote ensuite une indemnité de 5,000 fr, au principal en exercice.

1849. Août 13. — Le conseil municipal rote une somme de 7,766 fr. pour les travaux faits et à faire dans le but de rechercher des sources à Mours, pour établir des fontaines dans la ville. Le 2 février suivant, plusieurs traités sont faits avec des particuliers pour le passage des eaux. Le 19, le conseil consent un emprunt de 60,000 l'r. pour assurer le service de trente fontaines.

1849. Novembre 3. — Le conseil alloue les sommes nécessaires pour terminer les travaux déjà entrepris à la montée des Cordeliers, afin d'en rendre l'accès plus facile.

(1) Pliilippe-Aotoioe, né le 7 juin 1808 au domaine des Rroâsardâ, commune de Saint-GIirlstopIie-le«Laris. Il At ses étodea au petit séminaire de Valence ; & râge de dix-huit ans. Il donna à Lyon des

séances littéraires et scientifiques, invf»nf;i une înf^flintîe rîe Ipoture et d'écriture slnmltan(''es, enfin se fil breveter pour un lusil à cinq coups et pour un appuieil a (extraire le gaz de la résine. En 1846, il fonda l'Atbénee de Romans et, en 1847, lit paraître un Journal mensuel dit La Voix (l'un solitaire. II fut nommé, en 1818 rt IS'n. député de la Drôme. C'est alors qu'a l exemple d'anciens représentants, ii ajouta a son nom celui de sun département et se fit appeler Mathieu de la DrAme. II prit plusieurs fols la parole, entre autres pour rémission de hOO millions d'assignats. Exilé à la suite du coup d'Etiil. 11 se réfujiia à Chambéry. Il fut bientôt autorisé à rentrer en France. Peu après, il aclieta la source d'eau gazeuse de Condillac. Il s'occupa de la prescience du temps et fit paraître un Almanaeh qui a rendu son nom populaire. II est mort à Romans le 16 mars 1865.

1850. Juin iO, — Un décret du président de la République dissout le conseil municipal de Romans et un arrêté du préfet de la Drôme suspend de ses fonctions le maire , M. Maurice Rochas* MM. Bouzon, Bedoin et Reynaud sont chargés de Padministration municipale de la Tille. Ils sont installés le 17 par M. Léchelle, conseiller de préfecture. Une proclamation fait connaître ces changements.

1860. Juillet i5. — Un décret du président de la République nomme M. Eloy Bouzon (1) maire de la ville de Romans.

1851. Janvier 6. — Le préfet, M. Ferlay, accompagné du général commandant le département et de deux conseillers de préfecture, vient à Romans pour installer le conseil municipal nouvellement élu. Plusieurs discours sont prononeés.

1851. Aonl 26. — La compagnie des :Sapeurs-pompiers ayant été dissoute, il en est constitué une autre composée de 60 hommes.

1851. Décembre 3. — A l'occasion du coup d'Etat, une proclamation du maire invite la population à rester tranquille, l'autorité ayant pris toutes les mesures pour assurer Tordre, faire respecter les personnes et les propriétés. Cette proclamation est visée et approuvée par le chef de bataillon OUivier, commandant Pétat de siège dans la ville de Romans. En conséquence, ces jours assez difficiles se sont passés sans le plus petit désordre.

1851. Décembre 9. — Une adresse au prési-

(1) Xé à Peyrins en 1780, décédé à Romans le U novembre I8G0, a élê vétérinaire, marchand de fer, filaleur de soie. U a été nommé maire, mciubre du Couseil général et de la commission de rnospice.

ANNALES DB Lk VILLE DB ROUAMS

dent de la République, rédigée par le maire, est adoptée par le conseil municipal.

1851. Décetabrc 'JO. — Le scrutin, ouvert pour le plébiscite concornant le consulat à vie à conférer au prince Loui.s-Napulcon Bonaparte, donne pour la commune de Romans ; 1,462 oui et 63? non.

1852. Février 7. — Le sieur Didier, filateur de soie au Bourg*-de-Péage, qui avait acquis dos terrains de M. Andrevon sur la place des Cordeliers» obtient la permission d'y construire trois maisons, conformément à un plan visé et à la condition que ces édifices n'excéderont pas onze mètres de hauteur et que le sieur Didier n'y établira ni remises, ni écuries, ni aucun com» merce ou industrie,

186S. Ax>ril 19, — Election d*un député au Corps législatif. M. Monier de La Sizeranne, de Tain (1), est élu; la commune de Romans lui a donné 913 voix contre 613 à M. du Bouchage.

1868. Septembre 23, — Le prince président de la République passe à Romans, se rendant & Valence. Il est reçu par les autorités sous un arc de triomphe érigé au bas de la montée de Cliabefouf. Le prince décerne la décoration do la léiî'iori d'honneur au maire, M. Bouzon; puis, dans le parcours des rues de la ville, frappé de l'étroitesse de ces voies de communication, il

(l) Jeaa-Paul-Ange-neari, ué â Tain le 30 janvier 1797, d*alK>rd aide de camp de M. d'Urre, liwpecteur des gardes nadonalea, puis

garde du corps, aulorisf i n tKlS a prendre le nom et le<î îirmrs (}c la famille éteinte des La hizeranne, auteur de poésies esUmées, plusieurs fois député et président du Conseil général de la Drôme, sénateur en 1S63, comte et ofBder de la légion d'honnear, dAoédé à Nicele28jMiTforl4t78.

ordonne Télargissement de la grand^rue et la

r(^lection du pont.

1852. Novembre 21. — Sur la question du rétablissement de rKinpiro, les électeurs de la commune de Romans lournissent 1,869 oui et 37 non.

1856. — On commence les travaux pour l'élargissement du pont. Kn 1860, on construit les quais si nécessaires poui' faciliter la circulation et défendre la ville contre les inondations. Ces différentes améliorations ont entraîné une dépense de 853,874 fr., dont environ 200,000 fr. à la charge de la ville.

1856. Mai iO. — La ville obtient une station télégraphique, à condition de fournir un local pour le bureau.

1856. Novembre 3. — Un décret impérial nomme maire de Romans M. Adolphe de Chatte, avocat (1).

1858. Juillet 26, — Le conseil municipal

accepte les plans et devis relatifs à un projet de quai en amont du pont et vote la somme mise à la charge de la ville. Il adopte les mêmes conclusions, le '26 mai 1860, pour le quai en aval.

1859. Seplenibre lu. — L'administration fait renouveler l'inscription des noms des rues et des numéros des maisons. La dépense s'élève à 1,111 fr. Cette opération, conduite par un jeune agent voyer aussi étranger au pays qu'à sou histoire, a été faite d'une manière très fautive.

1860. Novembre i4. — Un décret impérial

(1) Jean-François-Ailolplie de Cliattê, liceiicié en droit, né à (aiarpey le 7 décenibr«j 1809, njuriù en It^iy avec M»» Marie-Elisubclb Allier, veuve Savoye.

ANNAL£S OS LA VILLB DE HOMAJtS

nomme maire de RomaBs M. Etienne Sibllat,

propriétaire (1).

1861. Juin 27» — Sur la demande de plusieurs habitants du quartier de Saint-Nicolas, le conseil municipal autorise la démolition de l'arc de ti'ioniphe érigé en 1701 par rabbé de Lesseins, à roccasiou du passage des ducs de Bourgogne et de Berry, petits-fils de Louis XIV.

1864. Mai 9. — Le premier départ sur le chemin de 1er de Romans à Valence a lieu sans aucune fête d'inaug-uration.

1866. Fêci-icr 17. — Un décret impérial nomme M. Florent Cany, ancien notaire, maire de îînmans.

1866. Mai 5. — Le dénombrement de la population dé la commune de Romans constate la présence de 1 1,558 habitants.

1866. Août 5. — Un grand Concours musical a lieu à Romans. 40 musiques ou orphéons, venus des départements voisins, se font entendre. Le préfet, Pévéque et de notables étrangers ont honoré de leur présence cette féte, qui avait été parfaitement ordonnée Le maire a traité de la manière la plus convenable les autorités et les musiciens.

1866. Septembre'29. — La ville acquiert, au

prix de 25,000 f'r. , la maison Derne, ancienne loge des Francs-Maçons, située au Torturel, pour V établir une succursah^ des écoles de la Doctrine clirétienne et le logement des Frères.

(1) ËUeDne-Joscpli Sibilat, né le 12 octobre ITiJ'J. ancien négociant et juge au tribunal de commerce, membre de la commission administrative (le rhospice, (ii ci'dè le 8 janvier 1877, laissant losepb- Louis, docteur en médecine, né le 3 mars 1826.

Digiti2edby"G

1866. Ocfolrrc. 18. — Le maire cloime Tordre, mali^ré l'opposition du conseil do fabrique, de {i(''molir et de faire disparaître les deniiurs vestiges des cloîtres et du mur qui s'appuyait contre Téglise de Saint-l^aruard.

Il n'en reste plus pour souvenir que quelques colonnes recueillies et conservées chez des amateurs d'antiquités.

1867. Décembre 4. — Un décret impérial nomme M. Gabriel Lacour, notaire, maire de Romans.

1869. Avril 27, — Le conseil municipal vote un emprunt de 200,000 fr. pour faire face au remboursement des dettes exigibles et à diverses

nécessités locales.

1870. Mai 8. — Le vote sur le plébiciste donne les résultats suivants: inscrits, 3,674; votants, 2,885; oui, P>04 ; non, '2,265; nuls, 16.

1870. Août 18. — Les jeunes ,^cns faisant partie do la garde nationale mobile se rendfMit à Valence ; ils sont accompagnés jusqu'à la .uare par la musique de la ville. Le 23, ils sont casoi nés au nombre de 600, savoir : 350 à Romans et 250 au Péage. Ils se nourrissent à volonté moyennant une solde d*un franc par jour. Ils partent, le 8 septembre, pour Paris où ils se sont trouvés pendant le siège.

1870. Septembre 4. — Le dimanche matin, une afïiche officielle annonce que l'empereur et rarmée commandée par le maréchal de Mac- Mahon ont capitulé à Sedan. Dans la nuit, un télégramme apporte la nouvelle de la proclamation de la République et la nomination d^une Commission pour la défense nationale.

1870. Septembre 12. — Le conseil municipal

ANKALBS DB LA VILLE DB BOHAKB

élit M. Lacour pour niaiio (il avait déiiiissioniié le 8), MM. I.apierre, négociant, et Fayol, médecin, pour adjoints.

I^a compagnie des sapeurs-pompiers donne sa démisj>ion.

1870. Sexjtembre 29. — Arrivée de 1 ,500 hommes et du dépôt du 98" de ligne, en remplacement de celui du 13** envoyé à Langres.

1870. Octobre, — Le conseil municipal vote une somme de 10,000 fr. pour l'équipement de la garde nationale, et une autre somme de 30,000 ir. pour son armement*

1870. Octobre 31, — Une tentative pour établir un Comité de Salut public est déjoué par l'autorité municipale, avec le concours et Tappui des officiers de la garde nationale.

1870. Novembre 3. — Le premier adjoint, faisant les fonctions de maire, fait achrtor à Marseille 1,750 fusils pour lai^arde natioiiaie, au prix de 30 Ir. pièce, ancien inodole et en mauvais état: soit une (h'pense de 5^2,500 fr.

1870. Xoi'Piiibre i^^ — Le conseil municipal signe une adresse de confiance au gouvernement (lo I f «MTciiso nationale, à Tours.

1870. Décembre 19. — Sur l'appel du gouvernement et rinvitation du préfet, le conseil municipal décide qu'une collecte en faveur des indigents et des prisonniers de guerre sera faite par ses membres. Il s'inscrit en tête de la liste pour une somme de 500 fr. Cette collecte produit envi« ron 10,000 fr. Une souscri[)tion et un concert donné précédemment avaient produit 3,984 fr.

50 cent.

1870. Décembre 31, ~ Départ du 2» bataillon

de la garde nationale mobilisée de la Drôme. La

ville de Romans a fourni deux compagnies de 150 hommes. Leur retour eut lieu le 16 mars.

1871. Février l•^ — Plusieurs centaines dUndividus se présentent à l^hôtel de ville pour Fenvahir et y installer une Commune, Ils sont repottssés par la garde nationale.

1871. Février 9, — L'administration des ponts et chaussées fait faire des tranchées et des fourneaux de mines sur deux arches du pont et d'autres travaux pour défondre le passa^re de l'Isère. Ces dispositiuiis alarment la populatiua.

1871. Mars 2. — L'autorité fait afficher une dépêche télégraphique annonrant que l'Assenibiée nationale a ratifié les prélimiiiaircs de la paix.

1871. Mai 7. — Le nouveau conseil municipal élit M. Josr'|)h Savovo, ancien chef (râtelier, maire, M. Silvcstre, fabricant, de chaussures, 1*' adjoint, et M. Louvier, charcutier, 2" adjoint.

1871. Mai 22. — Une émeute, longuement préparée et qui pouvait avoir des suites graves pour les personnes et les propriétés, débute à sept heures du soir par des insultes faites à des officiers dans un café, sur la grand'place. Des pierres et des injures leur sont adressées. Le tocsin sonne, la générale est battue; enfin les émeutiers, noyés dans une masse de gardes nationaux, sont forcés de renoncer à leurs projets de s'emparer de la poudrière, du télégraphe et de la gare. Le lendemain, à la suite d'une enquête faite par le procureur de la Répubbque et le juge d'instruction, plusieurs coupables sont arrêtés, et le 25 juin douze d'entre eux sont condamiu s à des peines variant de quatre mois de prison à If) l'r d'amende.

1871. Juillet 22, — Le conseil municipal, à

la majorité de 19 voix contre 7, vote la suppression de Técole des Frères de la Doctrine chrétienne. Cette décision soulève une forte opposition et de nombreuses pétitions protestent contre cette

injuste mesure. Le préfet décide que les Frères auront une allocation annuelle de 3,000 fr. et conserveront la jouissance de ia maison Derne, au Tortorel.

1872. Juin. — D'après un recensement riizoïireuseniciil ('X(^cut<'\ la population de la rommuiie (le ïtOiuans se répartit : on sexe masculin, (),i04 ; s(\\(^ féminin, 0,570 ; total : 15,074 ; nombre de ménages, 3,957 ; nombre de maisons, 5,334 ; nés dans le département, 11,050; bors du département, 1 ,054 ; catholiques, 12,598 ; protestants, 90; israëlites, 2 ; libres penseurs, i ; illettrés, 4,210; une femme âgée de plus de 95 ans. Répartition par professions :

Hommes

Femmes

Industriels. .....

Commerçants

Séminaristes

Religieuses et orphelines .

I^rofessions non avouables.

1872. Octobre 6. —

Onverturc (runo

<'cole

laïque gratuite pour les tilles dans une maison de !n rue Con(piiei s, aux frais de la ville. I.,a dépense s'élève, pour la piv-inirre année, à 4,000 fr. Cette T'culc est ensuite placi'e dans W bâtiment des prisons, disposé pour cette destination, mais conservant toujours un aspect peu gracieux.

1874. Janvier l""'. — Licenciement de la compagnie (les sapeurs-pompiers.

1874. Février 3. — Un décret du président de la République nomme maire de Romans M.

Barracand (1).

1874. Avril 29, — La musique de la Société philharmonique ayant refusé de se rendre, suivant Fusage, à l'entrée officielle de M. Âmiel Dabaux, préfet de la Drôme, le maire retire à cette société musicale toute subvention municipale et Tautorisation de se faire entendre sur les promenades publiques.

1875. Mai 22. — Mgr Ootton, récemment nommé évêque de Valeiicr, vi(M)t faire la visite des établissements religieux de Romans. Il est reçu partout avec la {)lus grande pompe et les démonstrations les plus respectueuses, par les autorités, la po|)olation et la garnisoii.

1876. Frvripr 20. — Les ('>lections pour Téiectien d'un député dans la circonscription de Romans donnent le^ résultats suivants : M, Servan (T, 10,302 voix; M. Monier delà Sizeranne, 6,777 ; Emé de Marcieu, 573.

1876. Mars 29. — Un décret du président de

(1) Léon-Henri, né & Romans le 2 mai 1840, licencié en droit. U a

publif^, sous !o pspudonym«* de Léon Grandet, plusieurs pncnies et romans. Enfin, il a fail paraide. sous le nom de Léon Barracand, son théâtre, contenant trois pièces en vers, 187H, in-12; il a eu un prix de poésie de l^Académie hrançaise en 1883.

(2) Eupcne-Joseph, licencié en droit, n*^ m 1822 à Clianos, où i! succéda à son pcrc dans sa cliarf-'p de noiuire. Il «'»pon;<;i en 185") M"* Octavie Uoux, de Romans, et viiU, par suite de ce mariage, s'établir dans cette ville. Il ne larda pas à devenir conseiller municipal, conseiller d'arrondissement et conseiller jîénéral. juge et président du tribunal de commerce et enfin député. Il est mort à Honians \e 17 septembre 187ti, dans su 54* année.

ANMALBS DB LA VILLB DE BOIIAMS

la I{épul)li<jue nomme M. Savoyc maire de Romans.

1877. Jii/itner i"'. — Iteceusemeut de la population :

Âfffrlomérée

Eparse

Militaires

Autres catégories. . . .

Popalatlon totale

Sexe masculin, 6,357; sexe féminin, 6,566.

1877. JaiJlet. — On commence la reconstruction de Tabattoir sur remplacement total de l'habitation léguée, en 1775, par les époux Faure. Cet édifice est terminé en 1880.

1877. Juillet, — On refait complètement la flèche de Thorloge de Jacquemart. La dépense s'élève à 4,581 fr.

1878 Février, — M. Jules Rivoire, avocat, membre du conseil général, est nommé maire de Romans par décret présidentiel.

1878. Juin — On célèbre à Romans la fête de l'exposition universelle. La musique de la Société philliarnionique, n'ayant pas joué la Marseillnise, est insultée par la foule ameuté(? nd hoc. Le lendomain, cotte Société donne sa d('nii<sîon de musique municipale.

1878. Septembre 18, — Une affiche sur papier rose et commençant par ces mots : « Monsieur Gambetta nous fait l'hoinu iir de venir s'entretenir avec nous », annonce à la population la prochaine arrivée à Romans du célèbre orateur. En efiet, le 18, à onze heures, il est reçu et harangué à la ga^ par le maire entouré du conseil municipal, de sénateurs, de députés et d^une

foule de curieux venus de loin. Il se rend ensuite à pied à rhôtel Nagely , précédé de plusieurs corps de musique, Â trois heures, il prononce un long discours, programme, dit-on, du futur président

de la République, dans un immense cirque en bois érigé dans le clos Novol, près du Cours, en présence d'un auditoire de cinq à .six mille personnes. M. Gauibetta, extrêmement fatigué, ne peut assister à un dîner de cent couverts donné en son honneur r'i riiôtcl iriMiropc, ni accepter î'învitatirni du ïnaire de Greiiobie. Il repart le lendemain matin pour le château des Grettes (Suisse).

1879. Septembre 1^. — M. Christophe, député de la circonscription, étant mort avant l'expiration de son mandat, il est procédé à son remplacement. M. Blzarelli, médecin au Grand- Serre et membre du conseil général, obtient 10,449 voix. M. Rivoire, avocat, maire de Romans, n obtient que 1,924 suffrages.

1880. Juillet i4. — La fête commémorative de la prise de la Bastille est célébrée avec beaucoup de luxe. La veille, retraite aux flambeaux avec le concours des tambours et clairons du 22* de ligne, ainsi que ceux des pompiers, assistés de la Fanfare 7*omanàise, Un détachement de soldats portait des torches et éclairait la marche du cortège

Le lendemain, 14, des salves de Ijuîtes annoncent la fête. A dix lieures, la compagnie des sapeurs-pompiers, le conseil municipal, tontes les autoi it(''s et les différentes Sociétés de secours mutuels se j-éunisstMil pour assister à la l'emise d'un di'af)eau à la compagnie des sapeurs-pompieris. Le maire prononce un discours. M- liiollé,

3ia

AKHALBS DB LA VTLL? DB ROMANS

capitaiiip do la compagnie, répond au maire, puis le cortèj^e se met en marche pour parcourir la ville. Une centaine d'enfants, de huit à dix ans, jouant du fifre, accompagnaient les morceaux qu'exécutait la Fanfare. La ville était pavoisée et des mâts s'élevaient dans les principaux endroits. Un repas, à 2 (r. 50 c. par tête, a réuni cent convives au café du Champ-de-Mars. Â cinq heures du soir, séance musicale donnée par les Sociétés Philharmonique et la Mandoline, Le soir, feu d^artiôce à TEsplanade, illuminations des maisons.

1880. Août 1". — On commence à démolir le pont de Chapelier ou des Orphelines, qui datait de 1424. La chute de la moitié de Tarche, du côté du midi, ayant arraché celle de la culée, deux ouvriers ont été entraînés et écrasés sous cet écroulement.

Ce pont, tout (>n pierre do tuf, a été remplacé par un autre on tôle à caisson, ce qui a permis d'abaisser la montée de Chapelier et de rendre son accôs j)lus facile.

1880. Août 8. — Grand concours musical. Le samedi 7, les autorités se rendent à la gare pour y recevoir, au bruit des lanfares et des boîtes, la musique municipale de Turin. Cette bande, composée de 54 musiciens coiffés de petits chapeaux avec plumets rouges et panaches blancs, habillés de vert avec aiguillettes et passementeries d'or, répond en jouant ]a Marseillaise. Elle a été logée chez les Frères Maristes, à Bourg-de- Péage.

Le lendemain, à dix heures du matin, a lieu le défilé de toutes les musiques, au nombre de 70, portant chacune en tête «ne bannière. Ensuite commence le concours, après lequel les musiques

I88ft — t88t SI9

ont reçu des récompenses, consistant en une naagnifique bannière pour Forphéon des daines iyon-

naises, des couronnes de vermeil, des médailles pour les autres sociétés et des objets d'art pour les chefs. Le soir, la ville, pavoisée et illuminée, a été parcourue par des niilliei s d'étrangers attiras par cette fête. Malgré cette affluence de monde et une grande animatiou, on n'a pas eu à constater le plus petit désordre.

Le lundi, 9, la ville a vu lo dôfih' d une cavalca(l(>, composée d'une quiiiz;iin(Ml<M'()itures ot de chars, ontourés de quêteurs à pied et à cheval. Le soir, il y a eu un beau feu d'artifice sur l'Isère. La dépense a atteint près de 80,000 fr.

1881. Janvier 9. — Les élections pour un nouveau conseil municipal donnent les résultats suivants : Hste du Comité républicain radical, de 1,435 à 1,786 voix; liste du Comité central républicain, de 725 h 994 voix.

1881. Mars, — Un décret présidentiel nomme M. Joseph Savoye maire de Romans (troisième fois).

1881. Mai. — Le conseil municipal, par un vote de 12 voix pour, 8 contre et 4 absents, supprime l'école congréganiste des Frères établie au

Tortorel. Cette résolution domie lieu, de la part de la commission adiniiiistrative de l'hospice, à des revendications aussi foiidécis qu'importantes. L'école des Frères est immédiatement rétablie dans le voisinage, maison Giraud, et son existence est assurée pour trois années par des souscriptions.

1881. Août ?L — M. Bizarelli est nommé d«'pnt<'. sans concurrent.

1881. (Jçtobi'eii, — Dans la nuit, vers deux

heures du matin, le moulin Senn, qui depuis moins de deux ans avait été complètement détruit p<ar un incendie, est de nouveau envahi par le feu. A l'arrivée des premiers secours, les flammes sortaient déjà par toutes les fenêtres du moulin et avec une telle intensité que les barreaux de fer en sont restés tordus. Tous les efforts se sont concentrés, mais inutilement, pour préserver le moulin Ferrier situé en face, au nord. En effet, cette usine et un bâtiment àr 25 mètres en arrière et séparé par une seconde rue, tout est devenu la proie des flammes, malgré les pompes de Romans, du Bour^-de-Péage, de la gare, et même de Valence, malgré le ruisseau de la Martinette qui passe devant et sous ces immeubles : ceux-ci ont été entièrement consumés.

1881. Noucinbre 6. — Le préfet approuve fjue, suivant le vœu du conseil municipal du 7 août, le nom de la rue Labbé soit clian^é en celui de Mn fh îpai de la Drôme et le nom de Grand'Place en celui de Place de la Liberté.

1881. Décembre 19. — Séance de musique sacrée dans l'église de Saint- Bar iiard pour l'inauguration des orgues, restaurées à Faide du produit d'une souscription qui s'est élevée à 4,000 fr. M. Auguste Convers, organiste de St-Georges de Lyon, a exécuté plusieurs morceaux.

Incendie du moulin de Sieyes, à la porte de Glérieu.

1882. Janviet' i"'. — Le recensement de la population (fait par les chefs de maison et offrant peu de garantie) donne un total : de maisons,

2,095 ; de ménages, 3,951, et d'individus, 13,363.

1882. Jnnoier. — Construction sur la place des Cordeliers, au nord-est, d'un bâtiment des-

tîné à la poste aux lettres, au télégraphe et au

receveur.

188)2 Janvier. — Les travaux exécutés pour améliorer la montée du Poids des Farines ont nécessité la démolition de la Chapelle du Cénacle, et ont mis au jour les fondations du mur de la première enceinte le long des Terreaux et celles d^une petite tour ronde située à environ 30 mètres plus bas que la chapelle construite en

1888. Février 8. — M. Pouzin (François), est nommé maire par décret présidentiel.

1882. Mars 55. — Un arrêté du maire, approuvé par le préfet, interdit , jusqu'à nouvel ordre, les processions extérieures dans la commune de Romans.

1882. Avril 25. — Conformément à la nouvel loi, le conseil municipal élit, par 13 voix, maire M. Ginier (Ré<ris), pharmacien. A l;i suite de c(^tte élection, neuf conseillers Uomient leur démission.

1882. Août. — Le conseil municipal vote, à l'unanimité, les projets suivants : pour l'agrandissement du collège, 140,000 fr ; 2" pour deux écoles supérieures, 187,000 fr.; 3 pour une école laïque de garçons, au quartier des Terreaux, 100,000 fr.; 4'' pour une école de filles, à Jacquemart, 60,000 fr.; 5*" pour une école de garçons, à Sabaton, 64,500 fr.; pour une école de filles, à Sabaton, 64,500 fr«; 7^^ pour une école de garçons, rue Palestre, 80,000 fr.; 8" amélioration de Técole du Tortorel, servant de salle d^asile, 10,000 fr.; 9* réparation d'une salle d'asile, à St- Nicolas, 20,000 ir. Total: 661,500 fr.

1882. Novembre. — Pose d une horloge

neuve et restauration de la tour de Jacquemart. La dépense est estimée 17,000 fr.

1882. — Projet de confection d'un nouveau plan de la ville, à la cote de cinq millim. par mètre. Dépense, 9,000 fr. en trois années.

1888. Décembre 3, — Réorganisation de la compagnie des sapeurs-pompiers, composée de 101 hommes, avec une prime d^assurance en cas d'accident, 1,000 fr. de subvention, Phabillement et l'équipement et différentes exemptions.

1883. Septembre. — Construction d'une caserne d" infanterie. Etablissement du Cours Gmnbettay allant de l'esplanade à la route de St-Paul.

1884. Juin. — Démolition de la maison Péronnier et de la maison Reynaud, place des Princes

1885. Juillet 5. — Conférence à la salle de spectacle, sous la présidence de M. Horace Reynaud, ancien magistrat. Orateurs : MM. Calla, député de Paris, et Jacquier, avocat à Lyon.

Dîner cliez Nagely : 117 convives. Toasts. C'est la contre-partie du discours de Gambetta en 1878.

1886. Novembre 26. — Adjudication des travaux pour la construction d'un temple protestant, sur la mise à prix de 19,357 fr. 21 c, à M. Brœt Henri, avec 16 7o àe rabais.

1886. Juin. — Le recensement accuse les cbiffres suivants :

Maisons Ména^'es individus

Saint-Nicolas .

Saint'Barnard .

Banlieue . . .

Totaux .

En 1881 .

2,509 4,242 14,73() ■2,01^0 3,951 la, 363

Auflfmentation

DigitizecU^u^

1886. Juin 21. — M. BoulaiiLicr, iniiiistrc do la Guerre, et ^l. Graiif^t, ministre des l*ostes et Télégraphes, arrivent à liuiiians à neul heures par un train exjHrss. Ils sont reçus par les autorités de la ville et de Bourg-de-Péage, par le préfet, les sénateurs r t les députés de la Dr6me* Revue de la troupe à la nouvelle caserne, réception à rhdtel-de-viile, visite à l'hôpital, banquet de 430 convives, pendant lequel M. Joseph Savoye, ancien maire, est décoré. Départ à deux heures.

1 886 . — Achat par la ville, au prix de 60,000 fr. , de la maison servant de presbytère. La partie sur la cdte des Gordeliers est revendue, à charge de reculement ; le jardin, du côté du Tortorei,

est annexé à l'école laïque de garçons, cédée à la nouvelle école de filles.

1886. — La maison Ilose, anuio sud de la côte Jaccjuemart et de la rue St-lioch, est démolie pour l élargissement de la rue dans Taxe de c«'11o de TArmillerie.

1887. Mans. — Une loi autorise la ville de Ilomans à euijjruntcr une somme de 535,000 fr. pour la construction d'un collège II sera placé sur le cours Gambetta, en face de la nouvelle caserne.

1887. Mar«24. — M. Ginier, ayant donné sa démission de maire, est réélu par 19 suffrages sur 22 votants.

Inauguration du temple protestant ; dédicace et discours.

1887. Ai>nlJ29. — Une réunion, présidée par le maire, nomme une commission de 30 membres qui s^occupera : 1^ de publier les documents relatifs à la réunion des Etats Généraux de Dau-

ANNALES DE LA VILLE DE ROIfANt»

phiné ; 2" d'orgriniscr uii<' cuurérence ; 3** (.rériger un monument coinnu inoiatil"; 4" de préparer des IV'tes solennelles : le tout à Romans.

1887. Mai 22. — A dix heures, lâcher de pigeons par cinq sociétés de colombophiles. Le soir, pour la premièio fois à Ilomans, courses de chevaux. Cinq départs. 500 l'r., prix de la ville.

1887. Septembre 9, — Adjudication des travaux pour la construction d'un nouveau collège.

1887. Octobre 22. — Découverte de quatre squelettes à la place Sabaton, & la file» dans une tranchée ; l'inhumation datait probablement de quelque grande peste.

1888. Mai 6, — Elections d'un nouveau conseil municipal. Cinq listes. Un seul élu : hallotage pour les 26 autres. Le 13, sont élus : 18 radicaux et 9 opportunistes.

1888. M^i 20. — M. Bonnet (Marius), docteur en médecine, est élu maire de Romans par 15 voix contre 9.

1888. Juin 3. — Dimanche. Inauguration du kiosque musical sur la place des Cordeiiers.

Plusieurs musiques ont joué devant une foule énorme.

1888. Juillet 22, — M. Carnot, président de la République, accompagné de plusieurs ministres, sénateurs et députés, arrive à Romans à 11 heures 1/4 du matin. Il reçoit les autorités à rhôtel-de-ville, assiste à un banquet dans la cour de la nouvelle caserne, visite Thôpital, pose la première pierre du monument commémoratif du Centenaire et repart à 4 heures 1/4, laissant 1,000 fr. aux pauvres et 500 fr. à l'hôpital.

1888. Novembre 10. — Réunion à liomans

des descendants on alliés des députés aux Etats Généraux tenus dans cette ville en 1788. Célébration du Centenaire pur une messe en IVulise de Saint-Bar nard, dite par M. Tabbé Barnave, en présence de NN. SS. T Archevêque d'Aix, TEvêque de Valence et l'Evéque de Montpellier, Mgr de Cabrières, lequel a prononcé un long discours.

Le lendemain 11, réunion privée dans la salle du théâtre, dans laquelle MM. de M un, Jacquier et de Gailhard ont prononcé des discours. Ensuite, grand banquet au même Heu, accompagné de diverses allocutions économiques. Le calme le plus parfait n'a cessé de régner (1).

1888. Novembre 25. — Le maire et le conseil municipal, escortés par la compagnie des pompiers, viennent inaugurer le Stand, situé au quartier des Récollets, dans le clos Àgeron.

Ce champ de tir a été disposé par et pour la société du 110* régiment territorial.

La fête, favorisée par un temps superbe, avait attiré une foule considérable de curieux.

1889. Mai 21. — Le mardi, à onze heures et demie, le baron Berge, gouverneur de Lyon, est entré en gare ; il est monté à cheval et, escorté d'un peloton de hussards et de plusieurs bri.aades de gendarmerie, il a inspecté les soldats de la garnison, form.mt la haie jusqu'à I hùtel Nagely, où il a reçu les autorités ; il a visité les

(0 Voy. Assemblée fommèniorutive véunic à Roui ans. les 10 et 1 1 tiovpmfire /.v.W, ;;(;((/• If Ccntfiinirf de l'îissentbJtU' tiinènile f/e.« troin ordres de la. prociiicc de Dauplimt' tenue à Romans en 1788. Compte ivndu et prœèa-verbaL Valence, itnpi-iin. Valentinoise, 1880, SAS p.

ANNALK? DE r,A VILÎ.n T)F PO>tAN<

casernes, rh«>pital et le rhaînp de tir. lia rendu ■à TEvêque la visite qu il < n .ivait reçue.

1889. Juillet '?8. — M. le D' Monnet, maire de Romans, est noninu' membre du conseil général par voix (Gignier 324, 8ervan 230) pour la vilh' de Romans, et par 3,258 (Gigaier 912, Servaii poni' tout le canton.

1889. Sepfvntbfi' 'J'J. — Deuxième circonscription de Valence, élection d'un député. M. Bizarelli, député soi tnnt, 9,829 voix, dont 706 de Romans. M. Bonnet, maire de Romans, 7,951, dont 2,07:^ (le Romans. M. Escofïier, avocat, 118, dont 31 de Romans. M* Bizarelli est élu à 1,750 voix de majorité.

1889. Septembre 25, — Arrivée du 75" régiment d^infanterie pour tenir garnison à Romans ; toutes les autorités, les fonctionnaires, les pom* piers, les musiques ont été recevoir sur le pont ce régiment, accueilli par des discours et des vivats. Le soir, un punch d'honneur a été offert par la ville aux officiers.

1890. — Le conseil municipal a décidé qu'à partir du l*"" mars les horloges publiques de la ville marqueraient Tlieure de [ Observatoire de Paris.

1890. Ocliihre 2. — Le conseil niuiiicipal est dissous et remplacé par trois délégués, chefs de division à la prélecture.

1890. Octobre 19, — Electiou d'un nouveau

COnsnil .

1890. Octobre — Le Bonnet est réélu maire de Romans.

1891. Aurii. — Recensement : 2,501 maisons, 4,346 ménages et 16,545 habitants.

L'effectif de la garnison compte 1,000 hom-

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