‹ Annales de la ville de RomansChapitre 6 sur 8 · AH1UI.B8 OB LA VILUB DB BOXABS · texte numérisé non relu

AH1UI.B8 OB LA VILUB DB BOXABS

permettre la convocation des Etats généraux do cette province, et en attendant il choisit pour commissaires MiM. Suel Pourcieux, chanoine, de Delay d'Agier, ancien officier, et Thomé,

avocnt.

1787. Décembre 28, — M. de Delay d'Agier, ancien officier (1), est nommé maire de Romans.

1788. Mars 16, — L'archevêque de Vienne écrit au conseil municipal de Romans pour connaître le vœu des habitants sur le projet de réu- • nîr les trois paroisses dë la ville en une seule et la cure de Saint-Barnard au Chapitre. MM. Mortillet (2), Dochier et Delacour d*Ambésîeux, avocats, font un rapport. La question longuement et mûrement examinée, le maire fait le résumé de la discussion et conclut au rejet du projet de l'archevêque, qui s'en plaignit dans une lettre en date du 26 avril.

1788. Juin i". — Le maire et les échevins de la ville de Romans rédigent et envoient une adresse à S. A. R. Monsieur, frère du roi, contre la formation d'une cour plônière en remplacement du parlement.

1788. Juin 22. — A l'occasion des troubles survenus à Grenoble le 7 de ce mois, l'assemblée, sur la proposition du maire, vote une adresse où

(1) D'origine suisse, Pierre-Claude de Delay naquit à Homaus le 25 décembre i7S0. Il servit dans la cavalerie et ae retira étant lieutenant au réKimeniMestre de caTiip. Tl fut onvoyô à Tas'^pmhli^o nationale Pt Alt successlvomont élu ;m conseil des ancien», au corps législatil, an sénat, chevalier de Saint-Louis, commandeur de la Légion d^tioonear, pair de France, mort aa Bourg-de-Féatge le 4 août 1827, sans laisser de postérité.

(2) Alexandre, né 1p ?i ocfobre 1742, premier é(^lievin en 1788, jnfxp. puis président du tribunal du district en 17iK), juge de paix en ll'.ii, moH sans entent.

se trouve, api ès des protestations de fidélité au roi, le blâme des nouveaux édits concernant la « magistrature et le vœu de la convocation des Etats généraux.

1788. Juillet i'L — Le maire, M. de Deiay d^Agier, ayanii été enlevé de son domicile, dans la nuit du 10 au 11 de ce mois, en vertu d'une lettre de cachet et conduit au fort de Brescou, rassemblée y compris M. Duportroux, procureur du roi, fait ressortir dans une adresse les nombreux services rendus par le maire et prie S M. de révoquer les ordres surpris k sa relig;ion. M. de Delay fut bientôt rendu à la liberté. Il avait repris ses fonctions municipales le Si septembre, et le roi, comme par dédommagement, lui accorda la croix de Saint-Louis (1).

1788. Août 20. — Le roi avant autorisé la réunion des Etats de la province, l'assemblée de la vide nomme M. Mortillet, avocat et premier échevin, poTir paraître en sou nom à la réunion des députés de l'Election et y donner ses suffrages.

1788. Septembre iO. — Après une interruption de 160 ans, les Etats G:énéraux du Dauphiné s'asseml)lent h Romans, dans Téglise du couvent des Cordeliers, sous la présidence de Mgr Lefranc de Pompignan, archevêque de Vienne.

La session dure vin<4i;-deux jours. Ils sont de nouveau réunis le i"" décembre jusqu'au 16 janvier suivant. L'assemblée se composait de 24 membres du clergé, 48 de la noblesse et 7? du tiers-état, auxquels on adjoignit 144 électeurs

(1) Voy. sur la famille de Delay le DuU. de la Soc. d'Archéol. de UDrOme, 1881, p. 128.

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pour la nomination des dépntés de la piOTince aux Etats généraux du royaume. Le bureau fit rembourser à la ville de Romans 5,610 livres »

pour les frais faits à cette occasion (1).

1788. Septembre 14. — L'intendant (2) ayant

ju^'é convenable que les rues de Romans fussent éclairées la nuit pendant la durée de l'assemblée des Etats de la province, oii l'ait venir par bateau de Grenoble cent lanternes, dont la muaicipaiité de cette ville fît don à celle do Romans.

1788. Octobre 12. — Le parlement de Grenujjle étant rendu h ses fonctions M[)it s un court exil, le conseil municipal nomme, pour aller le féliciter sur son heureux retour, une députation composée de MM. de Delay d'Agier et baron de Giilicr.

1789. Janvier i". — Par suite d'un froid exceptionnel, Tlsère est complètement gelée. On la traverse à pied sec sur la glace entre le Bourg-de-Péage et la Prêle.

1789. Avril 21. — Cinq voitures de blé sont arrêtées au Bourg-du-Péage par la populace et conduites à Romans sur la place du marché.

Grâce aux efforts de Pautorité, secondée par M. de Florence, capitaine au régiment R^al marine, h la tête de sa troupe, ces premiers excès de la révolution sont réprimés. Toutefois, le blé est vendu, à raison de 4 livres 10 sols le quartal, chez M. Duportroux, où le propriétaire de ce blé avait trouvé refuge.

(1) Voy. Procès-verbal des Etats de Datqihiné assemblés à Romans, 1788 ; et anssi : Les fiteto de Dauphiné et pertieuUérementceux tenus A Romans, 18(j9.

(2) Gaxe de La Bove, inieadaat de Grenoble eu 17S4.

1789. Juillet 17. — Délibération prise dans l^église des Cordeliers, qui approuve celle de la ville de Grenoble.

1780. Juillet 2i, — En apprenant les nouvelles de Paris concernant la prise de la Bastille, la foule des auditeurs, qui s'était rendue dans l'église des Cordeliei's, entonne .spontanément un Te Deum et chante ensuite le Domine salvutn fac rcgem.

1789. Juillet 28. — L'alalIn(^ connue soub le nom <1p Vnrrinpe des briijnndSj a aussi sa représentation a liumans. Le mardi, un cuurrier, envoyé par les olliciers municipaux de Saint- Marcellin, arrive h trois heures du matin, annonçant que des Savoyards avaient pénétn'' à Voiron et répandu Tépouvante jusqu'à Tullins, et que tout était h feu et à sang dans ces localités. Le maire, M. de Deley, « qui savait à quoi s'en tenir, » donne des ordres en conséquence. Il harangue le peuple dans l'église des Cordeliers et fait nommer un comité permanent de vingtsix membres La population entière prend les armes, des éclaireurs sont envoyés au loin de tous cétés; les femmes et les enfants montent sur les toits munis de projectiles. Des bommes armés arrivent des villages circonvoisins. Enfin, lorsque la résistance, appuyée sur la réserve du bataillon des Gbasseurs du Dauphiné, est organisée d^une manière formidable, on apprend que les brigands n'ont paru nulle part et que cette panique est une immense mystification. Néanmoins, un commissaire, M. Robin, beau-frère de M. de Deley, est envoyé avec cinquante liommes à Grenoble, d'où il rapporte huit barils de pou-

dre et cent cinquante fusils avec leurs bayonnettes (1).

1789. Août 8, — M. Ferdinand baron de Gillier, capitaine de cavalerie, est nommé colonel général de la milice nationale de Romans par les officiers de ce corps. Cette nomination est approuvée par le maîte et par le gouverneur de la ^nlle.

1789. Août 27, — MM. de Gillier, Saint- Prix Enfantin, Bolland, Blain,Mortillet, Duportroux et autres privilésriés renoncent à tout(3 . exemption d'octroi. Le Chapitre y renonce aussi, mais sous une réserve qui est vivement repoussée par M. Dochier.

1789. SojAonbre 13. — Les habitants do Romans, désirant ofï'rir un don patriotique, ouvrent, de concert avec leurs voisins du Bourgde-Péage, une souscription qui s'éh"3ve à 9,355 livres 3 sols, qu'ils envoient avec une adresse à rAssr mblée nationale (5).

1789. Novembre 15. — Les troupes, composées du bataillon de Chasseurs royaux du Dauphiné et de la milice nationale de Romans et du Bourg-de- Péage, prêtent sur la place d'Armes le serment de fidélité à la nation, à la loi et au roi.

1789. Décembre 13, — La promulgation de la loi martiîde est faite sur la place d'Armes avec le drapeau rouge, en présence des troupes.

1789. Décembre 27. — Il résulte du dénombrement fait par des commissaires, que la population de Romans est de 6,1S7 âmes.

(1) Voy. DocHiBR, Procès'Verbal de l'alarme doiDiâe dans lu ville de '.'r r^ujs, 1789, 15 p.; et La parûqw du 28 juillet i789t dao8 LeDau-

plitnû, lHli7.

(2) Voy. PfocdtHMrtal... arrm à Vhim-da-mtl» I» i octobre t789.

1789. Décembre 30, — Les habitants s^étant rendus, au son de la cloche, dans Téglise des

Cordeliers, suivant Tusage observé depuis le coramencement de la révolution, pour entendre la lecture des nouvelles pul)liques, on décide, sur la pro|)Ositiou de M. Rochas, capitaine de la garde nationale (1), de porter en triomphe les portraits de MM. de Delay et de Lacour d'Ambézieux (2), alors députés à l'Assemblée nationale.

1790. Janvier 8. — IjCS citoyens de Romans et du Rourg-de-Péa^i'e envoient à FAssemblée nationale une adresse pour demander que la ville de Romans soit le siège d'un district.

1790. Février 2, — Le nom de Cours i>edejoy <'st donné à la place de Jacquemart.

1780. Féurier 8. — M. Jean-Gabriel Duportroux, procureur du roi (3), est élu maire de Romans par 208 voix sur 256 votants.

1790. Février i4. — Sous les murs de Romans se sont assemblés des détachements de 132 communes du Dauphiné et du Vivarais^ au nombre de 5,600 hommes, représentant plus de 80,000 gardes nationaux et ayant trois pièces de canon à leur tête. Ils se réunissent sur le cours Dedeley, au milieu duquel s^élève une chapelle

(t) Louis-Gliaries, marchund. marié le 1*' février 1784 avec Jeanne- Madeleine Allier. Il possédait les domaines de Lizeau et de Vaugelas. Munie 11 mai 1824.

(S) Gliariea^Claade, aTOcat, né le 11 mai 1730, dé])uté aux assembléea de Vizille et de Romans et à l'AsseiiiMée nationale conatîtii-mto, ensnife président du frihnnal du district de Romans, mort le 22 septembre 17112, sans avoir été marié.

(3) Né le 31 janvier 1724, avocat» d'abord subsUtul de la Justice royale, puis procureur du roi en lUdtel-de-vilIe, subdèlégué de l'intenihint, enfin président du ilistrict, décédé le 13 février 1812. Il avait épuuâé Anne-Glaire Bcruou.

ANVALKS !>K T,A VII,T.R Vr. ROMANS

k autel double sous un arc de triomphe de quarante pieds (le hauteur. Après un discours prononcé par M. de Gillier, colonel général des gardes nationales, et par M. Duportroux, maire de Romans, le serment civique est prêté par tous et signé ensuite par 430 délégués (1).

1790. Aiml 18. — M. de Gillier avant donné sa démission de colonel de la garde nationale de Romans, cette milice se réunit avec ses chefs sur la grand'placc, devant la maison du maire. Ellt^ demande le rétablissement de M. de Gillier dans son grade et la permission d'aller à sa campagne de Génissieu lui porter cette nomination. Malgré le refus de M. Duportroux, les gardes nationaux se rendent à Génissieu et rentrent à neuf heures du soir avec M. de Gillier. Us parcourent les rues entourés de toute la population, proférant des cris, chantant des chansons séditieuses. Le lendemain, le maire requiert vainement M. Lamhert, major de la garde nationale, de commander un piquet et de faire des patrouilles. Toutefois, le surlendemain, une proclamation du maire annonce le retour de la bonne harmonie et de l'union entre les citoyens.

1790. Juin 2. — L'assemblée tenue à Chabeuil nomme les membres de l'administration départementale. M. Enncmond Revol, avocat à Romans (2), en fait partie; MM. Jean-Raymond

(1) Voy. Procéf-verbal de te fédén^xm de te vtite de Aomane,

(2) Né en 1754, ofiicicr municipal, juge au tribunal du dislrict, accugateur poblie au tribunal de Valence en 1796, maire de Romana en 1800, juge au même tribunal, mort ft Romana le 26 aeptembre

FayoUe (1), avocat, et Pierre Delolle (2), négociant, sont élus membres de radministration du district de Romans.

1790. Juin 13. — Le conseil municipal décide que la ville fera acquisition, après expertise, des propriétés nationales suivantes :

1** Les doiuainos de Beatiregardj Vernaison, Bonlien et la Grand-Grange, dépendant de Tabbaye de Vcrnaison.

2* Les domaines de Cognier, de la MaisonliUinclie, de la Piirl-Dian ^ de Saint-Martin (V Allemand et le taoulln de Ckarlieu, dépendant de raliljaye de Léoncel.

S*" Les domaines du Prieuré de T.nyo, dépendant du chapitre de Saint- Apollinaire de Valence.

4* Les domaines de Chantelouhe, de Sermnnet, de Charbesse^ de Chalaire et de Racarvé, dépendant du couvent de Sainte-Ursule.

5* Les domaines de Conton, du Rivail, du Plantier et de la Bernard^ dépendant du monastère de Sainte-Claire.

6* Les domaines des HosteSy de Bernard, de Conquiers et de Qaste, dépendant du monastère de la Visitation.

7^ Le domaine des Uzeaux, dépendant du couvent des Gordeliers.

(1) Né à Saint-Paul-lès-Romans le 23 décembre 1746, il était rcce- Tenr des consignations ayant la Révolution. H devint président du directoire du district, accusateur public à Valence et memt)re de la Convention nationnlo. Tl fut nnmm*^ en iTifl Juge aQ trUittnal d'appel de (irenoble, où il mourut le 7 mai 1821.

(2) Pierre-André des Fnures, originaire de Saou, d'une Ihmllle anoblie en ffô2. Il fit le eommerce de la draperie en gros, c'est-àdire sans déroîror. Tl mourut le ?n avril 1810, ayant eu quatre enfants de Virginie Garnier, veuve Enfantin.

8** Le domaine de Saint''Muris, dépendant de Tabbaye de Saint- Just.

11 est inutile d'ajouter que ce projet, plus ambitieux que sensé, n eut aucune suite.

179D. Juin 20, — Le conseil de la commune retire au sacristain de Saint-Bamard la jouissance, souvent contestée, de la Garenne et l'afferme 96 livres par an.

1790. Juin 23. — La garde nationale de Romans, les chasseurs du Dauphiné et toute la population piésoiite prêtent le serment civique sur lo cours Dedeley, en présence de toutes les aiiUM it/'s et de tous les corps religieux. Plusieurs discoures sont prononcés dans l'ordre suivant : par M. Duportroux, maire, par le baron de Gillior , colonel de la garde nationale , par M. François Duportroux (1), maitre de chœur de révise de Saint-Barnard, par M'"" Sal)lières (^), au nom des dames de la ville, par M^'*' d'Arthan, âgée de sept ans (3), par le jeune Sablière, âgé de dix ans (4), et par M. Dagobert, commandant les chasseurs royaux (5).

(1) Né le 8 mars 1726 de François, avocat, et de Marianne Beraon, chanoine et maître de chœur du Cbapitre. Il fut emprisonné comme guspeet pendant la Terreur et mourut le il octobre 1815, laissant sa

maison rlo la rue rlps Clerc?; à snn neveu Bmifillier d'ArUian, laquelle est aujourd hui possédée par la famille de Loche.

{'l) Louise- Marie Massot, épouse en secondes noces de Joseph Sablières, docteur en médecine.

(3) Marie-Julie, liltc de Je:in-Fran(,M)is Houtillier d'Arthan. lieutenant-colonel d ai Ullerie, chevalier de Saint-Louis, et de Marle-Anne- Julie de GilUcr. Elle s'unit à Marcellin-Hiluire de Loche, marchand de vins à Tain, et mourut à Romans le 4 août 1857.

f'i) Ilenri-René-Gabriel Sahlières des Ilayes fut r» ( (>vour des domaines, puis, de 180!» a is',:!, secrétaire de la mairie. Il se maria deux fois : 1 " a 1 liércse Dochard, -i"* a Françoise Ducros.

(5) Procès verbttl de la prestutiwi du serment civique dans bt vilte de Romùït». Valence, Viret, in>4S 7 p.

1790' Juin 28. — L'assemblée municipale désigne dix députés pour représenter la ville de Romans à la F('ilération de Paris.

1790. Juillet i4. — Après une messe célébrée dans Téglise de Saint-Bamard, toute la population romanaise, le corps municipal» les gardes nationales, le bataillon de chasseurs du Dauphiné, trois cents jeunes filles habillées de blanc avec des ceintures tricolores, des femmes vêtues d'étoffes aux mêmes couleurs, des mères venant consacrer à la nation les enfants qu'elles allaitent, des jeunes gens portant des branches de laurier et de chêne, puis des vieillards et des ecclésiastiques tant réguliers que séculiers; tous se rendent en l>on ordre sur le cours Dedeley. Après plusieurs discours empreints d'un vif sentiment patrIoti(|uo , le serment fédératif est acclamé par tous les assistants. Le lendeuiain, les autorités entendent une messe pour les citoyens morts à la prise de la Bastille (i).

1790. Août 'i. — La session préliminaire de rassemblée administrative du département de la Drôme se tient dans la chapelle des Pénitents, sous la présidence de M. Payan, doyen d'âge.

Le lendemain, le directoire du département est nommé; il envoie à l'Assemblée nationale le procès-verbal de son installation (2).

1790. Août 2k. — L'Assemblée nationale dé-

co Procès verbal de ia prestation du Herment fùdéralif el de la eélédratton de la fêle doiquû de Romana. Valence, J 4. Viret, iO p.

(2) PmrAs rrr'..if fn >-*'S-«Ç(on piuUhninnirr lîr J'its.'^etnblcc administrative du département de la Drôme, faite â Homuns le 't aoû ItlQO.

Valence, J^. Vlret, ln-4«, 8 p.

crête que la yille de Romans sera le siège d'un tribunal.

1790. Septembre 3. — Sur la proposition du maire, le conseil municipal vote une adresse à rAssemblée nationale pour la conservation des sœurs de Sainte-Ursule, qui instruisent gratuitemont les jeunes filles de la ville (1).

1790. Novf^whre 3. — L'autorité municipale installe les juges du tribunal du district nommés par les électeurs : ce sont MM. Delaconr, Mcurv, Mortillet, Docliier, Thomé, tous liommcs de loi.

1790. Novembre 7. — Nomination d'un bureau de paix et de conciliation, composé de six membres.

1790. Décembre i4. — M. Arnoulx Lambert, homme de loi, nommé juge de paix de la ville de Romans, prête serment devant le conseil général de la commune.

1790. Décembre 28. — Le directoire du département ayant accordé à la commune de Romans Tautorisation d'acheter le couvent des Cordeliers pour y placer le siège de Tadminis* tration municipale, M. Borel, conseiller, est chargé de mettre Tenchère. L'acquisition a lieu sans concurrence, au prix de 20,000 livres (2).

1790. Décembre 29. — L'assemblée municipale dénie au prince de Monaco le droit de vendre l'auditoire de la justice et les prisons.

Par le traité de Péronnc du 14 septembre 1642, Louis XIII avait cédé à Honoré Grimaldi

(1) VDy. iVûticc liUt. sur le monastcvc et collcye de Ssainle-Ursule de Romans.

' C?y Vûy. Notice hUt. sur ie couvent des Cordeliers de Rovmm», p. 33.

ses droits sur la ville de liomans, qui consistaient en : l'aies proTisions des offices ministériels; 2* le centième annuel de ces offices ; 3'' le titre de ces offices lorsqu'ils étaient tombés dans les parties casuelles; 4* la pension annuelle de 157 livres 14 sols, payée par la ville depuis le traité du 10 juillet 1766 ; 5* la ferme du greffe, portée & 600 livres par le dernier baîL

1791. Janvier 17. — Il est ouvert chez M. Bochard, notaire (1), un registre pour la prestation du serment exigé des ecclésiastiques et des fonctionnaires publics. Se sont présentés et ont signé ce serment : MM. Joseph Gay, curé de Sainl-l^.irnard, Fiançois Delacour (2), curé de Saint-itomain, ( iabriel-( raston Mourier (3), prêtre, Antoine Guilliermet, curé de Saint- Nicolas, Jean-Antoine Arnould, cnré de Raint- Barnard, Jacques- Victor-Alexis Deloche, vicaire de Saint-Nicolas, Pierre Chabert, chanoine de Saiiit-Doiiat. Ce serment est renouvelé, le 30 janvier, dans les églises des paroisses devant le conseil municipal.

1791. Février 8. — L'ancien hôpital des Jacinières, sur le pont (4), est mis en vente et adjugé

(1) Et 8ecr(^t;iire de la ville, nenri-Frnnçois. tk- 1p 1<> juin ÎT*!^. de Pierre, aussi nolalre, et de Marguerite Blaiii ; mailé u Françoise BiuucUui'd, qui ne lui donna que des lîlles.

9) Il mournt le 24 avril Iffia, lalMtnt MO flraocs aux pauma.

(3) Ordonné pr<"^trc à Avignon le (i jnnvirr 1781). Après avoir pri^lé le serment prescrit aux ecclésiastiques par la Constitution civlh- du clergé, il devint curé de la paroisse de Sainl-Barnard; le 12 février 1794, il déposa ses lettres de prêtrise, « ofnrant sa personne et ses talent'; pour concourir au bonheur de la patrie. » Il fut nommé oflicler municipal, receveur du ;^'renier paternel et assesseur du juge de paix. A Tépoque du Concordat, il reprit ses fonctions de prêtre, fut eoToyé à Horas, puis au Grand-Serre, où il est mort curé.

{i) Voy. Essais hist. sur tes MpiUux de Ruman», p. 80.

pour le prix de 5,700 livres. Cet édifice, ainsi que la chapelle placée sur la même pile, a été rasé lors de la restauration du pont en 1856 (1).

1791. Février 20* — La ville fait vendre aux enchères Tancien hôtel-de-ville, la maison du poids des farines et la matterie.

1791. Juillet Ifi. — Après avoir assisté à iiDo messe dans Téj^-lise de Saint- Barnard, les autorités civiles et militaires se rendent sur le cours Dcdeley, où elles prêtent serment à la constitution. Le maire, le président du tribunal et le commandant de la garde nationale prononcent chacun un discours,

1791. Juillet 25 — La garde nationale de Romans est organisée en huit compagnies commandées par un colonel.

1791. Octobre 9. — Le maire, accompaj^né d'une nombreuse escorte, parcourt la ville pour y proclamer la Constitution acceptée par le roi. Un Te Deum est chanté dans l'église de Saint-

Barnnrd.

1791. Novembre 14. — M. Duportroux est réélu maire de Romans par une majorité de 86 voix sur 101 votants. Le 29 mai suivant, il donne sa démission, à cause de son grand âge.

179d. Janvier — M. Barthélémy Enfantin (2) adresse de Paris à la municipalité de Romans un tableau contenant, en caractères imprimés, la Déclaration des droits de Phomme et

(I) Voy. Notice hist. sur fe pont d$ Romans, p. 23.

n tenait une maison de bancfue à Paris, qui se ressentit des

trntihles de I;i dévolution ri [nmh:i en liquidation, il eut pour fils Bartiiélomy-Pruspor, né à i>ai is en il'M, mort dans cette ville en lJJti7, célèbre cuinme cher de la religidu Saini-Sinioaienne.

du citoyen. Le môme compatriote avait fait o-^. néreusement l'avanco, le mois précédent, d'uno somme de 10,000 livres pour venir en aide au commerce.

1792. Arrif R. — M. Saint-Prix Enfantin (1) est élu maire de Uomans ])ar 1 04 sutl'rages sur 153.

1792. Avril 12, — Pour faciliter l'échange des assignats de 100 livres, la municipalité met en circulation des billets de confiance de 10 et de 5 sols, À concurrence la somme de 10,000 livres ; somme augmontée d'une nouvelle émission de 10,000 livres le 3 mai, et de 30,000 le 15 juillet.

179S. Juin 10. — La garde nationale, avec le concours de la municipalité et de la population, plante un arbre de la liberté au milieu de la place du marché.

1798. Juillet i4. — Le pacte fédératif de toutes les gardes nationales du district a lieu à Romans, sur la route de Saint-Paul. M. Servan, chef de lésion, M. Cliarl«vs Delacour, président du tribunal, M. Quônin, capitaine de la ^arde nationale de Chàteauueuf-de-Galaure, prononcent chacun ui^ discours.

1792. Juillet 20. — Le conseil général de la commune fait, les proclamations de la pntrie en danger. Il se déclare en permanence et fait doubler les gardes.

(1) Né le n juillet 17f>2, prôire et cbanoine de TégUse de Saint- Barnard. Le H noTemi)re m, il vint déposer sur le bureau de la

mairie ses Ifttrc? de pr.'trisc ei drclaror qu'il rcTionrait à toutes fonctions sacerdotales, il iit le incnic dépôt et la nit-ine déclaration pour son frère Maurice, aussi prêtre et ciianoine, résidant alors à Paris. Malgré ces gages donnés ù la révolution, il eut i)eaucoup de peine à obtenir, le :> mai 171(4, uu certificat de civisme, que luIrelUsatt ie procureur de la commune.

179S. Septembre, — Pluoieurs ecdésiasti-

ques, MM. Bouvier-Desmarest (1), Suel-Lam-

bert (2), Revoiron, Actorie, etc., prêtent le serment civique.

1792. Octobre 3. — Le peuple démolit le mur de clôture du couvent de Sainte-Ursule pour l'aire communiquer la place de Jacquemart avec le quartier de la Ville neuve.

1792. Octobre f4. — Toutes les autorités et tous les fonctionnaires se présentent à Tliôtelde-vilie pour prêter le serment d'être fidèle à la nation, de maintenir de tout sou jjouvoir la liberté et Tégalité ou de mourir à son poste.

Novembre 12, — M. ûedeley demande, par amoar pour Tégalité, à faire effacer, à ses frais, le nom de Cours Dedeley donné à la place de Jacquemart. On substitue à ce nom celui de place de la Fédérât iorii Par la même occasion, on baptise la place du marché, pZace de la, Lihertéf et celle des princes, place de V Egalité,

1792. Décembre 8, — Sur le refus de M. Saînt- Prix Enfantin, M. Gérard Giraud (3) est nommé maire. Il n^accepte pas. Le 16, M. Borel a 99 voix sur 189 : il déclare opter pour la place d'officier municipal; enfin, le 17, M. Chades Cha-

(1) nore-FnuiçoIs f docteur en théologie, chanoine de Saint-

Barnard en 1754, prieur commendataire do Salnl-Pierre de Nantua de iim :) 178^, et enfin dernier sacristain du Ciiapitre de Romans du 27 avril 1768 a 1790.

(^) EmmanneUoseph, né en 1732, Chanoine^ Ticalre gôn^vl de Senez, dépaté aux Etats de la province, le 21 juillet 1786, i VixHIe et, le 1" d<^combrr. à Romans, f!ér<^{|é îf l"? m;irs 1815.

(3) Négociant, né le 2 mai 17.»(i, commandant de la gai'de nationale le 39 septembre 1793, maire de Romans le 18 mars 1808 jtisqu^au mois de janvier 1814, démissionnaire pour cause d*une crudie maladie à laquelle il succomba le 24 juin suivant.

bert (1) est élu maire. Il accepte et prononce un discours conciliant

1798. Janvier 20, — Pour venir en aide à la détresse d^in grand nombre d'habitants, le conseil municipal fait rédiger un règlement pour le bureau de charité, lequel doit être composé de vingt-six inoiiil)ros divisés en trois comités charerés, Tu II d'aclicter et de distribuer les comestibles, Tautre de visiter les pauvres et le troisième de procurer du travail aux indigents valides.

1793. Féorier. — Dos cortiflcats de résidence, appuyés par raltostation do huit citoyons, sont domandos ot ()l)tonus par divorsos personnes désignées comme suspectes, entre autres : MM. Dedeley d'Agier, ex-constituant, Duret, avoué, Machon, notaire, Chièze, ex-conseiller au parlement, d^Honneur, ex->trésorier de France, Dubut, ex-chanoine, François Duportroux, exmaitre de chœur du Chapitre, Bovine-Morel, ex-i^arde du corps, Jomaron, ancien capitaine, Philippe Duvivier, ex-conseilier au parlement, et d"'* Félicité de La Bâtie, Jeanne et Marianne Duportroux.

1798. Février il, — Sur la proposition d*un de ses membres, le conseil de la commune arrête que les messes sont dès à présent supprimées dans les hôpitaux et les maisons d*arrêt.

1793. Février 19. — Par une lettre écrite •de Chamhéry, Kellermann, général en chef de

(1) Marcband, né en 17B0, moitié mars 1830. l\ exerça, jusqu'au 25 octobre 17'Jô, les Tonctions de maire, c'est-à-dire pendant les (empA

le!^ l>liis ilîriicilrs lie !;i ('«'Vdiiiiion. G*6lail un lionaète homme, uio* dôré, bien iutentiunné, mais faible.

AHKALBB DB JiA mUB DB R0IIAH8

l'armée des Alpes, nomme commandant de la ville de Romans, le citoyen Sénard Pasquier»

ancien capitaine de dragons (1).

' 1798. Février — Vu la disette des grains, le consoil municipal décide de faire faire un nouvel achat de 300 setiers de blé à Lyon.

1798. Mars 2. — Le citoyen Mourier, curé constitutionnel de la ville, cesse ses fonctions paroissiales. Tout culte public est dès lors supprimé dans toutes les églises et chapelles de Romans.

1798. Avril ii. — Une proclamation de la commune déclare que quiconque aura la témérité

de parler de rétablir la royauté en France, et de donner des marques d'approbation à Fodieuse et punissable conduite de Dumourier, sera sur le champ mis en état d'arrestation et puni de mort, conformément à la loi.

1793. AvrW 22. — La commune pave à cinq volontaires de Romans, outre leur équipement, une somme de 400 livres.

La police fait une visite domiciliaire chez tous les libraires, imprimeurs et colporteurs de livres. Elle trouve chez le citoyen Courtet, ci-devant cordelier, un livre intitulé : Catéchisme nouveau et raisonné à Vusage de tous les français ^ II* année de la persécution, et chez le citoyen Junilhon, ex*procureur des Gordeliers, un grand nombre d^omements servant à Tusage du culte.

(1) LonlaJacques, né en 1725, mort le 7 janvier 17W. H Ait élu colonel (le la garde nationale et, comnie on le voit, commandant de la ville de Romans. Il vint nvcc d'antres oHiciei s niii e l;i remise de son brevet de cUevalier de Saint-Louis, le 20 octobre 1703. Il ne s'était pas marié.

I I II ■■Il ■ — — — I ■ I )

1798. Afai 2. — Le conseil de la commune, considérant que rétablissement d^un Comité de surveillance et de salut public peut prévenir bien des maux et faire beaucoup de bien, nomme

au scrutin les membres dont ce comité se com-*

posera.

1793. Mai 50. — Sur la réquisition de lautorité, la commune de Ilomans envoie dans le (lépartcMTient de TArdèche 70 volontaires pour la répression d'une insurrection.

1793. Juillet 8. — Plusieurs citoyens comparaissent devant rasseml)lée h reffet de se retracter et retirer leurs siu'natures (Tune pétition où ils déclaraient que la Convt^ntion n'avait pas été libre dans la journée du 31 mai CN'taient les citoyens Mortillet, juge de paix, Faujas, huissier, Portier, huissier. Mantes, horloger, Rochn^, négociant, Lambert, Nugues, etc. (1),

1793. Juillet 16. — Sur la réquisition du général Garteaux, 65 hommes du quartier de Saint-NicoJas se déclarent prêts à partir. La ville s*engage à faire à chaque volontaire une haute paye de vingt sols par jour.

1798. Juillet 23, — La municipalité envoie à la Convention nationale une pétition dans laquelle, après avoir dit que « les citoyens de Rote mans ont reçu la nouvelle constitution avec « les sentiments d'allégresse qu éprouvent de « malheureux naufragés à la vue d'une terre

(1) C'était une protestation contre la révolution du 31 mnl, à la suite de laquelle la Convention nationale, opprimée par les sections armées de Paris, fut forcée de décréter d'accusation plusieurs députés. La rétractation qu^on demandait aux signataires de cette pétition avrtit pour but de leur épai^erune accusation de contre-révolutionnaires.

ARKALBS DB LA, VILU DB BOMAHB

« désirée, )> la ville réclame le remboursement par le trésor public d'une somme de 02,900 fr. qu'elle a dépensée pour assurer une haute paye aux volontaires et la subsistance de leurs femmes et de huirs enfants.

1793. Août 10, — Il est lait une réquisition d'un homme par compagnie, armé, équipé et habillé.

1793. Août 23. — L'autorité enjoint aux particuliers qui ont des grains et des farines d'en faire la déclaration au greffe de la mairie, à peine d'être réputé accapareur.

1798. Aoûi 28, — Les citoyens Buthaud et Gaillard (1), anciens militaires, sont désignés pour donner des leçons d'exercice aux citoyens compris dans la première réquisition de 14 à 40 ans.

1793. Août 31. — Sur la dénonciation de la

société républico-populiiirt', il est délibéré de mettre à exécution la loi du 12 juillet dernier contre les citoyens Durand, Sablières, Lambert, Fochier et P.'Ujuct. Le 30 septembre, les scellés sont mis sur leurs biens, dont il est fait inventaire.

1793. Septembre 22. — En présence des autorités, de la garde nationale et du peuple, « il a été mis sur un bûcher, dressé à cet ell'et, « le drapeau rouge, emblème de la loi martiale, « celui de l'ancienne bourgeoisie de cette ville,

(1) LouIft^Gharles, né le 7 novembre 1770; après avoir «a*vi diuis les cbasseui^ da Daupliiaé, 11 se retira le 21 janvier 1792 avec le

jîrade de serfçent; ayant repris fin service, il fut nommé adjudant suus-oflicier dans le 4* hat^iillon de la Urôme. En 181j, il «;Uiil colonel d*tnfiuiter)e, ofiicier de la légion d'ijunueur, chevalier de Soini^Louii» et baron de l'emplra. Il est mort le 20 août 1825.

a la charte, le registre et les autres papiers ap- « partenant à la ci-devant chevalerie de Tarque- «c buse, ainsi que divers papiers àterriers. Le feu « ayant été mis au bûcher, tous les objets ci- « dessus ont été la proie des flammes. »

1793. Septembre 15, — Les citoyens Badoux (1] et Tabarin (2) demandent, au nom de la société répuhlico'poimlaire^ des mesures sévères contre les étrangers. Il est prescrit h ces derniers, qui ont moins de deux ans de résidence, de sortir de la ville dans le délai de trois jours.

1793. Septembre 18. — Sur la proposition du citoyen Andrieux, apothicaire et officier municipal, le citoyen Guilhon, chaudronnier, est chargé de faire enlever les battants des cloches qui doivent être démontées pour être l'ondues.

1793. Sc])leinbre 20. — T^ne proclamation enjoint à tous les citoyens de venir déclarer leurs chevaux de selle et de trait, et d'apporter à la mairie les armes de calibre, la poudre et le plomb qu'ils ont en leur possession.

1793. Septembre 28. — Joseph Boisset, « un des braves de la Montagne (3) )», représentant du peuple en mission dans le département de la Drdme, vient à Romans et prend place à la tête

(1) Jenn-Pierre, né le 7 août 17'i8, d'une famille orij^innire de Venise, avocat, ju^e de paix de Romans de 17y3 à 1802. 11 mourut, sans avoir élé marié, le 19 janvier 1815.

(2) Dit Marat, moullnier en soie, nommé le 7 novembre 1793 procureur de la commune. A la suite de diverses disrtissinns dans lesquelles il fui blâmé par la société populaire cl rayé du tableau de ses membres, 11 donna sa démission le 2i juillet 17'j4.

(3) jQsepb-Antolne, né à Hontélimar le 7 octobre 1748, député à la Convention, envoyé plusieurs fois en mission dans les déparlf nirrits. n passa, en 17'.iô, au conseil des àOO et mourut à Huntbuucbcr le 15 septembre 1813.

ARRALn DE LÀ VILLB DE ROMANS

du bureau munidpal. Il promet d'appuyer auprès du gouvernement diverses réclamations élevées par la commune. Il accorde provisoirement une somme de 20,000 livres et autorise le conseil général à faire dresser un devis estimatif de toutes les réparations qu'il convient de faire aux casernes.

1798. Septembre 29. — La garde nationale réunie prête le serment prescrit par la loi, et le maire fait reconnaître pour commandant en chef le citoyen Paul-Gérard Giraud.

1798. Octobre 1". — Le citoyen Dochier, membre du tribunal de cassation (1), en congé do deux mois à Piomans, a une malle et une caisse arrêtées comme ol)jets suspects à Chàlon - sur- Saône. Il adresse une pétition au citoyen Boisset, représentant du peuple en mission, qui permet la remise do cette malle et de cette caisse, à condition ({u clles seront ouvertes en présence de deux commissaires.

1793. Oclohre S. — Une proclamation enjoint à ceux qui ont des avoines d'en faire la déclaration dans le délai de deux jours.

1793* Octobre 9. — Une commission fixe le prix des marchandises, conformément à la loi du maximum . L'état en est publié le 12 : il contient 156 articles. Sont exceptés les couvertures d'étoupes, les chapeaux, les bas et les indiennes.

(1) Jean-Baptiste, avocat, né & Romans le 2 décemhre 1742. Après

avoir rtMnjili rlans cotte villo pliisioiirs emplois mniiicip:iii\' et judiciaires, il fut en 171)2 nommé membre de l'assemblée législative et, rannèe suivante, juge au tribunal de cassation. Revenu à Romans, il s'occupa de Jorispradence et Ait maire de 1805 à 1808. Il mourut le

28 décemhre IH'28. après avoir publié plusieurs nuvraf-'es d'ériitlition locale et factunis d'avocat. On a de lui les Mémoires sur la ville de Romam el un Eaaai historique sur le chapitre de SuiiU-Uanturd.

1793. Octobre 21. — Les citoyens Sablières (1), Pasquier, Bon (2) et Chaballet (3), pour se conformer à la loi da 18 juillet dernier, font remise de leurs brevets et de leurs croix de Saint-Louis. Le 26, les citoyens Jomaron (4) et Millochin (5) font les mômes dépôts, et le citoyen Jérôme François remet une croix de Malte.

1793. Octobre 25. — Le directoire du district désigne l'ancienne abbaye de Saint-Just pour servir de maison d'arrêt aux personnes suspectes. Le conseil nomme Claude Cliaudon pour concierge et rédige un règieaK nt de service.

1793. Novembre 3. — l ^ne visite domiciliaire est faite chez les tanneurs pour constater la quantité de cuirs confectionnés et veiller à ce que cette marchandise soit employée au service de la Hépul)lique. Trois commissaires de la société populaire font aussi une visite chez les boulangers.

1793. Novembre 11. — Le citoyen Saint- Prix Enfantin, ex-chanoine et ex-maire, vient déposer sur le bureau de la mairie ses lettres de

0) .T«Mii-André Sablières des Hayes, né le 4 août 1733, brigadier de im riL', décédé le 29 novembre \^V-l. l\ avait épousé le t" août 17ii.i Jeunne-Antoinetle de Biosse-Duplaii.

(S) Christophe Bon des TOnrnelIes, né en ITSS, capitaine de dragons. n fut retraité comme général de brigade pour servloeB rendus pendant la Révolution et décéda le 15 ff^vricr \9fy\.

(3) Jean-Baptiste, né le 30 juillet 1738, mort le 27 août 1797, lieulenanl^lonel do 8* régiment dinfanterle.

(4) FrançtJÏs Jomaron de Montcborel, né en 1727, capitaine de c!iv;tl(M'it\ jrouverneur de Dio vn 17(j2, marié à Frnnroisf Amanibe de Jarente, niecc de l'évèque d'Orléans. 11 possédait le cbâteau de Génlssieu. Il monrat sans postérité le 20 août i798.

(5) Jacques-Dominique Millocbin de Belzevrie, natif de Vendôme* capitîuru* nu ré^rimenf ^f'n^fiI!^M•i»* de Grenoble. Kouvemeur duPoni- Saint-Ksprit, marié a Tbérese-Suzanne Sablières.

AKIIAIW Dl hk YILW DB ROMàNS

prêtrise et déclare qu'il renonce pour toujours à toutes Ibnctions sacerdotales. Il fait le même dépôt et la même duclaratioTi au nom de sou frère Maurice, résidant h l^ii'is.

Le représentant Boisset, investi de pouvoirs illimités, nomme, en remplacement de fonctionnaires par lui destitués dans la ville de Romans, les citoyens Moulinet père, juge au tribunal du district, Jacques Bérard, juge de paix, Emmanuel Bon, greffier de la justice de paix, Agrenier, officier municipal, et Tabarin, dit Marat, procureur de la commune. Ces citoyens . vont prêter le serment prescrit dans la salle du tri* bunal du district.

1798. Novembre 23. — Il est fait pour les besoins de Farmée des réquisitions de couvertures de laine, de souliers, de chevaux, mules et bœufs.

1793. Novembre 30. — En conséquence du vœu de la société populaire de cette commune et de celle de l'Unité (Bourg-de-l^éage), on célèbre à neuf heures du matin, sur la place de la Fédération, la tête du 1" décndt de frimaire. if Pour donner h cette fête plus de gaieté, il y « eut nn repas simple, frugal et républicain, où « la contusion des mets et des mangeants annon- <f eait que toute distinction était anéantie et « que désormais Tindigent trouverait chez son « frère et son ami dans Taisance les secours « dont il aurait besoin .. On s'y chauffa au feu « des titres féodaux. » On avait élevé un autel avec tous les attriliuts delà liberté et de Tégalité. A droite et à gauche étaient placés les tableaux des immortels Marat et Lepelletier. I^e président du district a prononcé un discours,

ainsi que le maire, et ils ont terminé Tun et Pautre par des cris de : Vive la Montagne ! Vive la République ! « Le 'zélé Badoux a fait avec « succès Toraison funèbre du vertueux Marat.

« Ces discours ont été suivis de Thymne des « Marseillais et de celui contre les Ang lais. »

Le procureur de la commune Tabarin réclame la suppression des maisons de prostitution, la cessation de traitement aux ministres du culte et riiisuUation d'un iuui public Jaus Tenceinte de la mairie.

1793. Décembre l•^ — Un arrêté prescrit d'inventorier et de peser les matières d'or et d'argent appartenant aux églises, et de les remettre au secrétaire de la mairie. Un second arrêté ordonne de faire moudre 300 setiers de blé et seigle, pour faire du pain qui sera distribué aux citoyens.

1783. Décembre S. — Une proclamation « invite, presse et au besoin requiert » d'appor* ter à la mairie du linge et de la charpie pour Tarmée de Toulon.

1798. Décembi'o 4. — Le conseil municipal ordonne de construire immédiatement deux fours dans le choeur de Téglise des Cordeliers et de mettre en réquisition deux moulins et des ou* vriers boulangers.

1798. Décembre i5. — Le procureur de la commune requiert que Ton fasse immédiatement disparaître la fleur de lis qui est à la cime de la flèche de l'horlog-e de Jacquemart et les jeux de cartes qui ont des signes de la royauté. La ilruv de lis ne fut enlevée et remplacée par un biniiu t de la liberté que le 27 janvier suivant, par un

ANNALES DE LA VILLE ÛE RQUAHS

grenadier de la garnison à qui on avait promis 150 livres pour cette périlleuse opération.

1793. Décembre 19. — La municipalité rappelle à ses concitoyens que Tun des devoirs les plus essentiels à remplir est celui du repos décrété « par nos libérateurs. » Elle les invite à assist(?r à rassemblée populaire où Ton fera la lecture des décrets de la Convention nationale.

1793. Décenifrre 19. — T /assemblée décide que Ton accordera des récompenses aux jeunes citoyens qui auront le mieux récité les droits de riiomme et Tacte constitutionnel. Le maire remettra une cocarde tricolore et un plumet aux garçons, et une ceinture de ruban aux trois couleurs de la largeur de trois pouces aux filles, et leur donnera Faccolade fraternelle.

1794. Janvier 9. — Toutes les autorités, entourées de la population, assistent à la célébra^ tion d'une fôte à roccasion de la reprise de Toulon, Il y avait deux chars : dans Tun était la déesse de la Victoire, représentée par la citoyenne Marie- Françoise -Pétronille 6 (1)

« recommandable par ses vertus, sa bonne conu duite et ses mœurs pures. Sa physionomie, « infiniment aijTéable, avait reçu un nouvel éclat « par l'effet de l'art et de la parure. » Autour du char étaient quinze guerriers, représentant les quinze armées de la République. Arrivés sur la place de la Liberté, les deux chars s'arrôtent autour de TArbre de la liberté et la déesse prononce le discours suivant :

« Lorsque, du haut d*>s cieux, je descends sur tt la terre, mon séjour est au milieu d^uu peuple

(I) Née k Romans en ITîO, morte à Bourg-de^Péage en 1852.

« libre. Des bords américains j'ai volé dans vos « contrées. Je vous apporte, PrançaiSt des lance riers que les rayons brûlants de la liberté ont « fait nattre et que le despotisme ne flétrira pas. <c Ma première couronne est pour le vainqueur « de l'infâme Toulon. »

Cette cérémonie, annoncée par trois coups de canon tirés sur le pont, fut suivie des plus vils applaudish:ements. A cette occasion, les officiers de la garnison donnèrent un bal où tout le monde fut admis indistinctement.

1794. Janvier Kl. — L'église de l'abbaye de Saint-Just est aftectée à un établissement pour apprendre aux jeunes gens à filer de la laine.

1794. Janvier 26. — L'assemblée municipale nomme deux commissaires chargés de s'assurer si les cordonniers se conforment à ce que U loi exige d'eux, c'est à-dire deux paires de souliers par décade. Elle forme le projet d'acquérir V Hôtel des nllées^ déclaré bien national, pour y pratiquer plusieurs voies de communication et vendre le reste aux enchères par petits lots, et parce que « dans une république bien « ordonnée, il ne doit y avoir ni palais, ni cbau- <i mière. » Ce projet n*eut pas de suite, parce que M. Bernon de Montelégier, rayé de la liste des émigrés, rentra bientôt en possession de son immeuble.

1794. Février i". — Les citoyens Gaston Mourier, curé de la commune, Joseph Revoiron et Claude Nay, vicaires, abdiquent leurs fonctions de prêtres et déposent, à cet effet, sur le bureau de la mairie leurs lettres de prêtrise. « Ils oflrent, disent-ils, leurs services et leurs talents pour concourir au bonheur de la république. »

1794. Février iS. — Le citoyen Chaptal (1) est nommé pour exercer partout le droit de préemption sur les selles, brides, licols, mors et autres objets propres à réquipement des trou^ pes à cheval.

1794. Mars i". — Une souscription faite pour acheter des grains produit la somme de 50,000 livres.

1794. Mars il. — Un arrêté de la commune fixe au tridi et septidi les jours de maiciié qui étaient les mardi et vendredi.

Des commissaires font l'inventaire de tous les vieux cuivres qui se trouvent chez les marchands.

1794. Mars 19. — La commune ayant une grande provision de pommes déterre, entassées dans une cave, il est prescrit, à peine de passer pour mauvais citoyen, de venir s'en pourvoir au prix de sept francs l'hectolitre. On distril)uait en même temps un rapport instructif fait par M. Dedeley pour conserver et apprêter ces tubercules

1794. Avril 1". — Un arrêté de police ordonne qu'il ne soit délivré aucun passeport ni permis de chevaux de poste que sur la signature de cinq membres du conseil municipal.

1794. Atyril ii, — Le citoyen Saint*Prix Enfantin, ex-chanoine et ex-maire, demande un certificat de civisme. L agent national s\y oppose avec violence. Le citoyen Enfantin se défend et se justifie par un long discours. Le corps municipal et la société populaire ayant pris fait et

(1) Bonavenitire, dit du Seillac, né le 3 Juillet 1750, ancien garde du

corps, preinlor assi sseur du jufje de paix en 179.'{, décédé le 28 février lHaSt. Il avait épousé, le lit juin 1780, Tbérèse Combe.

cause pour le demandeur, le certificat, malgré plusieurs protostatioiis, est accoi'dé le 5 mai.

1794. Avril 19, — Les autorités et la population inau^i;urent, dans T^^g-lise de Saint-Barnard, le temple do la Rnii^on et rArl)re do la lihei'té. Le cortège se compose de huit groupes, dont le premier est formé par « une belle femme représentant l;i Jlenornméey portée par quatre s^nns culottes sur un palanquin; » le deuxième, par des ouvriers portant des cristaux de salpêtre et des armes; le troisième, par des chanteurs et deux jeunes filles vêtues en nymphes; le quatrième, par toutes les mères qui nourrissent ellesmômes leurs enfants : « elles portent entre leurs bras les tendres fruits de leur amour qu^elles vont offrir k la patrie, sur son autel. » Dans rintérîeur du temple, les bustes de M arat et de Lepelletier ont été élevés sur Tautel de la Patrie, au-dessus d*une montagne de verdure, du haut de laquelle Tencens fumait en répandant son parfum dans un bosquet de cyprès. La Renommée, dans son palanquin, prononça une allocution aux Français, puis le président du district et le maire firent chacun un discours ayant trait au sujet de la fête.

1794. Avril 54. — Par une proclamation il est enjoint à tous les propri(''taires de chevaux et de mulets, de voitures et de harnais d'en faire la déclaration dans les viniit-quatre heures.

Tous les citoyens de Tàge de douze à dix-huit ans se rendront tous les jours de décadi, à six heures du matin, sur la place dv la l'\klération pour y être exercés au maniement des armes, à peine de vingt-quatre heures de prison.

Le bureau considérant que « la tranquillité

ahiialbs m la villb db bomabb

ff piil)liqiio ot le bon ordre veulent que tous les « l'épiihiicains marchent du m^me pas, que leurs « actions soient soumises aux mêmes règles, que « la bonne harmonie et ruiiion dépendent de « l'uniformité de leur conduite, a arrêté que tous « les citoyens et citoyennes qui habitent l'hôpi- « tal général n'observeront à l'avenir d'autre « jour de fête que ceux des décadis, que ce « jour-là les enfants de l'un et l'autre sexe se- « ront conduits au temph^ de la Raison par les « citoyennes chargées de leur surreillance...» le <c tout À peine de désobéissance* »

1794. Mai 26. — Le conseil municipal arrête quHl sera substitué à Pinscription du temple de la Raison ces mots : Le peuple français reconnaît l'être suprême et l'immortalité de Vâme. Une adresse sera envoyée à la Conyention pour la féliciter de la loi du 18 prairial, « qui deviendra « un jour le code moral de tous les peuples de « la terre, rendu à la suite du sublime rapport « du vertueux Maximilien Robespierre. »

1794. M si 28. — Les détonus politiques qui sont dans Taisance seront obligés de fournir 95 sols par jour pour ceux qui sont sans ressourc(*s.

1794. Juin 28. — A cette date, la plupart des communes de la République, pour obéir aux ordr(\s du Comité de salut public et surtout pour complaire à Robespierre, célébrèrent une fête religieuse en l'honneur de l'Etre suprême. Voici ce qui se passa à Romans.

La fête de l'Etre suprême devant commencer avec l'aurore, est annoncée à. trois heures et demie du matin par neuf coups de canon. A cinq heures, rassemblée est battue dans toutes les rues de la ville. Â sept heures, une musique

guerrière se fait entendre; alors tous les citoyens décorent leurs portes et leurs fenêtres de fleurs, de feuillages et de banderoles tricolores A neuf heures, on bat le rappel et tous les cortèges, dans l*ordre indiqué par le programme, se mettent en marche par la rue de In Montagne (côte des Cordoliers) et se rendent à la place de la l'édération, où la musique exécute des airs et des chants patriotiques. I.a marche est reprise et Ton descend à la Prêle pour se rendre sur la Montagne sncrée (Saint-Homaiiil, où les quatre vertus (la Force, la Justice, la Prudence et la Tempérance) se placent devant Pautel consacré à l'Etre suprême. Il y a un moment de silence et de recueillement; un coup de canon annonce qu'on va adorer l'Être suprême. Alors le maire s'avance majestueusement devant Tautel; il dit : « Grand Dieu î le culte digne de ta grandeur est « la pratique des devoirs de l'homme; c'est au mi- « lieu de la nature qui atteste ta puissance et ta « bonté, que nous promettons de remplir ces de- « voirs »,etc. Après cette prière, le peuple rayonnant de joie, répète mille fois en levant les mains ou les armes vers le ciel : Gloire à VEtemeU vive la République, vive la Montagne ! Uettr thousîasme se prolonge. Ton s'embrasse. La musique recommence, accompagnant des danses graves, qui sont elles-mêmes remplacées par des danses gaies, au son d'une musique champêtre. Les cortèges se foruHMit de nouveau; ils se dirigent vers la place de la Liberté, où l'on fait la lecture du su])lime discoui s de Robespierre, et Ton chante riiymne de la liberté. L'après-midi, danses; le soir, séance de la société (1),

(1) Voy. Célàbr&tion de la. fàte consacrée à l'Etre «uprtfme,in-4s8 p.

ANNALKS DE T,A Vif f K UV. ItOMANS

1704. Juillet 8. — Tous les citoyens sont invités à faire porter au Grenier paternel l excédant du blé et de la farine qu'ils ont de la récolte de l'année dernière. Ils seront pa^ es à la réception, conformément à la loi.

1794. J}iH}et 23. — Le pain du Grenier paternel ayant fait naître des plaintes à cause de sa mauvaise ( (MilVction, il est enjoint aux houlanL'ïM-s (le mieux travailler, àpeine de dommages et de trois jours de prison.

1794* Juillet 24. — Un arrêté de la société populaire raye du tableau de ses membres Tagent national et le déclare indigne de remplir aucun emploi public. Celui-ci, se rendant un peu tardivement justicet envoie sa démission motivée sur sa mauvaise santé et son peu de connaissance dans Texercice des fonctions d^agent national. L*assemblée municipale accepte sa démission et le somme de rendre ses comptes, et finalement laisse à sa charge une somme de 1,127 livres, dont il avait fait emploi sans autorisation pour faire démolir les chapelles ilu Calvaire, dépouiller les églises de leurs ornements et abattre les signes de la féodalité.

1794. Août .? — Le citoyen Louis André von (1), premier officier municipal, est élu par le conseil général de la commune agent national.

1794. Août ^i. — A roccasion de la chute de Robespierre, le conseil de la commune écrit à la Convention nationale pour la féliciter d'avoir

f) M:irch;ind, né le !> janvier 17'4fi. Il Tut pn évidence pen imt la lUivoliilion : président de la suciélé pupulalre, agent natiunal, présid«'.ni du tribunal de commerce; mais il dut cesser ses fonctions en I?.I5| c«*mme parent d'ëmixrë.

« terrassé les tyrans, soutenu la République et « affermi les principes, et d*avoir encore une « fois sauvé la patrie, bien mérité de la nation et « acquis de nouveaux droits à la reconnais* « sance. »

1794. Août 10. — Remise est faite au district de Targenterie provenant des églises, couvents et maisons de charité, formant la quantité

de 114 marcs.

Une proclamation ordonne à tous les célibat tairos de 18 à iO ans de se présenter à la mairie pour luui iiir le contingent de la réquisition.

Une fête funèbre est célébrée dans le temple de PEtre suprême, en mémoire des martyrs de la liberté. I^a déesse de la Liberté est portée en triomphe, foulant aux pieds les débris du trône et du fanatisme, ainsi que les ruines de la Bastille.

1794. Août i2. — Tous les billets de confiance remboursés sont brûlés sur la place de la liberté, en présence des autorités.

1784. Septembre 4. — Une proclamation ordonne aux habitants de venir faire h la mairie une déclaration détaillée de leurs récoltes en grains et farines, à peine de confiscation des objets non déclarés.

1794. Septembre H. — Le savon destiné pour cette commune sera distribué, par les soins des commissaires du Grenier paternel, & raison d'un morceau de 15 sols par famille.

1794. Septembre 17, >^ Il est ordonné aux tanneurs d^apporter à la mairie leurs marchandises à mesure qu'elles sont prtH^s et bien conditionnées : elles seront payées au prix du maximum. Il est rappelé aux cordonniers qu'ils doi-

Tent fournir deux paires de souliers par décadi.

1794. Septembre 18, — Les citoyens sont invités à souscrire pour la construction d*an vaisseau : « Le Vengeur sera vengé et le vais* « seau de l'Etat sera sauvé. »

1794 Septembre 21. — Pour se conlbrmor au décret de Ja Convention nationale, la ville donne une fête pour célébrer les victoires et les triomphes de la l^épublique Tous les citoyens réunis avec les autorités constituées se sont rendus, au son (i une musique 'guerrière, dans la promenade de VHôfeJ r/e.s alléeSy « où tous les « citoyens et citoyennes ont resserré les liens « de la fraternité et de Tégalité par des danses, « des ris et des jeux, en se conformant aux or-

donna nées de police. »

-:;1794 Septefni>ve27. — Une ordonnance de police rappelle aux «' citoyens et citoyennes qui « affectent de se parer et -de s'étaler dans les fc.rues et les promenades les ci-devant diman-

ches, qu'ils laissent tout au moins planer sur « leurs têtes le soupçon de leur peu d'attache- « ment à la révolution* G^est pourquoi la muni- « cipalité enjoint de continuer les travaux ordi- « naires les jours correspondant aux ci-devant « dimanches et d'assister avec exactitude à |a (c célébration des fêtes décadaires. »

1794. Octobre 24. — La municipalité fait une réquisition de quatre quintaux (le chandelles pour les besoins des autorités. Elle invite de les loui iiir de bonne qualité, à peine de confiscation.

1794. Octobre 21. — Le directoire du district dispense de l'appel auquel ils étaient soumis comuK^ suspects, les citoyens Bourgaret, Char- Her, Giilier, Canei, Adélaïde Canel, Bouliier,

Labàtie(l), Pontevès (2), Dubut (3), Julie Chièze, Bru net , Duportroux et Millochin.

1794. Novembre i5. — Dix-huit ouvriers charpentiers de la ville sont désignés et mis en réquisition pour aller k Port-lR-Montagne (Toulon travailler à la construction des vaisseaux.

1794. Décembre 28. — Vu la pénurie des denrées, la municipalité enjoint aux citoyens d'apporter dans la journée autant de fois trois livres de farine qu'ils sont sujets à des tours de logements militaires.

1794. Décembre 29. — Une souscription pour achat de grains produit 41^,755 livres 5 sols, dont 4,915 livres 5 sols en numéraire, le reste en assignats. Le blé, acheté à Marseille pour le compte du Grenier paternel, coûtait 30 livres 6 sols de transport par setier (en assignats probablcmentj.

On essaye de fabriquer du pain avec deux tiers de farine et un tiers de pommes de terre. Les boulang'ers r(^fusent de confectionner ce pain et les habitants de le manger.

1795. Janvier 3. — Jean Debry, représentant du peuple en mission, donne Tordre de mettre en liberté les citoyens détenus dans l'ancienne abbaye de Saint-Just, dont les noms

(I) Josepb Carra de La Bâtie, officier aux dragons du Dauphin,

s'était marié, le '^O nnùt \:m. avpc JeannoFèlieitéBoutlllier d'Artlian.

(?) Paul-(iésar de Ponteves, ofllcier au it'^'iinrnt d'Englieim, se niiu ia, le 2 dëcemijre 178S, avec Gabrielle d'Ai ihan, tille des précédente.

(3) Ainalde Dubu, porté sur la liste des éraijzrés le 0 juillet 171)5. Son frère Ch;u Ifs-Marie avait été chanoine de Saint-Iîrininrd ; il fut nommé, le J mai 1800, uuiiumicr directeur de riiùpilai de la GUarilé. où U mourut du typhus, le 26 mars 1806, âgé de 53 ans.

AMNALB» DB LA VILLB DB ROilAllS

suivent : Du bu, Desmarest, Guillermet, Curtet, Sablipr(\s et Duportroux.

1796. Janvier 11 — Lo citoyen Bon (1), général de brigade à Tarmée des Pyrénées-Orien*^ taies, se trouvant à Romans, nomme pour son secrétaire Louis-Etienne Andrevon, caporaifourrier au bataillon des chasseurs de la Montagne.

1795. Janmer 21. — * On célèbre dans la salle du tribunal, en présence des autorités et du

peuple, « l'anniversaire de la juste punition du « dernier roi des Français. » Le citoyen Chabert, maire, et le citoyen Antelme (2), membre du conseil jrénéral, prononcent chacun un discours. On entend des cris et des chants « analo- « gués à la fête », laquelle, ajoute le procès- verbal, « a été assez froide. »

1795. Jnnvïcr 30. — Le prix du pain du Grenier paternel est fixé à 12 sols la livre, tant qu'on pourra le mélanger avec des pommes de terre. Il arrive progressivement au prix de 5 fr, la livre, le 20 octobre.

1795. Février 26. — Un arrêté de Jean Debry, représentant du peuple en mission, nomme des assesseurs du juge de paix, des officiers mu*

0) Louis-André, né le 25 0( lohre ITfiS. U fll, en 1775, une camp.iprne aux coldnirs rtans le réfrimeni de Bourbon. Rentré dans ses foyers, il rut élu, en lîU2, commandant du l)« bataillon des volontaires de la Drôme. Il gagna le grade de général de brigade en Italie, fUt blessé à Aréole, commanda la 8« division à Marseille. Enfln, au siège de Saint-Jean d'Acre, il fut blessé au bas-ventre et mourut, le 10 mai 17ÎK), à CaïlTa.

(2) Pierre, docteur en médecine, né le 30 Juin 1752. Il fit partie de l'administration municipale et hospitalière jusqu'à sa mort, arrivée le 10 février 182;i. Il •Ciii elievalier de hi Légion d'honneur. Il avait épousé, en 1783, Marie-Laurence Dedeley.

nicipaux, des membres du bureau de pacifica*

tion, rappelant que les citoyens nommés pour remplir les places qui leur sont assignées ne peuvent refuser, « à peine d être déclarés sus- « pects et traités comme tels. »

1795. Ma7\^ 3. — La comniune de Romans envoie une adresse à la Convention, pour la féliciter sur son attitude courageuse et l'inviter à mettre eu activité la constitution démocratique de 1793.

1796. Mars S, — Dans la nécessité d'assurer la subsistance des habitants et vu la pénurie des grains, il est enjoint à tous les étrangers de sortir de la commune de Romans dans le délai d^une décade (1).

1795. Mars i6. — Le rôprésentant Jean Debry prescrit la formation d'une compagnie de cent hommes et de vingt suppléants pour servir d^avant^garde à la Garde nationale*

1795. Mars 19, — La ville fait délivrer 18 setiers de blé à l'hôpital civil et militaire, qui se trouvait entièrement dépourvu de «grains.

1795. Mars 20. — Les autorités de Romans font parvenir h la Convention une adresse pour la prier de rapporter la loi du 23 messidoi' ;in II, qui met les biens des hôpitaux à la disposition de la nation, et que par piX)vision on remette aux maisons de charité la jouissance de tous leurs revenus fonciers. Une demande, encore plus pressante, est renouvelée le mois suivant. Elle est imprimée et envoyée au représentant

(I) Muli^é ranurcliie qui régnait alors dans les esprits, Tautorité avait remarqué que les désordres étaient provoqués pnr des étrangers, gens sans avoir et sans responsabilité.

Jullien (1) et à plusieurs communes. La Convention suspend roxécution de cette loi spoiiatiice, puis l'abroge comme immorale.

1795. Juin 19. — Envoi d'une adresse à la Convention au sujet des événements du l**" prairial, et cérémonies funèbres en mémoire du représentant Ferraud.

Proclamation de la loi du 11 prairial, relative à la célébration du culte dans les lieux qui y étaient orit^inellement destinés.

1795. Juillet 6. — La liste des personnes de la commune portées comme émigréesest ainsi arrêtée : Louis de Gillier, Ferdinand de Gillier, Julie de Gillier, épouse Boutillier d'Arthan, Boutillîer d*Arthan aîné, Boutillier d'Arthan cadet, César de Pemtevès, Louis Vial, prêtre, Cotte, prêtre^ Amable Diibii» d*Ab2ac, capitaine, et Sulpice Chaptal, garde du corps.

1796. Juillet 7. — D*un état dressé par les commissaires, il résulte que le nombre des parents indigents des défenseurs de la patrie, qui reçoivent des secours, s'élève k 243 personnes.

La boulangerie du Grenier paternel a vendu 1,240 quintaux de pain dans le mois de prairial, ce qui fait une distribution journalière d'une livre de pain à plus de 4,000 personnes, sur les 6,000 qui forment la population de la ville. L'autorité municipale propose de faire un emprunt

(1) Marc-Antoine, d'une famille orlginatre de Romitne, né àtt Bouff-

de-Péage le IH avril 1744, ae livra à l'enseignement et alla habiter Paris, d'où il correspondait avec ses anciens compatriotes, qui le nommèrent député ù la Convention nationale, commissaire du Directoire prèe l^administralioo delaDrAme. Mort dans sa proprlAtë de Plsançon, le 21 septembre tSît.

de 450,000 livres (en assignais) pour continuer ce service.

1795. Août 5. — Sur les réclamations des habitants des quartiers de la Pavigno et de la Yilleiieuvo, on rouvre à la circulation les portes de Bonne vaux et do la Bistour, qui étaient fermées depuis un siècle

1795. Août 10. — Une adresse h la Convention expose que la ville de Komans a accepté la noQTeUe constitution à Tunanimité des suffrages et que, menacée de perdre son tribunal de district» elle sollicite rétablissement dans cette môme commune des tribunaux de commerce et de police correctionnelle.

1795. Octobre ÎL, — Une loi crée un tribunal de commerce siégeant k Romans, juridiction qui n^existait pas avant la Révolution. Le 25 du métne mois, sont élus par les . notables commerçants : Louis Andreyon, président, Jean-François Vemet, Joseph Nugues, Ân^ Bodin et Joseph Thomé, juges.

Une nouvelle loi, en date du 10 octobre 1805, établit, confirma ou renouvela un tribunal de commerce à Homans, lequel, malgré plusieurs tentatives pour le transférer à Valence, a subsisté jusqu^i présent, à la grande satisfaction des justiciables de la rive droite de Tlsère (1),

1795. (Jctobi^e 25. — La nouvelle administration municipale est composée des citoyens : Legentil (2), président, Taverdon, Bochard, Ro-

(I) Voy. AdmintstruUot) judiciaire de Homans depuis laRévoluUoili il Tart. Tribunal de commerce (dons un vol. suiv.).

(i) Gabriel Arnonte, n6 le 17 décembre 17tô, avoeat ait parlemeot. n fui révoqué de ses fonctions de président, malgré une énergique protestation de son conseil. Nomine maire de Romanï^ 1*' août 1815, il est mort dans ses foncUons le 2^ décembre 1824. Il avaii épjuaë jMéphtne>AdélaIde Tbttllller, de Tonrnon, dont U a eu quatre flUee.

AMMALBS OB LA YI1.LB DE BOllABS

chas et Mortillet, administrateurs, et Siivestre,

secrt'^tniro.

1785. Novembre k, — Joseph Pigeron (1) est nommé commissaire du Directoire exécutii près Tadrainistration municipale dr Romans.

1790. Janvier :2i. — Une loi autorise la ville de Romans à emprunter un millicm de francs ^n assignats) pour acheter des grains.

1796. FéorisT 4. — Défense de jouer à des jeux de hasard, de se masquer, de se travestir» sous peine d^ètre arrêté.

1796. Afara dO. — La célébration de la féte de la Jeunesse a consisté en une station des autorités sur la place de la Liberté, où rou a lait un discours et chanté quelques strophes patriotiques.

1796. AmW ih. — La commune demande au ministre de T intérieur une somme de 6,000 livres en numéiaire pour subvenir au service des entants trouvés, dont le nombre augmente d une manière qui annonce la dépravation des mteurs.

1796. Avril iô. — Les autorités rédigent une adresse longuement motivée pour conserver à Romans le tribunal de commerce» que Ton proposait de ûxer à Crest.

1706. Mai :27. — Le conseil municipal approuve la mise en vente de Téglise de Saint-

ci i Né le 5 janvier 176;i, il reinpiil avec suecès les fonctions suivantes : grefiier de la justice de paix en ITlNJ, secrétaire de la soci(^té populaire en 1792, ittembre do district èn 1793, commisaulre da directoire en 1795, commissaire de police en IHOO, aj^réé au tribunal de commerce, enfin de paix en 181;). Décédé le 6 octobre 1847, il a laissé un fils ({Ui a été Kreflier de la cour d'appel de Grenoble.

Nicolas, avec le jardin et le clos y attenant, de

l'église de Saint-Romain , de la chapelle des Crottons, des bâtiments, jardin et enclos des Capucins, du jardin hors la porte de Saint- Nicolas dont jouissait le gouverneur et de la maison de Charles de Gillier. Sont réservés : réiiliso de Saiiit-liarnard et le terrain qui Tentoure, moins les cloîtres, les Terreaux, les Neia et le Calvaire, qui sert de cimetière.

1796. Mai — Suppression dos sergents de quartier et du sergent-major qui les commande. Cette institution utile remontait à des temps très reculés (1).

1796. Juin i4. — Formation d'une colonne mobile composée du sixième de la garde nationale, toujours prête à marcher, en cas de réquisition.. Les gardes nationaux du canton étant au nombre de 672, la colonne sera de 112 hommes.

1798. Juillet 9. — Transport à la mairie des tableaux et autres effets mobiliers se trouvant dans la maison de Témigré de Gillier.

1796. Juillet 16. — Le conseil municipal demande au gouvernement de conserver les mai* sons de Saint-.Just et de Sainte-Marie, pour y placer quatre^ écoles primaires, conformément au rapport du jury d'instruction.

1796. Juillet 18. — Les assignats sont échangés à trente capitaux pour un contre des 7nandats Lerritorinux. Les plus torts contribuahles sont soumis à se libérer on argent.

1796. Novembre 30. — Conformément à une

(1) Armés de ijuileliardes, ils accompagnaient le corps nmiiii ipul dans les cérémonies; chacun d^eux ftiisait la police dans son quartier.

décision du directoire exécutif, il est nommé une seule administration pour les trois hôpitaux de la ville. Sont désignés pour en faire partie : Romuald Vincent (1)» Ântelme, Dochier, Lombard-Morel et Delolle.

1798. Décembre 13, — Les charges locales de la commune sont arrêtées à la somme de 4,580 livres.

1796. Décembre 21. — La société du Grenier paternel est dissoute. Les créanciers se partagent les reliquats montant à 2,891 livres.

1797. Janvier i'"' . — Le bureau de bienfaisance est l'éorc'anisé et est composé des citoyens Delacour ainé (2), Laiwent Pi net (3), Nugues neveu (4), Delolle ûls et Montélégier fils (5).

1797. Janvier ii. — On envoie à Valence les fers des piques que le district avait l'ait faire. Lo poid^ s'élève à 1,294 livres.

1787. Janvier 26* — Sur le certificat de résidence délivré par la commune de Romans, le directoire exécutif raye de la liste des émigrés

(I) Né il Ton! m IT'.l. provincial des Fivrcs (!<• In C!inrit(^ avant la HévolutioD, inoi i à Homans lu il) avril leoo, laissant deux maisoiiâ aux hôpitaux.

(3) Charles-Alexandre, procurenr, né en 1746, nommé Juge de paix 1(- ?o février 1800, mort le 36 Juin 18S0, sans enfonts d*Eulalie Pou-

clielon.

(3) Mai-cliand, marié 1" à Cliristine H<»ssari, à N. Ducros.

(4) Jean, mareliand» mort le 24 mai 1808, laissant de Marie Béguin : i' Jean, né en 1798, mort à Lyon ; 2^ Eugénie, mariée an commandant

PeiTossier.

(i) Gaspard-Cjabriel-Acliillc-AUolpbe, né le 6 janvier 1780, lit la campagne d'Egypte, attacbé au général Bon, devint colonel dn 26*

dragons, en Kspajîne, général di; brigade en 1813, aide de camp du duc de Berry en is!'. ^rr^nAral de c;ivnh'rie dans la garde royale, mon à liosUu, le 2 novembre 1825, sans avoir été marié.

Amédée-Philippe Duvivier (1) et lève le séquestre ayjposé sur ses biens.

1797. Mars 20. — Le produit du poids des rarines pour Tai) IV monte à 947 livres 3 sols 3 deniers en numéraire, dont 649 livres 10 sols 9 deniers pour les habitants et 3U1 livres 12 sols 6 deniers pour les meuniers.

1797. Mni — I/adniinistration municipale refuse de laisser procéder à restimatiou des bâtiments des hôpitaux de Romans et demande, comme indemnité des 60,U0U livres dont le gouvernement avait profité au détriment de ces établissements, la concession des anciens couvents de Saint- Just et de 8ainte-iMarje, déjà cédés à la ville par des décrets de la Convention nationale des 8 mars et 15 mai 1793.

1797. Juin 8. — Le conseil municipal ordonne de compléter la clôture de la promenade dite du Champ de M&rs^ afin d^empêcher les dégâts qui s*y commettent, particulièrement contre les jeunes arbres plantés en 1793.

1797. Juillet 2. — Les autorités de la ville avec la garde nationale vont recevoir sur le pont l'ambassadeur de la Porte Ottomane, Mustapha pacha (2). Son arrivée est annoncée par plusieurs salves d'artillerie. Son Excellence est complimentée par le citoyen Legentii, président de

(1) Sieur de Lentiol, né le 17 juillet 1742, avocat en la cour, conseiller au parlemeul par lellres du 22 jauvier 1772. II assista à l'assemblée de Vlzflle le 2t juillet ITHS. Il ftat le principal rédacteur des Mémoires contre le chapitre sur la question du banvin. n mourut le 6 octobre 1811 m ehàtcrui ti.' Mondi, laissant deux fille? d'Anne- Marguerite du .Velleiu d'uncieux, dont l'aînée» lledwige, fut la iondfttrlce de la congrégatioa de Sainte^MarUie.

2) A Valence, ott 11 avait couché, 11 est désigné sous le nom d*AIl £ireodi.

264 ANNAL68 DE LA MiLhE DE ROMANS

radministration municipale. Elle descend chez un des membres de cette administration, où on lui offre des rafraîchissements. L*ambas$adeur repart, à onze heures, escorté par les autorités

et par la yarde nationale.

1797. Septeuibre 22. — Coiiformf^ment aux ordres du ministre de l'intérieur, la municipalité déclare que, vu les circonstances actuelles, elle restera en permanenre.

1797. Décernhre 2. — I.e conseil municipal rédi<re une pétition pour supplier le gouvernement (le conserver ;*i la ville de Romans le bâtiment des casernes avec les eiïets mobiliers et les ustensiles qui en dépendent, faisant observer que, par les délibérations des 20 novembre 1718, 20 octobre 1722, 23 et 55 août 1728, la communauté de Romans acheta huit à. dix maisons pour former l'emplacement de ces casernes, que, pour cet objet, elle sMmposa d^une somme de 14,964 livres 15 sols et que, pour achever cette construction, elle obtint une augmentation sur les octrois. Le citoyen Moulinet (1), nommé par le département pour Festimation du corps des casernes, est invité à suspendre cette opération jusqu^à la décision du gouvernement.

1798. Janvier .9. — Plusieurs républicains de Romans déclarent, par une pétition, vouloir former un Cercle patriotique dans la ci-devant chapelle du Rel'uge. Une autre société s'étant

(Il Jean-Baptiste. Il avait été, en 1771, désigné par Ir procureur ?^n«ral de la cliaiiil»!'.' fies comptes rniiime expert Teudiste et fut employé aux ui'chives de celle cliumbre de 1784 à 1788. A la Révolution, Moulinet fut nommé archiviste du district de Romans, emploi quil occupa jusqu*eii l'an V. où il Hit appelé en la même qualité à la prérectuvc lic la HrùiiK'. Sun lils le reniplaca de 1811 à 1815 et sa lillé épousa M. Clément du Caire, de Cltanoâ-Curâon.

formée sous le nom de Cercle constitutionnel,

Tautorité lui permet de se réunir dans l'ancienne chapelle des Pénitents (1).

1798. Janvier 16. — Une visite domiciliaire, laite chez M. de Montélégier pour y rechercher \m prêtre réfractaire, fait découvrir une ex-reli- ^luuse, Glaire Fiard, qui instruisait quinze jeunes filles avec des « livres fanatiques et au « milieu d'ornements du culte cathoH([ue. » Défense est faite à hidite Fiard de continuer à eny^i'j ncr la jeunesse.

1798. Janvier 21, — Le procès-verbal de la cérémonie de la « juste punition du dernier roi « des Français » mentionne Tabsence du maire et donne lieu à une dénonciation.

1798. Janvier 25* — La ville offre un repas et une fête civique, comme reconnaissance nationale, aux braves militaires de Parmée d'Italie, la plupart de la 32* demi-brigade. Il y eut dans la salle de spectacle un bal, auquel on avait invité par une proclamation les citoyennes de la ville.

1798. Mars 6. — II est ouvert au secrétariat de la mairie deux registres : Iiin destiné à recevoir les (Ions patriotiques, et Tautre les souscriptions pour remi)runt contre TAng-leterre.

Un arrêté de l'administration centrale du département suspend provisoirement de ses fonctions le citoyen Legentil, président de l'administration municipale do Fioninns, sur ce considérant qu il exerce dans sa commune une intluence dangereuse, qui tend à arrêter la marche du gou-

(1) CeUe cliapelle, dans laquelle avait déjà siégé la société populaire, était voisine de l'église des Gordeliers et a été démolie avec elle.

266 ANNALES DK LA ViLLK DK HUMANS

vernement, à subjuguer Topinion des membres de radministration, quMl a manifesté des principes anti>républicains, qu'il n'a point fait partie du cortège qui eut lieu pour fêter la juste punition du dernier roi des Français, etc. Malgré une réponse courageuse du conseil municipal, radministration centrale confirme son arrêté et ajoute aux griefs précédents» contre le citoyen Legeiitil, celui d'avoir donné asile à des prêtres insoumis, d'avoir favorisé les progrès du fanatisme en soufl'rant que son frère, prêtre inscrmonté (1), dise régulièrement ui messe, « au point « que l'affluence des fidèles prosélytes obstruait « la voie publique. »

1798. Avril 9, — La réorganisation de la garde nationale est renvoyée à un autre jour, parce qu'aucun citoyen ne s'est présenté, a tous « étant allés h la vogue de Vernaison. »

1798. Acril /rS. — Le citoyon Jean-Baptiste Desfrançais, négociant, est élu président de l'administration municipale.

1798. Avril 29. — On célèbre la fête des époux. Le cortège, arrivé sur la place de la Liberté, a formé le cercle autour de l'arbre de la* Liberté. Le citoyen Pigeron» commissaire du directoire exécutif, a prononcé un discours dans lequel <c il a démontré de la manière la plus tou- <c chante la douceur et les avantages des liens «r du mariage. »

1798. Mai Si, — On plante un peuplier sur l'emplacement et sur le piédestal d'une croix, derrière la fontaine de la grand'place.

(1) Jeao-Frunçuiâ, ué le 7 uctubre 1754, chanoine de Saint-Barnard et de Valence, décédé le 8 mai 1822.

1798. Juin 3. — Des visites domiciliaires

sont laites, entre deux et quatre heures du matin, pour la rcclierche des émigrés rentrés, des prêtres réfractaires, etc., chez les citoyens Raymond Bussières, Pascal, Juilhet, Antelme, veuve Bonnardel, sœur Morel, sœur Enfantin, Ohièze, Blain, Béranger, Ghotain et dans la maison du Guet, occupée par quatre ci-devant relig-ieuses. Ces perquisitions n'amenèrent aucun résultat.

1798. Septembre 1", — Les autorités de la ville font eçi personne la proclamation de la loi du 17 thermidor, qui fixe les jours de repos forcé aux décadi s. Ce jour-là, les travaux cesseront, les magasins seront fermés, et les citoyens exposeront à leurs fenêtres des drapeaux aux trois couleurs et se rendront à la réunion du décadi.

1798. Septembre 2. — Le citoyen François Charles (1), négociant, est nommé président de Padministration municipale.

1798. Septembre 5. — La gendarmerie et cinq cavaliers du 14* régiment, auxiliaires de cette arme, sont logés dans les bâtiments de la maison de Saint-Just.

1798. Novembre ?.9. — L'arbre de la Liberté, dressé au milieu de la grand'place, est renversé par un violent orage accompagné d'une forte pluie : circonstance h laquelle on <loit de n'avoir aucun malheur à déplorer, d'autant plus que ce jour-là était un Jour de Ibiru. Cet arbre fut remplacé le 29 ventôse, à roccasion de la lète de la souveraineté du peuple.

(1) Né le 28 octobre 1762, 11 fbt aussi président du tribunal de cornmeree, membre de la société d^agriculture, mort le 9 août 1840.

A1INALB8 DB LA VILLE DB ROtfAHi)

1799. Juillet 13. — Le pape Pie VI (1) passe à Romans, se rendant h Valence. Il descend dans la maison de M. Cliabert, ancien maire, rue Sauner ie, n** 11» où il reçoit de nombreuses visites. S. S. repart le lendemain matin.

1799. Décembre 16. — Au moment de la promulgation d*une nouvelle constitution, le conseil municipal rédige un mémoire, appuyé par les autorités constituées, tendant à obtenir pour la ville de Romans la création d*un tribunal correctionnel. Ce mémoire est envoyé au citoyen Duchesne (2).

1799. Décembre 24. — Une publication fait coiuiaitre la nouvelle constitution de la République. On ouvre des reitristres pour Tacceptation et pour la nun-acceptalion de la constitution, aUx greffes de la justice de paix et du tribunal de commerce et chez les sept notaires de la ville.

1800. J minier l'J. — Los fonctionnaires et employés, les pensionnaires ecclésiastiques (au nombre de 14), la garde nationale et les troupes de la garnison prêtent le serment de âdéiité à la Constitution

. 1800. Avril 8. — T'n arrêté du premier consul nomme le citoyen Ennemond Revol, homme de loi, maire de la ville de Bomans. Il se présente le 21, avec une lettre du préfet de la Drôme,

(1) Jean-Ange Braschl, né à Gésène le 27 septembre 171 7, proclamé pape le 14 février 1775. Après le meurtre du général Duptaot, arrivé

:i Rome tiaiis une émeiUp -^s (!tVr>mfiro ITî'T, !p pnpo fut nrrt'té par les Kranrîiis et conduit ;i Valence, ou il mourut ie il* août 1799. (Voy. M"» de Frunclieu, Pie VI dans les prisons du Duupliiné.)

(^) Pierre-François, avocat au parlement, né le 6 octobre 1743, passa au Trilfunat après le IS brum lii c vota contre le consulat à vie, donna sa démission, se retira d'abord u Oraves et mourut à Grenoble le 31 mars 1814.

npfi ~ 1801

devant Tadministration municipale, qui cesse ses fonctions après avoir fait un Inventairo des archives. Le 23 juin, la nouvelle administration est complétée par la nomination de trente membres du conseil et de deux adjoints, les citoyens Seyvon (i) et Destèque (2).

1800. Août 10. — Vente aux enchères de la grille et du piédestal de Tarbre de la Liberté qui est au milieu de la grand'place, « attendu qu'il « est inutile et gêne la circulation. »

1801. Avril 5, — Anne Darlet, couturière, âgée de 36 ans, est condamnée par \e tribunal eriminel de Flsère à la peine de mort pour vols (sans importance) et incendie de deux maisons (non suivi d'effet). Elle est exécutée en chemise rouge sur la place publique de Grenoble le 15. Les faits presque insignifiants dont elle était accusée s'étaient passés, rue Saint-Nicolas, chez M. Mortillet.

1801. Juillet 18, — Une partie du rempart et de la tour de Chapelier s'étant écroulée, on reconstruit le logement du portier.

Le dénombrement de la population de Itomans donne le chiffre de 6,150 habitants.

1801. Août 2^i. — On forme une compagnie de pompiers et l'on fait venir de Genève une belle pompe à deux jets.

(1) François, nvocnf, né le décembre 1708, n^T»'»)* rm iriîmnal de commerce, a éie premier adjoint jusqu'en 1815. l \ avait épousé .\nne Montrort en i804 et décéda le 28 juillet 1841.

(^) Originaire d'Alsace; aprt>s avoir dirigé la verrerie de Saint- I.onis, il vint dans lo midi dn In France, se m.'iria, à Aiif s. ;ivcr Pctronille lioutard, fut deuxième adjoint à Romans jusqu'en 1815, eniin se retira à Geyssang ob il est mort. Ces époux donnèrent, en i814, 6,000 tr, à riidpital.

1801. Septembre 23, — Romans, ayant cessé d'être le siège d*un district, devient an simple chef-lieu de canton et d^une justice de paix, qui doit contenir 14,958 habitants. M. Charles Delàcour est nommé juge de ce tribunal.

1801. Octobre 9. — On célèbre une fête à roccasion de la conclusion de ia paix avec l'Angleterre. A onze heures, toutes les autorités, escortées par la garde nationale et suivies d'une foule considérable, se rendent dans Téglise de Saint-Bar iiard, servant à l'exercice du culte • catholique. Le maire y prononce un discours, où il parle du rétablissement prochain du culte. Un Te Dcnrn est chanté en chœur, avec accompagnement (le la musique, après une interrupUon de huit ans et huit mois.

1801. Novembre 8. — Des experts ayant constaté le mauvais état de l'église et du couvent des Gordeliers et estimé à 55,000 livres la ' somme nécessaire pour remettre ces bâtiments en bon état, le conseil municipal décide qu'ils seront démolis, de manière à laisser libre un emplacement de 522 pieds de longueur sur 108 pieds de largeur, où il pourra être planté 135 arbres en cinq allées (1).

1801. Novembre 18. — Le conseil désigne les citoyens Degros (2) et Chabert, officiers municipaux, et Juvenethon, juge au tribunal de commerce, à Peffet de se rendre en députation à

(1) Voy. Notice hist. sur le couvent des Cordeliers de Romans, p. 34.

(2) Lonis-Prosper Degros de Gonfians, né en 1760, ancien magistrat à la cour des comptes, onicier de la grande Louveterie de la couronne en 1807, cbevalier de la légion dlionnenr, maire de Romans de

im à 18H0.

ik...

ni

Lyon auprès du premier consul, pour lui présenter les hommages des habitants de cette commune. Le citoyen Degros prononce un discours, dont il rend compte à son retour.

1803. Avril 1", — Un arrôté du ministre de l'intérieur ordonne l'établissement d'un octroi de bienfaisance dans la viile de Romans et la réunion définitive des faubourgs dans la démarcation du projet d'octroi.

1808. Mai il, — Le conseil municipal répartit le produit de Toctroi par abonnement annuel entre les marchands de vin pour 2,025 ir.» et entre les bouchers pour 3»000 fr. Ce produit est porté à 3,000 et 4>OdO Tannée suivante.

1808. Juillet 3. — Installation du citoyen Laurent Antelme (1} en qualité de curé du canton de Romans. Le maire, en présence de toutes les autorités constitu<'es, prononce un discours dans lequel il lait réloge de la reli<;ion et celui d'un V pasteur chéri et vénéré par la douceur de « son caractère, la pui-eté de ses mœurs, la soli- « dité de ses lumières. » Le citoyen Antelme présente ractc de la prestation de son serment devant le prélet et celui de son instit ution canonique de la part de révèfjutî. 11 est mis en possession de l'église de Saint-Rarnard par la remise des clefs. Cela fait, lesdites autorités, ayant au milieu d'elles le citoyen Antelme et à leur

(0 Né le 10 août 1760, prOtre babitué de Téglise de Saint-Barnaril et dom recteur de rbftpltal de Salnte-'Foy en 1788. Il envoya au maire

sa fli^missinn, nt"» voulant pn? prf^trr ]p serment pnrlri t^'in>ti-

tution civile du cierge et il éinij^ru en Suisse. Rentré en France, il fut nommé ciu'ë de Soint-Barnaid. Il est mort dans ses fonctioas le 35 avril 1837.

fil AHXALKS DB LA TILLS DB ROHAKS

tète une musi^e nombreuse, se sont rendues dans l'église pour y assister à l'office divin.

1803. Août 18. — Réception officielle de M 1 Evêque de Valence, Béeherel (1), qui vient À Romans à Feffet de donner la confirmation.

A cette occasion, on avait nettoyé les accès et les environs de l'église.

1804. Mai iO, — Les autorités dvîles et militaires et la gendarmerie signent une adresse au premier consul, à l'occasion de la création de l'Empire. Elle commence par ces mots :

«c C'est au plus grand des hommes qu'appartient « le premier des titres. »

1804. Mai 18. — Proclamation du sénatusconsulte qui confère la dignité d'empereur à Napoléon Bonaparte. Le dimanche, le cortège, composé de toutes les autorités, se rend dans IV'^iise de Saint-Barnard, où une grand'messe est célébrée. Elle est précédée du Vent Creailor et suivie d'un Te Deiim solennel. Le soir, un feu d'artifice est t'wô sur la [)lace des Cordeliers et les habitants illuminent leurs maisons.

1804. Juillet 1^1. — Un décret impérial constitue définitivement dans la maison nationale de Sainte-Marie le pensionnat pour Téducation des jeunes demoiseUes, dirigé depuis trois ans par des ex-religieuses de la Visitation, et met cette maison à la disposition desdites dames institutrices. Elles pourront porter un costume d'étoffe noire, recevoir et former des élèves. Elles seront sous la juridiction de l'évéque et la surreillance de l'autorité locale.

(1) François, ancien évêque consUlutionnel de la MancUe, nommé à Valence le 6 JolUet 1802, mon le 21 juin 1815.

Un autre décret du même jour fait cession aux dames de l'institut du Saint-Sacrement de la partie non occupée de Tancienne abi)<i}e de Saint-Just, pour y établir une école gratuite de jeunes filles et une maison-mère d'élèves institutrices et hospitalières (1).

1805. Mars 13. — M. Jean- Baptiste Dochier, avocat, ancien législateur, est nommé maire de Romans en remplacement do M. Revol, appelé aux fonctions déjuge à la cour criminelle.

1805. Juillet 7. — On célèbre une fête religieuse et civique en l'honneur du couronnement de Pcmpereur comme roi d'Italie.

1805. Octobre 10. — Une loi établit un tribunal de commerce à Romans.

1806. Novembre 11. — Il passe ou séjourne à Romans environ 10,000 prisonniers de guerre autrichiens. Cette agglomération d^hommes, dans de mauvaises conditions hygiéniques, occasionne dans rhôpital de la Charité une maladie contagieuse qui fait beaucoup de victimes, entre autres Pabbé Dubu, directeur, et la sœur Olibe.

1806. Juillet 31. — Un décret impérial établit dans le ci-devant couvent des Minimes, au Bourg-de-Péage, une école secondaire pour le compte de la ville de Romans et du Bourg-de- Péage. M. Fontanier, chef d'institution à Tournon, est nommé directeur de cette école. Le Rourg-de-Péage Iburnit gratuitement le local du collège et fait exécuter les réparations nécessaires. La ville de Romans promet de son côté

0)iiN AUALj,iV o(ice hist.sur in congréyation des reliyieimes du tsainl- Saerementt du diocèse de Vatenee, Msiaon-Mére é R.; Valence, imp. J. Géas, 1881, in-8*.

ANNALBS DB LK ViLLB OB ROMANS

une garantie de 3,000 fr. Cette allocation est continuée Jusqu^en 1822.

1800. Août i5. — * Célébration de la fête de saint Napoléon et du rétablissement de la religion catholique en France. M. \v curé Antelme prononce un discours, où il retrace les triomphes de l'empereur « qui oiit produit ceux de la reh- « gion. » Il est fait une procession et ensuite chant»'' un Te î)eiini.

1808. Mans /N. — M. l^iul-( lérard Giraud est noiUHié, par un décret impérial, maire de la ville de Romans.

1809. Août 2. — Le pape Pic VII (1), se rendant de Grenoble à Savone, arrive à Romans à deux heures de raprès-midi, sur la place des Princes, devant la poste aux chevaux. La pluie et quelques écrous perdus obligèrent le pape à descendre de voiture. Il entra dans la maison de M. Louis Clément, maître de poste, et demanda une chambre particulière pour s'y reposer. La foule accourut et bientôt M. Antelme, curé de Saint-Bamard, et son vicaire, i*abbé Guy on, arrivèrent et demandèrent une audience, qu^ils ne purent obtenir; mais Tabbé Darlandes put faire à S. S. un petit discours latin. M, de Montélégier avait offert, à son arrivée, de recevoir le pape dans sa maison. Le colonel de gendarmerie, nonnné Boisard, qui accompagnait le Saint-Père, se plaignit d'avoir été insulté à Romans en voulant contenir la

(I) Gn'^goire-DurnalMVl.ouis CliiururaoïUe, iit; à Géséae le 14 août 1740, évôqtte de Tivoli; «' lu pape le 14 mat 1800, conclut avec la France le concordat de 18DI et couronna Fempereur en 1804 ; absent de Borne de im à 1814, mort le 20 août 1823.

foule, et de ce que la brigade de gendarmerie en résidence dans cette Tille avait mal fait son devoir; il ordonna au capitaine de Valence de la mettre aux arrêts (1).

1810. Avril IL — Un décret impérial autorise la ville à acquérir, pour le prix de 1,500 livres, un terrain situé au couchant du rempart de Chapelier, destiné au cimetière de la commune. Ce lieu funèbre a été depuis agrandi plusieurs fois.

1810. Juin 3. — L'empereur, à l'occasion de son mariage, accorde à la ville de Romans une somme de 1,200 fr. destinée à la dotation de deux anciens militaires. La ville d'-siune l«'s sieur's Sexe, ancien hrit^adier-fourrier des guides, et Mailla fort, ancien chasseur h cheval.

ISIO. Août 26. — La population de la commun <îe Romans s'élève à 8,680 «âmes.

1811. Mars J24. — La naissance (hi l oi de Home est annoncée à la population de la ville avec la plus f^rande solennité.

1811. Mai i'^ — La ville de Romans consacre une somme de 10,600 francs pour réparer entièrement la charpente et la couverture de Phorloge de Jacquemart.

1818. Mai i^', — Les nommés Périer, boucher, Jacquier, meunier, et Âlex, cardeur dé laine, condamnés pour crimes d^assassinats et de vols, sont exécutés, à dix heures du matin, sur la place de Jacquemart, précisément en face

(1) Voir nne lettre particulière an préfet par M. Gibauo, maire, en date du 12 aoàt 1809, et le rapport du colonel de gendarmerleBoIflard,

(Ht il f'st flif ([ti';'i Roman? la fonli' u nssiAtr»'* h» fivoc un fana-

Usme ÏQcuncevuble, ujyi point de craindre qu'il ne fût ôtoullô.

ANMALBS DB LA yiLLB DB ROUAHS

de la maison du plus coupable. C'était un jour

de marché : la foule était immense et à peine

contenue par des soldats d'une légion portugaise.

1812. Mai 9. — Charles IV, ex-roi d'Espagne (1), traverse Romans, se rendant de Marseille à Rome. Il était accompagné des princesses, ses filles, et de Godoï, prince de la Paix.

1813. Janvier 26. — Sur la proposition du maire, le conseil municipal yote une adresse à Pempereur pour offrir à la patrie, au nom de la commune, quatre chasseurs montés et équipés.

1818. Août i5. — La fête de l^empereur est célébrée. Il y a une procession et un très beau discours prononcé par M. Vinay, secrétaire de l'évéque de Valence, en présence des autorités, de M. le comte de Deley d^Agier, sénateur, du baron Motte, général de brigade etc.

1813. Octobre 57. — Le conseil niuujcipal envoie une adresse de dévouement à S. M. Pimpératrice, régente.

1814. Janvier — iSur la démission donnée, pour cause de santé, par M. Giraud, M. Ferdinand-Marie-Gainille du Vivier (3) est nommé maire de Romans par arrêté de M. le comte de

{i\ Né à Naples le 11 novembre 1748, roi d'Espagne en 1781), il abdiqua es f808 et mourut â Rome en 1819.

(?) Robert dit Codre, né a Frémy (Calvados) le 4 décembre 1754, romnKinda le (h''parlement do l;i Di-ùm*^ en tW,, retniifi^ en \\ fut nomme cominanUani de la place de Grenoble en 1815. II est raorl A Bomans en 1829.

(3) Né le 14 décembre 1700, clief de bataillon et membre de la légion d'Iiannenr, chevnller de lompire, marif^ avec Julip-Vicfoirr- Uorlense d'Abzac «Jt La Douze. Il moaUa du courage et de l'inielligence pendant roccupation de la ville par tes Aulricbiens. Il est mort, en 185G, à Cbâieau-Vllaln (Rauie-Marne).

Sàînt-Vaîlîer (1), sénateur, commissaire extra^ ordinaire dans la 7** division militaire.

1814. Février 1", — L'autorité militaire fait une réquisition de froment, seigle^ haricots, riz, sel, eau-de-vie, paille, avoine, bois, et de six mulets, montant le tout à 7,235 fr. 64 cent.

1814. Ma? s 26. — Par suite des pn^rès de Farmée autrichienne dans le midi de la France, le 116* régiment d'infanterie de ligne et le 32' d'infanterie légère, venant de Lyon, au nombre d'environ 4,500 hommes, commandés par le gé^ néral Ordonneau, entrent dans Romans.

Les portes de Bonnevaux et de la Bistour sont murées et celle de Chapelier est barricadée.

1814. Ma/"s 21. — Les troupes évacuent la ville : les malades, les blessés sont transportés sur l'autre rive de Plsère, ainsi que les provisions et les iourratyes.

1814. Mars 2H. - Sur Tordre réitéré du maréchal Augercau, le pont sur l lsère est miné. Les explosions ont lieu à trois reprises, depuis neuf heures et demie jus(ju ;i onze. La deuxième arche est entièrement rompue et écroulée, la troisième est fortement endommagée (2).

Le soir, un détachement de 132 hussards hongrois arrivent, à neuf heures, aux Récollets; 15 d'entre eux, commandés par le sous-lieutenant Paulwitz, entrent dans la ville et se rendent à rhôtel-de-ville, escortés par une grande foule au

(t) La Croix de Chcvrières (Jean-Denis-René), né ix Clérieil le 6octoi>rc 175G, sous-lieuteoaiit aux Gardes françaises en 1783, membre du Conseil général de 1« Drôme, sénateur en 1806, comte de l'Empire en 1808, pair de France en 1814, mort à Valence le 13 mars

(2) Voy. NoLicii hi8U sur le pont de Romans, p. 21 .

ANHALBS DB LÀ VILLE DB BOHABS

milieu de laquelle ils ne sont pas sans inquiétud(\ Le maire, M. Duvivier, survient, rassure rotiicier et lui tendant la main» le conduit dans une salle de la mairie.

1814. Mars 29. — Le maire, accompagné de ses adjoints, M. Savoye (1) et M. Destèque^ ce dernier parlant allemand, a une entrevue, aux bains Romieu, avec le chef du détachement de hussards, Âeinriot, lequel commande des rations pour un corps de 4,000 hommes et de 700 chevaux. Ces hussards décampent brusquement dans la journée et disparaissent.

Deux habitants mal famés, qu'on avait vus en rapport avec Tennemi, sont arrêtés et transférés sous escorte au Bourg-de- Péage, où ils sont fusillés par ordre du général français.

1814. Murs 30. — A midi, le passage des troupes françaises s'eflectue à l'aide de bateaux, et la ville est réoccupée. Un pont volant sur cordes est établi à la place de Tarehe rompue.

A trois heures et demie, un olbcier de dragons autrichiens se présente en parlementaire. Il est conduit les yeux bandés h rhôtel-de-ville. Il se nommait Vincent, et par suite d'nn entretien avec un officier du 4" régiment de hussards français, on présume qu'il était français lui-même.

Les troupes stationnées à Romans font plusieurs expéditions heureuses contre l'ennemi : à Clérieu, Saint-Donat, Miribel, d'où ils ramènent des prisonniers que Ton conduit de l'autre côté de risère.

1814. Avril 2. — La brigade du général

(1) Jacques, né en 17J>8, licencié en droii, iiulaire Ue 1786 à 182i, adjoint au maire, bupylcant du Juge de puix, mort le 27svrU.1821.

tut

Digitiz

Ordonneau part à neuf heures et demie du matin. Elle est remplacée par celle du "-(^nA'al Estève, ne comptant que 1,500 hommes des 7*^ de ligne et 23® léger. Des reconnaissances, faites sur la route de Tain, rentrent sans avoir rien aperçu. Mais, à midi, la fusillade annonce l'ariivée de Pennemi, et, à quatre heures, une division autrichienne, forte de 7,000 hommes, infanterie, cavalerie, artillerie, après avoir été contenue, pendant trois heures, hors des murs par 500 hommes de troupes françaises, pénètre avec fureur dans la ville. Celles-ci font leur retraite peu à peu, et le pont est coupé par les sapeurs.

La destruction de Romans est ordonnée par le prince de Hesse-Hombourg, commandant Tarmée du sud, parce qu'il croyait que les habitants tiraient par les fenêtres sur les soldats autrichiens. Sur la proposition de M. Ijambert (1), le maire et plusieurs conseillers se dévouent pour le salut puhlic. Ils se rendent auprès du prince et parviennent à calmer son courroux. Néanmoins, la ville fut livrée toute la nuit au pillage et aux vinleuces de la soldatesque. Il y eut quatre bourii'eois assassines chez eux, douze blessés, beaucoup de femmes outraizéGs, mille maisons pillées et quatre incendiées. Dans cette nuit néfaste, beaucoup d'hal)itants furent victimes de leur confiance envers les Autrichiens, en qui ils voyaient des libéi*ateurs. Les chasseurs tyroliens, composés en grande partie de déserteurs

(1) Théndoro, ancien avociit au parlement, receveur de l'enregistrement, membre de la commission administrative des hôpitaux et du conseil municipal, marié a iUéieâe-iirunu Pusquiei-, niori le 31 mai 1816.

AMMALES i>B LA VILLE DE ROMANS

de tous pays, ont montré beaucoup plus que les autres soldats ennemis des habitudes de violence.

Parmi les nombreux épisodes auxquels donna lieu ce combat, on constate le fait (Tun général autrichien qui fut blessé mortellement et eut son cheval tué par un coup de feu dHine sentinelle française placée au portail du domaine de la Paillère, sur la route de Tain, à la croix de Sainte-Marie.

1814. Avril 3, — Sept commissions, pour assurer les subsistances des troupes autrichiennes, sont mises en activité sous les yeux du commandant d'armes Rumpf, qui ordonne l'évacuation de plusieurs boutiques sur la place, pour y établir des corps de garde.

A une heure de l'après-midi, une fusillade s'engage entre les postes Irançais et autricliien, sur le pont, sans autre effet que la mort d'un soldat de cette dernière nation.

A la suite d'un ordre très menaçant, tous les habitants se hâtent d'apporter à la mairie leurs armes de toute espèce, même les plus inoffensives. Les officiera s'emparent des armes de luxe, les sous-oiïîciers font un second choix» On laisse cependant leurs épées aux militaires en retraite et on accorde 50 fusils aux pompiers à la place des mousquetons dont ils étaient armés auparavant. Le reste de ces armes est chargé sur six voitures et dirigé à Tain.

1814. Avril 4. — Une proclamation faite, au nom du général autrichien baron Lederer, vient rassurer les habitants et les inviter à reprendre leurs occupations ordinaires. Dans la nuit, un grand mouvement de troupes fait croire que les Autrichiens veulent opérer le passage de l'Isère.

1814. Auril 5, — Un incendie se manifeste dans la maison du sieur Lorne, sur le pont, servant de corps de garde. Les pompes de la ville y sont transportées et, habilement dirigées, arrêtent rincendie; elles sont momentanément séquestrées par les Autrichiens, à titre d'engins de guerre,

1814. Avril 11. — Le général Lcderer donne communication d'un numéro du Moniteur universel annonçant la déchéance de l'empereur et la nomination d'un orouvernement provisuii e. Le conseil municipal vote une adresse d'adhésion rédif^'ée par M. Lambert, receveur de l'enregistrement et membre de ce conseil.

1814. Avril 12. — Le général Lederer conclut un armistice de quatre jours avec le maréchal Augereau.

Toutes les autorités portant la cocarde blanche, précédées de la musique bourgeoise jointe à celle des Autrichiens, parcourent la ville, à huit heures du soir, à la lueur des flambeaux, et font une proclamation annonçant les événements survenus. Un immense drapeau blanc était porté par M. de Montélégler (1). De Tautre côté de l'Isère, les sentiments étaient différents et les soldats français furent sur le point d'ouvrir le feu sur la ville, pour répondre au défi qui leur était adressé, lors([ue des cris de Vive le roi étaient poussés sur la place des casernes.

(!• .Ipan-rierip-rtril)ti(«l îîornon, nô le '.'2 janvier 17:>n. maréchal de camp en retraite, commandeur de rordre de Saint-i.ouis. Il avail acquis l'hôtel des Allées au prix de 36,000 livres. Il a été revendu par ses lilles, en 1834, pour mm fr.,aux religieuses de Salnte-Glalre. Il esi mort à Montéléger le 11 octobre 1833.

1814. Avril 13, — Le général Lederer, accompagné de son état-major et du commandant de place, visite Phôpital. Il témoigne sa

satisfaction pour les soins qui ont été donnés à ses soldats, il adresse des paroles alîectueuses à plusieurs blessés français et leur annonce qu'ils rentreront pi'ochainement chez eux.

1814. Acril /->. — Le prince de Hesse- Honiboui'g arrive à Romans. Il paraît très satisfait de la manière dont il a été reçu. Il est logé, à rhôtel des Allées, chez M. de Montélé^ier.

1814. Avril il. — Le conseil municipal, le général autrichien et ses officiers assistent à un Te Deum, à l'occasion du retour de Louis XVIII. Le même jour, le général est invité à un banquet à rhôtel-de-ville. Il boit à la prospérité de la bonne ville de Romans, fait ses adieux et laisse me attestation de la bonne conduite des habitants. C'était un excellent homme; il montra beaucoup de modération et même de bienyeillance. Certaines remises, de la part de la TÎlle à son aide de camp, aidèrent sans doute à la manifestation de ses bons sentiments.

1814« Avril 19. — Les troupes autrichiennes quittent leurs logements chez Thaliitant et vont occuper les casernes.

1814. Avril 21, — Le conseil municipal nomme trois députés pour aller portei' à Paris l'expression des sentiments de la population : ce sont MM. de Chabrières-La Roche (1), de Monté-

(1) Dit le chevalier de l»eyrins, ancien colonel de cavalerie au service de Malle, Uôrilier de son frère Ciiarlcs, comte de Cliarnies, ancien président en la cliaoïbre des comptes, décédé sans enfanta. U laissa sa fortune à son neveo, Josepli-Pliii|ppe de Rostaing, qui mou^ rut le 13 août lit33.

légier et Lambert, avocat, receveur de Penregistrement.

1814. Axnril 22. — Le passage sur le pont est rétabli au moyen de planches jetées sur des cordages. Un bac à traille est mis en activité entre le port Sabaton et le Palletour. Pour en

faciliter les abords, on achète et on démolit la maison Thomé, movonnant une indemnité de 12,000 fr. payée au propriétaire.

1814. Avril 25. — Le départ des troupes autrichiennes a lieu.

A peine ces troupes sont-elles sorties de la ville qu'elles sont remplacées par les 1'' et 23" ré^i-iments d'infanterie française, faisant partie de l'armée du général Marcliand. Les chefs invitent les soldats à avoir beaucoup d'égards pour les habitants et à ne rien exiger d'eux.

Le conseil municipal nomme quatre commissaires à l'effet d'établir Févaluation des dommages qu'ont éprouvés les habitants par suite des événements de la guerre. Il est constaté qu'il a été fourni 45,038 litres de vin, 43,294 rations de pain, 42,794 rations de viande, 2,836 rations de foin, 2,962 rations de luzerne, 7,995 rations de paille ; enfin, les dépenses et pertes de toute nature s*élèvent à la somme de 553,920 francs 45 centimes causés par l'ennemi pendant un séjour de trois semaines (1).

Si la rupture du pont de Romans a sauvé l'armée du maréchal Augereau et toute la rive

(1) Lamuert, Procès cerbal des écénemcnls arriciin pendant le séjour des Aulrichien» à Rormns, 44 p. — Dochibr, Précis de ce <{ui s'est passé dans la ville de Romane depuis Ventrie jusqu'au départ des Autrwhiene, ia-^t li' P*

AMAÎM DB LA VhlM 01 ROMAlTft

gaiiclie de l'Isère, la rentrée des troupes françaises dans SOS murs, ce retour, si funeste pour les habitants, n'a pas été moins avantageux à la ville de Grenoble et à Tarmée du g:én(^ral Marchand, en retardant la jonction de Tarmée du ]3rince de Ilesse-Hombourg avec celle du général Bubna.

1814. Juin 12, — On adjuge la construction d'une passerelle en charpente. La dépense, estimée 15,000 fr., est couverte par l'émission d'une souscription d'actions de 100 fr., qui doivent être amorties par une taxe sur les personnes et sur les bestiaux.

1814. Juillet 26. — M. Chabrières de Peyrins, président de la députation de la ville, rend compte à rassemblée municipale de la mission dont il a été chargé et des démarches que cette députation a faites pour le rétablissement du pont, la restitution d'une circonscription administrative et judiciaire, et pour le dégrèvement des i 11 i ilôts.

1814. Août 25. — La fcte de saint Louis est célél)rée avec beaucoup de pompe.

1814. Septembre 6. — Les S(rurs liospitalières du Saint-Sacrement demandent qu'on leur fasse cession de la partie de l'ancienne abbaye de Saint-Just occupée par la gendarmerie, savoir : la chapelle, les cuisines, la cave et les greniers. Le conseil municipal admet cette demande en principe. Le 2 janvier 1815, une nouvelle délibération accepte les conditions faites par 1 1 commission administrative des hospices pour le logement de la pendarmerie dans les bâtiments de l'ancien hôpital de Sainte-Foy, du côté de la rue Bonjour, changement qui n'eut lieu qu'en 1817.

ttl4 M5

1814. Octobre 9. — Un arrêté préfectoral nomme ou plutôt confirme M. Camille Duvivier en qualité de maire de Romans. Il prête serment. Il donna sa démission au mois d'août 1815.

1814. Octobre il. — Monsieur, comte d'Artois, frère du roi Louis XYIII (1), arrive, à sept heures du matin, Tenant de Valence. Il est reçu, à Feutrée du pont, par les autorités municipales, M. le comte de Deley d'Agier, pair de France, les généraux barons Motte, Saint -Cyr Nugues {% et Pouchelon (3). Le prince est ensuite harangué, sous un arc de triomphe, à Pentrée de la place. H* Destèque, adjoint, présente les clefs de la ville sur un bassin de vermeil et, renouvelant un antique usage, on lui onVe les vins d'honneur. S. A. R. se rend à riiôtel-de-ville, où les pi ébontations ont lieu et un déjeuner est servi. Elle admet à sa table le maire, le préfet et les personnages nommés plus haut. Le café est envoyé par les dames de la Visitation, « qui l'avaient « prépare elles-mêmes. » Le prince veut bien écouter un dialogue de la composition de M. Lambert, intitulé : La Nymphe de Vlsère et récité par M. de Saint-Jullien et M**" Adèle de Montélégier. Le comte d'Artois part en traversant k

(1) Cliarli-s-Philippf . né en 1757 et t^migré m ITR^t. prit ]e titre de Monsieur en 171*0 h ia mort du Dauphin juin; ; son frère Tavait nommé lieutenant sénâral dti royaume.

f2) Né le 18 octobre 1774, entré au service en 1797 en qualité de commissfiirp (!pfî pnerres, devint aidn de ramp du général Snchet ; général de brigade en lëll, lieutenant générui en 1823, directeur du personnel au ministère de la guerre en 1831, pair de France ; mort, sans avoir été marié, à Vichy le 25 juillet 1842.

(3) Etiennf-Françnis-Rnymond. né îo 25 nrtohrT J770, fit la campagne d'Egypte, il commandait le département de la Drôme lorsqu'il mourut à Romans, le 4 septembre 1831.

pied l'hôtel des Allées, où on lui fait remarquer Tare de triomphe érigé en 1701, à roccasioii du passage des ducs de Bourgogne et de Berry.

Parmi les nombreuses devises inspirées par la circonstance, voici la dernière, placée sur la porte de Saint-Nicolas :

Ta pars, Romana te regretta, De aon amour sois rinterprète.

Les dépenses s'élevèrent à ?,555 fr« 98 c, dont 1,?00 fr. accordés parle préfet (1).

1815. Avril 3. — Après le départ du général Debelle et d'une petite troupe venant de Valence, Parmée royale du midi arrive à Romans. Le duc d^AngouIême qui la commande et le 10' régiment d'infanterie de ligne s'arrêtent an Bourg-du-Pôage. Les troupes de la garde natio* nale traversent seules l'Isère. Par contre, la ville de Romans avait fourni cpielques jours auparavant une compagnie de volontaires, qui, sous le commandement de M. Maurice Charles (2), était partie pour combattre Parmée royale.

1815. Avril 6, — Les troupes du duc d^Ân^ gouléme abandonnent Romans et, en se retirant, elles coupent le pont de cordes et mettent le feu au bac à traille : ces dégâts sont estimés 1,127 francs.

1815. Mai 28. — Un nouveau conseil muni-

(1) DocHiEB, Précis de ce qui a'eal passé dans la ville de Romans au paêsage de 8. A. R. MofuiMir, contenant «ne notice êur les «ine

d'honneur; Valence, Marc Aurel, in-S", 16 p.

(T) Né le 8 mai 1771 adjtifhint dn la plarc de Romnns, commandant la compagnie des puiajiiers, muri suiiiiemeni u Lenie le 16 juillet 1826» sans avoir été marié. Son hériUer a él6 H. Maurioe Rocdias. maire Ûe Romana en 1S48.

Digitiz

ripai, coîisorvant presque tons ses anciens niembros, le maire ci ses adjoints, prête serment au gouvernement impérial.

Il est fait une réquisition de grains, de vin et de rhrvaiix pour les besoins de l'armée.

1815. Juillet 8. — Le colonel Carré, avec un détachement de 70 hommes du 14' léger, prend position dans la ville et se met en mesure de s^y défendre.

1816. Juillet ÎOm — Sur la pressante sollidtatîon des autorités de Romans, cette petite troupe, du consentement du général Déballe, passe sur la rive gauche de llsère. Elle détruit le pont de bois et retire le bac à traille.

1816. Juillet i5, — On décide un emprunt forcé de 15,000 fr. sur les habitants les plus aisés, pour faire face aux premiers besoins qui pourront se présenter : ceux qui refuseront de souscrire supporteront des charges doubles et recevront des garnissaires.

1815. Juillet 17. — Le maire fait publier une proclamation de Louis XVIII envoyée par le préfet. Il est arrêté (jue le drapeau tricolore de l'hôtel-de-ville sera enlevé le lendemain, à trois heures du matin, et Ton ajournera jusqu'à nouvel ordre l'érection du drapeau blanc.

1815. Juillet 18. — M. Frachon, adjoint au maire de Saint-Marcellin, apporte une lettre du colonel commandant de la première brigatde de Parmée piémontaise, qui contient une réquisition de 2,500 rations complètes de vivres et de fourrage. Il est résolu qu'au préalable on enverra une députation à Grenoble, auprès de l'intendant de Tarmée d'Italie, et à Valence, au préfet. Les députés rapportent que cette réquisition doit être considérée comme non avenue*

A1IHALB8 01 LA mi<B DE ROMAHS

1815. Juillet 2L — Le drapeau blanc est arboré à rhôtelnde-ville.

1816. Juillet 22. — Le conseil municipal Tote une adresse à S. M. Louis XVIII, roi de France et de Navarre (1). Les conseillers municipaux qui siégeaient au 1" mars dernier et qui se sont retirés, sont invités à reprendre leurs fonctions.

tSiB. J uillet 23. — Une lettre, adressée de Voreppo par le crénéral I iovoiron de Costange, de Tarméc piémontaiso, prescrit do faire transporter à Vorepj)e les armes des habitants de Romans. Il est répondu (|ue la ville ayant été désarmée en 1814, il ne reste plus que 50 fusils et autant de sabres, laissés aux pompiers par le générai autrichien.

1815. Juillet 2k. — On rétablit le bac à

traille.

Il arrive un détachement de 15 chevau-légers piémontais. Le maire invite à dîner les officiers.

1815. Juillet 28. — Le colonel piémontais commandant la place de Romans, sur le refus de plusieurs membres de reprendre leurs fonctions, forme un conseil municipal.

1815. Juillet 29, — Arrivée du régiment de Saluées cavalerie. La ville paye la nourriture des officiers dans les hôtels. La troupe est logée dans les casernes et dans Tancien hôpital de Sainté-Foy.

1815. Août 18. — Le commandant des ciievau-iégers Mazetti et le général autricliien

(I) Y<iy. Lambept (Tln'o.î..r('). Adresse «ux DaiipMno» «ur l» retour de LmU XVJU ; 1815, iii-8% &4 p.

Vaulit laissent, en pai tant, à la ville des certificats en témoignage de leur satisfaction.

M. Gaymard du Palais, conseiller de préfecture, vient à Romans et installe le maire, M. Legentil, et les adjoiiits, MM. Pigeron et Collonges (1), et trente conseillers municipaux. M. Legentil prononce un discours, où il rappelle sa destitution en Tan VI, à cause de ses sentiments d'affection à la famille des Bourbons 11 invite tout le monde à l'oubli du passé. Une ordonnance royale du 5 octobre confirme toutes ces nominations.

1815. Août 25, — APoccasion de la fête de saint Louis, le préfet vient à Romans et assiste, avec les autorités, le général et les officiers autnchiens, à une messe chantée en musique.

Les troupes de cette nation, avec les pompiers et la gendarmerie, forment la haie. Après le Te Deum, le clergé et les autorités se rendent sur la grand'place, où Ton avait dressé une grande estrade et une haute pyramide pleine de matières combustibles, destinées à un feu de joie qu'allument le curé, le général autrichien, le préfet et le maire.

1815. Octobre 16. — Les Autrichiens quittent définitivement Romans et les environs. Le général Haecht et le baron Vungen, colonel des dragons de Riscli, laissent des certificats de satisfaction.

1816. Janvier 8. — Le maire est député à Paris pour présenter au garde des sceaux une

(1) Jean-Louis- André PoucUon de Collonges, né à Saiot-ûonat le 8 février 1781. marié le S février 1808 & Virglnle-Flavle nelolle. Il a «té adjoint de 1815 à i8S8 et est décédé le 28 février 1871.

ANHALfiS DB LA VILLB fiS ROMANS

adresse longuement motivée du conseil municipal, tendant à obtenir pour la yille de Romans

«ne sous-préfecture et un tribunal civil. 15 août, M. Leirentil rend compta au conseil dos démarches qu'il a faites à Paris, dans les bureaux des ministères de Tintérieur et de la justice, lia pétition a été renvoyée aux conseils d'arrondissement et général de la Drôme et au procureur général de la cour de Grenoble

1816. Mars i4. — La q-arde nationale de Romans est organisée en cinq compagnies, sous le commandement de M. Boutiliier d'Artan, ancien lieutenant d'artillerie et chevalier de Saint-Louis.

1816. Juin 30, — A l^ocfcasion du mariage du duc de Berry avec une princesse de Naples, de grandes réjouissances ont lieu à Romans.

Se sont trouvés présents et ont participé à cette fête M. le comte du Bouchage» préfet de la Brôme» le général baron Clerc, commandant le département, le marquis de Chambon, prévôt, M. de Kirwon, commissaire spécial de police, et M. le marquis de Chabrillan, colonel de la légion de la Drôme. Le maire a traité chez lui toutes les autorités. Après le Te Deum, un feu de joie a été allumé sur 1-a grand^place.

1816. Juillet. — Le duc d'Anuoulême fait un c ourt séjour cà Romans. Il met pied à terre chez M. de Montélégier. Une pluie non interrompue nuit à la réception de S. A. R.

1816. Octobre 12. — Le conseil municipal vote rétablissement de réverbères pour Téclairage public, depuis la porte de Saint-Nicolas jii^qn n rolle du pont.

1817. Ma?'s. — La commission administrative des hospices cède à la congrégation de

Saînte-MarUie une grande partie des anciens

bâtiments de l'hôpital de Sainte-Foy, pour y établir des écoles et un orphelinat de pauvres filles (1). Elle met en même temps à la dispo- .sitiou du comité de rinstruction publique primaire la maison du Refuge, pour l'établissement d'une école gratuite do garçons.

1817. Juillet 1"^ — Le maire fait publier un règlement ])Our l'octroi, avec un tarif des droits d'entrée et un autre règionient pour Texercice de la profession de boulanger.

1818. Février 26, — Autrefois les comédiens, physiciens, saltimbanques, etc», de passage à Romans, donnaient leurs représentations dans le premier local vacant, plus ou moins propre à cette destination. Longtemps une maison située au fond d'une cour de la place des Clercs, puis Pancien hôtei-de-ville, rue de TArmillerie, servirent de salle de spectacle. Enfin des citoyens, jaloux de doter Romans d'une scône permanente et élégante, les sieurs Mourier, charpentier, Cotton, menuisier, et Pallier, maçon, demandèrent pour cet objet, le 1" janvier 1807, le terrain inculte situé entre le Champ de Mars et la mairie. Ce projet n'ayant pas eu de suite, une compagnie d'actionnaires demanda à la ville l'autorisation do construire une salle de spectacle au levant de la promenade des Gordeliers, à la charge, pour compensation de 1 abandon de 1,200 mètres de terrain nécessaire pour la construc-

i\) Cette congrégation a été fondée par M'-'- Marie-Franroise- Galiriclle-iledwige Duvivier. Elle a élé approuvée par i'evéfjue de Valence, le 22 novembre 1813, et, le 25, par (e préfet de la Drôme. La Vm de Du9i«>ier a été écrite par H. rabbé Toupui .

ANNALF? LA VILT.E HE POMANS

tion projetée, de faire la reconstruction de la fontaine de la grau déplace et de disposer en allées plantées d'arbres la montée où se trouve la grande terrasse, et enfin sous la condition que l'édifice à construire restera toujours salle de spectacle.

Le conseil municipal accepta cette oflEre, après expertise, dans sa séance du 9 septembre suivant.

1818. Août 5. — D'après uu recensement, la population de Romans avait atteint, à cette date, le clnfiVe de 8,824 âmes.

1820. Juillet 9. — T^e sieur Bonnet, géomètre, n'ayant pas achevé le plan de la ville dont il s'était chargé, remet toutes les pièces et les plans qu'il possède moyennant une nouvelle somme de 600 livres : ce qui porte à 3,000 fr. son salaire. La ville s'entend alors avec M. Morel, géomètre du cadastre, qui s*engage à faire un plan de la yllle, conforme aux instructions, en triple expédition, pour le prix de 3,300 ir« C*est celui qui est en us%e aujourd'hui et le seul qui ait été fait.

1881. Mars 3i. — Un traité est passé entre le conseil municipal et la commission administrative des hospices pour l'établissement d'une école de la Doctrine chrétienne. Dans ce but, les hospices cèdent à la ville la maison du Refuge et contribuent pour une somme de 4,000 fr. versée à plusieurs titres et obligations. Les Frères de la Doctrine chrétienne sont solennellement installés, le 3 septembre, par l'évêque de Valence, le préfet de la Drôme et les autorités de

Hom.'uis.

1821. Août 8. — Un arrêté du maire prououce la dissolution de la compagnie des sapeurs-

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pompiers. Cette compagnie est immédiatement réorganisée et composée de 44 hommes.

1823. Février 20. — Le sieur Laverrière, pourvu d'un. titre universitaire, est autorisé à exercor dans Romans les fonctions d'instituteur du deuxième degré. II place son établissement dans l^habitation dite des Orphelines, sur le bord de risère, et reçoit de la ville un secours annuel de 200 livres.

1888. Septembre 7. — On fait le classement cadastral de toutes les propriétés de la commune. Elles sont distribuées en onze catégories et cinq classes.

1823. Octobre 19. — La ville donne une fête à l'occasion de la délivrance de l*'erdinand VU, roi d'Espagne, et de l'heureux succès de notre armée.

1823. Décembre iN. — Une réception est faite au 55® régiment d'infanterie revenant d'Espagne. Un banquet de cent couverts est offert par la ville aux officiers de ce régiment, ainsi qu'aux lieutenants généraux baron Saint-Gyr Nugues et vicomte de Montélégier, gouverneur de la Corse. Une somme de 1,500 fr. avait été votée pour les dépenses de cette fête. La soirée s'est terminée chez le maire, « dont l'épouse, « M"^ Legentil, a offert à ses invités des glaces « et un punch. »

1884. Afarâ 23, — Sur le rapport de M. Cha* bord, ingénieur en chef des ponts et chaussées^ le conseil municipal adopte le projet de M. Morel, ingénieur du cadastre, pour le dérivement du torrent de la Savasse, consistant à creuser un nouveau lit au-dessous du Bcalmort. Les indemnités payées à diveis propriétaires se sont

limALBS DB LA VILLB DB BOHAHIS

élevées à 8,840 Ir. 50 c. et le total de la dépense à 42,941 fr.

1824. Octobre 2. — Le conseil iminicipal envoie à S. M. Charles X, sur son avènement au trône, une adresse dans laquelle il rappelle le passage de ce prince à Romaus, le 17 octobre

1826. Mars 15. — Le conseil municipal repousse, comme il l'avait déjà fait avec succès en 1807, 1816 et 1824, une pétition du maire du Bourg-du-Péage, appuyée d'un avis favorable de l'ingénieur en chef des ponts et chaussées, tendant à la démolition de la porte du pont sur l^Isère. Menacée d'une expropriation, la ville consent, le 9 mars 1828, à ce qu^il soit construit une nouvelle porte ou au moins une barrière.

Mais, le 23 mai 1829, le maire du Bourg-du- Péage, sans prévenir celui de Romans, fait procéder à la démolition de la porte du pont, à cinq heures du matin, par huit ou dix ouvriers, sous la protection de quatre pompiers armés. La ville de Romans, u ayant pu obtenir de se faire rendre justice, adressa au conseil d'Etat un recours, qu'elle fut obligée de retirer pour s'en remettre an bon vouloir du préfet du département. Enfin, dans sa séance du 6 mai 1833, le conseil municipal accepta l'indemnité de 731 fr., allouée par les ex{)erts, |)Our 14 mètres iy^ centim. de terrain incorporé à la voie puMiqu*', par suite de la démolition de la porte du pont.

1825. JuUlet 21. — Sur le rapport de deux experts, le conseil municipal reçoit et approuve les travaux, conformes au plan, de la salle de spectacle, de la fontaine de la grand 'place et de la nouvelle rampe pour monter au Champ de Mars.

Dig

1825. Août 10. — Une ordonnance royale nomme maire de Romans M. Prosper-Louis Degros de Conflans, juge suppléant au tribunal ciyil de Valence, en remplacement de M Legentil, décédé dans ses fonctions le 28 décembre 1824. Il est installé le 31 août.

1886. Octobre 27, — La ville fait construire de nouvelles prisons. Dans ce but elle acquiert, au prix de 8,500 fr., Pancienne chapelle et le cimetière de Phôpital de Saînte-Poy. Le département, qui devait couvrir la moitié de la dépense , se contenta d'allouer une somme de 10,000 fr.

1825. Nrwem bre 3. — Une ordonnance royale autorise la vente an sieur Fière de 477 mètres de terrain au Chanif) de Mars, à la charge d'exécuter à ses frais divers travaux d'utilité publique, sans pouvoir donner au susdit local une autre destination que celle d'un café, r onlbrmément à la location à kii faite par la ville le 12 janvier 1807.

1829. Février 22, — Le conseil municipal vote à l'unanimité moins une voix la réunion de l'hôpital général à celui de la Charité : pareille réunion de l'hôpital de Sainte-Foy avait déjà eu lieu le l®*" janvier 1811.

1829. Mars iô. — Un arrêté préfectoral désigne rhôpital de Romans comme dépôt central et unique des enfants assistés du département de la Drôme, laissant, sans rien lui allouer, à la charge de cet établissement tous les frais de séjour, de maladie et de véture de ces enfants. Un nouveau règ-lement, approuvé par le ministre de l'intérieur le 15 mai 1862, rétjla le service et maintint Thospice de liumans comme seul éta-

ANNALES DE LA VJLLB DE nOMAKS

blissement dépositaire de la Drôme, avec la eharge des dépenses dites intérieures, et y créa, en outre, un service gratuit de maternité en faveur des femmes îndîgfentes. Enfin, une loi a

mis, à dater du 1**^ janvier 1870, à la charge du

département les dépenses de toute nature occasionnées par les enfants assistés, et les journées de présence des enfants et des femmes en couche.

1829. Novenihre — Le roi et la reine de Naples et leur fille Marie-Christine, future reine d'Espagne, passent à Itomans. Le préfet avait invité le corps municipal à célébrer dignement le ])a,ssage dans cette ville des augustes voya^ geurs, parents du roi de France.

1830. Mars i4. — Une ordonnance royale nomme M. François-Bonaventure Julhiet, ancien notaire (1), maire de Romans.

1830. Août 1". — Formation d'un contrôle de tous les habitants de la ville de 20 à 60 ans et valides, parmi lesquels on choisira ceux qui doivent faire partie de la garde nationale. Cette garde est formée de trois compagnies de grenadiers, de trois compagnies de chasseurs, dhine compagnie de pompiers et dMne section d'artillerie, donnant un effectif de 889 hommes. Le 29 octobre, on y ajoute une compagnie rurale de 188 hommes.

1830. Septembre 12, — Une ordonnance

(1) Né à Peyrtns en 1761, a été. sous le premier empire, notaire et maire de cette conimunc. n obllnt. en 18iô, de se lixer à Romans. Il monnit à PeyriDs le 1 1 mai iKiU, laissant neuf enfants de son mariage avec Gal)rieile<-i«éUcité Colluoges.

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royale^ nomme M. Paul-Emile Giraud (1) maire de Kornans.

1830. Septembre 19, — Tous les fonctionnaires et employés sont astreints à prêter le serment politique,

1830. Septembre 23, — La ville achète, pour le prix de 8,740 fr., un emplacement de 69 ares 74 cent, à prendre sur la propriété de M. Novel, pour l'agrandissement de la place d'Ârmes.

1830. Septembre 24. — Le maire fait hommage d'un magnifique drapeau à la garde nationale et prononce une allocution ayant trait aux circonstances politiques.

1830. Novembre 27. — Le maire avec cinq meniljros du conseil miiDicipal, ayant été députas à Grenoble pour complimenter le due d'Orléans, fils aîné du roi Louis-F^hilippe, rond compte du résultat de ce voyage et de l'accueil ilatteur fju'il avait î-eçu. Tl avait eu 1 honneur d'être placé à table à côté dn prince.

1831. Avril 10. — Le conseil municipal, avec adjonction des plus imposés, adopte en principe la démolition des remparts. La vente des

(1) Né le 27 novembre 1792. U fil au collège du Tournon, de 1801 à 1807, ses étades classiques^ qu'il compléta à FiostitoUon de Sainte- Barbe à Paris. 11 suivit les cours de la faculté de droit et fut re(;u licenoi»^ le 23 in:irs 1812. La mcrt «If son pcrc l'obligea à revenir dans sa ville nutaU*, pour continuer les alVairos coituuerciales en société avec son flrère. Bfalgré sa Jeunesse, Il ftit membre du conseil de fabrique, de la commission il» s Ii(isi)ice8, du tribunal de conuuerce. Aprt's IS'^0, il (loviMf maire de la ville, membre du Conseil général et, de a député de la Drôme. M. Giruud s'est occupé avec succès de Thistoire de Romans : son Essai MsUnrique sur l'abbaye de Sdint-Barnard et hi ville île lîomn us, m o vol, ill-8**, a été couronné par rinstilul. Clievalirr (!<• In l'Hii' ii 'riinnnfiir et membre de plusieurs sociétés savantes, il est décédé le 3U septembre ltia3.

ANNALB8 D£ LA ViLLB fiS BOMAHS

44 maironniers existant dans les fossés de Jacquemart produit la somme de 1,155 fr.

1831. Mat i*'. — La célébration de la fête

de Louis-Philippe I", roi des Français, est faite avec beaucoup d'enthousiasme. Le buste du roi est inauguré sous un dais de verdure à la pUue d'Armes, en présence de la garde nationale et de la population. Il est ensuite porté en triomphe dans les rues de la ville. Un repas de 700 couverts a lieu dans renceinte du Champ de Mars. A quatre heures, la uarde nationale du Bourgdu-Péage vient Iraterniser avec celle de Homaus. Le soir, illuminations générales, etc.

1831. Août 16. — Une ordonnance royale divise la commune de Romans en trois sections électorales^ devant nommer chacune sept conseillers municipaux Un nouveau conseil, élu par ce mode, est installé le 2 octobre. Une loi crée une nouvelle circonscription électorale dans le département de la Drdme et en fixe le siège à Romans.

1882. Amil S. — Dans la crainte de Tinvasion du choléra» on nomme une commission sanitaire composée de trois conseillers municipaux, six médecins et trois pharmaciens* Sur Pavis de cette commission, on pratique aux remparts huit ouvertures de 3 mètres 50 cent, de large.

1888. Mat 16. — Le conseil municipal arrête d'urgence qu'un abattoir sera établi dans le bâtiment appartenant aux Jiospices, situé près du pont de Chapelier, sur le bord de l'Isère et de la Savasse. Cette excellente mesure entraino une première dépense de 23,000 fr. (1).

(I) Voy. E&siùs hist. 6ur les hôpitaux de Romans, p. 130.

1832. Jurn i". — Le dii(urOrl('"aiis,fils aîné du roi des Français, venant de Tain et allant à Valence, fait son entrée dans Romans par la porte de Jacquemart, où se trouvent, pour le recevoir, les autorités, les gardes nationales des communes du canton. Aj)rGs avoir été harangué par le maire, M. Giraud, le prince passe la revue des troupes 8ur Tesplanade et se rend ensuite à rhôtel-deville, où les réceptions ont lieu. Le temps cons< tamment pluvieux a beaucoup nui à cette fête.

188d. Juin i2* — Le conseil municipal vote une adresse au roi des Français, à Poccasion des événements de Paris des 5 et 6 juin. M. de Montalivet, ministre de Tintérieur, répond par une lon<4iie lettre de remerciements.

1833. Juin 22. — Ija ville étant privée depuis plusieurs années de tout établissement d'instruction secondaire, le maire proj3ose d'i^tablir un collège dans ies bâtiments de la mairie et de le confier à M. Mary, professeur à Grenol)le, moyennant une subvention annuelle de 1,500 fr.

1834. Août !L — Une société d'actionnaires sollicite l'autorisation de construire, pour le marché aux grains, une halle sur l'emplacement du couvent aujourd'hui démoli des religieuses de Sainte-Claire (1). Le conseil municipal donne son approbation à cette entreprise, qui n'a pas eu de suite.

1835. Janvier 6, — Une ordonnance royale nomme M. Joseph-Pierre Valencien (2) maire

(1) Voy. Notice hiat. êur le couvent de Sainte-Claire de Romanst

(2) N(i en 1781, lictnicie en droit, premier adjoint, maire, décoré de la Légion (Tiionncur pendunl ses tuncliuos, puis Jui^e de p:U\ de 1843 à 1846, mort le 29 Janvier 1852.

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AMWALBS DB I.A VI1«LB DB BOMAKt

de Romans, Il est installé par le préiet le 14 l'évi'ier.

1836. Févriei^ '26. — Le conseil municipal votr rétablissement d'une caisse d'épargne dans cette ville. Les souscriptions pour les premières mises de fonds s'élèvent à un total de 4,635 fr., savoir : 2,500 fr. par les conseillers municipaux, 825 l'r. par des particuliers et 1,300 fr. par. le Bour<2^-du- Péage.

1836. Mars 2, — Sur la demande pressante du maire, Padministration des hospices abandonne, sans indemnité, h la ville, pour Télargissement de la rue du faubourg de Jacquemart, 814 mètres de terrain dépendant du champ de la Boiie.

1886. Août i5. — La ville donne par adjudication la démolition du reste des bâtiments des anciennes prisons, moyennant la somme de 3,500 fr. et Pabandon de tous les matériaux.

1837. Novembre 20. — Le conseil municipal délibère d'achi^ter, au prix de 17,000 fr., la maison Allier, sur la place Sabaton, pour y placer les écoles des PVères de la Doctrine chrétienne.

1838. Mars 22. — L'église de Saint-Nicolas, vendue en Tan VIII par l'Etat aux frères Vassieux, fut achetée le 26 décembre 1801 par M'"*"' Dedeley et Decrolard, qui y firent célébrer le service divin. M""' Madeleine Machon, veuve Charles (1), en ayant fait l'acquisition, la céda à la ville par acte du 10 juin 1818, à la condition de convertir cette église en paroisse, ce qui fut

(1) Marie-Madeleine, née en 1738, mariée ù François Gliaiies, babitant le clo» de Saint^Auf, décédée le 20 mai 1821.

accepté Cependant, cette donation ne fut définitive que par la cession, faite en 1837 par les h(^ritiers de M'"" veuve Charles, qui comprenait, outre Té «2:1 i se , cincjuante-deux articles (reflets mobiliers servant au culte. II y avait aussi la réserve de la jouissance pour ia famille Charles de la chapelle du Mont-Carmel. Une pétition signée de 82 habitants du quartier demande la création d'une succursale à Saint-Nicolas; les signataires s^engagent à faire faire les réparations nécessaires à Téglise, estimées 326 fr., et à acheter une cloche du prix de 600 fr.

1838. Août ii. — Le conseil municipal décide que Fhorloge de Jacquemart sera complètement réparée et que la toiture de la tour sera refaite.

1838. Septembre 25. — Le même conseil vote une somme de 200 fr. pour l'essai d'un parcours avec un bateau à vapeur sur l'Isère. Cet essai, qui eut lieu aux applaudissements de la population, ne répondit pas à un résultat pratique.

1839. Mai i8. — Les travaux, exécutés à l'hôtel-de-ville, consistant en un socoml étage et l'érection de deux pavillons, ont oc^iasionné une dép^Mis*' (lr> 17,212 fr. 18 c.

1840. Octobre 21. — La ville iait entièrement reconstruire, pour une caserne et sur le plan du génie militaire, les anciens bâtiments de l'hôpital générai. Après avoir dépensé, dans ce but, une somme de 50,000 fr., elle offre vainement cet immeuble au ministre de la guerre.

L^alignement sur le quai a eu lieu en 1869 et la pose de la grille en 1880.

1840. Novembre 23. — Une ordonnance

ANNALB8 DE LA VILLE DE ROMAMS

royale nomme maire de Romans M. Charleis-

François-Bonaventure Julhiet, notaire (1).

1841. Octobre 23. — L'administration de riiospice cède et vend, pour le prix de 1 1,000 fr., aux religieuses de Sainte-Marthe, sous la réserve de la nue- propriété, une partie des bâtiments de Tancien hôpital de Sainte-Foy.

1842. Fânner 2. — Le conseil municipal vote une somme de 3,000 fr. j)oui' venir en aide à ia construction (rnn ItulVet d'orgues dans l'église de Saint-Barnard et dont le devis monte à 18,790 fr. Le reste de la dépense a été couvert par (]>'< souscriptions particulières.

184d. AviHI 2. — L'administration iiospitalière met en adjudication la construction d^une église pour l'hôpital de la Charité. La dépense totale s'est élevée à environ 50,000 fr.

184d. Mai 4. — Une école supérieure est annexée au collège. L^année 1843 a été pour cet établissement celle de sa plus grande prospérité, celle pendant laquelle il a fourni une pléiade de sujets distingués. Les dépenses portées au budget municipal pour cette année se sont élevées à 27,079 fr.

1844. Février 6, — Le maire passe, avec la compagnie qui se propose d'établir une usine à

gaz dans llonians, un traité par lequel la ville s'abonne, pour une durée de dix ans, à l'éclairage au gaz, moy(Mniaiit une somme annuelle de 9,490 fr. Par un dernier traité, malgré une réduction importante sur le prix du gaz, ce service, par

(1) Né à Peyrins en 1794, maire de Romans de 1840 à 1848, clievalier de la légion d'bonneiir, marié en Wli à Marie-Ânne Gardon et en 182. à Delphine Boeber, mort à Peyrins le 1«* juillet 1873.

Dig

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