ALLOCUTION DE S. S. PIB IX
quent soumise au progrès œrUinu et indéfini y qui doit répondre audéveloppementde Isl Raison humaine. Aussi osent-ils prétendre que les Prophéties et les Miracles exposés et racontés dans les livres saints sont des fables de poêles, que les saints mystères de notre foi sont le résultat d'investigations philosophiques, que les livres divins de l'Ancien et du Nouveau Testament ne contiennent que des mythes et que^ ce qui est horrible à dire, Notre-Seigneur Jésus-Christ est une fiction mythique. En conséquence, ces turbulents adeptes de dogmes pervers soutiennent que les lois morales n'ont pas besoin de sanction divine, qu'il n'est point nécessaire que les lois hunmna se conforment au droit naturel, ou reçoivent de Dieu la force obligatoire, et ils affirment qu'il n'existe aucune loi divine. De pluS; ils nient toute action de Dieu sur le inonde et sur les hommes, et ils avancent témérairement que la Raison ftumaine^ sans aucune dépendance de Dieu, est l'unique arbitre du vrai et du faux, du bien et du mal; que laméme Raison humaine est à elle-même sa loi, et qu'elle suffit, par ses forces naturelles, pour procurer le bien des hommes et des peuples. Tandis qu'ils font malicieusement dériver toutes les vérités de la religion de la force native de la Raison humaine, ils accordent à chaque homme une sorte de droit primordial, par lequel il peut librement penser et parler de religion, et rendre à Dieu rhonneur et le culte qu'il trouve le meilleur selon son caprice.
finito progressai, qui humans Rationis progressioni respoodeat. Nec yeraitor proinde jactare, prophetias et miracula in sacris LiUeris exposita et narrata esse poetanim commenta, et sacrosancta divins fldei nostrae mysteria pbilosophicarum investlçationum summam. ac diyinis utriusque Testamenti libris mythica continerl inventa, et ipsum Dominum Nostrom Jesum Gliristum, horribile dictu ! mythicam esse fictionem. Quare hi turbalentissimi perversomm dogmatum cultorea blaterant, monim leges divina haud egere sanctione, et minime opus esse, ut human» leges ad naturœ jus conformentur, aut oUigandi vim a Oeo accipiant, ac propterea asserunt» nullam divinam existere legem. Insupor inflciari audent omnem Dei in homines mundumque actionem, ac temere affirmant, humanam Rationem nullo prorsus Dei respectu habito, unicum esse veri et falsi, boni et mali arbitrum, eamdemque humanam Rationem sibi ipsi esse legem, ac naturaiibus suis viribus ad hominum ac popuiorum bonum curandum sufûcere. Cum autem omnes reiigionis veritates ex nativi hnmanœ rationis vi perverse derivare audeant, tumcuiquehominiquoddamreluti primarium jus tribuunt, ex quo possit libère de religione cogitare etioqai, eumque Deo honorem etcultum extûberf , quem pro suo libitomeiioremexistlmat
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Or^ ils en viennent à ce degré d'impiété et d'impudence qu'ils attaquent le Ciel et s'efforcent de supprimer Dieu luimême. En effet, dans une méchanceté qui n'a d'égale que leur soltise, ils ne craignent pas d'aflirmer qu'il n'existe aucune Divinité suprême, pleine de sagesse et de providence, . qui soit distincte de l'universalité des choses j; que Dieu est la même chose que la nature des choses, sujet comme elles au changement; que Dieu en réalité se réalise dans l'homme et le monde; que tout est Dieu et possède* la substance même de Dieu, que Dieu est la même chose que le monde, et par suite qu'il n'y a point de différence entre Tesprit et la matière, la nécessité et la liberté, le vrai et le faux, le bien et le mal, le juste et Tinjuste. Certes, rien de plus insensé, rien de plus impie, rien de plus répugnant à la Raison même ne saurait être imaginé. Us font dérision de l'autorité et du droit avec tant do témérité, qu'ils ont Timpudence de dire que l'autorité n'est rien autre chose que le résultat du nombre et de la force matérielle, que le droit consiste dans le fait matériel, que tous les devoirs des hommes sont un vain mot, et que tous les faits humains ont force de droit.
Ajoutant ensuite les inventions aux inventions, les délires aux délires, foulant aux pieds toute autorité légitime, tout droit légitime, toute obligation, tout devoir, ils n'hésitent pas à substituer à la place du droit véritable et légitime le droit
At vero eo impietatis et impudentiœ deveniuntf ut cœlum petere, ac Deum ipsum de medlo tollere conentur. Insigni enim improbitate ac pari stultitia haad liment asserere, uallilin supremum sapientissimam providentissimumque Numen dlyinum existere ab hac rerum universitate distinotum, ac Deum idem esse ac reram naturam, et iccirco immutationfbus obnoxlum, Deumque reapse fieri in homine et mundo, atque omnia Deum esse, et ipsissimam Dei habere substautiam, ac unam eamdemque rem e8sc Deum cum mundo» ac proinde spiritum cum materia, necessitatem cum libertate, verum cum falso, bonum cum malo, et justum cum injusto. Quo certe nihil dementius, nibil magis implum, nihil contra ipsam rationem magis repugnans flngi et excogitari unquam potest. De auctoritate autem et jure ita temere effutiunt, ut impudenter dicant, auctoritatem nihil aliud esse, nisi numeri, et materialium virium summam, ac Jus in materiàli facto consistere, et omnia hominum officia esse nomen inane, et omnia humana facta juris yim habere.
jam porro commenta commentis, deli^amenta deliramentis cumulantes, et omnem legitimam auctoritatem, atque omnia légitima jura, obligationes, officia conculcantes nihil dubitant in veri legitimique juris locum substituere falsa ac
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faux et menteur de la force, et à subordonner l'ordre moral à l'ardre matériel. Us ne reconnaissent d'autre force que celte qui réside dans la matière. Ils mettent toute la morale et rhonneur à accumuler des richesses par quelque moyen que ce soit, et à assou\ir toutes les passions déprayées. Par ces principes abominables, ils favorisent la rébellion de la chair, contre Tesprit; ilsTentretiennentet Texallent, et ils lui accordent ces droits et ces dons naturels qu'ils prétendent méconnus par la doctrine catholique ; méprisant ainsi l'avertissement de TApôire, qui s'écrie : a Si vous vivez selon la chair, » vous mourrez; si vous mortifiez la chair par l'esprit, vous » vivrez ^ » Us s'etlorcent, en outre, d'envahir et d'anéantir les droits de toute propriété légitime, et ils imaginent, par la perversité de leur esprit, une sorte de droit affranchi de taule limite, dont, selon eux, jouirait l'Etat, dans lequel ils prétendent témérairement voir la source et l'origine de tous les droits.
Mais pendant que Nous parcourons rapidement et avec douleur ces erreurs princi[)ales de noire malheureux siècle, Nous oublions de rappeler. Vénérables Frères, tant d'autres faussetés et fraudes presque innombrables que vous connaissez parfaitement, et à laide desquelles les ennemis de Dieu et des hommes s'efforcent de tronbler et de détruire la société sacrée
mentita virium jura ac morum ordinem rerum materiaiium ordini subjicere. Neque alias vires agnoscunt, niai illas, quœ in materia posits sunt, et omnem morum disciplinam honestatemque collocant in cumulandis et augendis quo^ modo divitiis, et in pravis quibusque voluptalibue explendis. Atque hisce nefariis abominandisque principiis reprobum carnis spiritui rebellis sensum toentur, fuventy extollunt, illique naturales dotes ac jura tiibuunt, qus per catholicam ductrinam conculcari dicunt, omnino despicientes monitum Apostoli clamantis « si secundum camem vixeritis, moriemini, si autem spiritu facta » carnis mortificayeritis, vivetis*. » Omnia prsterea legitims cujusqueproprietatis jura invadere, destruere contendunt,ac perperam animo et cogitatiœie conftagunt et imaginantur jus quoddam nullis circumtcriptum îimiUbuSj quo reipublicœ Statum pollere exisiimant, quem omnium jurium originem et fontem e&se temere arbitrantur.
Dum vero hos praeeipuos infelicissim» nostrae statis errores didenter ac raptim perstringimus, recensere omittimus, Yenerabiles Fratres, tôt alias fere innumerabiies fi^lsitates et fraudes Vobis apprime notas ac perspectas, quibiu Dei homiimmque hostes rem tum sacram tum pubUcam perturbare et coayel-
* Àd Rom., yiu, 13.
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et la société civile. Nous passons sous silence les injureâ, les calomnies^ les outragés si graves et si multipliés, dont ils ne cessent de poursuivre et de déchirer les ministres de TEglise et ce Siège apostolique
Les sujets larapentables dont Nous vous avons jusqu'ici entretenus, Vénérables Frères, forment sans doute un douloureux spectacle. Qui ne voit, en effet, que tant de dogmes impies, que tant de machinations et de folies dépravées corrompent chaque jour plus misérablement le peuple chrétien, le poussent à la ruine, attaquent TEglise catholique, sa doctrine salutaire, ses droits et ses lois vénérables, ses ministres sacrés, propagent les vices et les crimes, et bouleversent la société civile elle-même ?
Aussi, quant à Nous, Nous souvenant de Notre charge Apostolique et plein de sollicitude pour le salut spirituel de tous les peuples qui nous ont été divinement confiés, « comme, » pour Nous servir des paroles de saint Léon, Notre prédéces- » seur, nous ne pouvons autrement gouverner ceux qui Nous » sont confiés qu'en poursuivant avec le zèle de la foi du Sei- » gneur, ceux qui pervertissent. et sont pervertis, et en arra- » chant avec toute la sévérité possible ce venin des âmes saines
1ère conmitantup. Ac sflentio ^i^setermittimus multipliées gravissimasque injurias, ealamnias, eonvieia, qaibus sacros Ecclesis ministi'os, et hanc ApostoUeam Sedem diiacerare et iaseetari n(»n desmunt
QwB hactenus lamentati sumus, Venerabiles Fratres, lactuosum plane exhibent spectaculum. Quis enim non videt tôt prayorum dogmatum iniquitate, ac lot nequissimis deiirameMis et machinutionibus magis in dies chrisilanum po • pulam mfsere cofrumpi, et ad exitium Impelli, et catholicam Ëcclesiaro, ejusque salutarem doctrinam ac veneranda jura et leges, sac*'osque ministres opp«rgnari, et iccireo omnia vitia et scelera invalescere ac propagari, et ipsam ciTilêm soeietatem exagitari P
Nos itaqu« Apostolici Nostri ministerii probe memores ac de âpirituali om» niam populoruAi bono et salute Nobis divlnitus commisâa vel maxime solliciti, eam « aliter , ut sanctissimi decessoris Nostri Leonis verbis utamur , Nobis » commissos regere non possimus, nisi hoe, qui suât perditores et perditi, zelo » fidei Dominicae persequamur, et a sanls mentibus, ne pestis hsc Utius divul-
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» aân qu'il ne s'étende pas plus au loin ^ ; » élevant Notre voix apostolique en votre illustre assemblée^ Nous réprouoms, proscrivons et condamnons les erreurs ci-dessus énoncées, nonseulement comme contraires à la foi et à la doctrine catholiqtm, aux lois divines et ecclésiastiques, mais même à la loi et à tajuitice étemelle et naturelle, et à la droite Raison.
Pour vous^ Vénérables Frères^ qui êtes le sel de la terre, les Gardiens et les Pasteurs du troupeau du Seigneur, Nous vous exhortons et vous conjurons de plus en plus de continuer, avec votre admirable piété et voire zèle épiscopal, ainsi que vous l'avez fait, au souverain honneur de votre ordre, à éloigner avec un soin et une vigilance extrêmes les fidèles qui vous sont confiés^ de ces pâturages empoisonnés, à combattre et à réfuter la perversité monstreuse de ces opinions^ tant par la parole que par des écrits opportuns. Vous savez, en effet, qu'il s'agit d'intérêts suprêmes, puisqu'il s'agit de la cause de notre très-sainte foi, de l'Église catholique, de sa doctrine, du salut des peuples, de la paix et de la tranquillité de la société humaine. C'est pourquoi, autant qu'il est en vous, ne cessez jamais d'éloigner des fidèles la contagion de ce fléau, c'est-àdire de détourner de leurs yeux et de leurs mains les livres H les journaux pernicieux, d'instruire les fidèles des saints préceptes de notre auguste religion, de les exhorter et de les aver-
» getur, severitate, qua possumus, abscindamus* », in hoc amplissimo vestro coDsessu ÂpostoUcam Nostram attoUentes vocem omnes commemoratos pra;sertim errores non solum catholicœ fldei ac doctrioœ, divinis ecclesiasticisqoe legibus, verum eUam ipsi sempitarnœ ac naturali legi et justiUœ, rectsque rationi reprobamus, proscribimus atque damnamus.
Vos autem, Venerabiles Fratres, qui estis sal terrs, et Dominici gregis Custodes ac Pastores, etlam atque etiam excitamus et obtestamur, ut pro eximia Vestra religiune et episcopali zelo pergatis, veluti adhuc cum sunima Vestri Ordinis laude fecistis, omui cura, sedulitate et studio ûdeles Vobis traditos aii hisce venenatis pascuis arcere, et qua voce, qua opportunis scriptis tôt perversarum opinionum monstra refellere et profligare. Optime enim scitis de sumina re agi, cum agatur de sanctissimae ûdei nostrs, ac de catholics Ëcclesiœ, ejusque doctrinae causa, de populorum salute, et humans societatis bono ac tranquillitate. Itaque quantum in Vobis est, ne desinatis unquam a fidelibus averfere tam dirae pestis contagia, idest ab eorum oculis manibusque perniciosos ' ibros et epliemerides eripere, ipsosque Ûdeles sancUssimis augustae nostrx
^ Epist. vu ad Episc. per Ital. c. %, edit. Ballet. •— Dans Pafr. laitmet . M, p. 620.
tir de fuir ces docteurs dHniquilé comme on fuit la rencontre d'un serpent. Portez tous vos soins et toutes vos sollicitudes particulières à ce que le Clergé soit saintement et savamment élevée et qu'il brille de toutes les vertus ; que la jeunesse des deux sexes soit formée à Fhonnêteté du cœur, à la piété et à toutes les vertus; qm la méthode des études soit salutaire. Veillez avec une extrême diligence à ce que, dans les lettres humaines et dans les fortes et hautes études, rien ne se glisse qui soit contraire à la foi, à la religion et aux bonnes moeurs. Agissez avec une énergie virile, Vénérables Frères, et, dans cette grande perturbation des temps, ne laissez [)as abattre votre courage, mais appuyés par le secours divin, « prenant en toutes choses le B bouclier inexpugnable de la justice et de la foi, saisissant le » glaive spirituel qui est la parole de Dieu S » ne cessez pas de vous opposer aux efforts de tous les ennemis de l'Eglise catholique et de ce Siège apostolique, de briser leurs traits et de repousser leurs assauts.
Et cependant, les yeux élevés jour et nuit vers le ciel, ne cessons pas. Vénérables Frères, d'implorer dans l'humilité de notre cœur, et par nos plus ferventes prières, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui fait luire la lumière dans les ténèbres, qui des pierres même peut faire sortir des
religionis pifeceptionibus assidae imbuere eterudire, ac monere et exhortari, ut ab hisce iniquitatis maglstris, tanquam a facie colubrl effugiant. Pergite Vestràs omnes curas cogitaUoDesque in id potissimum confen-e, ut derus sancte scîenterque instituatur, omnibusque virtutibus fulgeat, ut utriusque sexus jQventus ad morum honestatem, pietatem, omnemque virtutem sedulo formetur, ut salutaris sit studiorum ratio. Ac diligentissime advigîlate et prospicite, ne in bnmaniores litteras, severioresque disciplinas tradendas, aliquid unquam irrepat quod âdei, religioni, bonisque moribus adversetur. Viriliter agite, Ve* nerabiies Fratres, et ne animo unquam concidatis in hac tanta temporum perturbatione et iniquitate, sed divino auxilio omnino freti, ac sumentes in omnibus scutuminexpugnabileœquitoUis etfidei, atque assumentes gladiurnspiritus, quod est verhum Dei^, ne iniermittstis omnium catholicae Ecclesiœ, et hujus Apostolicae Sedis bostium conatihus obsistere, eorumque tela retundere et impetas frangere.
Iqterim vero dies noctesque, sublatis ad cœlum oculis, non desistamus, Venerabiies Fratres, clementissimum misericordiarum Patrem, et Deum totius eonsolationis, qui de tenebris facit lucem splendescere, quique potens est de
. * Àd Ephesios^yi^ 16.
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enfants d'Abraham^ et de le conjurer par les mérites de /esus- Christ NotrerSeigfheMTj son fils unique^ de tendre ane main secourable à la société chrétienne et civile^ de dissiper toutes les erreurs et les impiétés, d'éclairer des clartés de sa grâce les intelligences de ,ceux qui s'égarent^ de les convertir et de les rappeler à lui, d'assurer à sa sainte Ëglise la paix désirée, afin qu'elle obtienne par toute la terre de plus grands accroisse* ments et qu'elle y fleurisse et y prospère. Afin que nous pulsions obtenir plus facilement ce que nous demandons, prenons pour médiatrice auprès de Dieu la trèsr^ainte et Immaculée Mère de Dieu, la vierge Marie, qui, pleine de miséricorde et d'amour pour tous les hommes, a toujours anéanti toutes les tiéréaies, et de qui le patronage auprès de Dieu n'a jamais été plus opportun. Sollicitons aussi les suffrages tant de saint Joseph^ l'époux de la très-sainte Vierge, que des saints apôtres Pierre et Paul, de tous les habitants des cieux, et surtout de ceux que nous honorons et vénérons comme venantd'être inscrits dand les fastes de la sainteté.
Avant de mettre un terme à Nos paroles, Nous ne pouvons résister au désir de confirmer de nouveau le témoignage de la suprême consolation qui Nous pénètre en jouissant de votre admirable concours, à vous. Vénérables Frères, qui, attachés
lapidibus sascitare filios Aivah», in liumilitate conlia nostri lerventissiinis pre- €tbu8 indesioenter orare et obsecraro, ut per joerita Uoiseniti Fiiii Sui Domini Nostri Jesu Christi velit cbrUlian» et cWili refpublic» auxiliariam porrïgere dexteram, omnesque disperdere errores et impietates, ac divins auœ gratis bimine omnium errantium mentes itlustrare, illoeque ad se convertere et revocare» quo Ecclesia sua sancta optatissimam assequatur pacem, et ubique terrarum majora tn dies incrementa suBcipiaf, ac prospère yigeat et efSorescat. <Jt autem qus petimus et quaerirous jfacUius consequi possimus, ne cessemns adbiberc primum deprecafricem apud Deum Immaculatam Sanctifisimamque Deiparam Virginem Mariam, qu« miserieordissima, et omnium nostrum amantissima mater «upctas semper iniecemit bàereges, et cujus nulium apud Deum prssentius patrooiuium. Petamus quoque sufn'agia tum sancti«ju6d«n VirginlB Sponsi Josephi, tum sanctorum Apostolorum Pétri et Pauli, onujtumque cœlitum^ «t iUorum prsseitim, quos nuper Sanctorum fastid adscriptos colimus et yeneramur.
Autequam yero dicendi iinem faciamus Nobis temperare non poasnmus, qoin iteruni testemur et conflrmemus, summa Nos uti consolatione, dum jucundissimo Vestrum omnium conspectu firuimur, Venerabiles fratres, qui tanta fide,
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à Nous' et à cette chaire de Pierre par les liens de la fidélité, de la piété et du respect, et remplissant votre ministère avec un zèle admirable, vous glorifiez de procurer la plus grande gloire de Dieu et le salut des fimes; vous qui, dans le plus étroite concorde de vos âmes ne eessbz pas, ainsi que tos Vénérables Frères les Ëvêques de tout Tunivers catholique et les fidèles confiés à leurs soins, d'apporter de toute manière des soulagements et des adoucissements à Nos graves angoisses et à Nos cruelles amertumes. C'est pourquoi, en cette occasion. Nous faisons profession publique, et par le langage le plus affectueux, de la reconnaissance et de Tamour que Nous portons à vous, à ces Vénérables Frères et à tous ces fidèles. Et Nous vous demandons que, de retour dans vos diocèses, vous veuillez, en Notre nom, faire connaître ces sentiments aux fidèles remis à vos soins, et les assurer de Notre afi'ection paternelle mvers 6ua?, et de la bénédiction apostolique, que, du fond de Notre cœur et avec les vœux les meilleurs de toute vraie félicité^ Nous sommes heureux d'accorder à vous, Vénérables Frères, et à eux-mêmes.
Après cette allocution du saint Père, le cardinal Matlei, doyen du sacré Collège, a présenté une adresse au nom de tous les évêques présents à Rome. Elle est assez longue, mais on n'y touche à aucune des erreurs philosophiques qui ont cours dans les divers diocèses. Nous en donnons le préambule, qui
pietate et observanlia Nobis et huic Petii Cathedrae firmiter obstricti, ac rainisterium Vestrum implentes majorem Dei gloriam, et animaruDi salutem omni studio procurare gloriamini, quique concordissimis animis, atque admirabtll sane cura et amore una cum allis Vener&bilibus Fratribus totius catholici orbis EpiBCopis et ûdelibus Vestrae et illorum curae commissis grayissimas Nustras angustias et acerbitates modis omnibus lenire et sublevare non desinitis. Quocirca bac etiam occasione amantissimi œque ac gratissimi animi Nostri sensus erga Vos, et alfos omnes Venerabiies Fratres, et ipsos Hdeles amplissimis verbis palam publioeque profitemur. A Vobis autem exposcimos, ut eum ad Vestras redieiitis Diocèses velilis eisdem fldelibus Yestrs vigUantis concreditis hos animi Nostri sensus Nostro nomine nuntiare,, illosque certiores facere de paterna Nostra in illos caritate, deque Apostolica Benedictione, quam ex intime corde profectam, et cum omnis verœ felicitatis voto conjunctam Vobis ipsis, Venerabiies Fratres, et eisdem fiddibus impertire vehementer lastamur.