RÉFUTATION DE DIVERS SYSTÈMES
Si donc les premiers hommes appartenaieiit incontestablement à la race blanche > en outre ^ par leur conformation physique 9 ils devaient ressembler bien plus aux Syro-Arabes ou Araméens qu'aux peuples Indo-^Germains. Le type sémite, en effets se présente à nous exempt de traces d'altération par lesquelles les enfants de Japhet se rapprochent déjà un peu des races inférieures. Nous savons que les nègres de la Guinée ont, ainsi que plusieurs tribus de TAmériquedu sud, la plante du pied plate comme un fer à repasser. Chez les Européens , au contraire ^ la plante du pied est légèrement voûtée^ tandis que chez les peuples sémitiques^ elle a une cambrure si considérable, que^ diaprés un dicton populaire en Orient^ mtrt le pied de l Arabe et la terre, un filet d'eau coule sans difficulté. Les Arabes et les Juifs n'ont pas, comme la plupart des hommes des autres races^ le nez brisé à sa racine. Cet organe se continue en ligne droite avec le fronts et est toujours fortement arqué ; parmi les Européens^ au contraire^ les nez droits sont plusft*équents que les nez aquilins. Chez les Noirs et les Mongols/ le nez est toujours aplati ou retroussé. La bouche et le menton de l'Arabe sont généralement fuyants^ ce qui donne au profil un contour plutôt arrondi que droit. Chez TEuropéen^ la partie inférieure du visage est droite^ et se trouve placée sur le même plan que le front. Le Nègre et le Kalmouk ont au contraire les mâchoires très-saillanles> et leur profil rappelle le museau de certains quadrupèdes.
2* Du berceau de la race primitive. — Non-seulement la distribution géographique de chaque race^ mais encore les plus anciennes traditions historiques, les plus vénérables documents de la science philologique viennent confirmer le texte des Livres saints au sujet de la patrie des premiers rejetons de notre espèce. Elle doit évidemment être cherchée entre les montagnes d'Arménie et les bouches de l'Irak-Arabi. Les traditions Bibliques font arriver les ancêtres de la race sémitique des régions situées à Touest de l'Euphrate; de la ils se répandent dans le pays compris entre les frontières de la Perse, le flettve Halys et la mer Erythrée et finissent par envahir l'Ethiopie. Tous les Egyptologues sont aujourd'hui d'accord pour cherebar l'origine de la civilisation pbarao-
Î56 UNITÉ d'origine DE L'ESPÈCE HUMAINE.
nique noa au sud de la vallée du Nil comme ravaient prétenda plusieurs auteurs de rantiquité^ mais bien à TEst^ en Syrie et en Idumée. Nous nous sommes efforcé nous-même de réunir dans un Mémoire dont la publication ne se fera pas^ nous osons l'espérer^ beaucoup attendre, les affinités linguistiques qui semblent rattacher les dialectes du Caucase, tels que le Tcberkesse et le Géorgien aux idiomes de l'extrême Orient, au Chinois et au Tibétain. La parenté des langues de l'Oural avec celles de la Sibérie et du Japon est un fait sinon absolument démontré^ au moins extrêmement probable^ et l'on est d'accord pour chercher le premier berceau de ces idiomes dans les régions situées au nord de la Bactriane. Nous savons aujourd'hui bien positivement que cette dernière contrée a été le point de départ de toute la race Aryenne et à l'époque où furent composés les plus anciens hymnes Védiques^ elle n'avait pas encore franchi les rives de Tlndus et dépassé les plaines du Pendjab. Tous les peuples de la Polynésie ont évidemment émigré d'une région située beaucoup plus à l'ouest, soit de Bornéo^ soit même du continent asiatique. C'est dans le Honan^ l'une des provinces occidentales du céleste empire^ qu'apparaît Fo-hi, le père de la civilisation chinoise. La plupart des peuples du Nouveau-Monde avaient gardé la mémoire de leur premier séjour dans une région située à l'est et séparée du continent américain par une vaste étendue d'eau. Citons par exemple les Osages qui, comme nous l'apprend M. l'abbé Domenecb^ se disaient sortis d'un coquillage. (Dans leur langage hiéroglyphique en effet, c'est par une coquille marine qu'ils rendaient l'idée de vaisseau.) Je ne sais plus quelle nation américaine prétendait être sortie d'un souterrain au fond duquel croissait une longue vigne sauvage à laquelle grimpaient leurs ancêtres lorsqu'ils voulaient monter sur terre. Un jour celte vigne se rompit, et ils ne purent redescendre dans leurs cavernes. Il faut voir là, ce nous semble, une réminiscence d'antiques communications ayant existé entre les deux continents, et dont aujourd'hui les vestiges même se sont effacés. Yotan, Zamma, Manko-Kapak, Quetzal- Kohuatl, Bochika, Temenondaré arrivent tous par mer des régions de l'Est pour enseigner aux peuples du Yukatan, du