ET DES FASTES CONSULAIRES. 2S
donnent lieu à deux supputations diverses^ celle dite de Marcellin, qui commence à l'an 541^ et celle de VictoriuSy quia, l'année suivante pour point de départ.
Pendant ces deux périodes, les formules lapidaires du Consulat sont à peu près les mêmes et sont empreintes de la même barbarie. IL n'est pas rare qu'après le post comulatum les noms soient à l'ablatif. On écrit en toutes lettres Domino mwfro; on- commence adonner à certains consuls le nom de Junior. Les antiques lettres IMP (imperaior) reviennent comme une réminiscence du haut Empire. La double lettre PPy qui. Tenant après les noms des Augustes et des Césars, signifiait autrefois Pères de la Patrie , se place avant ces noms , et, au moment de leur plus grande instabilité, se traduit par perpétua.,,
.Mais à regret nous devons renoncer à poursuivre plus loin cette analomie des formules consulaires, où l'ingénieux et heureux archéologue rappelle plus d'une fois comment Cu>ier, en multipliant de minutieuses observations de ce genre sur les débris fossiles, parvenait à reconstruire la faune gigantesque des premières couches du globe. Ce sont aussi de grands ossements, selon l'expression du poëte, que le pâtre soulève dans les sillons de Rome souterraine. Pour donner à ces nobles débris la vie, le mouvement, la voix, il a fallu non-seulement la patience et le génie, mais la divination prophétique, laquelle. Dieu aidant, ne manque jamais à ceux qui, comme l'archéologue romain, mettent un grand courage et une noble intelligence au service de leur foi.
D. PiTRA.
254 UNITÉ B'oKIGINB DE l'bSPÈGB HUMAINE.
Ctt|ti0gra|i^te câtt|ottqite.
DE lUMITf D'ORIGIME DU GENRE HUMAIN
EX4MEN CRITIQUE DE l'ouvrage DE MM. NOTT ET GLIDDON
(Types of Mannkmd.)
CINQUIÈME ARTICLE i'.
Chap. m.' — De la race primitive. — De son berceau. — De la civilisation et du langage des premiers hommes,
V Delà race primitive. — L'unité d'origine de tous les hommes une fois admise^ bon nombre de savants se sont plu à recbeicber quels devaient être les traits^ le type de Tbomme primitif; suivant les uns , nous aurions débuté par avoir les cheveux crépus et les grosses lèvres des Africains, et notre transformation en Européen, aurait été la suite d*un perfectionnement lent et graduel. Suivant d'autres, la couleur rouge cuivrée des Indiens du Nouveau-Monde dut être celle de l'homme primitif, parce que, disent-ils, la couleur rouge est très-fréquente chez les animaux sauvages. Quant à nous, nous inclinons à voir dans le type Caucasien celui des premiers ancêtres de Tespèce humaine. De tous les types connus , c'est effectivement le plus parfait, et de l'avis même des hommes de races différentes, le plus remarquable par sa beauté. C'est au sein de la race blanche que nous rencontrons le maximum de développement du cerveau, de la boîte crânienne, et par suite la plus grande somme d'intelligence et d'idées moral»^s. Tandis que les traits distinctifs des Nègres, des Mongols et des Malais offrent, ainsi que nous avons vu, des traces non équivoques d'altération et de dégradation, les traits de laraceCaucasique paraissent avoir échappé à peu près complètement à l'action des agents modificateurs et conservé avec bien plus de fidélité l'empreinte de la main créatrice.
* Voir le 4* article au N° d'octobre dernier, t. iv, p. 261.