SUR LA RESSEMBLANCE DE L'HOMME AVEC L'0ILANGH)IITAKG
ET SUR l'unité de l'ESPÈGE HUMAINE.
Un obseryateur attentif qui ^eut bien s'élever un instant auHiessus des tempêtes contemporaines et ne point se laisser étourdir par le fracas des passions irréligieuses qui rampent à IdL surface du sol ^ doit s'apercevoir que tous ces orages ne troublent que cette basse région^ théâtre ordinaire des luttes de l'ambition et des convoitises de l'orgueil. Au-dessus^ dans les hautes sphères de la pensée^ dans ce milieu pur et calme où Tivent les intelligences d'élite, la vérité religieuse, loin de se voiler, par une éclipse nouvelle, rayonne au contraire avec plus de splendeur que jamais, et reçoit de la véritable science un hommage d'autant plus consolant, qu'il est une éclatante réparation.
Nous sommes loin de ces temps où les systèmes les plus irrationnels, les plus absurdes, étaient acclamés par les savants, pourvu qu'ils fussent eq contradiction avec les Livres saints. Chaque jour voit disparaître une idée fausse, un préjugé; chaque jour la science voit tomber quelques mailler de ce réseau de folies et de mensonges sous lequel l'infâme conspiration du IS*" siècle l'avait emprisonnée.
Ces réflexions nous sont suggérées par la lecture de VÉloge de Vdlemand Tiedemann, prononcé, le 23 décembre dernier, à VAcadêmie des sciences, par son illustre secrétaire perpétuel, M. Flourms.
Les lecteurs des Annales nous permettront de les arrêter un instant devant quelques passages de ce discours, qui intéresseront certainement les hommes de science et de foi.
Trois points principaux du travail de M. Flourens fixeront notre attention.