‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 3)Chapitre 34 sur 103 · I.A TiiiiiE DK uwmmmww · texte numérisé non relu

I.A TiiiiiE DK uwmmmww

rrtTanx de M. Layard. — Découyerte de Nemroud. — Inscriptions et sculptures. — Chasses et combats. — Etendards, tours mobiles, béliers de liège. —Ville entière offrant une seconde Pompéi. — Deux palais. — Obé« lisque chargé d'inscriptions et de sculptures. — Trayaux de M. Rawlinson. — Premières dynasties assyriennes.

Depuis les brillantes découvertes de M. Botta à Khorsabad s Patmention du inonde savant est fixée sur cette province de la Mésopotaoiie, et un archéologue anglais de mérite, M. Layard , qui avait déjà traversé ces contrées et pressenti ks riches trésors qu'elles renferment, est allé exécuter de nouvelles fouilles qui ont été couronnées d'un grand succès. Nous extrayons du Quarterly Review l'article suivant Rir les rechei*ches de M. Layard :

^Khorsabad, n'est pas le seul endroit qui ait été exploré par Tactinté des européens ; un anglais , M. Layard (avec l'aide et Tappui de sir Stratford Canning dont on connaît le zèle pour l'avancement des arts et des sciences, et à qui le Mu$ée britannique doit de pos- >Uer les marbres d'Halicarnatse ) est allé continuer les mêmes redierches sur un autre point avec un succès signalé. M. Layard est

* Voir ce que nous avons dit des découvertes faites k Korsahad par ^. Botta et Flandin« dans notre t. xii, p. 122, et de celles de M. Layard dans •<«« t. XIV, p. 240. ,

148 NOUYILLES DÉCOUVERTES.

on Toit une tour mobQe sur ses roues et un bélier poussé- contre kg murs d'un cbâteau-fort défendu par des guerriers dans des attitoia différentes. Le Roi est au nombre des assiégeans; ici le Rm reçoit dn captifs, là il est triomphant ; entouré de musiciens, d'eunuques et de guerriers , il fait des libations sur un lion mort Dans un appartement, TOUS assistez à une procession de saltimbanques ou à quelque choie de semblable. Dans un autre, un homme de 7 pieds 7 pouces de hauteur, a deux singes : celui-ci se tient sur ses épaules , celui-là e8t debout sur ses jambes de derrière. M. Layard assure qu'ils sontd'nn très-beau style. Nous sommes heureux d'ajouter que celles de ces pièces qui pouvaient être enlevées avec le plus de facilité, ont été expédiées en Angleterre.

» Dans une lettre à la date du 27 juillet 1866, M. Layard annonce qu'il a ouvert 1 chambres, et qu'à mesure qu'il avance, les sculptnrvs deviennent plus fines et plus parfaites. Outre ces sculptures, AL Layard a mis au jour, sur le monticule et dans d'autres endroits, nnecoflec* tion presque Pompéienne de curiosités plus petites : des lampes, des poignards, des idoles, des ornemens en cuivre, des figures en ivoin et des vases sculptés. Il y a des quantités de briques peintes dans m endroit tout en plancher, dont les couleurs , principalement la verte et la jaune, sont encore fraîches et brillantes. On remarque aussi da échantillons d'armures, et notamment un casque pointu connue cest qui figurent dans les sculptures, avec 16 petits lions en bronze de toott beauté et extrêmement bien exécutés , trouvés tous ensemble sotf un grand taureau renversé. Les découvertes qui couronnent l'œoiR de M. Layard , sont annoncées dans une de ses letti*es du 28 décembre 1846. Laissons parler ce savant :

« Pendant le dernier mois^ les découvertes ont été du plus M » intérêt. J'ai mis au jour deux palais d'époques différentes , Vu » contemporain des édifices de Khorsabad, et l'autre d'une date u » térieure ; on s'est servi des marbres du deuxième pour constmiiQ » le premier, et quelquefois même on a sculpté de nouveau sur k » revers. J'ai déjà treize paires de lions et de taureaux gigantesques » ailés, avec des têtes humaines ; mais la découverte la plus remar' >» quable est peut-être celle d'un obélisque noir d'environ 7 pieds de » hauteur que je crois être un des plus intéressans monumens de

Page 1