AT£C LA RÉPONSE DE M. BONNETTY
34. Ce n*est donc point, à Dieu ne plaise, de la méthode purement ration'neiie dans le sens absolu, mais sealeoieot de la méthode philosophique entmdoe dans le sens catholique, que J*ai parlé dans le Correspondant^ lorsque J'ai signalé certains inconrénients que peut avoir dans son application à la théolO" giQy la méthode quiphopose les vérités chrétiennes d^une manière puremerU rmlionnelle: et quand fai fait l'application de ces remarques aux écrits de M. Marety si J^avals entendu parler de la méthode purement mtitmnelU dans la sens que vous dites, c'est-à-dire dans le sens rationaliste, ^M. Maret m'eût Inatement et énergiquement désavoué : c'eût été son devoir ; et moi-même» au lieu de remarquer que cette méthode a set dangers, j'aurais dit, comme je le dis en toute occasion, et, ce me semble, assez haut dans le travail que vous attaquez*, j'aurais dit, que cette méthode n'est pas seulement antiphilo*
prenant ses principes tels que les expose ici dom Gardereau, nous dirons que c'est cette méthode que nous croyons dangereuse pour les tems actuels. En effet, nous croyons fermement qu'on ne doit en aucune manière mettre de côté la nécessité de la révélation, et qu'il n'est pas permis de la prendre pour guide seulement tacitement ; c'esW-à-dire de la prendre pour guide sans en parler 9 sans en avertir. C'est exactement ce que fait le Rationalisme, qui nous prend toutes nos vérités; et, puis, comme il n'en dit rien, il suppose qu'il les a inventées. Au contraire, il faut', à cause du malheur du tems et de la nécessité de la polémiqne, prouver avant tout : l"" que l'esprit humain n'aurait pu inventer les dogmes et la morale; 2° que des dogmes et mie morale, appuyés seulement sur l'esprit humain, n'ont aucune autorité. Saint Anselme a cru devoir suivre alors une autre marche; ixms croyons que s'il vivait de notre tems, il aurait vu Tinconvénieot de cette méthode, qui a commencé à fonder dans les sociétés dirétiennes cette méthode philosophique, qui a fait tout un corps de doctrine, une véritable religion, dite naturelle ou rationnelle^ pour l'établissement et la fondation de laquelle on mettait en principe qu'il ne fallait avoir recours ni à la révélation, ni à la tradition, ni ^Vécriture , mais seulement à la raison. C'est cette religion qui est ^ le point de dominer aujourd'hui, et que nous voulons sapper par sa base.
* Corresp., p. 187, 188, 189, 191, 192 et passim.
sophique, mais impie et absurde. Je n'aurais pas dit qu'elle expose à laisser trop dans r ombre le principe de la Foi , J'aurais dit qu'elle le blasphème» qu'elle le nie, qu'elle l'anéantit. Si j'ayais cru que M. Maret se fût servi d'une pareille méthode, au lieu d'en faire l'apologie , j'aurais dénoncé le professeur comme un traître, comme un transfuge de la doctrine de ?érité, je ne me serais pas contenté de l'eihorler à se montrer un peu plus prodigue des richesses de la tradition (p. 208) ', je n'aurais pas dit que nul ne les exploite ù^ttne imniére plus attachante qu'il ne le fait dans son cours, et que sa parole captife plus alors, que quand il suit une à\%c}mïOïk pour ainsi dire toute rmtioimeile (p. 197); je n'aurais pas dit qu'il commence toujours yvar exposer les doctrines de CEgli&e conformément aux exemples des saints docteurs (p. 183) , qu'il insiste tantôt plus tantôt moins sur les autorités de F Ecriture et de la trmdilion (p. 204, 205), dont on peut remarquer , en effet , que quelques-unes de ses leçons sont remplies, bien qu'ordinairement il réduise cet exposé purement théologique aux limites d:* une simple analyse (184); mais il faudrait repasser tout mon article pour faire remarquera chaque ligne sur quel fondement vous vous écriez , en me citant : c On le voit, M. Maret se sert de li » méthode purement rationnelle ! » Ce que vous interprétez ensuite daitf votre critique^ d'une méthode rationaliste toute pure (p. 200j 202, etc.) (F).
(F). Nous avons répondji à toutes les assertions émises ici par dom Gardereau , et montré qu'il prend çà et là^ à la distance de 5, 6, iO, ■ 20 pages des lignes isolées pour former un système autre que celui qui est dans le livre de M. Maret et dans son propre article. Pour prouver que, dans son article, ^ il a été rationaliste , nous n'avons qu'à rappeler ces phrases : Nous avons en nous une lumière imée, émanée de Dieu, et qui nous révèle tout; c'est là le pur|rationali8ine. Et, pour prouver qu'il Test encore en ce moment, nous dirons qu'il soutient que toutes les vérités sont dans notre âme à l'état de germe, et que la parole ne fait que les développer. Il détruit, selon noos, la notion même de la vérité et de l'erreur^ pour ne laisser qu'on germe fatalement développé par une parole quelconque. Enfin, dods citerons sa dernière opinion sur cette matière : cette méthode del'îiituition^ par laquelle il prétend que l'homme a connu les vérités chrétiennes ; c'est là du Rationalisme pur, et qu'aucune parole postérieure ne peut corriger.
' C'est à ce propos que vous prétendez que j'ai seulement adressé h raoteor de la Tbéodicée quelques critiques insignifiantes ! •
AVEC LA Rf:PONSE DE M. BONNETTY. 137
35. J'ai donc pa employer sans gcnipiile et même moi imprudence reipreasion doni je me sois servi, puiiqoe le maunis sens dont, prise isolément, elle serait peai-dtre, à la rigoeor, nuceptible, était complètement exclu, je le répète, par Tesprit général et toute la teneur de mon article. J*admire avec quel empreisement vous vous en êtes emparé, de manière à fonder ainsi tout votre pian d'accusation, sur une phrase détournée de son véritable sens, et que vous reproduisez sans cesse (^nit., p. 201, etc.)(G).
36. Après avoir ^roiu7/r toutes les idées au sujet de la méthode employée par Tauteur de la Théodicée^ vous affirmez que non-seulement J'approuve mais encore que je eanseilie cette abominable méthode, cette méthode rationaliste. Il y a plus : je voudrais la substituer aux vieilles traditions de C enseigne' ment the'ologiqae^ et même, dites-vous, « tout mon article est dirigé dans ce » but. » (Ann,, p. 202).
37. Nous avons vu si la méthode que je pense avoir suffisamment excusée dans le Correspondant est une méthode rationaliste. Mais enfin , puisque je voudrais, dites- vous, la substituer telle quelle, aux habitudes de renseignement , et même puisque tout mon article est dirigé dans ce but, voudriez-vous m*indiquer, Monsieur, une seule page, ane seule ligne» où soit insinuée cette prétention PVous alléguez bien un passage de M. Maret que j'ai cité {Corresp,^ p. 190), mais avant de conclure que je conseille l'adoption de cette méthode, ce ne sont pas ses paroles qu'il faut alléguer, ce sont les miennes ; or. J'ai laissé à M. l'abbé Maret la responsabilité de son assertion ; J'ai remarqué que sa pensée, pour être acceptée, aurait grand besoin de conmientaires; que pour ce qui est de son cours, et de la méthode qu'il y suit, « ce cours n'étant presque » qu'im^ controverse (H) contre teux qui ont eu le malheur de rompre avec la tra-
(G). Non , non » cette proposition ne fonde pas tout notre plan iaecusatian. Nous avons signalé en entre : Lumière innée, émanée^ révélani tout; Pâme ayant des ailes divines pour s'élever à Yinfini; l'âme pouvant voir presque face à face Vessence de Dieuy etc. , etc. En Da mot, tous les passages où il est question de la première origine de notre croyance. Or, dans tous ces passages, dom Gardereau suppose toujours que Ton peut descendre du terrain de la foi sur celui de la raison, pour combattre avec les seules armes de la raison. Ces prin« dpes sont positifs , et Fart avec lequel il rapproche des phrases isolées , ne leur ôte pas le caractère de rationalisme ; d'ailleurs, nous avons assez prouvé que le sens donné nouvellement aux mots, pro* pos^d'nne manière purement rationnelkt est inadmissible.
(H). Il y a ici dans le texte : Ce cours étant pour ainsi dire une
» ditionCI)» loin dé potnroir être appelé rour/ cfoM^o/o^V, eitbitiipliitAtVM » préjparBition à la philosophie catholique que la philosophie catholique elle* » même (J) ; qu'il n*y a point en cela de progrès pour le fonds de la sdance» ce » que Je démontre, ce me semble, assez énergiquement dans les pagea qui » suivent ; la méthode de M. Maret trouve l'excuse de sa dérogatioB om a vidlles hiibUttdes de renseignement theologique dans la nécessite^ dans te » malheur de nos tems, dû les vérités ont été diminuées chex les enfluisdes • hommes, où la science disparaît sous les eaux de Terreur, où le rationaUsme » qui croit faire avancer la philosophie, lui dispute même son point de départ » et ses premiers principes, etc. (K). > Nulle part je ne conseille de substlUier cette méthode, surtout comme un procréé, aaa^ vieilles haèiludes de tensd^ gnement Ihéologique, et j*admire avec quelle assurance vous répétez vingt fois une si gratuite assertion. Non, M. Bonnetty, j'aime trop les vieilles kaii'
controverse avec ceux^ etc. Ici dom Gardereau dimiouela généralité de son assertion ; or, il est pins vrai de dire que la méthode de M, Maret est une controverse continuelle^ basée sur les seules armes de la raison, etc. Nous approuvons fort la controverse j mais non la base première où elle s'appuye.
(I). Il avait ajouté dans le texte, ou même de protester contre eUe; en sorte que d'après ces paroles, on ne devrait plus employer la in^ thode traditionnelle avec ceux qui ont rompu ou qui protestent contre elle. Or, nous croyons, nous, que c'est avec les seules arma de la tradition qu'il faut combattre ces adversaires* On voit qoe toutes les expressions de dom Gardereau retombent dans cette méthode^ que nous appelons rationaliste. «
(J). Nous sommes encore ici en complet désaccord avec le P. GiN dereau. Nous croyons que disputer avec les rationalistes en descendant sur leur terrain avec les seules armes de la raison, c'est one préparation pure et simple à la philosophie éclectique, humanitaire et panthéiste, etc. Notre pensée est qu'il n'y a qu'un moyen, qa'tme arpQie à employer avec ces sortes d'adversaires : c^est de commeocer par leur prouver que la raison seule ne pouvait inventer fef dogmes^ etc.
(K). Ce texte ne se trouve nulle part entier dans l'article; il est composé de phrases prises çà et là. Nous avons déjà fait remarquer que ce sont précisément les malheurs du tems qui exigent la nécessité de la méthode traditionnelle, etc.
AVEC U RÊPONSB DE M. BORIIBTTT. 1S9
iutUs dé ^mueigtUMeni Ihcolosiqae pour vouloir y lobltitaor) ]0 ne dli pif geulemflttt des méthodet raUoniliiteSf je dif en général dei méihodei noa- TeDee; oi lee reprochei que voue me Ciites {Ann,^ p. 314, ete.) d*atoir trop eulté U êckoiastiqae €t ses sainli doelcmri^ reproches qui me font fi légerf* défraient youf eontainere de mon altachement ani aneiemies roaiinu. Maif dans le plan même et dam la ligne de ee* andemui méthodes^ eomme le demande M. Maret à Tendroit que J*ai cité, pourrait-on désirer un progréi quant au mode de renseignement? Je me suis contenté de répondre peut^étre^ en renvoyant la solution de ees hautes questions pratiques à qui de droit, Je ne fuif déclaré incompétent pour les trancher; mais je ne reconnais pas non Tavoue, votre compétence (L).
(L). Dom Gardereaa assure n'avoir conseillé nulle part la méthode
de M. Maret, voici notre réponse :
n est vrai , à la page 100, à cette question : « Les progrès de la théologie en France sont-ils attachés à Tadoption d'une méthode semblable à celle que l'auteur a suivie ? >» Dom Garderean répond :
peut-^lre. Mais à la page 183 il avait dit : « La doctrine de vérité..., toujours identique à elle-même , demande quelquefois a être développée sous de noiivei/09 faces, et smlout quand Terreur prend de nouvelles formes. Or le rationalisme a de nos jours singulièrement élargi le champ de la controverse; il ne faut donc pas s'étonner qu'un écrivain catholique déroge, pour MIEUX LE GOMBÂTTREt aux vidilles habitudes de l'enseignement théologique,,,, et descende du terrain de la foi sur celui de Terreur pour la vaincre avee ies seules armes qu^elle veuille avouer ^ celles de la raison et de la philosophie. »
À la page 188, il a dit : « La méthode qui propose les véritéê chré^ tiennes d'une manière purement rationnelle a ses dangers : en suivant cette méthode , le philosophe religieux s'expose à laisser trop dans l'ombre le principe mime de l'autorité et de la foL Cet inconvénient n'est pas le seul. Mais quand la méthode elle^mêmâ se trouve imposée par les nécessités du tems , la question est de savoir si, tout en lui demeurant fidèle (à cette méthode purement rationnelle), l'écrivain a su en prévenir les mauvais effets et les neutraliser. Or, nous croyons que de ce point de vue, il est facile de justifier Fauteur, et de répondre aux reproches divers qui lui sont adressés. »
38. Si je n'ai pas conseillé remploi de la mélhode de M. Mant pour initier les jeunes clercs à la théologie, n'ai-je pas au moins conseillé cette méthode à regard des laïques? Vous l*affîrmez, mais toujours sans aucune preuve (11). Je soutiens, au contraire^ que tout en reconnaissant que dana les leçons de M. Maret elle parait produire d'heureux effets, je me suis montré très-éloîgné de conseiUer généralement et indistinctement, même en ce qui regarde lei laïques, remploi de sa méthode.
De même que tout en admirant les conférences prêchées & Notre-Dame de Paris pendant le dernier Avent, je me garderais bien de conseiUer indiitiMtement à tout prédicateur d'abandonner le genre des prônes, des instmctioH, les vieilles et nécessaires habitudes de la chaire chrétienne. Mais j'aurais dà aller plus loin selon vous, et reprocher à M. Maret « d'avoir montré^ si on peut » le dire, le câW humain de la religion, au lieu de proclamer bien haat et M ferme que le côté humain de la religion n'a aucune valeur *, aucune base, » aucune consistance (p. 202). « La méthode rationnelle, dites-Tous, «t » celle dans laquelle ont été nourris les esprits ; s'en servir, c'est les confirmer, » les rassurer dans cette méthode...; il est nécessaire de leur montrer que du» » tout ce qui regarde les dogmes, l'esprit de l'homme non-seulement n'a
A la page 208 : « Les écrits de M. Maret, par leur solidité, kor p méthode précise et logique , leur mérite d'exposition et la lucidité >» constante de la polémique, nous semblent appelés à deyeoirde » vrais manuels philosophiques pour le clergé fit la jeunesse éhré'
» tienne, » Nous n'ajoutons rien à ces textes : nos lecteurs ver^
rontsi nous avons pu croire que dom Gardereau avait conseilla méthode de M. Maret
(M). Nous venons de citer la phrase où dom Gardereau dit que les écrits de M. Maret sont appelés à devenir les vrais manuels phibh sophiq'ues pour le clergé et la jeunesse chrétienne (p. 208), ajontons-y la phrase suivante : « Nous ne saurions trop engager les jemMB » gens et même les hommes dont le nombre est si grand de nos jours, » qui n'ont pas de la doctrine catholique une connaissance suffisantti n à suivre les leçons orales de M. l'abbé Maret {ihid.). »
^ S'il n'a aucune valeur^ pourquoi les Saints Pères et tous les Docteurs de l'Eglise se sont-ils donnés tant de peine pour le mettre en évidence? D. Gabd* — Nous nions que les saints Pères aient appuyé la religion sur son côté harnais c*est sa base divine qu'ils ont constamment opposée à la base humaine dn \)oly théisme. A. B.
AVEC LA R£PO?iSE DE ■. BORHETTY. l&l
autariié fteuseigneinenL ou de hi^ naïf eseore B*tiirail jaaab |ni ÂwMil^cef dogmes, impoiereeUe morale; qoeDienfcoL.. pestai eo tpiUeH% et qui se pane, oase passera dans fantre monde, etc. {Jim., p. 902). 39. n y a certaiBement on côté rrai dans ces réflexions : nol do«le q«e le ifBdpai effort de la polémique ebrétienoe ne doive être aojomnd^bni dîrifé Mire le rationalisme, et ne doive tendre par conséquent à conraincre la aissB Iramaine de sa propre fiiblcsse et de sa propre stérilité. Or, tel est/v^ itèmeml, ee me semble, le but de la métbode dont je me suis oecopédansle
M doute également qu*il ne faille c ramener forcément le rationalisme an > fut positif et traditionnel d'une révélation extérieure contre lequel tous ses » cSsrts sont impuiasans (p. 200). » Jusqu'ici je pense que tout le monde est #aeeord. La question est de savoir comment on s'y prendra pour forcer U nUmalitme de revenir au /ail positif ^ et pour cela Je ne crois pas qu'il snffK décrier tien haut et bien ferme (O); il ne suffit pas même an professeur dvêliem de dmuer de bonnes preuves; il Ciut encore les fûre goûter, et guédrlinlson humaine de U présomption dont elle est infatuée. Or, Je ne eonaiiqna deux moyens d'abattre Forgneil de la raison devant la foUe de la «nBûr;lavoiede la persuasion [et la voie des miracles. Vous ne m'accus e rez fM-éCre pts d'avoir eonscille'là dernière; quant à la voie de persuasion,y> dû jamais rien consdUéÇy) ; car Je crois que les méthodes sont aussi divnifées queles dons de l'Esprit-Saint et les dispositions des auditeurs. Une dnie ot certaine : c*est que les vraies preuves, les preuves de fait en soi les fins irrésislibies d'une révtlalion extérieure ^ n'ont pas malheureuse- Mat aatant de prise qu*dles en devraient avoir sur les esprits abusés, qui mènent aujourdliui la puissance de V humanité tomm» naguéres ils adoraient h Ibree de la raison individnelle. Faut-il abandenner ces preuves? Bien an oatiaire, mais il faut en même tenu prépara les intdligences à les rece-
(K). Noos avouons sincèrement n'avoir va cela nolle part dans Tatide, mais prédsémeot le contraire, et nous avons cité les texteset b principes d'idées innées ^ de vérités développées^ d'intuMan, etc. , tas principes rationalistes.
' (0). Que pensez-TOos de cette plaisanterie qui nous bit dire qa*il fspt ïd seolement de crier bien haut et bien fermCf de manière pe ceini'fii aura raison qoi criera le plus fort?
(P). Voir ci-dessns, à la note L, les textes nombreoi oùdomGarlereao conseille la métbode de ai. Maret; ce serait en eflfet une chose ioguliére qn*il eut fait on article de 27 pages sans y rien conseiller.
bondiâ
lU lETTBE DE DOM GARDEItEAC
voir. Dr* ImtU m, on oralnr nacré royini ctOe maladie ira tmu, Cnt pouvoir. tûD de les fiiérir, déroger ani babilDdet àf Is cbiire chrélleane;' Fresque ponTlt première fbii on vit olorFun prédinlenT- évangâUque l'iUi-' tiker ttiulemeni i prouver par une rahr de raisonnemens panmenl ph3M>' phiqa^s, l'Fiiilenre de Diea. l'iaiinortalil^ de l'âme, ta certilnde et 11 iir^ tion d'une loi nntnrellr, rit., et M. Frayssinons r«uci1!it lei fruiti atwndi de celte beurease innoTation, bfen que l'illtiitre orateur ne resireignil pat ili nlnment h disrassion rationDetle aux preamÈala de ta foi, et qu'Q ùmcliâl aufii à démontrer les baniiODies de cetlainï mjstères du Christianin STec iaraiton el lei atfeclions de Ittomnir- Ce qu'a tenté M. l'abbé Mntt parail avoir, sous ce dernier rapport, ipelqoe chose de plus hardi. B ne '"■ dresscpBS aenlement tmiathècect auidéistes, maisïdeshamme-squioDt tendu refaire la révélation chrélîf nne. Voilà reqoi l'a candait, dam quelq unes de ses leçons, à porterladiscusnonratioan'lle, D<-Dpassur Icterraindt foi, au moins en ce seni, qu'tV l-i loamelU a u raiiiinnane«l humain.
fant soigneusement remarquer; mais sur le oti le ralionalUme a tHsjé de canin/airt \t* < ressent s'attache à convaincre la raison propre impainanee: el aprét lui itniT j comme ï
B ntionalitme, ià n li de la foi. Là le 'e lU'rilili, dtl " ion cravre, il
ruf le pbili ■<iy«, la a rLiloiopbi
ATEC LA BtPtnSE OB IL BOmETTr- \hi
wqaé npntiéiimt qnVUr mît rfn rfan^vr/M qnrj'nal nfmetk IBriqnH-niu; comiDF j'ai ta mïd dr me borner kjaili/irr M. Marel lirnnplcyfr.l le loncr pmoDtirUimeDt da it\t t\ dn tattHntt Icili'en tsï wni; j'ai dâëtrc »urprii d'appnndrr dM .•ixif^Ut (p. !03, '-)><nie ]'•> loat ifanr numièrc nj^s'ur rirvit/^!Fr'cHt« néifa^dtponr .;. Ithii j'it été bien plu flirprii ddire» coiuéniM ./iiMfr/<,p. 9iO) >i loué V. Martt d'abaDdonoer la mMhode Mlboliqnc' pour ceU« qui Me à adinetlre U ral'onalintt dont doi dopnn, puii de t'j AMeoir lui, afin de difcaler U Tikur ei la \én\i de rea mtmea âtt^met (S}. • leUa mflbode proUitantt, hmnuîennr, qui implique eu qui inaionfl ■umen do dagnv, U liberté prêlimiaaire da dituie. je oe recDonaia ■ BWwdadoiU ]• Tieiu dedoan» l'idée. Je De reconnaif pudtTantage îa inA CEtU méltiode proiealantr, doni 1m parole* que toiu citei » K P*ee)i C qiù De proaieal qu'ace iho$e : le peu de fond^ t criiiqae.
■paroles : il B'; a pai nn mot d'èlii^es, comme pa< un not qui tup. ^d'one mcUiode ralionalùtt t
X toujoun immoable, toujoun une. la doel»d'eWu/io>u noavtlU). par roiu^ueDlaUMÎ
9 aoovient pas de ces mots que nous Él<,et qae nom répétons ici : « Nous !« gens et même les bommes dont ri, qui D'oDt pas de la doctrine !, isDiTre les leçons oralesde k de U. Slaret nous semblent aptophiques pour le clergé et I ses paroles que nus leci (p^ 203) ces paroles, et dom g pu crwre qu'il loue celte S expressions [p. 212).., Icité ses parulfs ttti au lon;^ ; ce rase que : « La controverse doit r-?!!!! de rerreur, pour la Taincre j h'c arooer, etlles de la raùomm \VrTnaT av rail pu la mfthodt* MloMphJque, pciDfinas-nous ' hrieran eontdU* dt dit^in
ihk LETTBE DE DOM GARDEBCAU . ETC.
» la manière de la propoier : non nova std novê. Dans tooi lef teoM idtnti- » qœ â eUe-ffléme» elle demande quelquefois à être développée soms de «m* » velles faces, et sorUmt quand rerreor prend de noareUes formes. Or, Il ' rationalisme a, de nos Jours, singoliérement élargi le champ de la ooDtis- » verse; il ne fint donc pas %*étomier qu'un écrivain catholique déroge patr
• mieux le eombaUre vxa, vieilles haiUudes de renseignement théologigue, » «...et que, concentrant toutes ses forces dans la lutte contre une doctriDeqm » résume toutes les hérésies, il descende du terrain de la foi sur cefan de > Terreur, pour la vaincre avec \ei seules armes qu^ die veuille avouer, ecQei
• de la raison et la philosophie (T). » F. Y. GAmaiAO.
(T). Nous n'ajontons rien \ ces paroles de dom Garderean , nos lectears jugeront si en conseillant d'abandonner le terrain tfe la foi, ' pour se servir des seulet armes de la raison et de la philosopkU^ il n'a pas conseillé d'abandonner la méthode traditionelle et tous ses principes.
A. BONNBTTT.
NOUVELLES DÉCOUVËBTES. LA VILLE DE IfEMBOUD. i&5
fradttbnd Slncientud.
. NOUVELLES DÉC0t3VERTES