HISTOIRE CRITIQUE, ETC
(le l'enfer, de la morale et desprêires?... Mais nous sommeft henren de pouvoir citer ici , sar ce sujet, et pour sancticJtoer les jagemeos émis dans ce travail , des paroles d'un bien autre poids que les nôtres. M. l'abbé Chassay a reçu la lettre suivante, que, sans trop d'îiidiscré* tioQ) nous avons pu nous procurer et transcrire.
Chalais,24jiiilleC1847.
MoNSIBUa L*ABBÉ,
Je viens de lire les deui premiers volumes de votre ouvrage intltalé : U Christ et P Évangi fe.Ceiie lecture m'a été aussi utile qa*agréable. liOrsqae vous aarez achevé ce travail» nous posséderons, je le crois, une réfutation solide et éloquente de toutes ces rêveries d'outre-Rhin dont on voudrait nous dire peur. Si misérables qu'elles soient, tant par le fond, que par la forme, vous avei m raison de ne pas les dédaigner. U faut toujours répondre même à rabnrdi le plus clair, même à l'extravagant le plus ennuyeux. N*y eut-il quuM âme capable de se laisser prendre à ces puérilités transcendantales de rAllemagae rationaliste, nous devons avoir pitié d'elle et lui préparer un remède conln les enebantemens de l'erreur. Ces enchantemens sont toujours à redouter, non^à cause de. leur puissance réelle, mais parce qu'ils répondent au déiir que notre cœur a d'être trompé, et à la profonde ignorance 'de la plupart da Wmmes.
Je vous félicite. Monsieur l'abbé, du service que vous venez de rendre i
rÉf;Iise, et que vous compléterez bientôt, je l'espère. Ce sera le vœu de tffoê ceux qui vous ont lu.
Agréez, etc.
Fr. HenRI-DoMINIQUE LàCORnAlRB,
Des Fr. Prêch.
Si j'avais l'honneur d'écrire un livre, et le bonheur de recevoir une semblable lettre d'un tel homme, j'aurais de la peine , je l'avoue, k ambitionner un autre succès et une autre gloire, et à m'inquiéler de la destinée ultérieure de mon travail, fût-il frappé dn dédain detooi, il me semble que j'aurais encore, malgré cela, la faiblesse de vouloir me tromper avec le génie. Je relirais ces lignes et je serais à jamail consolé.
L'abbé C. M. André*